Les Québécois : peuple libre penseur qui tient tête

Les Québécois sont imparfaits, comme le sont tous les humains et tous les peuples. Mais, les Québécois ont quand même quelque chose d’intéressant à partager. Ils ont la tête dure, une tête de cochon dirait-on et ils sont déterminés à pouvoir mener leur vie comme bon ils l’entendent.

Les Québécois n’ont pas gagné la guerre contre les anglais, mais ils ont su se montrer résilients, faire survivre leur langue, leur culture et leurs valeurs à travers les siècles.

Les Québécois ont aussi su se débarrasser de l’influence néfaste du clergé pour pouvoir mener des vies plus libres. Ils les ont chassé de l’état, de l’éducation, des hôpitaux, de leur quotidien et même du langage pour n’en retenir que des mots colorés qu’on aime bien cracher ici et là. Quant à leurs lieux d’endoctrinement, ils sont quasi vides et on les transforme en condo alors que le Costco déborde le dimanche matin.

Les Québécois aiment le plaisir, la bonne chair, le bon vin, la liberté, les beaux voyages et les soupers entre amis. Mais les Québécois n’aiment pas les sermons sur ce qui est acceptable et inacceptable et sur comment on devrait mener nos vies. La soi-disant « morale » supérieure que tant de groupuscules tentent constamment d’imposer à des peuples, les Québécois ont su y tenir tête depuis près de 60 ans déjà. Vivre et laisser vivre, voilà notre motto.

Mais, la menace vient de partout. Des groupuscules il y en a de plus en plus et leurs mouvements prennent de l’ampleur. Ils divisent, choquent, s’inflitrent dans notre quotidien, dans nos institutions, dans l’éducation qu’on donne à nos enfants. Certains déforment la vérité pour envenimer les situations et empoisonner les esprits. Ils tentent de nous faire croire que de nouveaux dogmes doivent être adoptés rapidement, que nous sommes des moutons perdus en quête d’un berger.

Jusqu’à maintenant, les Québécois ont su globalement tenir tête aux doctrines pseudo rationnelles importées par les gauchistes marxistes extrémistes américains. Ils ont su résister aux dogmes et querelles venus de lointaines contrées et de lointains passés. Mais, continuerons-ils d’y résister?

En tant qu’individu et Québécois, je me considère ouvert d’esprit et accueillant. Cela ne veut pas dire que je suis prêt à gober toutes les conneries qu’on veut me faire déclarer comme vraies, ni que je suis prêt à accueillir n’importe quel individu qui tente de m’imposer ses façons comme étant les seules et uniques vérités. Viens ici. Tu es le bienvenu si tu veux vivre ta vie comme bon te semble. Viens vivre ta vie comme tu l’entends en ne causant pas de torts à autrui. Mais ne commence pas à me faire chier à propos de comment je devrais vivre la mienne. Car c’est là où les Québécois deviennent moins tolérants.

Les Québécois ont appris à se méfier des prédicateurs, de ceux qui pensent détenir toutes les réponses, toutes les clés de la morale, la seule et unique voie qui devrait être acceptée.

Les Québécois aiment les choses simples, vivre leur vie comme ils l’entendent, respecter les gens qui les respectent et accueillir les gens qui se mêlent de leurs câlices d’affaires. Vis ta vie mais laisse-moi vivre la mienne.

Que tu veuilles prier Bouddha, Khrishna ou Arruda. Que tu veuilles prier Dieu ou Yahvé. Que tu sois une fille, un gars, ou que tu ne t’identifies pas à ce vieillot concept basé sur ce qui te pend ou non entre les jambes… go for it mon chum. Mais gère tes attentes… On n’a pas tous à être d’accord (ou en désaccord avec toi) car c’est aussi ça qui est bien ici au Québec… vivre et laisser vivre, ça veut dire que je me christ bien de ce que tu fais chez toi tant que tu ne fais du mal à personne. Mais fais-le… CHEZ TOI et ne me demande pas mon opinion car il est de toute façon probable que je n’en ais pas. Que t’aimes ça te passer l’aspirateur sur le zwiz ou que tu préfères te plier en 4 en récitant des versets d’un livre sacré, man… C’est ta vie! Elle t’appartient. Vis la à ta façon. Mais moi, mon aspirateur il sert à autre chose et courber l’echine… c’est pas trop dans mes habitudes.

Peuple opprimé, les Québécois ont fait la révolution « tranquille » pour se débarrasser de tous ces empoisonneurs de l’esprit qui prétendent savoir mieux que nous comment nous devrions mener notre barque.

Les révolutions se font d’abord et avant tout avec des mots et des idées, ainsi, bien avant ces changements politiques, les artistes Québecois ont signé le refus global, un refus de se cantonner dans le dogmatisme religieux, un refus de la censure, une ouverture vers la pensée universelle, le désir de se soustraire aux contraintes de la seule et unique « morale » (de l’église) afin que les libertés individuelles puissent réellement s’épanouir.

C’est ce que nous faisons depuis plus de 60 ans, pour le meilleur et pour le pire, mais nous essayons, nous apprenons à vivre librement.

Nous vivons néanmoins aujourd’hui une époque remplie de bouleversements, un choc de culture, des vérités cachées et choquantes faites par les oppresseurs d’hier et d’aujourd’hui sont révélées. Il faut se questionner sur nos valeurs, nos façons de traiter les autres car nous aimons les traiter comme nous aimerions être traité n’est-ce pas? Mais, ne mettons pas tous nos contemporains et ancêtres dans le même bateau.

Je trouve complètement révoltant les écoles résidentielles. Comme je trouve révoltant le racisme, l’esclavage et ce qui a été fait aux orphelins de Duplessis. Je trouve révoltant que de riches gaillards aient tiré avantage de leur position sociales pour agresser impunément des femmes autant que des hommes de tout acabit aient pu tirer partie de leur force physique naturellement supérieure et du contexte socio politique pour traiter des milliers ou millions de femmes comme des moins que rien.

Les victimes se sentent aujourd’hui libres de s’exprimer car nous vivons dans une nation libre. Il faut se le rappeller aussi. Ne retournons pas en arrière. La liberté d’expression c’est ce qui permet aux victimes d’hier de dénoncer leurs agresseurs. Les victimes doivent parler, sortir le méchant, créer des débats de société, choquer et nous rappeler que ces choses ne doivent plus jamais arriver. C’est une étape cruciale de croissance de notre société. Il faut y donner cours et y donner champs libre et droit de parole. Il faut savoir écouter surtout car si quelqu’un crie ou pleure, c’est qu’il a quelque chose sur le coeur et l’ignorer, c’est le victimiser de nouveau.

Cela ne veut toutefois par dire qu’il faut accepter tous les dogmes qui tentent de s’imposer. D’abord écouter, ensuite réfléchir et prendre de nouvelles orientations.

Vivre et laisser vivre. Vivre sa vie de sorte de ne pas nuire à autrui. Tenter d’être aussi libre qu’on puisse l’être sans nuire à autrui. Aider son prochain. Voilà de bonnes bases sur lesquelles les Québécois ont su bâtir une société peut-être pas totalement juste, peut-être pas totalement équitable, mais l’intention était et est là.

Préservons et chérissons cette liberté de s’exprimer même si c’est parfois pour dire des conneries irréfléchies. Préservons cette liberté d’être, de penser, d’agir. Elle est précieuse. Et continuons de dire non et de tenir tête à ceux qui veulent nous dire comment vivre nos vies et à ceux qui veulent nous imposer leur morale comme étant la seule morale. Continuons de dire non à ceux qui veulent nous taire.

Nous avons accès à l’école libre et gratuite, à l’éducation libre et gratuite. Nous avons Hydro Québec, qui nous fournit une énergie abordable et renouvelable. C’est un trésor qu’on a tendance à oublier. Et nous avons notre langue qui nous est propre et que nous chérissons.

Ici, les soutanes n’ont plus de pouvoir politique. Après toutes les horreurs qu’ils ont fait subir à notre peuple, il reste bien peu de gens pour leur donner crédit. S’ils détenaient les clés de la morale, ils ont oublié qu’avant de dire aux autres comment se comporter, il serait bien de faire un peu d’introspection.

Nous nous rappelons tous, aussi, je l’espère, des Orphelins de Duplessis.

Ici au Québec, on aime à dire qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Ça s’applique aussi à comment nous voulons vivre nos vies et nous auto-déterminer.

Vive le Québec libre et bonne St-Jean à tous les Québécois, de toutes origines et de tous horizons. Chérissons ensemble cette liberté d’être, de s’auto-déterminer, cette liberté de penser, d’agir, d’étudier en philo ou arts et lettres même si on sait bien qu’après on risque de travailler longtemps au McDo. La beauté d’être libre, c’est de pouvoir vivre une pluralité d’expériences et de vies et non pas la seule et unique voie qu’on tente de nous imposer par l’endoctrinement, la naissance ou la force.

Comme le criait Wallace dans Braveheart : « Liiiiiiiiibbbbbbbeeeeeeerrrrrrrttttttttéééé! »

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