Repousser lage de la retraite le temps vaut il plus que largent

Les gouvernement et les corporations veulent repousser l’âge minimal de la retraite et pénaliser ceux qui la prendront plus tôt… (ils disent plutôt qu’ils vont offrir des incitatifs à rester au travail pour jouer avec les mots). Quel incitatif pourraient-ils offrir qui me donneraient envie de mourrir derrière un ordinateur à la solde d’une corporation. Filez-moi un gilet rayé noir et blanc et un boulet à la cheville un coup parti. En prison, au moins, je serais nourri et logé gratuitement et j’aurais le câble.
Mon grand-père disait souvent : « Un tient vaut mieux que deux tu l’auras! » Rien n’est moins vrai dans notre société d’aujourd’hui où les promesses passées qui nous ont motivées à se tuer littéralement à l’ouvrage s’envolent en fumée, où l’argent qu’on a confié de bonne foi nous est soustraite en se fondant sur des prévisions alarmistes d’une fiabilité souvent douteuse. La bourse a donné un rendement fou depuis le crash de 2008-2009. Les cycles boursiers et économiques, ça fait partie de la vie…
Il existe un autre adage qui dit qu’on n’est jamais aussi bien servis que par soi-même. Voilà pourquoi, bien que je cotise (par obligation légale) à tous ces régimes publics et privés, je ne les prends pas en compte dans la planification de ma liberté financière et je les considère plutôt comme une taxe de plus à payer puisque j’ai bien l’impression que c’est ce que c’est devenu… En fait, je souhaiterais qu’on les abolisse, qu’on les liquide et qu’on me donne ma part. Je saurai faire meilleur usage de cet argent. Je n’ai pas besoin qu’une bande d’incompétents/voleurs dilapide mes avoirs à ma place. J’aurai au moins le plaisir de le faire moi-même.
Ici s’arrêtera mon commentaire sur le sujet car mon opinion est tout sauf positive. Jouer au Monopoly avec quelqu’un qui triche lorsqu’il se rend compte que je gagne m’a toujours enragé… Lorsqu’on touche à MON argent dans MON fonds de pension… et donc qu’on prend MON argent dans MON compte en banque en fidéicommis dont la gestion a été confiée car c’est tout ce qui a été confié Grrr
Néanmoins, toutes ces mauvaises nouvelles à propos des régimes de pension auront eu quelque chose de positif. Ils m’auront conforté dans mon projet de vie. Dépendre d’un gouvernement ou d’un employeur fait de nous un esclave à leur mercie et c’est à cause de cela, notamment, que je veux atteindre la liberté financière.
Récemment, j’ai écouté le film « L’ascension de Jupiter » des frères Wachowski, les auteurs du film « La matrice ». Dans ce film, ils parlaient du temps. Ils le définissait comme la seule et plus grande richesse de tous l’univers.
À une époque où les riches sont devenus si riches que la richesse en soi n’est plus une motivation et que la technologie permet désormais la vie éternelle à celui qui peut se la payer, il est vrai que tout ce qui reste à s’acheter c’est le temps. D’ailleurs, le rêve de tout homme ou femme qui prend éventuellement conscience du temps qui passe est de trouver le Saint-Graal et d’obtenir la vie éternelle.
Mais qu’en est-il de nous, travailleurs, ouvriers, simples paysans… Quel est notre rapport au temps? Évolue-t-il alors que nous vieillissons? Quelle est la valeur réelle du temps?
Ma jeunesse et mon rapport au temps
Jeune nous avons ou croyons avoir toute la vie devant nous. Nous avons du temps, beaucoup de temps, même que parfois, on trouvait même le temps de s’ennuyer et on pratiquait le flanâge pour passer le temps.
L’un des problèmes majeurs qui limitait nos possibilités, c’était l’argent (et notre âge ainsi que nos parents parfois). Nous avions donc du temps, mais sans argent, nous devenions parfois frustrés. Nous avions envie de faire le tour du monde, de découvrir de nouvelles contrées lointaines mais… nous n’en avions pas les moyens financiers ou la possibilité.
Le temps dans la vingtaine
Puis, l’âge adulte arrive et notre position s’inverse tranquillement à cause des exigences de la société et des employeurs. Tout à coup, nous obtenons l’argent tant espérée et nous rêvons à ce que nous pourrons en faire, mais voilà que nous n’avons plus de temps. Nous l’avons abdiqué, troqué contre un emploi. Les enjeux sont gros… Nous pourrions récupérer tout notre temps si nous le voulions mais à quel prix? Détruire son CV et sa crédibilité durement bâtis, perdre son ancienneté ou des possibilités d’avancement… Qui en a les moyens? Avons-nous réellement le choix ou est-ce une illusion?
On se dit alors que ça n’est pas grave, que nous avons beaucoup de temps devant nous et qu’un jour ou l’autre… on aura le temps.
Pour nous garder motivé les gouvernements et employeurs offrent des diversions : confie-moi ton temps maintenant et plus tard tu recevras une belle rente pour profiter de ta pleine liberté. C’était un contrat social en bonne et due forme… pourtant… combien se sont accrochés à ce rêve et ont troqué leur vie présente contre ce futur prometteur. C’était la carotte devant l’âne et l’âne vous et moi car en baffouant ces contrats, en retirant la carotte, on comprend que tout ce qui reste c’est ce qu’ils pensent de nous au fonds… un stupide âne interchangeable, né et destiné à accomplir des tâches simples et répétitives mais comme il est un peu plus rusé qu’un vrai âne, il fallait une carotte un peu plus sophistiquée. Voilà tout.
Le problème avec le temps c’est qu’on sait combien on en a utilisé. Mais on ne sait pas combien il nous en reste… Les années filent et de plus en plus on se rend compte que du temps, on n’en a plus. Après le boulot, l’épicerie, le dodo, l’entretien de la maison, les devoirs des enfants, le trafic, quel temps nous reste-t-il?
On se met alors à dépenser notre argent futilement et les rêves de découvrir de nouveaux territoires disparaissent peu à peu remplacés par des rêves de confort pour mieux accepter notre sort (consciemment ou inconsciemment). On s’achète alors une belle maison avec une hypothèque impitoyable qui nous enchaînera mieux que n’importe quel geolier à notre bureau, une belle voiture équipée pour les longues heures passées dans les embouteillages, un bbq dernier modèle et puis le gazebo pour la terrasse. On fait des voyages en vitesse où l’on abuse de toutes les bonnes choses comme un détenu en permission et on se rend compte qu’après, il ne reste plus qu’à attendre encore un an avant de pouvoir revivre autant de beaux moments d’extase. En trente ans de carrière, on ne vivra ce moment délicieux qu’une trentaine de fois… sans compter que plusieurs de ces semaines seront gâchées par la pluie ou d’autres événements fortuits.
De toute façon, on vieillit et puis on recommence et c’est chaque fois moins amusant… jusqu’à ce que ça finisse par être ennuyant. Trop d’alcool, trop de nourriture, trop de musique et trop de soleil… le corps ne suit plus.
Et tout à coup on se met à faire le point et à se rendre compte que le temps ne s’est pas arrêté…
Nous voilà plus vieux, moins beau et plus conscient que le temps qui reste n’est peut-être plus aussi long que le temps dépensé. Des gens autour de nous meurent d’une crise cardiaque ou d’un cancer… Combien vaut notre temps? Combien nous en reste-t-il?
Le temps est une commodité finie. Il n’est pas renouvelable pour nous. Notre temps est limité par l’inéluctable mort et malheureusement, sans savoir le temps qu’il nous reste, on ne sait pas combien vaut notre temps. Si vous aviez trois semaines à vivre, les passeriez-vous à maintenir cette routine? Et si c’était trois ans? Et trente ans?
Un autre problème réside aussi dans le fait que bien que notre temps soit limité et donc précieux, le temps en soi et la force de travail des autres rendent le temps disponible presque illimité pour un riche qui veut exploiter une main d’oeuvre. Votre temps vaut alors moins sur le marché… Il y a toujours du temps disponible à rabais qu’un employeur peut acheter.
Planifier un avenir meilleur
Voilà mon évolution à travers le temps. Aujourd’hui je regrette tout ce temps gaspillé car tout mon temps est loué à un employeur. Je suis enchaîné à une hypothèque et à une routine qui me rongent de plus en plus avec le temps qui passe.
Cette prise de conscience, la conscience de l’immense valeur du temps, c’est elle qui me motive à me libérer de la « rat race » afin de pouvoir allouer mon temps à faire des choses qui me plaisent davantage, à dépenser mon temps de façon plus avisée.
Je sais que si je mourrais demain, je regretterais d’avoir passé la majeure partie de ma vie, volontairement, derrière un bureau brun à gratter des papiers… Pourtant, c’est ce que je fais encore et encore chaque jour car autrefois, je n’ai pas bien mesuré la valeur du temps.
Heureusement, ma prise de conscience m’aura amené à changer ma vie, à changer mes habitudes et à me préparer une vie meilleure. Réaliser à 32 ans que je valais moins après 32 années à soi-disant créer de la richesse que je ne valais à ma naissance m’a fait prendre conscience de toute l’hypocrisie de notre société qui est en fait destinée à créer de la richesse pour les riches et pour ceux qui ont bien compris les règles du capitalisme, pas pour le peuple…
J’aspire à me retirer de la rat race d’ici mes 45 ans en me développant des sources de revenus passives et en remboursant mes dettes à un rythme effréné. D’ici 2020, j’aurai remboursé mon hypothèque et d’ici 2020 j’espère avoir déjà 5000$-7000$ en revenus de dividendes et peut-être aussi un autre 5000$ en revenus en ligne provenant de mes sites webs. En 2020 j’aurai 39 ans…
J’ai commencé ce périple en novembre 2013 et déjà je pense faire près de 3000$ en revenus passifs cette année. Pas mal non?!
On a beaucoup plus de pouvoir sur sa destinée qu’on veut bien le croire. Un individu motivé et travaillant qui sait quoi faire et comment le faire peu changer son étoile et atteindre l’American dream encore de nos jours.
La recette est simple, mais le parcours long et fastidieux. Il faut simplement dépenser moins, épargner plus et investir dans des actifs qui génèrent des revenus passifs en croissance.
Une fois la liberté financière atteinte (dépenses de base couvertes par mes revenus passifs), un monde d’opportunités nouvelles s’ouvrira alors devant moi car vivre sans dettes et avoir des revenus passifs qui couvriront mes dépenses de base fera déjà de moi un homme riche et libre. Car je n’aspire pas à posséder des milliards. Ce qui m’intéresse c’est de posséder le contrôle réel de la plus grande richesse de l’univers : mon temps.
Le temps est une commodité dispendieuse. J’ai choisi de me payer le luxe de me réapproprier mon temps. Pour y arriver j’investis beaucoup de mon temps et de mon argent à développer des sources de revenus qui ne nécessitent pas ma présence constante une fois créées. Voilà une façon intelligente de dépenser son temps. Car les investissements fonts de l’intérêt composé et la liberté existe dans un spectre.
Je ne suis pas libre à 100%, mais je suis déjà plus libre que je ne l’étais au commencement de ce périple car mon fardeau de dettes est grandement réduit et des revenus passifs s’amassent chaque jour dans mon compte (environ 9$ par jour) sans que je n’aie à lever le petit doigt. Mieux encore, ils croissent par eux-même.
Conclusion
Face à l’adversité et aux mauvaises nouvelles telles que celles qui font la manchettes des médias depuis quelques années (austérité, baisse du niveau de vie, perte d’emploi, hausses de tarifs et restructurations…), on ne peut adopter que 3 comportements : la résignation, l’attaque ou la fuite.
Se résigner à son sort c’est facile. Il suffit de continuer à faire ce qu’on a toujours fait : acheter une maison trop chère avec une hypothèque si grosse qu’il faudra plus de 25 ans pour la rembourser, acheter maintenant et payer plus tard tout ce qui fait notre envie et dépendre d’un employeur pour arriver à joindre les bouts.
L’attaque… se battre contre un système si bien huilé qu’au moins une personne sur deux est heureuse qu’on vous fasse perdre votre fonds de pension, vos avantages sociaux, votre emploi… C’est un combat perdu d’avance. Les gens sont conditionnés par leur éducation, par la publicité et la propagande, par leur ego et la jalousie pour croire qu’aucune autre possibilité n’existe en dehors de celle qui est socialement admise et véhiculée à grands renforts de répétition. Après 21 fois à entendre que l’austérité est la seule option, on finit par admettre que c’est l’unique vérité sans même chercher à s’instruire, comprendre et analyser les faits objectivement car ils ne nous sont pas facilement accessibles ou intelligibles. Vous pourrez faire tinter toutes les casseroles du monde, fabriquer les plus belles pancartes, rien n’y fera tant qu’une grande majorité des gens ne seront pas contre cette ère austère.
Reste la fuite, soigneusement planifiée de longue haleine par l’atteinte de la liberté financière. Elle prendra des années de dur labeur à préparer mais elle est une solution viable qui libère en grande partie des contraintes de cette réalité. C’est mon approche. C’est une action de protestation solitaire et égoïste contre un système qui ne respecte pas la planète, les animaux et les humains. Mais, c’est une approche qui a fait ses preuves dans un monde où, malgré tout ce que l’on veut bien se faire croire, c’est bel et bien chacun pour soi!
Je veux devenir un capitaliste moi aussi afin d’acheter mon temps, la plus précieuse commodité de tout l’univers!
Et vous? Quelle est votre relation par rapport au temps?

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