Ouf, une autre année de terminée dans ce périple de 12 ans vers la liberté financière.
Mon objectif est en effet d’atteindre la liberté financière pour mes 45 ans et de pouvoir enfin me libérer de l’emprise d’un emploi salarié à temps plein.
J’ai 34 ans, en voie d’avoir 35 et je suis dans cette aventure depuis mes 32 ans.
Ma méthode est simple. D’abord, dépenser moins que je ne gagne. Avec la différence, je paie mes dettes, incluant mon hypothèque, à la vitesse de l’éclair et j’épargne aussi une bonne part de mes revenus afin de les investir dans des actifs qui génèrent des revenus passifs.
2015 a été une année mouvementée pour moi sur le plan professionnel et personnel. Suite à une restructuration majeure de l’entreprise pour laquelle je travaille, j’ai dû m’adapter à de nouvelles fonctions et apprendre un nouveau métier bien qu’il m’ait été imposé.
J’ai appris à l’apprécier et à prendre un certain plaisir à le faire mais ça reste une tâche imposée. J’aurais pu la refuser mais financièrement parlant (salaire, ancienneté, crédit vacance et de fonds de pension), ça aurait été un suicide. Alors j’ai pris mon mal en patience et je me suis attelé à la tâche.
Cet événement m’a encore plus conforté dans mon rêve de liberté et d’indépendance. Ne pas être libre financièrement, c’est donner aux autres la possibilité de me trimbaler comme un numéro selon leur bon vouloir.
D’ailleurs une réplique d’un des films que j’ai écouté en 2015 m’a beaucoup marqué. C’était dans The Gambler avec Mark Wahlberg. Ils parlaient de « fuck you money » et de « position of fuck you ».
Je veux atteindre la position du va chier. Être suffisamment libre pour pouvoir dire, lorsqu’on veut m’imposer une tâche ou une décision extrême : « You know what buddy?! Fuck you! »
Du côté personnel, j’annonce maintenant que 2015 m’a apporté un petit ange. Je suis désormais père et plus que fier de l’être. Ça apporte une nouvelle dimension à ma vie et me motive au plus au point à atteindre mes objectifs pour pouvoir avoir le temps de voir mon fils grandir.
Je vais aussi sous peu lui ouvrir son propre « Fuck you fund » et y déposer les allocations familiales et autres subventions gouvernementales qui me seront versées pour lui afin de l’aider à démarrer dans la vie conformément à mon récent article sur
comment épargner 100,000$ pour les études de votre enfant gratuitement.
Aujourd’hui, l’école et les services de santé sont toujours « gratuits » mais je doute que ça soit toujours le cas dans 20 ans et si ça l’est, de quelle qualité de service pourrons-nous nous prévaloir?
J’ai déjà du aller à plusieurs reprises au privé pour des problèmes de santé car au public, on riait de moi carrément et littéralement. Incompétence, délais inhumains et ridicules… voilà malheureusement l’expérience que j’ai eu de notre système de santé public. On saît que le budget de la santé gobera l’essentiel de nos impôts d’ici 20 ans si rien n’est fait et malheureusement, à part privatiser en grande partie ce système, je ne vois pas ce qu’ils peuvent faire de plus…
Voilà pourquoi je veux aider mon fils à démarrer dans la vie. Et j’en profiterai pour lui apprendre à gérer ses finances personnelles.
Un bébé, ça vient avec beaucoup d’amour et de beaux moments mais aussi beaucoup de nouvelles responsabilités et dépenses (est-ce un bébé ou un tube digestif? Je veux des actions de Pampers!!! Lol). En 2016, mon défi sera donc de réussir à rencontrer ces objectifs malgré ces nouvelles dépenses. Heureusement, je sais pouvoir être encore davantage frugal que je ne le suis déjà… Il ne me manquait qu’un petit coup de pied au derrière!
Épargnes en 2015
Dans mon article de l’an dernier sur mon bilan 2014 et mes objectifs pour 2015, j’ai été plutôt ambitieux. Je comptais épargner 25,000$ cette année… ahaha!
Bon, ça aurait probablement pu être possible, mais en cours d’année, différentes situations ont fait que je n’ai pas réussi à atteindre cet objectif. Et puis, j’ai aussi décidé d’acheter une roulotte de camping (rêve de jeunesse) et de faire des rénovations ma vieille maison. Car c’est bien beau épargner pour le futur, mais encore faut-il aussi vivre le présent.
De toute façon, j’ai aussi fait des calculs durant l’année et j’ai pu constater qu’avec 16,000$ d’épargne par an, je pourrais aisément rencontrer mon objectif de retraite et j’avais donc réajusté mon objectif en conséquence.
J’ai par contre rencontré cet objectif plus réaliste car j’ai effet épargné 17137$. De cet argent, 15837$ ont été investis dans des titres qui versent des dividendes en croissance et la balance a été investie dans un fonds indiciel du S&P500.
J’arrive sous l’objectif ambitieux que je m’étais fixé, mais amplement en ligne avec mes projections minimales qui me permettront l’atteinte de mes objectifs à long terme.
En plus de mes épargnes, j’ai aussi pu réinvestir 1483,48$ de dividendes dans mon fonds. C’est donc 18 620$ nouveaux dollars qui travaillent pour moi à me rapporter de nouveaux revenus qui seront leur tour réinvestis afin qu’ils me rapportent davantage de revenus encore et encore et encore! C’est ça l’effet boule de neige.
Un jour, les dividendes que mon portefeuille générera seront équivalents à mes cotisations annuelles et lorsque ce jour viendra, j’aurai atteint la liberté financière. Je ne serai pas riche, mais sans dette et avec un tel revenu, je pourrai faire des choix drastiques qui pourront changer ma vie.
Sur un autre ton, en plus de mes épargnes, j’ai bien sûr aussi remboursé énormément de capital sur mon hypothèque grâce au double versement, à un amortissement réduit et aux versements accélérés que je fais toutes les deux semaines. J’avais un capital à rembourser de 180,000$ au début de cette aventure. Il m’en reste encore 132,000$ à clencher… c’est encore beaucoup, mais je sais pouvoir y arriver selon mes objectifs.
Profiter des bas taux d’intérêt pour me débarrasser de cette dette gênante qu’est l’hypothèque est une bénédiction et peut-être même l’un des meilleurs investissements dans l’atteinte de ma liberté financière que j’ai fait à ce jour. À ce rythme, fin 2020 je n’aurai plus d’hypothèque et un lourd poids me sera retiré des épaules.
Ma capacité d’épargne s’en trouvera aussi fortement bonifiée et je pourrai donc passer mes 5 années suivantes à épargner comme un fou pour le sprint final qui me mènera vers la liberté!
Revenus de dividendes
Fin 2014, mon portefeuille rapportait 1065$ en revenus de dividende. La débâcle avec ARCP lui avait fait prendre un sale coup! Je m’étais fixé comme objectif d’ajouter 1000$ par an à mon revenu de dividendes en 2015 et je peux dire que c’est mission accomplie!
En date d’aujourd’hui, mon portefeuille rapporte 2236$ CAN. Toutefois, le taux de change y est pour beaucoup. À parité avec le dollars US, mon revenu serait de 1764$ CAN. Je crois donc pouvoir affirmer que d’inférer un revenu de 2000$ par an dans le contexte est raisonnable puisque les taux de change fluctuent à la hausse et à la baisse.
Le risque lié au taux de change m’est d’ailleurs de plus en plus devenu présent à l’esprit avec la récente flambée des taux. Des taux élevés sont appréciés lorsqu’on reçoit des dividendes, mais en phase d’accumulation, c’est davantage une entrave à l’action qu’un plus.
Je ne sais pas où la vie me mènera une fois libre financièrement. Resterai-je au Québec? Voudrai-je expérimenter la vie à l’étranger ou dans une autre province? Rien ne me force à convertir mes revenus de dividende en CAN au final et qui sait si je ne voudrais pas vivre au US quelques mois par année, en Floride par exemple, éliminant la nécessité par le fait même de jouer au hasard avec les taux de change.
Présentement, mon portefeuille est fortement en US, mais éventuellement, je sais que les titres Canadiens pèseront au moins aussi lourd dans mon portefolio. Ainsi, il serait bien envisageable que la moitié de mes revenus de dividendes soient en CAN et l’autre moitié en US, me permettant ainsi la vie d’un snowbird sans risquer de fluctuations importantes de mon revenus de retraite à cause des taux de change fluctuants.
Je vois donc les taux de change plus comme un morceau du puzzle que comme un ennemi en soi.
Néanmoins, il commence à être élevé et pour des raisons purement fiscales, mon intention était de mettre au moins 12,000$ en REER en 2016 et je réserve mon REER aux titres US encore une fois pour des raisons fiscales. Alors nous verrons bien ce que 2016 nous apporte mais cette année, si le taux demeure aussi élevé ou s’il continue de grimper, ma tâche ne sera pas facile et il est probable que je doive faire des choix déchirants.
Revenus en ligne
J’ai été trés ambitieux dans mes objectifs 2015. Je voulais faire passer mon revenus en ligne à quelques centaine de dollars par mois. Je crois que ça aurait pu être possible, mais pour être honnête, avec mon nouvel emploi (imprévu) et les projets de rénovation que j’ai entrepris, je n’ai pas trouvé le temps et l’énergie de travailler sur ma micro-entreprise.
Heureusement, elle a travaillée sans moi et elle me génère désormais environ 100$ par mois brut sans mon intervention..
Ça me donne mal au coeur de constater que je n’ai pas pris le temps de saisir toutes les opportunités qui sont sur la table mais j’ai du faire de mon emploi (ma principale source de revenus) ma priorité en ces temps de grandes perturbations, si bien que mon énergie mentale a été presqu’entièrement siphonnée par la situation.
J’espère améliorer ces résultats pour 2016 et trouver le temps de m’y mettre. Bébé prend beaucoup de mon temps et j’ai encore beaucoup de rénovations à faire pour remettre ma maison en état, mais je vais tout faire pour trouver du temps pour augmenter mes revenus en ligne encore quelque peu.
Objectifs 2016
Je vais être plus raisonnable cette année.
Pour l’épargne, je vise 17,000$.
Pour les revenus de dividende, je vise 3200$. Car avec le réinvestissement des dividendes et la croissance des dividendes, je dois commencer à viser plus haut que 1000$ de plus par an! C’est l’intérêt composé qui commence à faire son oeuvre!
Pour les revenus en ligne, je vise 250$ par mois.
Avec la naissance de bébé, j’ai aussi arrêté temporairement mes doubles versements hyoothécaire et je compte les rétablir à partir de mars 2016.
Finalement, au niveau de la santé, j’espère profiter de 2016 pour améliorer ma forme physique. Je suis devenus végétarien fin 2014 et j’avoue que la transition n’a pas été facile dans le quotidien. Je me suis souvent réfugié dans les chips, fromage et autres cochonneries pour combler un vide. Le résultat est que j’ai pris beaucoup de poids… Il est temps de rectifier la situation et d’abandonner toutes ces mauvaises habitudes. Je veux aussi couper dans les restos! Ça fera du bien au portefeuille et ma santé!
Et vous, comment s’est passé votre année? Avez-vous rencontré vos objectifs? Comment se profile 2016?