Votre capacité d’adaptation est-elle votre ennemie?

L’humain est un être exceptionnellement résilient. Il s’adapte à tous les environnements ou alors il adapte son environnement à lui.

Certains humains ont d’ailleurs aussi une très grande capacité à encaisser l’adversité, à survivre à des situations difficiles et à endurer l’inendurable.

C’est une grande force, mais toute grande force peut aussi devenir un problème lorsque par exemple, une femme tolère et endure que son conjoint la maltraite physiquement ou psychologiquement.

Il en est de même pour l’employé qui accepte de se faire exploiter, pour l’homme qui accepte de demeurer en couple avec une femme adultère (ou l’inverse) and the list goes on…

Être un dur à cuire, être fort et résilient, c’est bien. Ça nous rend capable de survivre, d’être solide face à l’adversité.

Le problème, c’est lorsqu’on finit par accepter, tolérer son sort et sacrifier ainsi la perspective d’une vie meilleure…

On se met alors à accepter de travailler des horaires éclatés insoutenables tels que les 7 jours de soirs, 7 jours de nuit, 7 jours de jour, 7 jours de congé et d’autres formes d’horaires atypiques qui rendent la vie de couple, de famille ou sociale quasi inexistante par exemple.

J’ai un ami qui a probablement sacrifié la perspective d’avoir une famille à cause de ce type d’horaire qu’il fait depuis 10 ans, en pleine trentaine… C’est très difficile de démarrer une nouvelle relation amoureuse avec un tel horaire… sans compter la fatigue qui s’accumule, la malbouffe et le café qui souvent vont servir de béquille et entraîner des problèmes de santé.

On se met à accepter de vivre une vie médiocre, ordinaire, une vie dont on se contente…

Pourtant, dans la majorité des cas, on a simplement la vie qu’on décide d’endurer et d’accepter.

On se met à rationnaliser sa situation en se disant que ça pourrait être pire, qu’untel gagne moins, qu’unetelle a des horaires 10 fois pire, que sa job d’avant était encore moins stimulante etc…

À 32 ans, j’ai fait le choix de changer mon futur, de commencer à décomposer mes erreurs passées pour faire travailler l’intérêt composé de mon côté plutôt que contre moi.

J’ai décidé de cesser d’accepter des tonnes de situations telles que celle de devoir travailler jusqu’à 65 ans, celle de me retrouver à deux ou cinq payes de la faillite, celle de voir des gens moins performants que moi gagner deux fois mon salaire etc…

J’ai décidé que j’allais être libre financièrement à 45 ans ou avant. C’est littéralement un choix conscient que j’ai fait, que j’ai planifié et pour lequel j’ai investi beaucoup d’efforts. Le plan se déroule bien à date et financièrement parlant, on a probablement 3/4 de million de valeur nette maintenant… encore quelque années et nous y serons.

Fast forward 8 ans plus tard, j’ai beaucoup amélioré mon sort. Je ne travaille plus les soirs et les week-end. Je n’ai même plus d’horaires en fait… Mon salaire a littéralement plus que doublé.

Je tolère encore des situations désagréables mais mon niveau de vie et de confort s’est fortement amélioré.

Est-ce qu’il y a encore place à amélioration? Oui… clairement… j’ai recommencé à rationnaliser.

Mon travail me pèse mais j’ai un foutu bon salaire, 5 semaines de vacances, un fonds de pension, des avantages sociaux, des horaires flexibles…. ça pourrait être pire non?

Ma maison n’est pas idéale, mais on connait ses problèmes, elle est presque payée, elle est située en terrain connu…. ça pourrait être pire non?

Une minivan serait probablement fort utile pour notre famille, mais ma Corolla est payée, ne coûte rien en entretien, est économique, fonctionne encore très bien…. ça pourrait être pire non?

Il est facile de se contenter, d’accepter son sort, de jeter les armes et de cesser de se battre.

Se résigner, s’adapter, c’est souvent se priver de mieux et de tout un univers de possibilités.

Mais, quelque part, il faut aussi trouver son équilibre. Plus n’est pas toujours mieux. Différent n’est pas toujours mieux. Plus grand, plus cher, plus d’argent, n’est pas toujours mieux.

Faire le tri entre ce à quoi on se résigne et ce que l’on est heureux d’accepter reste et demeure donc important.

Il y a néanmoins des situations qu’on ne devrait pas accepter car elles sont foncièrement toxiques ou négatives, destructrices de bonheur et d’autres qu’on peut se permettre d’accepter car même s’il y a potentiellement mieux, la situation nous rend heureux et ne nous opresse pas ou alors le coût pour en sortir dépasse largement le gain potentiel.

C’est un peu le cas de ma voiture et de ma maison notamment. Il y a mieux, mais ces deux possessions répondent en fait à la majorité de mes besoins (vs mes désirs) et leurs coûts raisonnables me donnent plus de liberté que d’autres choix plus attrayants mais aussi diablement plus coûteux.

Mon travail, possible que je pourrais trouver mieux, mais à ce stade, à moins de 5 ans du FIRE serait-ce un choix avisé que de me tirer en bas de l’avion à la poursuite de « mieux »? Peut-être que si je trouve mieux je ferai le bond, mais, pour l’instant je ne cherche même pas.

Si j’étais dans une relation toxique ou si j’avais des conditions de travail merdique ou une maison qui ruinait ma santé, une voiture dangereuse, il est clair que je continuerais de me battre.

Mais de mon côté, j’ai enfin trouvé un équilibre qui fonctionne. Je commence maintenant à me préparer à cette nouvelle étape de ma vie qui approche à grands pas, la liberté financière.

Comment vais-je meubler mon temps?

2 Comments

  1. Agent 007

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