Changement de paradigme

Je suis présentement en train de faire la lecture du livre d’Harry Browne  » How I found Freedom in an unfree world  » et j’aime beaucoup la lecture de ce livre.

D’entrée de jeu, je dois vous dire que je ne suis pas un grand lecteur et que c’est moins naturel pour moi de lire en anglais, mais je trouve ça important de faire un effort pour bénéficier d’un contenu de qualité!

Ce que je trouve intéressant de ce livre c’est qu’il nous ramène au point central de tous nos questionnements qu’on peut avoir en général sur la vie, la religion, le gouvernement, les normes sociales, etc.

L’humain a tendance à voir et juger des problèmes dans sa globalité et se servir de l’inefficience de certains systèmes pour se plaindre et ainsi justifier sa propre insatisfaction et inaction, donc sans pour autant poser de gestes personnels pour améliorer son propre sort en contrepartie.

Browne focusse sur le champs des possibles dans l’immédiat. Voici la question que nous devons nous poser:  » Qu’est-ce que je peux réalistement faire maintenant et aujourd’hui pour améliorer telle ou telle situation?  »

En sommes, comment pouvons-nous faire des bons choix positifs, en série, dans notre propre intérêt, jours après jours?

Vous ne pouvez peut-être pas, réalistement, apporter la paix dans le monde, empêcher la famine et sauver l’environnement, mais vous pouvez ne pas vous chicaner avec votre voisinage, donner à des banques alimentaires et faire du recyclage par exemple. Ce sont des gestes concrets à votre échelle et relativement facile à appliquer qui iront dans le sens des valeurs que vous prônez et des causes qui vous tiennent à coeur. Souvent, le meilleur exemple est de donner l’exemple.

Ça demande que l’être humain fasse des efforts pour s’informer des alternatives possibles et aussi qu’il déploie des actions en ce sens pour atteindre des résultats souhaités.

Beaucoup trop de gens ont tendance à rester dans des situations inconfortables, tout en blâmant des facteurs externes pour justifier le fait qu’ils n’osent pas prendre des actions pour se sortir de ces situations, même si le prix à payer à court terme peut être élevé.

En somme, l’humain est extrêmement bon pour trouver des excuses.

Et même si nous vivons parfois certaines situations difficiles sur le plan émotionnel, desquelles nous ne pouvons pas nous extraire, il faut les affronter, passer la tempête et aller de l’avant.

Il y a beaucoup de pièges mentaux et de fausses croyances prônées par la religion dominante, la morale de l’époque, les traditions familiales, les groupes d’intérêts, les gouvernements, etc. dans lesquels il faut éviter de tomber.

Browne nous les présente tous individuellement puis nous indique ce qu’ils sont et comment les éviter.

Il nous rappelle, avec justesse, que chaque groupe est composé de personnes distinctes, avec des différences fondamentales, et que par conséquent, l’intérêt d’un groupe donné va souvent à l’encontre de l’ensemble des intérêts personnels de chaque individu composant le groupe.

Je crois d’ailleurs que c’est l’un des pièges du communisme, de dire que l’on se bat pour le bien commun, alors que les intérêts individuels de chaque citoyen d’une population divergent énormément.

D’une certaine façon, certains diront que c’est un livre prônant l’individualisme. Pour ma part, je trouve que c’est un livre qui prône le pragmatisme et la mise en place de décisions et d’actions concrètes par les individus souhaitant être davantage en contrôle de leur vie.

Au lieu de se victimiser et de toujours attendre que les autres (les proches, le gouvernement, des inconnus ou la chance) viennent nous tendre la main pour se sortir d’une situation donnée, l’individu se donne du contrôle et du pouvoir sur sa vie, sur ses choix.

C’est un discours qui me rejoint beaucoup. Par exemple, dans le cadre de l’élaboration d’un projet de vie avec davantage de liberté et d’autonomie, il faut mettre en place, autour de soi, des mesures qui vont nous permettre d’augmenter notre niveau de liberté individuelle globale nonobstant des facteurs externes.

En ce sens, le fait de passer d’un travailleur salarié aux ordres d’un patron à celui d’un entrepreneur qui choisit sa clientèle, ses contrats, ses employés et la façon d’exécuter le travail ainsi que d’investir dans des actifs me rapportant des revenus en croissance (actions boursières, immobilier, terrains boisés, etc) me permettent d’augmenter mon indépendance financière jour après jour.

J’ai donc décidé d’avoir du contrôle sur ces éléments-là de ma vie, sans attendre un héritage familial ou bien de gagner à la loterie et je dois vous dire que depuis 2 ans, les résultats sont étonnants!

Ceci étant dit, nous évoluons comme être humains au gré de notre éducation, de nos rencontres et de nos expériences de vie. Bien se connaître et toujours savoir ce que l’on souhaite ou qu’on ne souhaite pas, n’est pas forcément un exercice facile.

Cependant, lorsque vous êtes convaincu et ressentez quelque chose de fort à l’intérieur de vous, un appel à plus de liberté et d’autonomie dans votre propre vie par exemple, c’est difficile de ne pas répondre à l’appel!

Bref, pour en revenir au livre, j’ai une 100aine de pages de lues, mais c’est ce que j’ai saisi du message de l’auteur pour le moment.

Il y a également beaucoup de points communs avec la doctrine philosophique du stoïcisme, alors si le livre vous plaît, c’est une autre avenue que vous pouvez explorer. D’ailleurs, fait intéressant, l’empereur romain Marc Aurèle était un disciple de cette philosophie.

Bonne lecture!

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