Pour la 60e année consécutive, Procter and Gamble hausse son dividende, le faisant passer à 0,6695$ par trimestre comparativement à 0,6629$ l’année dernière, soit une maigre hausse de 1%… même pas de quoi couvrir l’inflation quoi! C’est à suivre… mais je suis plutôt déçu.
C’est certain que lorsqu’on regarde les chiffres, P&G fait pas mal de surplace depuis 10 ans. Revenus de 68,222 (millions) en 2006 et de 76,279$ (millions) en 2015. Revenus par action de 2,64$ en 2006 et de 2,44$ en 2015…
D’où provient la hausse du dividende qui est passé de 1,15$ à 2,59$ durant cette même période?
De deux endroits : d’abord, un programme de rachat d’actions. En effet on est passé de 3,286 (millions) en 2006 à 2,284 (millions) en 2015. Et ensuite, une hausse majeure du payout ratio!
En effet, celui-ci est passé de 44,3% en 2006 à plus de 68% en 2015!
Il était donc difficile de faire mieux dans le contexte.
Procter and Gamble est une compagnie mature. Elle est toujours une vache à lait, mais sans croissance des revenus ou à tout le moins sans croissance des revenus par action, je crois qu’on ne doit pas s’attendre à des miracles du point de vue de la croissance du dividende pour l’instant.
Realty income property a encore haussé son dividende à 0,199$ par mois par action comparativement à 0,1985$. Ce REIT ne cesse de m’impressionner. Ils haussent le dividende plusieurs fois par an en plus de le verser mensuellement. Ça n’est pas pour rien qu’on l’appelle la « monthly dividend company »! Mon seul regret? Ne pas avoir misé plus gros sur ce titre lorsque j’ai ouvert une position. Depuis, le prix est parti en flèche!
Finalement, WP Carey hausse encore son dividende à 0,9742$ comparativement à 0,9646$ au dernier trimestre. WPC hausse généralement son dividende tous les trimestres.
Bon, aucune de ces hausses n’est faramineuse, mais c’est de l’argent gratuit pour moi!
En date d’aujourd’hui, mon revenu de dividendes est de 2091,86$ par an en argent Canadien. Avec la remonté du prix du baril de pétrole, le huard a repris du poil de la bête si bien que le taux de change est retourné en territoire plus raisonnable. C’est dommage pour mes revenus de dividendes, mais je suppose que c’est mieux pour faire des achats.
D’un autre côté, ça fait plusieurs fois que je remarque que lorsque le taux de change (US/CAN) baisse, la bourse US monte simultanément, annulant par le fait même l’avantage que je croyais recevoir de la force nouvelle du dollars canariens face à celui de nos voisins du sud!