J’adore lorsque les compagnies dans lesquelles j’investis augmentent leurs dividendes chaque année et cette année encore, Johnson & Johnson, Jean-Coutu (PJC.a) et Exxon ne m’ont pas fait faux bond!
Si vous êtes salarié comme moi on vous a probablement habitué à des « augmentations » de salaire de 1 ou 1,5%. En fait, selon Statistiques Canada, l’inflation a été de 1,61% en 2015. Ainsi, on peut en conclure qu’une « hausse » de salaire de 1% est en fait une baisse de salaire puisque le pouvoir d’achat s’érode au profit de l’inflation.
Et, si comme moi, l’essentiel de vos dépenses tournent autour de la maison (taxes scolaire, taxes municipales, Hydro etc…), de la nourriture (fruits et légumes, viandes (moi je suis végétarien)), vous savez que l’inflation n’a pas été de 1,61% dans ces domaines!
Donc chaque année, sous le couvert d’une bonne nouvelle, en nous soufflant des mots doux à l’oreille, nos patrons nous offrent des baisses de salaire en jouant avec les mots. Ainsi, au lieu de s’enrichir, on s’appauvrit avec l’expérience.
Heureusement, pour ma part, il y a longtemps que j’ai compris ce stratagème et c’est pourquoi j’ai changé plus de 10 fois d’employeur ou d’emploi depuis 2005 et que j’ai ainsi réussi à tripler mon salaire et obtenir des augmentations de plus de 7-8% par an chaque année.
Mais j’atteints cette année un échelon salarial que je considère comme le point de rupture ou plus donne moins. Si je veux gagner plus, je devrai prendre beaucoup plus de responsabilités et consacrer beaucoup plus de temps à un emploi qui m’en pompe déjà trop à mon goût. En fait, même en gagnant un peu plus, je ferais chuter mon taux horaire. Je préfère donc faire augmenter mes revenus disponibles d’autres façons (travail autonome, revenus d’investissement et réduction des dépenses).
L’inflation est le premier ennemi à vaincre pour toute personne désireuse de s’enrichir et comprendre cette notion de base est de toute première importance.
L’une des forces de l’investissement par croissance du dividende c’est justement ça. L’actionnaire reçoit des hausses de salaire généralement bien supérieures à celles des employés de la même cie alors qu’il ne lève pas le petit doigt et en plus, son taux de taxation est généralement plus faible. En effet, notre société privilégie l’exploitant capitaliste à l’ouvrier.
Jean-Coutu est le premier titre que j’ai acheté en 2013. Le dividende initial était faible mais c’est une chaîne de magasin hautement prisée des Québécois et je la crois très bien positionnée pour le futur (population vieillissante = croissance de la consommation de médicaments).
D’ailleurs, depuis 2013, j’ai eu droit à une croissance du dividende exemplaire : 17,6% en 2014, 10% en 2015 et 9,1% en 2016! Pas mal!
Comme j’ai payé mes actions 18,64$, mon rendement du dividende sur le coût est maintenant à 2,58%. C’est encore faible. Mais, lorsque j’ai acheté en 2013, mon rendement était de 1,8%.
Présentement, l’action se transige aux alentours de 19$. Elle a drôlement perdu des plumes puisqu’il y a un peu plus d’un an, elle se transigeait à 28$ l’action. Il faut dire que les récents changements dans les lois sur le prix des médicaments depuis l’arrivée du gouvernement libéral font pression sur le titre.
Néanmoins, à ce prix je suis preneur et d’ailleurs, j’ai acheté 38 actions de Jean-Coutu dans le CELI de ma conjointe hier à 19$ tout rond plus 9,95$ de frais de transaction.
Johnson et Johnson… j’aimerais en faire un titre phare mais il est trop dispendieux depuis 3 ans et je ne possède à ce jour que 6 actions de cette cie. Néanmoins, elle vient encore de booster son dividende de 5,7%.
Quant à Exxon… les résultats trimestriels sont attendus aujourd’hui. Je ne m’attends pas à quelque chose d’éclatant compte tenu du prix du baril en 2015. Néanmoins Exxon a haussé son dividende de 2,7%. Pas de quoi faire la fête, mais ça couvre l’inflation, ce qui au final est le plus important!
En 2014, Exxon a haussé son dividende de 9,5%. En 2015, de 5,8% et maintenant de 2,7%. On sent une forte décroissance… Mais, il semble que cette décroissance du taux de croissance du dividende des grandes compagnies se fassent sentir unilatéralement dans le marché.
Approche-t-on un autre crash boursier? Qui sait? La croissance des revenus de bien des entreprises s’estompe. Les taux d’intérêt sont au tapis depuis bien trop longtemps… on sent qu’une petite tempête pourrait facilement faire vasciller le château de carte.
Est-ce que je suis inquiet? Non! Au contraire! Je suis en phase d’accumulation et bien honnêtement je ne dirais pas non à une chute de 50% du marché. J’ai raté 2008-2009. Des crashs qui permettent de nous rendre riche, ça n’arrive pas souvent dans une vie. Je compte bien profiter du prochain.
Par exemple, en 2008 on pouvait acheter des actions d’Exxon à 50-60$ (vs 85-90$ en ce moment), des actions de Johnson et Johnson à 40-50$ vs 112$ en ce moment et Jean-Coutu entre 5$-7$ vs 19$ aujourd’hui.
C’est clairement de cette façon qu’on boost son rendement annuel mais il faut être un believer car ces périodes sombres sont entourées de désespoir et de mauvaises nouvelles. Toutefois, cette-fois j’ai compris tout le sens de ce que veut dire « acheter bas et vendre haut » et la fameuse formule de Lowell Miller (high initial yield + high yield growth + high quality = high total return) ne peut trouver tout son sens qu’au moment d’un grand crash boursier.
Malheureusement (ou heureusement), ces crashs n’arrivent généralement que tous les 5 à 7 ans. Et nous sommes maintenant dans la 8ème année d’un marché bull… Il vaut donc mieux continuer à investir chaque mois de petits montants, beau temps et mauvais temps et si on a la chance d’avoir des capitaux durant l’une de ces tempêtes, alors il faut sauter sur l’occasion et faire le plein car en investissant uniquement lors des grands crashs, on court des risques plus grands encore (mauvais timing, inflation, perte de croissance par l’intérêt composé etc…).
Et vous, comment vont vos investissements?