Le mouvement fire est il un mouvement fondamentaliste

Le mouvement FIRE est-il un mouvement fondamentaliste?
On dit que les meilleurs auteurs sont ceux qui disent ce que l’on sait déjà. On les aime parce qu’ils nous réconfortent dans nos idées et souvent, parce qu’ils les structurent et nous font découvrir ce que l’on savait intuitivement.
Il y a un livre que je lirai sous peu et c’est
Sapiens
de Yuval Noah Harari. Je lirai probablement aussi
Homo Deus
et
21 leçons pour le 21e siècle
.
Le principal argument avancé par l’auteur au cours de cette vaste étude est que l’
Homo sapiens
doit son statut d’espèce dominante au fait qu’il est le seul
animal
capable de coopérer efficacement avec un grand nombre de ses semblables. Harari explique cette capacité qui distingue l’
Homo sapiens
des autres animaux par sa faculté de croire en des choses qui n’existent que dans son imagination, telles que les
dieux
, les
nations
, l’
argent
et les
droits de l’homme
. L’une des thèses défendues par l’auteur est donc que tous les systèmes de coopération humaine à grande échelle — les
religions
, les structures politiques, les réseaux de travail et les institutions légales — sont en définitive des fictions.
Wikipedia
J’adore cette citation! Elle me rejoint tellement.
Pour Harari, ce qui distingue l’humanité c’est sa capacité de croire en des histoires fictives afin d’oeuvrer ensuite dans un but commun et de coopérer.
Qu’on parle d’argent, de corporation, de religion, de capitalisme, communisme ou d’autre régimes, Harari explique qu’elles sont des fictions, des inventions humaines qui permettent à l’homme de coopérer.
Il prétend que chaque grande révolution est venue profondément changer les histoires que nous avons du nous raconter et qu’à chaque grande révolution naît aussi un mouvement fondamentaliste car une part de nous-même veut s’accrocher à la réalité à laquelle nous sommes habitués.
Mais, inévitablement, ces mouvements fondamentalistes ne peuvent que finir par échouer.
Selon Harari nous sommes à l’aube d’une grande révolution car bientôt la biologie se combinera réellement avec l’intelligence artificielle et les cies et gouvernements, les grandes puissances arriveront à mieux comprendre l’individu que l’individu se comprendra lui-même.
Ceci a le potentiel de littéralement annhilier le concept du libre arbitre et de la démocratie tels qu’on les connaît et aussi de mettre fin au capitalisme actuel.
Pour Harari, les ingénieurs d’aujourd’hui sont confrontés à des défis spirituels et philosophiques importants et ils devront trouver un moyen de les résoudre.
Il prend en exemple la voiture autonome. Supposons que deux très jeunes enfants échappent un ballon dans la rue et que la voiture, afin d’éviter la collision, ne peut que se précipiter en bas d’une falaise et vraisemblablement s’auto-détruire et tuer son occupant. Comment doit réagir l’IA?
Comme il l’explique, ce genre de dilemme moral n’est pas nouveau. Mais si on veut vraiment mettre des voitures intelligentes sur la route, il faudra résoudre ce dilemme et bien d’autres.
Dans une
entrevue
que j’ai écouté entre lui et un intervieweur de Google, Harari se faisait demander « Que dois-je enseigner à mes enfants pour les préparer au monde de demain? » Et Harari répondit que c’est un peu le problème, car tout le monde sait que demain sera très différent d’aujourd’hui. La technologie émergente est en train de révolutionner drastiquement toutes les industries et éventuellement les façons d’être et de vivre. En conséquence ce n’est pas tant sur les compétences techniques qu’il faut axer mais sur l’intelligence émotionnelle et la stabilité mentale.
Pour Harari, l’humain de demain devra se réinventer plusieurs fois au cours de sa vie et il devra donc être flexible, comme une tente que l’on plie et qu’on installe autrepart.
Car la technologie en développement a le réel potentiel, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, de rendre la majorité des humains littéralement inutiles et de creuser un gap plus grand que jamais entre les riches et les pauvres.
Par exemple, alors qu’autrefois la mort était considéré comme un problème métaphysique (paradis/enfer/réincarnation etc), elle est désormais considérée comme une problème technique à résoudre. D’ailleurs on dit de plus en plus que le premier homme à vivre 1000 ans est probablement déjà né.
Il est inévitable de craindre l’avenir. Car l’avenir est rempli d’incertitudes et il est clair que le potentiel de ces technologies est vraiment disrupteur.
Quand Harari dit que le fondamentalisme a tendance à émerger durant ces périodes de grande incertitude je ne peux que me poser la question à savoir si les mouvements FIRE et minimalistes ne seraient pas en quelque sorte des mouvements fondamentalistes.
On parle beaucoup de revenir à la base, de réapprendre à vivre sobrement et de focuser sur l’être vs l’avoir dans la doctrine de ces mouvements.
On se prépare en quelque sorte à l’inévitable. Les histoires qui justifient notre civilisation sont à veille de changer, de devoir être réécrites pour le meilleur et pour le pire.
Personne ne sait à quoi l’avenir ressemblera mais beaucoup de nos fictions seront grandement ébranlées.
Voici quelques entrevues et speechs que j’ai bien apprécié :
Sapiens
https://youtu.be/lgeyUd_piiU
21 lessons for the 21st century
https://youtu.be/Bw9P_ZXWDJU

Laisser un commentaire