Seule la liberte financiere ou lextreme pauvrete donnent la vraie liberte dopinion

Je veux atteindre la liberté financière pour des tonnes de raisons. L’une de celle-ci c’est celle de pouvoir être moi-même 100% du temps sans risquer de perdre mon gagne-pain.
Si vous n’avez jamais écouté le film «
The Gambler
« , il est temps de le commander sur Amazon ou de courrir à votre club vidéo pour le louer! Dans ce film, il y a un passage mémorable à propos de l’atteinte du « Level of f$@k you ».
Ce niveau, c’est la liberté financière. À partir de cet ultime moment, peu importe ce que votre patron dira ou ce que vous direz dans un Tweet sur le net, personne ne pourra plus ruiner votre vie en vous virant de votre travail.
Votre pdg décide de restructurer l’entreprise et de vous déplacer dans un poste minable? F… you!
Votre pdg veut que vous récitiez les 10 commandements de la compagnie chaque matin avant de commencer à travailler? F… you!
On vous ensevelit de bullshit corporative au point ou vous avez envie de crier Bingo! (
Voir le bingo de la corporate bullshit
) F… you!
Atteindre la liberté financière, c’est de se donner le droit d’être soi-même.
Chaque semaine, des gens se font virer de leur emploi à cause de commentaires déplacés faits sur les médias sociaux.
Suis-je d’accord avec la plupart de ces commentaires? Non.
Mais la peine n’est-elle pas un peu exagérée???
La justice de la foule est incroyablement puissante de nos jours. Les médias sociaux ont permis aux « a priori » de dominer l’opinion publique. Et si on n’obtempère pas, la foule et les médias traditionnels s’acharnent comme des chacals. Tout le monde y va de sa petite opinion à la con comme si c’était une révélation divine incontestable. On réclame la tête de celui-ci ou de celui-là bien souvent avant d’établir les faits.
Et les employeurs et gouvernements finissent presque toujours par céder à l’opinion du peuple.
Vivement quelqu’un, un élu ou un employeur, qui se tiendra debout devant l’absurdité et la stupidité humaine et qui dira « Allez vous faire foutre bande de naz. Je garde mon employé. Il a fait un commentaire déplacé. Il le sait et s’en excuse. Il est humain et a droit à l’erreur comme chacun d’entre nous.  »
Mais qui en aura le courage? Être loyal envers quelqu’un, c’est d’être à ses côtés dans les bons moments comme dans les pires.
Mais, c’est plus facile de se mettre à plat ventre que de mettre soi-même la tête sur la bûche au risque de se la faire couper aussi…
Il existe un grand principe de justice sociale qu’on appelle la proportionnalité de la peine.
Ça a été « inventé » justement pour mettre un frein à l’émotivité de la foule et ramener un peu de rationnel dans notre justice.
Qui sait vraiment ce que c’est que de passer 5 ans enfermé dans une boîte en béton avec des barreaux, sans espoir, sans pouvoir avoir de projets, sans aucune liberté et sans sentiment de sécurité?
Peut-être que la plupart de ceux qui s’y retrouvent le méritent, mais devrait-on y envoyer tout le monde à la moindre incartade?
Pourtant la foule voudrait prodiguer la perpétuité à tous pour tous les actes commis. Essayez de passer 1 journée dans une prison pour comprendre la souffrance engendrée par l’expérience. Votre opinion émotive en sera probablement modifiée si vous avez un peu de compassion.
Et qui sait ce que c’est que de perdre son emploi du jour au lendemain, sans obtenir de références et après avoir fait la manchette des médias sociaux?
Essaies de te trouver un nouvel emploi après… Je n’ose imaginer le stress…
Okay… vous avez trop bu un soir et tout à coup, vous avez la parole facile sur un média social. Vous écrivez quelque chose d’exagéré sur la religion, les minorités, les femmes, un sujet particulièrement chaud ou un autre sujet tabou…
Bon… ça n’avait pas sa place… c’était déplacé. Mais c’est trop tard! La foule s’en est emparée et ça fait boule de neige sur les médias sociaux. Vous êtes tout à coup le pire criminel que la terre a connu… votre mère aurait du vous faire avorter ou mieux, elle-même n’aurait pas du venir au monde ou mieux encore, le bateau qui a apporté vos ancêtres sur le continent aurait du frapper un iceberg et couler pendant la traversée! Ahhh là la foule serait heureuse.
Qui n’a jamais fait un commentaire déplacé ou posé un jugement a priori sur une chose ou un fait? PERSONNE!!!!
D’ailleurs ceux qui réclament la tête de tout un chacun à tout prix sont les premiers à le faire.
Il me semble que dans la majorité des cas, l’humiliation subie m’apparaît une peine plus que suffisante. À la limite, la personne pourrait produire des excuses publiques. Mais non… la foule veut la destruction complète de sa vie.
Est-ce que la foule comprend bien les enjeux? Il est possible que la personne ait un enfant, une hypothèque à payer etc…
Et là on prive la personne de son gagne-pain… En un commentaire, sa vie toute entière se joue. Plus d’emploi, plus de références, 18 ans d’études réduites à une valeur de zéro… peut-être la faillite… un couple brisé, une séparation avec toutes les conséquences que ça puisse avoir sur l’enfant…
N’est-ce pas exagéré pour un seul petit commentaire déplacé?
Et regardons Trump maintenant. Lui a atteint le f. you level. Avec des commentaires bien pires, des mensonges et des incohérences flagrantes dans son discours, il s’est fait élire président du pays le plus puissant du monde.
La foule est irrationnelle… et pourtant, on obtempère à ses demandes… C’est de cette façon qu’on obtient des courts qui étalent tout l’apanage de la stupidité et de la petitesse humaine au grand jour telle que celle qui a jugé les
sorcières de Salem.
Vivement que j’atteigne la liberté financière…
Non pas que j’aie des tas de commentaires déplacés à faire. Mais, si un jour j’en ai un, j’aimerais pouvoir le faire en toute liberté d’expression. Car, un jour où l’autre, tout le monde finit par dire quelque chose qu’il n’aurait pas dû dire.
Quelques exemples :
14 Canadiens qui se sont fait virer à cause des médias sociaux
Êtes-vous tanné de l’impitoyable justice de la foule? L’ère des médias sociaux a-t-elle remis trop de pouvoir dans les mains des imbéciles?

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