La rencontre qui changea ma vie 2

Certains d’entre vous se rappeleront peut-être l’époque ou faire de l’argent en ligne était synonyme de faire affaire avec GoToWorld ou encore avec AllAdvantage, deux compagnies qui offraient 0.50$ de l’heure pour poser une bannière publicitaire dans votre écran pendant que vous surfiez le web.
Les gens commençaient lentement à s’abonner à Internet. Certains osaient acheter en ligne, mais c’était encore un acte marginal qui vous attirait des regards sévères.
Heureusement, les temps ont bien changé et désormais, toute entreprise digne de ce nom se doit d’avoir une présence sur internet de peur de disparaître. Acheter ou magasiner sur internet fait maintenant partie des moeurs.
Avec ces géants comme Ebay, Facebook, Google et tant d’autres qui valent des milliards de dollars, avec l’avènement de l’accès mobile à internet avec votre téléphone portable, la face du monde subit de grands bouleversements et ce n’est que le commencement.
Désormais, n’importe qui peut compétitionner contre un géant de l’industrie, tout en demeurant bien installé dans son sous-sol assis devant son ordinateur ou encore pire, à partir même de son téléphone portable!
Un monde d’opportunité s’offre à nous et il est temps plus que jamais d’en profiter!
Pour moi, le déclic s’est fait il y a quelque temps. C’était l’hiver dans le nord de l’Amérique et cet hiver là n’enviait rien à ses prédécesseurs. Je me suis donc levé par un terne matin de janvier et j’étais en colère.
J’étais en colère contre la grisaille, en colère contre la neige, en colère contre les compagnies qui licencient leurs employés à pleins camions sous prétexte qu’ils doivent rationaliser leurs processus. En colère que ça soit arrivé à ma conjointe, ce qui a certainement aidé à précipiter notre rupture. J’étais en colère contre les banques qui chargent des frais épouvantables pour nous permettre d’utiliser notre propre argent. J’étais en colère contre les gens corrompus qui volent l’argent des contribuables. J’étais en colère contre la guerre dans le monde, l’exploitation des prolétaires, les pollueurs, en colère contre les gens qui maltraitent les animaux, en colère contre les automobilistes irrespectueux. J’étais en colère contre tout!
Ce matin là, j’aurais pu mettre le monde dans la toilette et tirer la chasse d’eau avec dégoût mais soulagement!
Il neigeait, il faisait froid et j’étais resté coincé plus d’une heure dans le trafic pour parcourir à peine les huit kilomètres qui me séparaient de la première étape de mon voyage à destination de mon travail. J’avais encore quarante kilomètres à parcourir en autobus et celle-ci était en retard.
J’avais jusqu’alors survécu à deux séries de coupures au sein de mon entreprise. Ils avaient licencié près de la moitié du personnel et prévoyaient en licencier d’autres. Le climat était lourd et tous les prétextes étaient bons pour licencier des employés lors de ces temps difficiles. Perdre mon emploi serait une catastrophe! Le coup de grâce! Je ne pouvais pas me le permettre. Je venais de me séparer, de racheter la maison pour ne pas qu’on perde trop au change car nous venions de l’acheter à peine deux ans auparavant et la pénalité hypothécaire en plus des frais de courtage allaient nous coûter la peau des fesses. J’étais donc écrasé par une hypothèque difficile à assumer et seul pour le faire.
J’avais de surcroit liquidé la quasi totalité de mes fonds d’urgence au cours des deux dernières années pour palier à une série de malchances (vol de voiture, perte d’emploi de ma conjointe, sinistre à la maison, réparations urgentes). En plus, mes cartes de crédit étaient près de leurs limites. Perdre mon emploi signifiait faire faillite… à moins de vendre la maison en un temps record dans un marché acheteur ce qui était envisageable.
J’attendais donc l’autobus en maugréant, tentant de rejoindre mon patron pour lui expliquer que je serais en retard à cause des conditions climatiques, mais que j’allais rester plus tard en contrepartie pour reprendre mon temps.
Je ronchonnais fort, incapable de le joindre. J’entrevoyais mon licenciement et les graves conséquences qui allaient s’ensuivre et je sentais une boule dans mon estomac qui grossissait pour prendre toute la place.
C’est là que j’ai rencontré un homme qui a changé ma vie.
Il était assis à lire son journal, calme comme un roc, alors que je chignais et grommelais.
Probablement fatigué de m’entendre me plaindre, il m’a dit comme s’il parlait à un enfant :
“Petit, pourquoi es-tu si en colère? Tu n’as pas de contrôle sur ce qui tombe du ciel et sur l’heure d’arrivée de l’autobus.”
Estomaqué par le culot de cet homme je lui répondis tout de même.
“Je ne peux pas me permettre d’arriver encore en retard. Ils coupent du personnel dans mon entreprise et perdre mon gagne-pain serait une catastrophe en ce moment!”
Je ne sais pourquoi je me suis confié à lui, c’était peut-être la confiance qu’il dégageait et que j’ai lu dans ses yeux. Mais, je l’ai fait. J’étais alors loin de me douter que c’était la meilleure chose que j’avais faite de toute ma vie.
“Alors donne-toi les moyens de pouvoir perdre ton emploi! me répondit simplement l’homme, puis il retourna à son journal.”
Cette phrase, cette simple phrase lancée par un inconnu m’a chamboulé. Il avait raison. C’était si simple.
J’ai alors pris une grande respiration et j’ai décidé de faire le point sur ma vie. J’avais un bon emploi comme il ne s’en fait plus avec avantage sociaux, fonds de pension à prestations déterminées, horaires flexibles et salaire supérieur à la moyenne et pour toutes ces raisons, j’avais peur de le perdre car je savais que je ne pourrais pas le remplacer facilement dans la conjoncture actuelle. J’avais une jolie maison, mais désormais, j’étais seul à y habiter et l’hypothèque était étouffante. J’avais la santé, mais mon niveau de stress était élevé, ma façon de me nourrir constamment à la course à manger du fastfood n’allait pas me garder en forme longtemps encore. Par contre, j’avais la chance d’habiter dans un pays capitaliste, une démocratie. Et, ne dit-on pas qu’en démocratie tout est possible à l’homme qui a le courage de réaliser ses rêves?
J’en suis venu à la conclusion que je me plaignais pour rien, qu’en fait, je m’étais construit moi-même une belle cage dans laquelle je m’étais enfermé pour fuir la réalité.
La réalité, c’était que j’étais en colère contre moi-même! Pourquoi? Parce que je me sentais impuissant, parce que je sentais que je pourrais faire plus, parce que je sentais que je ne réalisais pas mes rêves, parce que je me sentais pris, piégé dans un systême où j’étais devenu l’esclave de mes possessions, où j’étais devenu l’esclave salarié d’une compagnie dans un emploi qui somme toute brimait ma créativité et m’ennuyait royalement. La réalité c’était que j’étais devenu l’exemple typique même du Fordisme et du Taylorisme à l’excès. Ma tâche était tellement parcellisée, spécialisée et répétitive, que même un enfant de dix ans aurait pu la faire avec facilité.
J’étais en colère contre moi-même parce que je n’avais pas le contrôle sur ma vie, parce que demain, si l’un des dirigeants de mon entreprise décidait de couper mon poste, tout s’effondrait!
Cet homme, par cette simple phrase, avait réveillé quelque chose en moi qui n’était pas prêt de s’arrêter. Il avait réveillé le feu du dragon.
Intrigué, je lui demandai :
“D’accord, en y pensant bien, je crois que vous avez raison. Je devrais me donner les moyens de perdre mon emploi. Mais, je suis loin d’être riche. Alors, avez-vous des trucs à me donner, vous qui semblez si serein et sûr de vous?”
L’homme leva les yeux de son journal et me regarda avec un sourire en coin.
“C’est simple fiston. Fais comme les riches! Tu n’as pas l’air trop idiot. Même un singe peut apprendre par imitation. Alors, fais comme les singes!”
Je le regardai avec des points d’interrogation dans les yeux. Mais que me racontait-il? Quel huluberlu avais-je rencontré? Néanmoins, il avait piqué ma curiosité, car malgré sa formulation rustre, son point avait du mérite à mon sens.
“Mais, que font les riches? lui demandai-je.”
L’autobus arriva sur l’entrefaite et m’aspergea de gadoue. Je ronchonnai encore, fâché d’être trempé en plus d’être en retard.
“Ton autobus est arrivée petit, ricana l’homme.”
“Quelle journée! râlai-je en montant en bord.”
L’homme était resté assis à lire son journal en riant de moi.
Je ne savais pas trop quoi en penser. Je n’avais pas eu ma réponse, mais il m’avait donné à réfléchir.
Pourquoi certains hommes sont-ils riches et comment sont-ils devenus riches? Est-ce grâce à la chance? Grâce à leur famille? Grâce à leurs contacts?
Certains disent que sans argent, on ne peut pas faire d’argent et moi, j’étais sans argent.
Tant de questions auxquelles je n’avais, constatai-je, aucune réponse. Pourtant, j’avais fait des études universitaires de deuxième cycle dans une école d’aministration et je travaillais dans le domaine de la finance depuis plus de 10 ans.
Je passai le reste de la journée à réfléchir à ses paroles. L’homme m’avait fait une forte impression et j’étais résolu à le revoir.
Au fil des semaines qui suivirent, il m’ouvrit les yeux sur notre système capitaliste et m’enseigna maintes choses issues du gros bon sens que je partagerai ici avec vous.
Avant de me prendre comme élève, l’homme me fit promettre deux choses. La première, ne pas révéler son identité. La seconde, de partager mon savoir avec au moins une personne par la suite.
Étant un homme de parole, j’ai créé ce blogue.
J’espère que vous l’apprécierez et n’hésitez pas à partager à votre tour ce que vous y apprendrez.

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