Le plus important poste de dépenses

Ceux qui me lisent un peu savent que je ne suis pas un très grand dépensier.  C’est difficile de me faire sortir la clef du coffre-fort.

Je ferais bien parti du club des gens économes, mais à 5$ la carte de membre, c’est un pensez-y bien!


Autant que faire se peut, j’essaie d’optimiser chaque poste de dépense.  Parfois j’y arrive et d’autres fois, je fais une petite incartade à mes règles.

Je paie ma dîme, j’allume un lampion, je récite une 10aine de fois le chapelet à la chapelle du village et je suis pardonné!

Après tout, nous sommes tous humains! 


Lors des derniers mois, j’ai dépensé un peu plus qu’à l’accoutumée pour effectuer un voyage en Guadeloupe, donner des cadeaux à des gens de mon entourage ainsi que pour mes animaux de compagnie.

Évidemment, pour atteindre une indépendance financière à un relatif jeune âge, la maîtrise de ses dépenses est primordiale.


C’est beaucoup plus facile d’accumuler 400 000$ à 500 000$ de capital investi en bourse et de vous verser une rente annuelle correspondant à +/- 4% de ce montant (et/ou utiliser les dividendes) que d’accumuler un capital de 800 000$ à 1 000 000$.


Je dis cela, car le salaire médian brut au Québec oscille autour de 45 000$/an, ce qui laisse un salaire net médian approximatif de 35 000$/an.  Je fais des chiffres ronds pour les fins de l’exemple pour qu’on se comprenne.


Par conséquent, il y a statistiquement plus de probabilités que vous ayiez un revenu avoisinant ces chiffres.  C’est d’ailleurs dans cette zone que se situe mon revenu personnel annuel (abstraction fait de mes revenus et bénéfices d’entreprise).


Alors, si vous vivez sur 17 000$/an et que vous mettez de côté 18 000$/an (ou 1500$/mois), à partir d’un capital de départ inexistant, avec le rendement du marché, vous pourrez atteindre votre objectif en 14-15 ans plutôt qu’en 24-25 ans selon si vous visez le demi-million ou le million de dollars en épargne.


C’est quand même un parcours considérablement plus long et ardu pour quelqu’un de plus dépensier.  D’ailleurs, plus le trajet s’allonge et plus il peut se dresser d’embûches sur le chemin.  


De ce fait, dans la mesure du possible, il faut éviter de trop faire traîner inutilement les choses.  C’est là que de travailler sur ses dépenses et son niveau de vie devient primordial.  Pour la majorité des gens, je pense que c’est plus facile de couper le gras en modifiant certaines habitudes ou dépenses que de faire doubler son revenu net par exemple.  L’impôt vous attend notamment dans le détour…


Ceci étant dit, pour en revenir à mon idée de départ, il y a une dépense sur laquelle chacun de nous, même les plus économes, ne devrions jamais lésiner.  Ce poste de dépense primordial c’est l’alimentation.


Je pense qu’à court terme il est avantageux de payer parfois un peu plus cher pour des aliments locaux, frais et de qualité, idéalement biologiques, que d’essayer de sauver quelques dollars ou quelques minutes en se tournant vers des produits industriels transformés.  


En fait, la meilleure nourriture est souvent celle que vous produisez et cuisinez.  C’est la meilleure façon de vous assurer de la qualité des aliments dans votre assiette.

La nourriture, tout comme l’essence qu’on met dans la voiture, est le carburant de notre corps.  Bon, ok, les propriétaires de Tesla et cie, qui font parti d’une caste supérieure, je vous salue aussi au passage! Or, pour être le plus performant possible, il faut être dans la meilleure forme physique et mentale ça va de soi.


Ceci étant dit, ce que vous mettez dans votre corps, abstraction faite des objets impliqués dans les jeux entre adultes consentants que vous faites le soir tard dans votre chambre à coucher à porte close, ne se limite pas à la nourriture!


Il y a aussi les autres produits de consommation courante tels que l’alcool, les produits du tabac ou la marijuana et ses dérivés, notamment. Ce sont toutes des substances, relativement dispendieuses, qui peuvent temporairement nous apaiser, mais qui, à long terme, auront des impacts néfastes sur notre santé contrairement à la méditation, le conditionnement physique et la saine alimentation.


Bref, sans être moralisateur, être libre financièrement si nous sommes prisonniers de notre corps n’est pas une grande avancée.  C’est un peu comme peser sur la pédale à gaz et celle de frein en même temps.


En regardant des gens de mon entourage vieillir avec des petits problèmes de santé qui ressortent, dont mon père dans la cinquantaine, je me dis que j’ai intérêt à prendre immédiatement de bonnes habitudes alimentaires et qui feront de l’intérêt composé sur le long terme.

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