Liberté : s’affranchir des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle pour être libre

Lors d’une époque pas si lointaine, il fut un temps ou personne n’avait de compte Facebook ou Google et on n’analysait pas vos recherches pour vendre de la pub.

Il fut un temps où l’on n’avait pas besoin de se faire dire « j’aime » par 1000 inconnus pour avoir confiance en soi ou pour décider de faire une activité.

Il fut une époque où l’homme était simplement plus libre.

À force d’étudier nos profils et champs d’intérêts pour nous garder scotchés sur nos écrans, les diverses intelligences artificielles qui peuplent sournoisement le web ont fini par prendre le contrôle de nos vies si bien qu’il est désormais très difficile de ne pas répondre aux 1001 alertes et recommandations que nos smart phones nous envoient tous les jours.

Outre les risques pour la confiance en soi, la solidité de notre égo, il y a aussi le risque d’y perdre énormément de notre plus importante richesse : le temps qu’il nous reste à vivre.

Personnellement, je n’ai pas de compte Facebook, Instagram etc (je ne connais même pas le nom de tous ces réseaux sociaux…). Il est clair que je n’ai pas 3000 « amis » (comme si c’était réellement possible d’entretenir autant de relations…) non plus.

Néanmoins, Google a trouvé le moyen d’orienter ma pensée en analysant mes recherches et je reçois maintenant des propositions qui cherchent à me conforter dans ce que je pense, car on aime ce qui nous fait croire qu’on a raison non?

Je trouve cela extrêmement troublant, car c’est ainsi qu’on finit par se fermer aux nouvelles idées, à la critique et c’est aussi ainsi qu’on risque de se polariser dans l’extrémisme.

Par exemple, si je lis un article qui prétend que tous les hommes blancs sont exécrables…. tout à coup, Google me bombarde de suggestions de vidéos ou d’articles qui soutiennent cette idée et si j’ai le malheur d’en écouter et d’en lire quelques uns, on m’en propose de plus en plus. Quel est le résultat de tout cela?

C’est de cette façon qu’il m’est arrivé une fois, récemment, de passer presqu’une journée entière à écouter des vidéos sur youtube à propos de ce qu’on peut bricoler avec une bouteille de plastique vide…. étonnant quand même l’imagination humaine.

Honnêtement, j’ai une relation amour/haine avec ces algorythmes qui décident à ma place de ce qui pourrait m’intéresser… parfois c’est pratique et parfois c’est dangereux.

Par exemple, si je lis que les vaccins c’est mal… il vient quoi ensuite??? Tous les cas de morts suite aux vaccins et plus j’en lis, plus on m’en gave et plus je m’en gave, plus j’ai peur du vaccin. Or, cette peur est-elle rationnelle?

Suis-je libre de penser ou l’esprit humain est-il fortement influençable? Après tout, le QI médian est autour de 100… ce qui veut quand même dire que la moitié des gens ont donc un QI inférieur à 100…. Suffit-il d’exposer les humains suffisamment longtemps à une opinion pour qu’elle finisse par être adoptée? Suffit-il qu’un effet de foule (likes) dans mon réseau se produise pour que mon cerveau finisse par croire que je devrais adhérer moi aussi?

Suffit-il qu’Elon Musk tweet « Vous pouvez maintenant acheter une Tesla avec des bitcoins » pour que les bitcoins et l’action de Tesla prennent de la valeur?

Il est clair désormais que l’objectif de ces grandes cies, des influenceurs aussi est d’utiliser leur puissance et l’intelligence artificielle dans le but de gagner plus d’argent, de pouvoir aussi et ce but ne tient pas compte de moi, de mes besoins, de mes envies, de mes intérêts, de ce qui est bon pour moi, pour ma santé mentale, mon développement et mon auto-détermination.

À l’époque où les téléphones étaient idiots étions-nous plus intelligents? Étions-nous plus libres ou est-ce qu’il en a toujours été ainsi? L’humain se faisait-il manipuler par le curé de la paroisse, puis par le lecteur de nouvelles?

J’ai souvent l’impression que tous les débats se polarisent sur internet. Tous les gens qui se questionnent sur la pandémie et les mesures deviennent des covidiots… or, se questionner, chercher à comprendre, chercher des alternatives est sain. Personne n’a le savoir infus et toutes décisions et actions entraînent des conséquences, souvent imprévisibles qui peuvent causer des dommages collatéraux pire que ce qu’on essaie de prévenir parfois.

La foule se polarise et dérive vers le continent de l’imbécilité trop souvent… ces temps-ci.

Une façon ultra-simple de reprendre de la liberté et du temps de vie, c’est simplement de décrocher de tout cela un peu… bye bye réseaux sociaux, bye bye Google, Youtube, Journal de Montréal et tous les autres.

4 Comments

  1. Mireille Baslesdettes

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