Bilan mensuel : mars 2020

Quoi dire… quelle situation?! J’ai un peu fait mon Trump dans mon dernier bilan mensuel. Je disais « Qui se rappellera de cette crise dans 5 ou 10 ans? » Je comprends maintenant que ce n’était pas une « pandémie médiatique », mais au contraire bien réelle.

Au moment d’écrire c’est ligne, nous vivons un moment historique. Il y a plus de 873,000 personnes infectées (détectées) par un coronavirus (Covid-19) et déjà plus de 43,000 morts.

Le Québec, le Canada, le monde entier est en lock-down.

Plus d’1.5 millions de Canadiens se sont inscrits pour recevoir une aide d’urgence car ils ont perdu leur emploi à cause des mesures de confinement obligatoires imposées par le gouvernement dans le but d’endiguer une pandémie mondiale comme l’humanité n’en avait pas connu depuis la grippe espagnole.

Même Trump vient de décréter une mesure de guerre en forçant GM à fabriquer des respirateurs médicaux.

Tout s’est passé si rapidement, si abuptement, qu’on a parfois de la misère à comprendre et à croire ce qui est en train de se produire.

On se croirait dans un mauvais film de série B qui passait à 13h à TQS dans le temps avec comme acteurs principaux Donald Trump et Justin Trudeau… méchant casting.

Mais le plus effrayant c’est que tout cela est réellement en train de se produire. Ce n’est pas sur Netflix mais sur LCN en direct. Des gens, des vrais, meurent par milliers. Des drames familiaux se déroulent sous nos yeux et on se sent, je me sens, inutile et impuissant.

C’est dans l’adversité qu’on voit par contre le meilleur chez l’humain. Les gens se mobilisent. Legault, notre premier ministre, brille par sa présence, son contrôle de la situation. Des gens partagent leur génie inventif sur le web et donnent des plans gratuits pour fabriquer des ventilateurs médicaux de fortune.

Il y a des tonnes d’équipes qui travaillent dans une course contre la montre pour trouver un vaccin.

Ce sont des temps mémorables qui resteront à jamais gravés dans nos têtes. Ils marquerons notre génération comme d’autres événements majeurs ont marqué d’autres générations.

Côté finance, nous avons vécu des montagnes russes en bourse et bien qu’une certaine accalmie se soit emparée des marchés dans la dernière semaine, j’ai l’impression qu’on n’est pas sorti du bois. D’ailleurs, les futures de ce matin indique un marché qui va ouvrir fortement dans le rouge.

La bourse a fait des plongeons et des remontées historiques au cours du mois de mars mais elle reste largement négative.

Warren Buffett nous enseigne « Be fearful when others are greedy and be greedy when others are fearful. »

C’est facile à dire mais je dois avouer que dans le contexte, même si je suis un acheteur net, j’avoue que c’est du gambling… On n’a aucune idée de quelle entreprise passera au travers de la crise, de combien de temps durera la crise, de quels seront les impacts réels de la crise… De comment se déroulera la relance, de quels seront les réels impacts de toutes ces mesures gouvernementales sur la valeur des monnaies…

Face à l’inconnu, je préfère encore posséder des parts de l’industrie humaine que juste des billets. Les parts peuvent être diluées autant que les billets, il faut se le dire et les actions sont plus volatiles qu’une monnaie mais, si tout va bien, des parts d’enteprises peuvent aussi prendre beaucoup plus de valeur que des billets.

J’en profite pour diversifier mon portefeuille. J’ai pris beaucoup de risques avec des titres pétroliers (dont IPL qui a finalement coupé son dividende de 72% ouch) en début de mois, pour ensuite me concentrer sur les banques, puis sur des titres de telecom, un petit peu de REITs dont Chartwell (résidences de personnes âgées).

J’ai aussi commencé à acheter de plus en plus de parts de VCN (canada total market etf) car même si ça sort de ma stratégie d’investissement, avec ce lock-down, la diversification m’apparait comme une stratégie de plus en plus prudente.

Je vais certainement réévaluer mon approche après la crise. À date, mon portefeuille se comporte à peu près comme les grands indices. Mais, la périodes des earnings va bientôt commencer pour beaucoup d’entreprises… Les vrais dommages vont commencer à être publiés et les dividendes commenceront à souffrir… je pense.

Revenus

La sécurité du revenu est un facteur important dans le contexte d’une telle crise. La mienne est pour l’instant protégée. Je travaille 100% à distance et mon employeur m’a aussi nommé employé clé essentiel au fonctionnement.

J’ai une grande polyvalence dans mon entreprise et je peux remplir beaucoup de fonctions avec un minimum de mises à jour.

Pour l’instant, côté revenus, je ne m’en fais pas trop. Mes payes rentrent réglées comme une horloge.

Ma femme a quant à elle perdu son emploi… mais le bon côté c’est qu’on ne dépense que pour l’épicerie et qu’on commence à avoir un stack de bouffe de survivalistes ahah

Parlant de survivalisme, je me suis enfin commandé un kit de serre extérieure qui me permettra de commencer ma saison plus tôt et de la finir plus tard. Je devrais recevoir ça cette semaine.

Avec la pandémie, une hausse du prix des denrées est à anticiper. Je ne sais pas si le risque est élevé, mais c’est un hobby que j’aime que de jardiner alors, aussi bien en profiter cette année. On va en manger des concombres!

Dépenses

C’est dans un contexte comme celui-ci que d’avoir fortement réduit mon solde hypothécaire prend tout son sens.

Même si nous perdions tous les deux notre emploi, nous avons beaucoup de marge de manoeuvre financièrement. Il me reste 48k de solde hypothécaire amorti.

Et ça tombe bien car nous avons reçu une grosse facture imprévue en même temps que ma femme a perdu son emploi. Grâce à notre marge de crédit (marge de manoeuvre), nous avons pu régler cette facture et dormir sur nos deux oreilles. Mais, cela a fait monter notre marge de crédit à 46500$… Ce n’est pas la fin du monde… mais n’empêche, je commence à être fatigué des factures imprévues… elles me font reculer 2 ans en arrière… depuis 1 an.

Le reste des dépenses reste plutôt bas… pas de resto, pas de sorties… pas ben ben d’essence, on reste à la maison.

Valeur nette

Mars a donné un méchant coup à ma valeur nette… comme pour beaucoup de monde.

En date d’aujourd’hui, mes actifs sont de 331215$. (fonds de pension considéré selon total des cotisations)

Mes passifs sont de 52324$ incluant ma marge de crédit et mon hypothèque.

Total, valeur nette de 278591$.

Ma valeur nette était de 310k fin janvier…31412$ de plus. Pas la fin du monde au global et je suis assez conservateur dans ma façon de calculer.

Le REEE vaut présentement 24k$ et n’est pas inclus dans ma valeur nette.

Revenus de dividendes

J’ai fait beaucoup de petits achats au cours du mois de mars. Les dividendes initiaux étaient vraiment très intéressants, mais résisteront-ils à la crise?

Ma jauge indique 7374$ (plus de 1000$ de plus que le mois dernier!!!), mais c’est sans compter la coupure de 72% de dividende de IPL qui retranchera 310$ de revenus projetés à mes dividendes… c’était un pari risqué, je le savais… on verra à quel point ils se remettent de la crise ensuite. Le move n’est pas idiot dans le contexte. Ils vont utiliser l’argent pour finaliser un coûteux projet sans avoir recours à un appel à l’épargne qui se serait avéré coûteux/difficile dans le contexte du marché.

Mon nouveau template automatique ajustera mon revenu de dividende sous peu lorsque la donnée sera intégrée à ma source.

Quand même, je commence avril avec plus de 700$ de revenus de dividendes de plus que lorsque j’ai débuté mars. Le taux de change y est aussi pour quelque chose évidemment car beaucoup de mes revenus de dividendes sont US.

J’espère ajouter encore quelques centaines de dollars de revenus de dividendes à mes revenus globaux pendant avril.

Je suis vraiment nul pour faire des prédictions, mais à voir les courbes de la pandémie, je m’attends à ce qu’avril soit difficile. De plus en plus de gens seront infectés, de plus en plus de gens mouront, les nouvelles seront de plus en plus mauvaises… La bourse ne va pas aimer ça… J’espère que je me trompe, car je parle de vies humaines là. Ce n’est plus juste de l’économie… Mais, si j’ai raison, les prix qu’on trouvait bons pourraient devenir encore « meilleurs ».

Diversification

Tant qu’à m’amuser à me faire un template interactif pour suivre l’évolution de mon portefeuille, j’en ai profité pour qu’il génère aussi un graphique de ma diversification.

À ce jour, je n’avais pas porté une grande attention à ma diversification et à la diversification de mes sources de revenus, mais maintenant que je suis théoriquement à moins de 5 ans de mon objectif, il est temps de commencer à ajuster mon portefeuille pour l’équilibrer.

Je ne pourrai pas me permettre qu’un seul titre me fasse perdre autant de revenus qu’IPL une fois retraité. C’est quand même 4% de mon revenu qui vient d’être effacé grâce à une décision hors de mon contrôle (pas celle d’acheter le titre, mais celle de couper le dividende) et évidemment, retirer ses billes quand ça arrive veut dire cristalliser la destruction du capital, car mon coût moyen est de 16.90$ sur ce titre et il se transige à 8.40$ présentement.

Mon erreur a été double, sous-estimer les impacts que le prix du pétrole pouvait avoir sur cette cie et lui donner trop d’importance en % de mes revenus. Je m’étais fixé une limite, je ne voulais pas qu’aucune cie représente plus de 2% de mes revenus de dividendes. Or, en ce moment, 14 cies de mon portefeuille dépassent cette limite et représentent au total 55.96% de mon revenu de dividende.

Comme vous pouvez le constater, mon portefeuille est fortement orienté vers les finances et l’énergie (29% de mon portefeuille). Il me faudra équilibrer le tout avec mes achats au cours des années qui viennent et réduire l’impact que ces 14 cies dans peuvent avoir sur mes revenus advenant une coupure du dividende.

J’espère que vous allez bien, que votre famille et vos amis vont bien, que vos finances tiennent la route. On lâche pas!

6 Comments

  1. LP
  2. Hassen

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