Achat recent 60 actions dempire iga etc a 2089

Afin d’atteindre mon objectif qui est celui de me retirer de la rat race à 45 ans pour vivre de mes revenus passifs, j’achète des titres de grandes cies qui versent des dividendes en croissance à ses actionnaires.
Année après année, ces compagnies cherchent à augmenter leurs bénéfices et année après année, leurs actionnaires en bénéficient en recevant une part croissante des revenus de l’entreprise.
C’est l’une des meilleures façons que je connaisse de poser un harnet sur la fameuse et fabuleuse formule de l’intérêt composé!
Je crois que tous nous nous sommes un jour émerveillé de cette formule qui peut transformer un investissement de quelques milliers de dollars en plusieurs millions grâce au temps et au réinvestissement constant des profits faits par l’argent investi.
Mais, le problème avec cette formule c’est que les investissements qui donnent un rendement suffisamment intéressant pour pouvoir un jour penser devenir riche ne sont pas légion par les temps qui courrent. Et celui qui s’amuse à tester la formule suffisamment longtemps comme moi comprend vite que ça n’est pas avec un CPG à 1,25% qu’on deviendra riche un jour… surtout si l’inflation est de 2% ou plus puisqu’on perd alors de l’argent au lieu d’en faire…
Par exemple, un investissement de 10,000$ à 20% de rendement composé par an vaudra près de 2,4 millions dans 30 ans alors qu’il vaudra seulement 18,000$ si le taux est de 2%. La différence est atroce, voir déroutante. Et si on se place entre les deux, disons à 8%, ce même 10,000$ vaudra un beau 100,000$ dans 30 ans.
La question est donc, mais comment obtenir un rendement décent? Car si 8% de rendement composé peut transformer chaque 10,000$ d’investissement que je fais en 100,000$ dans 30 ans, alors je pense que c’est possible pour moi de prendre une retraite dorée!
Aucun CPG ou bon garanti ne me donnera ce genre de rendement composé. En fait, un bon garanti me fait généralement perdre de l’argent car il a de la peine à suivre l’inflation et l’inflation est le premier ennemi de tout investisseur qui désire s’enrichir.
En ce sens, un CPG est vraiment un investissement très risqué à mon sens puisque le capital initial est peut-être garanti, mais c’est une illusion. Car il est seulement garanti à sa valeur initiale et le « rendement » qu’on nous donne si on tient jusqu’au bout couvre à peine l’inflation. Car 1000$ le 1er janvier ne vaut plus 1000$ le 31 décembre de la même année car l’inflation a déjà fait son oeuvre et ce qu’on pouvait acheter avec 1000$ au début de l’année, on a maintenant besoin de 1020$ pour l’acheter (ou plus selon le taux d’inflation)… lentement mais sûrement, comme une armée en marche, l’inflation détruit notre pouvoir d’achat!
Cette notion est souvent mal comprise par bien des épargnants à leur grand malheur car ils font du sur place ou encore, ils perdent de l’argent alors qu’ils croient s’enrichir. Elle est aussi bien mal comprise par les salariés qui croient recevoir une augmentation de salaire lorsqu’on les augmente de 1,5% alors qu’en fait on leur donne une diminution de salaire si l’inflation est de 2%.
L’inflation est dangereuse pour celui qui ne la comprend pas! À titre d’exemple, une maison qui se vend aujourd’hui 400,000$ à Montréal pouvait être achetée pour 25,000$ en 1976. Ce cas n’est pas rare. L’inflation, pour en arriver à cette hausse de valeur a donc été de 7% composée par année depuis 1976! Un CPG vous aurait-il donné ce rendement? Non! Ceci veut dire que pour acheter usagé ce qui coûtait 25,000$ neuf en 1976, il vous faut aujourd’hui 400,000$. Et qu’en serait-il si on voulait racheter la même chose neuf?!
Pour répondre à cette question, David Chilton dans son fameux best seller « Le barbier riche », suggérait de tout simplement investir dans la propriété et surtout, de ne pas devenir prêteur (obligations d’épargnes, bons d’épargne etc..) C’était un bon conseil, mais un conseil un peu vague.
Dans quelle propriété investir? Acheter des immeubles? Ça prend déjà beaucoup d’argent! Chilton suggérait alors d’investir dans des fonds communs qui possédaient des actions.
Moi, j’ai décidé de choisir une autre approche car à mon avis les fonds communs sont un piètre investissement. Les frais de gestion grugent une trop grande part du rendement.
Toute compagnie qui se respecte a un seul grand et unique objectif, faire du profit, faire plus de profit que l’an dernier et faire toujours plus de profit année après année.
Que ça soit bien ou pas, il n’en reste pas moins que c’est la quête de toutes ces grandes corporations. Et, comme actionnaire, on a droit à notre part du gâteau.
Plusieurs grandes compagnies sont devenues des championnes à ce jeu. En fait, elles sont si bonnes qu’elles arrivent à refiler entièrement le coût de l’inflation à leurs clients tout en bonifiant leurs prix pour gonfler leurs profits!
Par exemple, lorsque Tim Hortons a décidé de vendre son café 1,85$ alors qu’il était 1,71$ un peu avant, qui a arrêté de boire du café?? Chaque année, Tim Hortons comme toutes les autres compagnies, augmentent peu à peu leurs prix. Et les actionnaires recoivent donc des dividendes de plus en plus gros chaque année, ce qui les protège contre l’inflation, mais aussi ce qui les enrichit puisque ces hausses sont supérieures à l’inflation.
Croyez-le ou non, mais ces compagnies sont nombreuses et lorsqu’on a compris le pouvoir de l’intérêt composé et le pouvoir de ce « secret », on ne peut que se cogner le front en se disant eh merd… si j’avais su ça avant!
C’est l’un des secrets les mieux gardés de Wall Street. Et c’est l’une des tactiques les plus efficaces pour s’enrichir lentement, mais sûrement!
Aujourd’hui, j’ai ajouté 24$ par année à mon revenu passif de dividendes. Petit à petit, je fais gonfler ce revenu jusqu’à atteindre mon objectif ultime. J’ai en effet acheté 60 actions d’Empire, le conglomérat qui détient notamment la bannière IGA!
Cette compagnie augmente son dividende chaque année depuis 21 années consécutives, ce qui en fait l’une des meilleures au Canada en ce domaine.
Au cours des 10 dernières années, le dividende a été augmenté en moyenne de 8,2% par an, près de 4 fois l’inflation! C’est comme ça qu’on s’enrichit! Car nos revenus de dividendes augmentent plus rapidement que l’inflation et la croissance du dividende c’est la clé car un actif qui rapporte plus (une action de la cie) vaut forcément plus (bien qu’il y ait généralement un décalage). Donc notre capital est protégé et prend de la valeur et notre revenu croît alors plus rapidement que l’inflation!
C’est vraiment du « double dipping »! On a le beurre et l’argent du beurre!
Mais, des actions ça fluctue et c’est là que réside le risque. Il faut faire attention au prix qu’on paie et ne pas mettre tout ses oeufs dans le même panier!
Empire se transige à son plus bas en 52 semaines. Son dividende actuel (1,8%) est supérieur au dividende initial moyen qu’on pouvait s’attendre à avoir au cours des 5 dernières années. Pour moi, c’est donc un point d’entrée acceptable. Le titre n’est pas particulièrement « en solde », mais il n’est pas trop cher non plus, à mon avis.
Si on regarde de plus près les résultats de l’entreprise au fil des ans, on se rend compte de deux choses. Les revenus de l’entreprise sont en hausse au fil des ans, mais les revenus par action sont plutôt stables 1,50 en 2006 et 1,51 en 2015). Une des choses qui explique cela c’est la hausse du nombre d’actions en circulation qui est passé de 197 millions à 277 millions en 10 ans. Le dividende, quant à lui, a augmenté grandement, passant de 0,19$ par action à 0,36$ par action. Comment cela a-t-il été possible?
Tout simplement, Empire a haussé son payout ratio pour le faire passer de 15,3% à 27% en 10 ans!
Il est important de comprendre d’où vient la hausse du dividende pour s’assurer que cette hausse pourra se perpétuer dans le futur. Idéalement, on voudra voir les revenus augmenter, les revenus par action augmenter et le dividende augmenter au même rythme pour une croissance saine du dividende, mais c’est rarement le cas dans la vraie vie! Bien des compagnies utilisent une part de leurs profits pour racheter leurs actions et donc en diminuant le nombre d’actions en circulation ils augmentent les revenus par actions et peuvent ainsi augmenter le dividende par action. Cette stratégie aide souvent à cacher une absence de croissance, une décroissance ou une croissance plus lente qu’attendue ainsi qu’un trop généreux programme de stock options pour les hauts dirigeants qui pillent littéralement les actionnaires…
Ici, pour IGA, un payout ratio à 27% demeure très raisonnable. En-deça de 60-70% du free cashflow, je considère que c’est acceptable pour la majorité des compagnies. J’aimerais toutefois voir le nombre d’actions en circulation se stabiliser ou diminuer car on dilue l’avoir des actionnaires en émettant continuellement des actions.
Empire fait face à certaines difficultés dans l’ouest Canadien, mais je pense que ces difficultés sont temporaires et que la cie saura les résoudre. J’ai peut-être tort. Et c’est aussi là que réside le risque. Je pense que c’est ce qui explique la chute récente du cours de l’action.
Plus globalement, mon objectif est d’obtenir un dividende initial de 3,5% et une croissance annuelle globale du dividende de 8% lorsque j’achète des actions. Je dis globale car la vie n’est jamais noire ou blanche.
Empire rencontre mon second critère, mais pas le premier. D’autres titres que j’achète dépassent mes attentes et d’autres remplissent le premier mais pas le second. Au final, tout se balance.
Je ne pense pas faire d’Empire un « core holding ». Ça restera un titre marginal dans mon portefeuille. Mais c’est une compagnie que j’apprécie, elle a des clients fidèles et bien ciblés et j’aime ce que je vois surtout chez IGA. Ça sent bon. C’est propre. C’est achalandé. On cible les célibataires et les cadres dynamiques branchés et en moyen. On offre des produits de qualité et on se positionne comme une épicerie de proximité.
Le marché de l’alimentation est difficile. Les marges sont minces, la compétition féroce, il y a des nouveaux joueurs qui chamboulent tout (Wal Mart et Amazon), mais je pense que de petits supermarchés de proximité comme IGA ont un bon créneau et seront difficiles à concurrencer de façon rentable par ces géants du détail. Ainsi, je pense qu’ils sont là pour longtemps encore. Évidemment Empire ça n’est pas qu’IGA mais ça en fait une belle part. Ils ont aussi des stations services, d’autres bannières comme Sobeys et font de la distribution.
Investir c’est ça. C’est faire le pari qu’une compagnie continuera d’exister et de croître pour bien des années encore.
Au final, personne ne sait de quoi l’avenir est fait. Mais je suis sûr d’une chose, si on n’investit pas, on ne s’enrichit pas. Et, de tous les risques, je crois que de rester immobile, de ne rien faire, de ne pas chercher à se battre pour améliorer son sort est le pire d’entre tous.
On me dit souvent : investir à la bourse c’est risqué, tu pourrais tout perdre.
C’est drôle, mais j’ai remarqué que la plupart de ceux qui m’ont dit ça dans la vie n’avaient aucune épargne. Moi, je m’enrichis chaque année même si parfois je perds, globalement je gagne.
Moi je fais le pari que la plupart des cies suivantes existeront encore dans dix ans, vingt ans voir même 30 ans : Exxon, Wal Mart, Banque Nationale, IGA, IBM, Procter and Gamble, Johnson et Johnson, McDonalds, 3M, Mattel, Google et tant d’autres. Peut-être auront-elles fusionné, changé de nom ou de main, mais quoiqu’il en soit, en tant qu’actionnaire j’aurai été récompensé durant toutes ces années. Et lorsque l’une de ces compagnies commencera à couler comme Kodak ou Sears, je pense qu’on aura pour la majorité d’entre elles le temps de le voir venir et de réagir.
J’ai peut-être tort. Mais c’est mon pari. Et je pense que faire le pari contraire ou rester immobile en encore plus risqué.
Voilà pourquoi j’investis dans ces grandes cies. Parce que je suis optimiste face à l’avenir et parce que je veux ma part du gâteau.

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