Comment Devenir Millionnaire : ma méthode

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Afin d’atteindre la liberté financière et aussi d’éventuellement devenir millionnaire, j’ai choisi d’investir à la bourse en m’inspirant principalement des enseignements de Warren Buffett, le plus grand investisseur boursier de tous les temps!

De plus, Benjamin Graham et Stan Weinstein influencent aussi mes décisions d’investissement, l’un parce qu’il a été le mentor de Warren et l’autre afin de me permettre d’analyser le meilleur timing pour acheter en fonction des indicateurs techniques.

Je ne prétends pas maîtriser tous les aspects de l’investissement boursier, d’ailleurs, qui pourrait le prétendre, mais je compte faire de mon mieux pour atteindre mes objectifs.

Plus précisément, je mélange les stratégies de l’investissement valeur, du « dividend growth investing » (investissement dans la croissance du dividende) et de l’analyse technique (technical analysis).

Je ne recherche pas nécessairement le gain en capital (bien que les compagnies qui versent des dividendes ont tendance à avoir une croissance plus stable que celles qui n’en paient pas) et surtout pas des gains en capital à court terme. Je cherche plutôt principalement à investir dans des compagnies qui offrent une croissance du dividende versé d’au moins 8% annuellement. Je cherche aussi à acheter ces titres selon les principes de l’investissement valeur lorsque selon mes analyses, ils sont sous-évalués par rapport à leur valeur intrinsèque afin de me donner une certaine marge de sécurité. Bref, je compte sur le pouvoir étonnant de l’intérêt composé pour me rendre libre financièrement.

Finalement, je recherche des titres de compagnie qui ont généralement un avantage concurrentiel indéniable dans leur domaine d’expertise (« wide moat »; selon une expression consacrée par Warren Buffett).

L’une de mes sources afin de trouver des titres qui peuvent répondre à mes critères est la liste des « dividend Aristocrats » du S&P500. Afin de faire partie de cette liste, la corporation doit avoir payé et augmenté son dividende chaque année depuis au moins 25 ans.

Mon objectif ultime est de générer un revenu d’au moins 1250$/mois en dividendes ou autres revenus passifs afin de pouvoir prendre ma retraite. Par la suite, mon revenu devrait continuer de s’accroître à raison de 8% par année grâce à la croissance de mes dividendes et mon capital continuera lui aussi à croître. Éventuellement, je pense pouvoir atteindre une valeur nette imposante pouvant me permettre de me déclarer bel et bien millionnaire.

Si vous voulez avoir un exemple de ce que peut faire la magie de l’intérêt composé, je vous suggère de lire mon article 1001 conseils de Warren Buffett : une mine d’or pour tout investisseur!

Voici mon portfolio de titres. Je le publie afin de me forcer à chercher constamment à m’améliorer et à suivre les enseignements de mes mentors.

Je ne suis pas un conseiller financier. Le présent portfolio ne constitue pas en soi une recommandation d’achat de titres. Veuillez procéder à vos propres analyses et choix d’investissements. Le contenu de mon portfolio est donné à titre indicatif uniquement.

Certains d’entre vous m’ont demandé quels étaient mes critères pour sélectionner des titres intéressants?

La réponse à cette question n’est pas simple. Il existe une grande part de rationnel, mais aussi une certaine part de subjectivité dans ma méthode et je vais faire au mieux pour définir mes critères de façon concise.

Il est aussi probable que certains de mes achats ne rencontrent pas tous les critères que je vais définir, car en certaines occasions, je vais me fier à mon flair ou saisir des opportunités intéressantes selon mon point de vue bien qu’elles puissent être un peu (ou beaucoup) plus risquées.

Faire une liste de critères pour choisir des actions, c’est un peu comme faire une liste pour trouver l’amour. Il y a des valeurs essentielles sur lesquelles on ne peut pas se permettre de déroger, quant au reste, on doit parfois faire avec, car rien n’est parfait dans la vie!

Voici d’abord mes 10 commandements de base largement publicisés par Warren Buffett et qui guident mes pas :

 

1. Acheter une cie au complet ou simplement une seule action d’une compagnie publique devrait être fait avec la même minutie. Les actions ne sont pas des billets de loterie. Elles sont des parts dans une entreprise bien réelle qui a des employés, des revenus, des pertes et des produits.

2. Le modèle d’affaire de l’entreprise, sa façon de faire de l’argent devrait être simple et hautement prévisible. Ceci écartera donc la majorité des compagnies qui doivent résoudre des problèmes complexes pour générer des revenus. Comme le modèle sera simple et prévisible, il sera plus facile d’évaluer si la compagnie est sous-évaluée ou sur-évaluée par rapport à sa valeur intrinsèque.

3. La compagnie devra avoir de bonnes possibilités de croissance à long terme. Si je suis capable de voir cette compagnie exister encore dans 10, 15 ou même 25 ans, alors elle recevra mon attention. Les compagnies basées sur ce qui semble être des modes passagères seront automatiquement éliminées. Il y a donc de fortes chances pour que la majorité de mes investissements soient faits sur des compagnies qui ont pour mission de résoudre des besoins essentiels de base qui perdureront dans l’humanité peu importe la mode.

4. La compagnie devra être gérée par des dirigeants compétents et honnêtes et qui ont à cœur de créer de la valeur pour leurs actionnaires. Idéalement, j’aimerais voir des gestionnaires candides, capables de donner le juste portrait de la situation et capables d’admettre leurs erreurs, car tout le monde à droit à l’erreur. L’erreur est peut-être la meilleure source d’apprentissage pour qui veut bien prendre le temps de l’admettre. Malheureusement, il semble qu’il soit de plus en plus rare de trouver de pareils dirigeants, puisque les gens recherchent le profit rapide davantage que la croissance à long terme. D’ailleurs, beaucoup de dirigeants semblent former une certaine « clique », uniquement là pour « redresser » une compagnie à court terme et maximiser la valeur de son titre à court terme, trop souvent au détriment de ses employés et actionnaires. Ces dirigeants sont souvent scandaleusement payés et s’octroient ou se négocient des stocks options qui les rendront faramineusement riches… une fois qu’ils auront laissé la compagnie derrière pour recommencer leur manège ailleurs!

5. Le titre de la compagnie devra être disponible à un prix intéressant par rapport à la valeur intrinsèque de l’entreprise. Ceci me donnera une marge de sécurité afin de protéger mon capital durement accumulé. Calculer la valeur intrinsèque d’une entreprise nécessite un modèle d’affaire hautement prévisible et un certain talent de visionnaire. Cela relève donc quelque peu de l’art. C’est d’ailleurs pour cette raison que Warren Buffett a été surnommé l’oracle d’Omaha.

6. Mes investissements seront choisis pour le long terme. Je n’essaierai donc pas d’anticiper les hausses ou baisses de prix à court terme afin de faire de la spéculation. Je n’adhère en effet pas totalement à la théorie de l’efficience des marchés qui stipule que le marché est si efficient que le prix du titre inclut tout ce qui est connu ou inconnu en tout temps. En réalité, je crois plutôt que les marchés sont inefficients à court terme et sur-réagissent aux informations, mais qu’ils le deviennent sur le long terme, car le prix d’une action finit toujours par revenir vers ses fondamentaux. Donc, des chutes de prix à court terme seront bienvenues, car elles me permettront des points d’entrée plus qu’intéressants afin d’acquérir des parts d’excellentes compagnies pendant que je suis dans une phase d’accumulation. Toutefois, mon portefeuille devrait avoir un taux de roulement assez faible. Car, j’ai l’intention de garder mes actions tant et aussi longtemps que les fondamentaux de la compagnie, sa capacité à générer un flux de trésorerie plus qu’intéressant demeureront solides.

7. Je vais choisir d’investir uniquement dans les meilleures, dans des compagnies qui ont un avantage concurrentiel indéniable. Warren Buffett appelle cet avantage concurrentiel un « wide moat ». L’avantage concurrentiel crée une barrière à l’entrée pour les concurrents potentiels et permet à la compagnie de maintenir et aussi faire croître ses parts de marché.

8. Je vais choisir des compagnies qui ont une croissance saine et qui utilisent sainement l’endettement. Idéalement, si la compagnie est capable de croître grâce à son flux de trésorerie, elle m’intéressera davantage qu’une compagnie qui doit constamment utiliser du levier (endettement) pour croître. Si son niveau de dettes doit constamment être élevé, si la compagnie doit émettre constamment de nouvelles actions pour aller chercher du capital ou si sa croissance est uniquement basée sur des fusions/acquisitions, il y a inévitablement anguille sous roche. Les fusions/acquisitions peuvent être stratégiques dans certains cas afin d’éliminer un concurrent ou encore d’acquérir un produit ou brevet qui assurera un avantage concurrentiel inestimable pour l’entreprise. Mais, les compagnies qui ne savent croître que par fusion/acquisition finiront inévitablement par devoir procéder à des restructurations majeures éventuellement. Cela peut aussi trahir son incapacité à innover par elle-même.

9. Bien que je vais parfois m’écarter de cette règle, je vais généralement privilégier l’achat de titres qui paient un dividende. Ces compagnies sont généralement plus stables et établies que celles qui n’en paient pas. De plus, le prix de son titre est généralement moins volatile et d’avoir chaque trimestre à payer un dividende en argent à tous ses actionnaires rend plus difficile pour une compagnie de camoufler ou maquiller sa situation financière réelle par de la comptabilité créative. Je vais aussi généralement privilégier des titres dont la politique implantée par les dirigeants sera d’augmenter le dividende à un rythme d’au moins 8% annuellement et je devrai être convaincu que cette croissance pourra être soutenue à long terme. Cette règle éliminera la grande majorité des compagnies. En effet, si la compagnie n’est pas à même de générer au moins 1$ de croissance pour chaque dollars de revenu retenu, alors c’est de l’argent gaspillé et celui-ci devrait être retourné aux actionnaires sous forme de dividende ou encore en rachetant ses actions ce qui devrait récompenser les actionnaires en augmentant la valeur de leurs parts dans la cie. Notons que Berskhire-Hathaway (BRK-A), la compagnie de Warren Buffett, ne verse toujours pas de dividendes, car il arrive à créer davantage de valeur pour les actionnaires en réinvestissant les profits qu’en leur versant un dividende.

10. Finalement, comme j’ai beaucoup de règles, je risque de miser gros sur peu de joueurs et j’aurai donc une politique de concentration de mes investissements, ce qui va à l’encontre du principe de diversification dont parle tant d’investisseurs boursiers. Je crois en effet qu’une trop grande diversification ajoutera bien sûr de la sécurité, mais aura aussi l’effet pervers de nuire grandement au rendement. Pourquoi perdre du temps à analyser des entreprises et acheter et vendre des titres si on veut avoir un portefeuille contenant des centaines de titres? On serait alors aussi bien d’acheter un fonds indiciel qui mimera le comportement de l’indice de référence et prendra beaucoup moins de notre précieux temps. On sera alors assuré d’avoir le même rendement que le marché. De plus, suivre trop de titres rend la tâche très complexe et mon temps est limité. J’envisage de diversifier mon portefolio entre 20 et 50 titres au maximum au fil des années qui passeront et des opportunités qui se présenteront.

Maintenant que les 10 commandements ont été gravés dans la pierre, voyons la méthode pas-à-pas pour arriver à s’y tenir, car en fin de compte, bien que logiques, ces affirmations sont plutôt vagues.

Identifier les arbres intéressants dans la forêt 

Il existe des dizaines de millier de compagnies inscrites en bourse. Si comme moi, vous n’avez pas le temps de lire le pedigree de chacune des compagnies, il existe heureusement quelques raccourcis généralement fiables, puisque de toute façon, vous vous rendrez vite compte que bien peu de compagnies rencontreront une majorité de ces critères de sélection.

Bien sûr, les purs et durs comme Warren Buffett vous diront que si vous voulez faire un bon travail et choisir les meilleurs des meilleurs, il vaut mieux laisser tomber les analyses des autres car on est toujours mieux servi par soi-même. Vous lui objecterai alors qu’il y a des milliers de compagnies, que ça serait une tâche colossale et que vous ne sauriez pas par où commencer. Malheureusement, il vous répondra alors que vous n’avez qu’à faire comme lui et commencer par la lettre A!

Peut-être un jour aurais-je le loisir de pouvoir consacrer autant de temps à connaître les compagnies inscrites en bourse. Mais, pour l’instant, j’ai de nombreuses obligations qui ne me le permettent pas.

Voici donc quelques outils bien utiles afin de réduire le nombre de compagnies à analyser :

David Fish et sa liste des U.S Dividend Champions

Wide moat stocks in the U.S dividend champions list

Canadian dividend all-star list

S&P 500 dividend aristocrats constituents  (donne la liste canadienne et américaine des cies qui ont augmenté leur dividende chaque année depuis un certain nombre d’années – plus de 25 ans pour les USA et plus de 5 ans pour le Canada)

Morningstar Wide moat Focus Index ETF (ce lien mène à un article de Forbes à propos du fonds de morningstar qui recensent 20 titres considérés comme ayant un avantage concurrentiel important et qui selon eux serait sous-évalué. Vous pouvez y télécharger la liste en format PDF)

La liste des titres détenus par Berkshire Hathaway (Warren Buffett) selon sa déclaration à la Security Exchange Commission sur son formulaire 13F (la liste des titres est dans la Table)

Finviz – un excellent screener qui vous permet d’entrer des tonnes de critères afin de limiter vos recherches aux compagnies qui répondent à vos critères financiers. Il est par contre limité aux titres transigés sur le marché américain.

Comprendre l’entreprise et son modèle d’affaire

Il est très important de comprendre comment une entreprise arrive à générer des revenus et du profit avant d’investir dans une compagnie. Si vous ne comprenez pas comment elle arrive à générer un profit, alors évitez d’y investir tant que vous n’aurez pas bien compris. Essayez alors d’en apprendre davantage sur la compagnie ou encore passez à un autre investissement.

La première étape serait d’aller lire son profil sur Yahoo Finance ou encore Google Finance. En un paragraphe, vous devriez avoir une vision déjà beaucoup plus claire de ce qu’elle fait. Si vous voulez en savoir davantage, rendez-vous directement sur le site web de la cie dans la section dédiée aux investisseurs et lisez ce que la compagnie a à dire d’elle-même, de ses opérations, de sa mission, de son histoire. Éventuellement, lire son dernier ou ses quelques derniers rapports annuels aux actionnaires pourraient vous permettre d’en apprendre encore davantage sur l’entreprise, ses enjeux, son potentiel.

Je cherche pour ma part des compagnies hautement prévisibles, car afin de pouvoir évaluer sa valeur intrinsèque avec une certaine justesse, il faut être en mesure d’approximer son potentiel de croissance futur.

La croissance du profit se traduit généralement par une croissance du rendement de l’investissement

Since 1970, our per-share investments have increased at a rate of 19.3% compounded annually, and our earnings figure has grown at a 20.6% clip. It is no coincidence that the price of Berkshire stock over the 43-year period has increased at a rate very similar to that of our two measures of value. Charlie and I like to see gains in both sectors, but we will most strongly focus on building operating earnings. (Warren Buffett)

Warren Buffett l’a démontré, le taux de croissance de votre investissement sur le long terme devrait s’harmoniser au taux de croissance des revenus et profits de l’entreprise. Voilà pourquoi Warren consacre toute son attention à bâtir une croissance des revenus d’opération de son entreprise.

Je cherche donc des entreprises qui ont à cœur de faire croître leurs revenus et par la bande, de créer de la valeur pour leurs actionnaires.

Comme je m’attends de la plupart des compagnies dans lesquelles je vais investir une croissance d’au moins 8% du dividende versé, je dois m’assurer que ce dividende pourra continuer de croître. Ainsi, il est évident que pour que le dividende puisse croître d’au moins 8%, il faudra aussi que les revenus de l’entreprise augmentent d’au moins 8% par année.

Il faut donc voir les « earning per share » (EPS) croître d’au moins 8% par an, mais aussi les « revenue per share ». Car, si les « earning per share » augmentent plus rapidement que les « revenue per share », cela veut dire que la compagnie a réussi à être plus efficace ou encore à resserrer davantage ses dépenses. Le problème est qu’optimiser ses processus a une limite et éventuellement, on l’atteindra. De plus, il y a certaines coupures qui ne sont pas souhaitables. Par exemple, si la compagnie décide de cesser d’investir dans la recherche et le développement ou le renouvellement de sa machinerie, éventuellement, elle perdra son avantage concurrentiel. Une compagnie saine devrait donc avoir une croissance de ses « revenue per share » et « earnings per share » similaire. J’utilise les termes anglais puisque ces informations seront indexées en anglais sur Yahoo Finance et Google Finance.

Ensuite, il est important d’analyser si les « earnings per share » (EPS) augmentent grâce à une croissance réelle du « net income » (revenu net) ou parce que la compagnie rachète ses actions. Le rachat d’action est une belle façon d’augmenter la valeur des actionnaires car en réduisant le nombre d’actions en circulation, la valeur marchande de celles qui restent devrait normalement augmenter. Toutefois, si la croissance des « earnings per share » n’est due qu’au simple rachat d’action, on sait alors que la capacité de l’entreprise à croître n’est peut-être plus ce qu’elle était. Rappelons-nous que chaque dollars investi par l’entreprise devrait rapporter au moins un dollars de valeur aux actionnaires, sinon c’est de l’argent perdu. Une entreprise qui n’a donc plus d’investissements intéressants dans lesquels investir devrait remettre les profits aux actionnaires sous forme de dividende ou en rachetant des actions si le titre se transige à un prix intéressant par rapport à la valeur intrinsèque de l’entreprise.

La meilleure façon d’analyser cette information est de compiler les données dans un tableur. Une période de dix ans devrait être suffisante pour bien identifier la tendance.

Je suis intéressé par des compagnies dont les revenus et profits augmentent de la façon la plus constante possible année après année. Cette tendance devrait être stable ou mieux, haussière. Si je dénote une décroissance ou encore des revenus erratiques, alors cette compagnie devrait être éliminée et passer à la suivante sera la meilleure chose à faire.

Il faut aussi faire attention aux compagnies qui n’arrivent plus à croître par elles-même et qui se lancent alors dans une chasse aux acquisitions. Acquérir une compagnie peut être un choix judicieux si la transaction est bien étudiée, faite à bon prix et permet d’éliminer un concurrent ou de gagner rapidement des parts de marché qui auraient été impossibles à acquérir autrement. Par contre, ça peut avoir l’effet pervers de diluer la mission de l’entreprise et d’amener des problèmes structurels importants au fil du temps.

Comment déterminer l’avantage concurrentiel d’une compagnie?

Selon Warren Buffett, l’une des meilleures façons de mesurer l’avantage concurrentiel d’une compagnie est son taux de retour sur équité (ROE – return on equity). S’il est plus élevé que celui de ses concurrents de façon substantielle et soutenue, alors la compagnie est davantage en mesure de faire plus d’argent et de s’en sortir beaucoup mieux que ceux-ci. Il faut donc comparer le retour sur équité de la compagnie visée face à ses pairs qui occupent le même créneau.

Le retour sur équité peut varier beaucoup d’une année à l’autre. Faire une moyenne pondérée sur 10 ans et 5 ans permet d’avoir une meilleure vision de la situation. En rapportant sur un graphique le retour sur équité, on devrait le voir stable ou en croissance et supérieur au ROE de ses pairs concurrents qui occupent le même créneau.

Le retour sur équité mesure le rendement que la compagnie est en mesure d’obtenir grâce à l’investissement des actionnaires. Plus il est élevé, mieux c’est.

Je m’intéresse généralement à des compagnies qui ont un ROE supérieur à 15%, bien que 20% soit encore plus souhaitable. Mais, le plus important est réellement de voir que le ROE est nettement supérieur à celui de ses concurrents.

Selon Morningstar, il existe au-delà du ROE plusieurs critères déterminant qui peuvent servir à confirmer un avantage concurrentiel tel que :

1) des parts de marchés importantes

2) la capacité de produire à un coût nettement inférieur à ses compétiteurs

3) brevets, copyright, licences, marques etc…

4) culture d’entreprise unique et difficilement reproductible (par exemple Google)

5) le coût élevé pour les clients de l’entreprise à changer pour un compétiteur

6) la force octroyée par le réseau (ex : ebay ou facebook)

Comment déterminer si la compagnie à une gestion saine de la dette?

Les compagnies qui ont constamment besoin de levier pour croître sont des investissements plus risqués que celles qui arrivent à croître grâce à leur flux de trésorerie (cash flow).

Une compagnie qui doit constamment émettre des bons, souscrire des prêts, émettre des actions pour croître est donc une compagnie qui ne m’intéresse pas de façon générale.

Afin de déterminer des standards de base, on peut étudier trois ratios forts pratiques :

debt/equity ratio  – On l’aime lorsque qu’il est inférieur à 1 et le plus bas c’est le mieux

Quick ratio & current ratio – ils doivent être supérieurs à 1

Ces ratios servent à mesurer la capacité de l’entreprise à rencontrer ses engagements envers ses créanciers. Il est important de vérifier ces ratios pour vous assurer de la solvabilité de l’entreprise dans laquelle vous investissez.

J’aime voir une tendance baissière sur le debt/equity ratio au fil des ans.

Le nombre d’actions doit-il diminuer?

Si on regarde le nombre d’actions en circulation, il est évident que de voir le nombre d’actions rester stable ou diminuer est plus intéressant que de le voir augmenter. Car, l’augmentation du nombre d’actions en circulation dilue le EPS (earnings per share) sur un plus grand nombre d’actions et risque donc fortement d’en diminuer sa valeur marchande.

Par contre, comme le revenu de dividende m’intéresse davantage que le gain en capital, je suis davantage intéressé par une croissance du dividende.

Le fait est que la plupart des compagnies feront un peu des deux. Si c’est le cas, j’aime voir un programme de rachat d’actions intelligent.

Une compagnie ne devrait racheter ses actions que si elles se vendent à un prix inférieur à leur valeur intrinsèque. Sinon, c’est de l’argent gaspillée qu’ils auraient mieux fait de retourner aux actionnaires afin qu’ils l’investissent dans un placement plus rentable. Malheureusement, bien des compagnies rachètent leurs actions sans égard au prix payé.

La croissance du dividende pourra-t-elle être soutenue?

En prenant le montant du dividende et en le divisant par les bénéfices par action (Earnings per share – EPS), on obtient le ratio de paiement ou payout ratio. Il est évident que je cherche des compagnies capables de payer un dividende à même ses bénéfices. Ça semble presque bizarre de le dire, mais en cherchant, vous constaterez que certaines compagnies versent à certains moments un dividende supérieur aux bénéfices perçus. Évidemment, à moins d’une croissance importante des bénéfices, ce dividende ne pourra pas être soutenu.

Idéalement, une compagnie qui a un payout ratio d’environ 30 à 50% permet une croissance future du dividende qui devrait pouvoir être soutenue.

En mettant en perspective la moyenne 5 ans et 10 ans avec les autres données de croissance, il est possible de déterminer si la croissance du dividende qui a eu lieu au cours des dernières années provient uniquement de l’augmentation du payout ratio ou d’un ensemble de facteurs.

Une croissance saine du dividende devrait généralement être accompagnée d’une croissance identique des revenus et bénéfices.

Il ne faut donc pas uniquement regarder la croissance passée, mais aussi estimer la croissance future.

Il est difficile d’estimer la croissance future d’une entreprise, spécialement si l’entreprise doit résoudre des problèmes complexes pour continuer à croître (par exemple, inventer une nouvelle application populaire). C’est pour cette raison que je préfère m’en tenir à des compagnies au modèle d’affaire simple et prévisible.

De plus, chercher à estimer une croissance future au-delà de 5 ans est beaucoup trop risqué et rend l’estimation d’autant plus hasardeuse.

En estimant le bénéfice potentiel dans 5 ans, basé sur le taux de croissance annuel estimé, on peut ensuite grâce au payout ratio, déterminer quel pourrait être le dividende potentiel dans 5 ans.

Comment déterminer si le prix courant du titre est sous-évalué

Il y a toujours une marge d’erreur lorsqu’on estime la valeur intrinsèque d’une compagnie, aussi, il vaut mieux être conservateur dans ses calculs.

Les investisseurs valeurs ont créé au fil des an une kyrielle d’outils permettant de déterminer la valeur réelle d’un titre. Ma méthode préférée demeure celle du DCF ou discounted cash flow.

Warren Buffett nous a enseigné qu’il est grandement préférable d’acheter une excellente compagnie à un bon prix qu’une compagnie ordinaire à un prix incroyable. Je prends le temps de le rappeler, car cette citation est d’une importance capitale. L’excellente compagnie coûtera peut-être un peu plus cher à acquérir, mais son potentiel, son avantage concurrentiel, lui garantiront une croissance supérieure à celle d’une compagnie ordinaire. Et n’oublions pas la magie des intérêts composés. De petites différences dans le rendement peuvent avoir un impact incroyable à long terme.

Afin d’évaluer la valeur d’un titre, j’utilise 2 calculateurs que vous pouvez retrouver sur le site web de MoneyChimp. Ils ont d’ailleurs un excellent tutoriel sur la façon d’évaluer intelligemment un titre boursier.

Vous pouvez retrouver ici le calculateur de discounted cash flow (DCF) :

http://www.moneychimp.com/articles/valuation/dcf.htm

Et ici, le calculateur basé sur l’interprétation des enseignements de Warren Buffett (bien que celui-ci n’ait jamais révélé sa méthode de calcul) :

http://www.moneychimp.com/articles/valuation/buffett_calc.htm

Ces calculateurs permettent d’estimer la valeur future des bénéfices de l’entreprise en valeur d’aujourd’hui. Si le prix courant de l’action se trouve à un prix inférieur à la valeur intrinsèque estimée pour cette action, on obtient alors une marge de sécurité et on peut décider d’acheter le titre. S’il se trouve à un prix supérieur à la valeur estimée du titre, on dira alors que le titre est surévalué et on attendra que son prix baisse ou on passera à un autre candidat. Chaque investisseur doit décider quelle est la marge de sécurité qu’il souhaite se donner. Pour ma part, je vais chercher une plus grande marge de sécurité avec une compagnie moins mature, qu’avec une compagnie fortement établie et mature et j’ai compris qu’il vaut mieux acheter à un prix raisonnable une excellente compagnie qu’une compagnie ordinaire à un excellent prix!

Je sais, je me répète!

Bien sûr, le calcul de la valeur intrinsèque demeure une estimation et deux analystes pourraient arriver à des conclusions forts différentes. Je préfère pour ma part être un peu plus conservateur dans mes calculs.

Benjamin Graham recommandait qu’un titre soit acheté uniquement si une marge de sécurité d’environ 30% pouvait être obtenue par rapport à sa valeur intrinsèque. Warren Buffett, son disciple le plus connu, a fait évoluer sa propre vision au fil du temps et de ses expériences.

D’autres mesures peuvent être utilisées pour évaluer si le titre est surévalué. Par exemple, je cherche généralement à payer moins de 20 fois les bénéfices de l’entreprise pour acquérir son titre. Vous comprendrez alors que cela exclura automatiquement la majorité des titres technologiques comme Facebook (118 fois), Amazon (625 fois), Google (31 fois). Mais, j’ai confiance que ces titres reviendront un jour ou l’autre vers leurs fondamentaux. Il est évident que les investisseurs croissance qui cherchent des titres explosifs seront contre ma méthode.

Lowell Miller a écrit un livre très intéressant sur l’investissement par croissance du dividende. Sa recommandation est d’acheter les titres qui paient des dividendes en croissance à condition que le rendement initial du dividende lors de l’achat soit d’au moins 1,5 fois le dividende moyen du marché. Ceci donne à l’investisseur une certaine marge de sécurité.

Le timing est-il bon en fonction des indicateurs techniques?

Stan Weinstein nous enseigne qu’il vaut toujours mieux investir dans la tendance. Warren Buffett, dans l’une de ses lettres aux actionnaires dans laquelle il parle de ses débuts avec Berkshire Hathaway et les difficultés auxquelles il a du faire face avec ses compagnies de textile, en vient au même constat. Peu importe la qualité des analyses, des gestionnaires, du travail fait, si vous devez vous battre contre vents et marées, vos chances de gagner sont faibles.

Heureusement, en ayant un horizon d’investissement à long terme, les aléas du marché à court terme sont moins importants pour moi. Mais, je sais très bien qu’un creux de marché offre un potentiel de croissance, mais aussi marge de sécurité indéniable. Heureusement, ou malheureusement, ces creux n’arrivent généralement qu’à tous les 5 à 7 ans et donc peu souvent au cours d’une vie. Ceux qui ont des liquidités alors que les marchés sont fortement déprimés peuvent réaliser des gains extraordinaires dans le futur.

Avant d’investir, je regarde donc la tendance du cours boursier et du marché en général. Certains titres défensifs, comme une grande majorité de ceux qui ont un avantage concurrentiel indéniable et qui paient de bons dividendes stables et même en croissance, réagissent beaucoup moins vivement aux creux de marché. Si le marché semble se diriger vers un crash, il vaut parfois alors beaucoup mieux attendre et garder ses capitaux pour toutes les opportunités alléchantes qui seront disponibles. Mais, dans un marché haussier, les petites corrections à court terme peuvent servir de points d’entrée.

Des outils comme les moyennes mobiles, les supports et résistances empruntés à l’analyse technique peuvent apporter un peu de couleur à mes décisions d’investissement.

Ma méthode d’investissement est dérivée ou inspirée par les écrits suivants :

Lettres aux actionnaires de Berkshire Hathaway (Warren Buffett)

Dividend growth investing and retirement

     

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