Mon carnet de voyage en Guadeloupe

Introduction:

Cette année, j’avais la possibilité d’aller rejoindre mon père et sa femme, dans les Antilles, en Guadeloupe en devant uniquement payer mon billet d’avion et mes propres dépenses discrétionnaires (alimentation, alcool, visites touristiques).

J’ai donc saisi cette opportunité et j’ai réussi à le faire pour 1 100$ canadiens pour 2 semaines là-bas. En n’ayant pas à payer pour l’hébergement et le transport sur place, j’ai économisé environ 600$ canadiens.

Envisageant de peut-être passer une partie de mes hivers outre-mer, lorsque je serai financièrement indépendant, j’ai voulu explorer cette possibilité.

Vous découvrirez plusieurs informations sur ce pays lors des anecdotes que j’évoque dans mon carnet de voyage.

J’ai été enchanté par mon voyage.

Définitivement, la Guadeloupe est une destination intéressante avec un paysage à couper le souffle.   

Je vous laisse donc découvrir les différentes facettes de ce pays.

Les plus (+):

Climat favorable (chaleur)

Beaucoup d’activités différentes possibles (autant détentes, qu’expéditions)

Accueil chaleureux de la population locale (ils vous saluent)

Pas cher pour manger dans la rue (bokits, sandwich)

Les marchés locaux sont pratiques (fruits et légumes frais)

Facile de communiquer (français)

Très sécuritaire (même le soir)

Les moins (-):

Le coût de la vie est cher (vol d’avion + hébergement + voiture = ouf!)

La monnaie est l’euro (taux de change désavantageux)

Beaucoup d’insectes et de moustiques (yens-yens)

Il faut être sociable partout (culture française)

Une voiture, manuelle, est indispensable pour se déplacer (peu/pas de transport en commun)

Les routes sont parfois difficiles et étroites (conducteurs casse-cou)

Principaux endroits visités:

La plage de Port-Louis

La plage de Saint-Anne

La plage de Malendure

Portes d’Enfer

Pointe-des-châteaux

La cascade aux écrevisses

Les chutes du carbet

Le zoo de Guadeloupe

Le musée du rhum de Beauport

La microbrasserie Lazarde

Notre hébergement:

Un bungalow à la Case à Canne à Petit-Canal.

Je recommande fortement cet endroit pour le rapport qualité/prix et le soucis du confort des invités ainsi que la gentillesse des hôtes Arnaud et Céline, ainsi que leurs filles Jades et Lilou.

Si vous y allez, dites-leur que c’est Maxime du Québec qui vous a recommandé l’endroit et saluez-les de la part de ma famille.

Récits de voyage journaliers

Ici, je vous décris les 15 jours de mon voyage. 

Il y a beaucoup de stock, alors prenez le temps de le lire jour par jour à votre rythme comme vous liriez les différents chapitres d’un roman.

À certains moments, mes anecdotes seront peut-être un peu bric à brac.  J’ai rédigé le tout comme ça me venait en tête au moment d’écrire.

Je ne prétends pas vous livrer un compte-rendu total et exhaustif de toute la Guadeloupe, mais je vous partage, bien humblement, mon expérience personnelle comme je l’ai vécue.

J1: Mercredi 12 février

3h00: Ah, la flegme!  C’est l’heure de se réveiller.  Je n’ai pas beaucoup dormi, environ 3 heures.  M’ouais, on r’passera pour la bonne nuit de sommeil!  La copine est levée, alors ne reste qu’à s’habiller et embarquer les bagages dans la voiture.  Ce sera rapide puisque je n’apporte qu’un sac à dos.  On voyage léger!

3h45: Nous sommes prêts à partir et nous diriger vers l’aéroport Montréal-Trudeau.  Eurk, Trudeau.

4h00: Sur la route, un premier arrêt à la station-service 24h près de l’autoroute à Trois-Rivières pour aller chercher un café, un muffin et nettoyer les phares de la voiture. 

5h00: Il n’y a pas beaucoup de trafic au départ, mais ça se corse en se rapprochant de Montréal.  Nous sommes partis un peu tard et je ne serai pas beaucoup d’avance.  J’en profite pour faire une réservation en ligne au point de sécurité express pour pouvoir passer plus rapidement. 

6h15: Nous arrivons à l’aéroport et ma copine me dépose devant les portes d’entrée.  Ça ira rondement puisque j’ai fait mon enregistrement en ligne la veille de mon départ, donc j’ai imprimé ma carte d’embarquement et que je n’ai pas de bagages à déposer en soute.

6h30:  J’ai passé tous le point de contrôle pour les douanes et je me dirige vers ma porte d’embarquement.  L’aéroport est une vraie fourmilière et c’est facile de s’y perdre si l’on ne vérifie pas bien les indications.

6h45: Je suis rendu aux portes et on commence à appeler les passagers de mon vol.  Je monte dans l’avion.  Je suis assis en bord d’allée dans un appareil de type A 330-I de Air Transat.  L’espace est restreint, mais ça va.

7h30 à 12h30:  Le décollage se passe bien et nous sommes parti en destination de la Guadeloupe.  C’est quand même une étrange sensation lorsque l’avion quitte le sol et qu’on amorce le décollage.  Il y a quelques turbulences durant le trajet, mais ça se passe bien en général!  J’en profite pour regarder le nouveau film Terminator ainsi qu’Arnaqueuses en talons.  Une autre petite secousse à l’atterrissage et nous voilà prêt pour le débarquement.

12h30: J’arrive et je franchis rapidement les douanes locales.  Puisque je n’ai pas de bagages en soute, je traverse tout de suite et je vais rejoindre mon père et sa copine qui m’attendent sur place.  Nous embarquons dans la voiture de location et nous dirigeons vers notre gîte.  Pour dîner, ceux-ci m’ont acheté un sandwich en pain baguette et une bière Heineken. 

Je profite du trajet pour manger et observer le paysage.  Ça fait spécial de passer de la neige et du froid à la végétation et au chaud!  C’est tout un clash.  Sur les routes, il faut garder la tête froide, car les routes ne sont pas larges, les gens vous collent au derrière, les motos dépassent sur la ligne blanche centrale, il y a des ronds points, des dos d’ânes et des sens uniques à plusieurs endroits, alors ça prend un conducteur alerte!

13h30:  Arrivé sur place, mon père m’offre une bière et nous allons nous baigner dans la piscine creusée.  Le décor sur place est magnifique.  Il y a beaucoup de plantes et d’arbres fruitiers sur le terrain et autour de notre petit bungalow. 

Dès le départ, mon père qui est déjà là depuis 2 semaines, m’explique qu’il faut toujours dire bonjour aux antillais dans les commerces en entrant.  C’est une tradition locale et pour faciliter les relations entre les différents peuples.  Ici, la majorité des maisons et commerces appartiennent aux antillais de l’île.

Il m’avise aussi qu’on doit faire attention à notre consommation d’eau et d’électricité.

J’en profite aussi pour goûter à ma première banane et elle est très bonne.  Ici, il est possible d’avoir des petites bananes miniatures ou bien celles de taille régulière.

15h00: Je fais la rencontre de Lilou, la cadette, une gentille fillette âgée de 6 ans qui n’est pas gênée du tout et qui en a dedans!  C’est l’une des deux filles de nos hôtes, Arnaud et Céline, une couple de français de la métropole qui ont décidé de faire le grand saut il y a 6 ans et de tout vendre là-bas pour venir habiter en Guadeloupe et exploiter leur propre gîte, la Case à Canne. 

18h30 à 22h00: Ce soir, ils nous invitent pour l’apéro et nous font goûter à des accras de morue, avec également en entrée une rillette de dorade.  On mange, on prend un verre et on discute.  Ce sont des gens très sympathiques! 

J2: Jeudi 13 février

Après une longue nuit de sommeil, je me lève vers 8h.  Nous décidons d’aller passer la journée à la plage de Port-Louis.

Arrivé sur place, nous nous installons à l’ombre d’un palmier.  Par la suite, je vais nager,  L’eau est claire et le sable est si beau.  Un peu plus tard, je vais nager en apnée avec mon paternel.  Nous nageons au dessus des coraux et observons différents poissons.

Vers 12h, nous allons manger dans un petit camion-rue près de la plage, chez Frantz.  Pour 4.5 euros, nous pouvons avoir un sandwich bokit de notre choix (poulet, jambon, morue) avec des frites, une assiette d’accras de morue et du planteur (jus de canne + rhum).  De mon côté, j’essaie le poulet boucané avec frites à 7 euros.

Dans l’après-midi, je retourne nager dans la mer avec les poissons et les coraux.  Il fait soleil, mais à la plage du souffleur le vent est abondant.

À mon retour, Lilou me fait faire une visite guidée du terrain du gîte.  Il y a plusieurs plantes et arbres fruitiers notamment un manguier, des bananiers, des cocotiers, de l’aloès, de la citronnelle et une petite plante qui se referme au toucher.  C’est un très beau terrain!

Pour souper, nous faisons du spaghetti et je relaxe dans le hamac en buvant de la bière Sol.  Plus tôt dans la journée, nous étions allé faire les courses au Super U (le Super C de la Guadeloupe) en revenant.  Le vin, le rhum, le pain, le fromage, les bananes et le poulet ne sont pas chers du tout.

J3: Vendredi 14 février

Il a mouillé par ondées toute la nuit.  Je me lève et fait couler le café.  Les nuages font graduellement place au soleil.

Je me rappelle que le soir de notre arrivée, mercredi, nous avons discuté du  » problème socialiste  » en France, du fait que les chômeurs ont autant, au final, que les salariés à cause des charges sociales exorbitantes (taxes) sur la masse salariale et que les jeunes ne veulent plus, désormais, que travailler 35h/sem de jour la semaine.

Aujourd’hui, nous sommes retournés à la plage de Port Louis.  En passant, nous apercevons les champs de canne à sucre.  La récolte n’est pas encore amorcée.  On passe aussi à côté du musée du rhum de Beauport en y allant. 

À notre arrivée, à 8h30, la plage est presque déserte.  Mon père et ma belle-mère sont allé faire de la plongée sous-marine.

Le midi, je vais manger un bokit avec frites à 4 euros chez Frantz.  Au passage, je me prends 2-3 bons verres de planteur.  C’est à volonté et j’en ai beaucoup, alors aussi bien en profiter!  Par ailleurs, la particularité ici c’est que les taxes et le pourboire sont toujours inclus dans les prix affichés.

En après-midi, la plage s’active et je vais faire de la plongée en apnée au-dessus des récifs de coraux.  Il y a de nombreux poissons de différentes couleurs.

Ce soir, c’est le Carnaval.  C’est une fête culturelle très importante se déroulant sur 2 mois et il s’agit notamment d’une compétition de chants et de danses costumées entre les différents villages.

Tout à l’heure, mon père me racontait que mardi, il a rendu service à Cédric, un antillais rencontré à la plage de Saint-Anne, en l’amenant s’acheter un compresseur.  L’homme était très content et lui a payé à boire.  Il veut lui présenter son beau-père qui aime le Canada et qui y est déjà allé à quelques reprises.

C’est drôle, car sur le plage, il y a une panoplie de petits oiseaux qui picossent sur le sol.  Il sont très peu farouches et il y a aussi quelques chiens qui se baladent en liberté.  Il y a aussi plusieurs fourmis également.  Par ailleurs, ce matin, j’ai vu un ami, un petit lézard se promener sur les murs de notre bungalow. 

De 11h à 15h environ, les camions-restaurant et les petits kiosques s’activent pour préparer le dîner.  À l’extérieur, des gens font griller et fumer du poisson et du poulet sur des grills et on sent bien l’odeur de la viande.  Tout est badigeonné dans le jus de canne pour donner plus de goût.

Depuis la tempête que nous avons eue au Québec le vendredi 7 février, la température a changé ici aussi.  Il fait moins chaud et il pleut davantage la nuit.  La végétation est davantage abondante cette année à Grande-Terre, la partie de la Guadeloupe où est situé notre gîte.

Après dîner, je suis allé visiter le cimetière près de la plage.  Ce sont de gros monuments, avec des fleurs et des chandelles disposées un peu partout.  C’est spécial à voir.  Ils ont un grand respect des morts ici et un rapport différent de nous avec celle-ci.

Vers 16h, nous revenons à la casa pour prendre un verre.  Lilou revient à la maison en entame maintenant ses 15 jours de congé scolaire.  Là-bas, le système scolaire est différent et ils ont 2 semaines d’école suivi de 2 semaines de vacance.  Elle a un spectacle ce soir, en lien avec le Carnaval, dont certaines festivités auront lieues dimanche.  Leur thématique est le Brésil et elle revêt un bel habit au couleurs du pays ainsi qu’un beau maquillage.

Pour ma part, je suis évaché dans le hamac de notre habitation en écoutant ma musique.  Le réseau wifi est en panne en ce moment, ce qui est très fréquent cette année semble-t-il. 

Malgré tout, avant la coupure, j’ai eu le temps de lire le texte de Blogueur Masqué à propos de l’argent en couple.  Je le trouve un peu déprimant et dur en ce jour de Saint-Valentin!  Au fond, je me dis que le meilleur système, c’est celui qui convient le mieux aux deux.

En Guadeloupe, les gens mangent tard.  Nous arrivons au restaurant à 19h et il est vide.  Nous sommes au Kebab de Port Louis.  Ici, en région, il y a peu de grosses bannières et les locaux sont souvent propriétaires des entreprises.  La propriétaire, une gentille demoiselle, nous salue. 

J’ai parlé un peu avec ma copine et il fait très froid au Québec présentement.  Sa voiture n’a presque pas démarrée ce matin.  Et moi qui trouvait qu’il faisait un peu chaud ici ce matin vers 10h au soleil…  Je crois que je n’échangerais pas ma place finalement!

Je fais remarquer à mon père qu’on aperçoit beaucoup de poules en liberté sur les terrains des gens.  On voit aussi amplement de bœufs dans les pâturages.  Ici, les animaux sont beaucoup en nature.  Il n’y a pas vraiment de bâtiments d’élevage, sauf pour les porcs par exemple.

Au marché, nous avons trouvé des bonnes tomates locales savoureuses.  Mon père me fait remarquer que la partie verte à l’intérieur près des pépins, c’est signe que ces tomates n’ont pas été cultivées en serre, mais directement en plein champ.

Demain, nous allons dans les villages plus touristiques de Saint-François et Saint-Anne.  Dimanche, ils ont prévu une plongée sous-marine sur Basse-Terre, à Bouillante, à la plage de Malendure.  À cet endroit, dans les réserve Cousteau, la faune et la flore marine sont protégées, alors c’est possible que je puisse voir des tortues en plongée en apnée.

Ce soir, nous entendons les chiens japper.  Il y en a quand même beaucoup sur l’île. 

Ça me fait rire, car le patois local c’est:  » pas de soucis  » et on le voit un peu dans leur organisation.  Ce ne sont pas toujours des gens très rapides ou pressés.  Il fait beau, il fait chaud, alors on prend ça mollo!     

Dans la culture locale, la musique est importante.  Ici, on entend beaucoup de musique.  Et moi qui écoute cette chanson de Linkin Park en duo avec Chris Cornell.  C’est bien pour dire que la vie est parfois fragile!

J’aime bien les vacances.  Par contre, seul, si j’avais eu à tout débourser de ma poche, donc la voiture à 250 euros par semaine +  50 euros d’essence par semaine, avec la villa à 450 euros par semaine, donc à 750 euros par semaine pour le transport et l’hébergement, je me serais probablement rabattu sur  une autre destination sud moins dispendieuse, surtout en voyageant seul.

Pour le moment, avec les repas et l’alcool, je m’en tire pour moins de 20 euros par jour.

J’aime bien la façon dont notre casa est faite au niveau de son aménagement.  La cuisine et le salon sont à l’extérieur à aire ouverte avec un toit, mais pas de murs et à l’intérieur nous avons 2 chambres soit l’une à chaque extrémité puis une salle de bain avec douche au centre et une autre pièce en face avec seulement la toilette (WC) et un lavabo. 

Je repense à ma mère qui m’a souhaité bonne Saint-Valentin tantôt sur facebook.  Pauvre maman, ce n’est pas nécessairement un jour facile pour elle.  Je lui souhaite bien de trouver quelqu’un avec qui ça fonctionnera.

Je repense aussi un peu aux résultats des tests de personnalité que j’ai fait mardi.  Ouais, c’est bien vrai que je ne suis pas des plus sociable!  Il faudrait que je m’améliore sur cet aspect si je ne souhaite pas terminer ma vie comme un vieil ermite!  Vrai aussi que j’ai des difficultés à trouver des activités me procurant de très grands plaisirs et une montagne d’émotions.  Peut-être que je devrais recommencer la pêche l’été lorsque j’aurais plus de temps pour moi à cette période de l’année.

J4: Samedi 15 février

Je me lève vers 7h et je vais me faire un café.  Il a plu quelques fois cette nuit et il retombe une autre petite ondée rapide.

Ce matin, nous allons passer la journée à la plage touristique de Saint-Anne.  Avec Saint-François, ce sont les deux plus grosses villes touristiques.  La ville de Saint-Anne se trouve à environ 45 minutes de notre gîte à Petit-Canal.  Il y a quand même plus de touristes à cette plage qu’à celle de Port-Louis.

Nous nous installons près d’un cocotier et je vais à l’eau.  Premier constat, il y a moins profond d’eau ici et ça descend plus lentement.  Par contre, à un moment, on arrive jusqu’aux herbiers dans l’eau et nous ne pouvons plus progresser à pied.

De plus, le courant marin est plus fort ici et la nage est plus difficile.  Je réussis tout de même à observer quelques poissons dans les herbiers en plongée en apnée avec mon masque.

Vers 12h, nous allons manger à un camion-restaurant près de la plage sur le site.  Je choisis un sandwich au poulet sur pain baguette avec des frites à 4.5 euros.  C’est très bon pour le prix.

Par la suite, nous allons nous promener au marché de Saint-Anne.  Il y a des dizaines de petites boutiques et des kiosques tenus par des antillais de la place.  Mon père en profite pour acheter des lunettes de soleil polarisées pour sa vue. 

Nous arrêtons faire des achats chez un marchand de fruit local.  Celui-ci nous dit qu’il aime les québécois. Il mentionne aussi qu’il trouve Donald Trump laid.  Il dit que c’est un bon orateur, mais un homme à la coiffeuse affreuse et un raciste de surcroît. Je ne vais pas le contredire là-dessus.

Nous achetons de la salade, des bananes, des tomates et des avocats géants.  Au total, il y en a pour 15 euros environ.

Un peu plus tard, nous apercevons des gens du Carnaval défiler en groupe dans la rue.  Ils sont vêtus d’habits traditionnels, ils sont maquillées et ils chantent au son de la musique.  Demain, il y aura une compétition entre les villages.  Durant 2 mois, il y a une compétition entre eux et au terme des affrontements un village sera couronné gagnant.

Après nos achats, nous retournons à la plage.  Mon père et ma belle-mère vont discuter avec Michel, un antillais travaillant dans un camion-restaurant. 

Demain, nous irons visiter Basse-Terre.  J’ai hâte de voir à quoi ça ressemblera.  On dit que la végétation est luxuriante, car il pleut très souvent là-bas.

J5: Dimanche 16 février

Aujourd’hui, nous sommes allé à la plage de Malendure.  Elle si situe sur Basse-Terre, dans l’autre partie de la Guadeloupe, à environ 1h de route de notre gîte à Petit-Canal.  Pour s’y rendre, nous avons pris le chemin de la Traverse et traversé les montagnes.  Nous avons passé à proximité du parc national de la Guadeloupe.  Là-bas, les chemins sont abrupts.  Il y a beaucoup de virages serrés et les routes sont étroites. 

Rendu sur place, nous sommes allé nager.  À notre première baignade, nous n’avons pas vu de poissons ou de tortues, puisque nous n’étions pas à la bonne place, car un antillais nous avait donné de mauvaises indications. 

À la plage de Malendure, le sable est noir et il y a plusieurs bateaux amarrés.  Nous sommes dans la mer des Caraïbes et l’eau est très limpide.  

Sur l’heure du midi, nous avons mangé un sandwich bokit sur la plage.

Dans l’après-midi, je suis allé nager sur l’autre petite plage à côté pour voir les poissons dans les récifs de coraux et les tortues dans les herbiers à proximité.

Je vois beaucoup de poissons différents dans les coraux.  Par contre, j’ai cherché davantage pour trouver une tortue.  La deuxième fois, j’en ai vu une qui s’alimentait dans les herbiers.  Elle est remontée à la surface, près de moi et des autres nageurs, pour respirer à 3 reprises. Wow, tout un spectacle!

En retournant à la plage, des chats sont venus me voir.  Ils étaient gentils et voulaient se faire flatter.  Leur souhait fût exaucé! 

Lorsque mon père est revenu de sa plongée, nous avons suivi pour aller prendre l’apéro chez lui, dans la maison que son employeur lui loue à Pointe-à-Pitre. 

Thierry nous sert alors un Ti-Punch, c’est-à-dire du rhum agricole avec une lime et du sucre de canne.  Par la suite, sur le chemin du retour, nous arrêtons manger dans une pizzeria.  Au menu, pizza, ailes de dinde et frites.   

Malgré un peu de pluie en matinée, ce fût une très belle journée ensoleillée en après-midi, ce qui est plutôt rare de ce côté de Basse-Terre.

J6: Lundi 17 février

Ce matin, nous allons visiter les Portes d’Enfer à la Grande Vigie.  C’est un endroit où nous pouvons aller marcher au bord de l’eau à proximité de l’Atlantique de ce côté-là.  C’est un peu comme marcher en bord de mer, mais en altitude.  Le paysage de grands rochers avec l’eau qui frappe dessus me fait penser à la Gaspésie.

Ce matin, il y a beaucoup de vent et un peu de pluie, mais ça se dissipe graduellement. 

Si jamais vous allez marcher là-bas, ça vous prend absolument des espadrilles de marche et une bouteille d’eau, car c’est très escarpé, très rocheux et ça fait faire un bon exercice!

Pour vous rendre jusqu’au trou du souffleur, ça prend environ 1h30 de marche.  Là-bas, lorsque l’eau frappe sur les rochers, ça fait comme un geyser d’eau. 

Une fois revenu de mon expédition, je vais manger au restaurant Coco sur place.  Je choisis un poulet boucané avec salade verte, riz aux haricots, pain baguette tranché et des accras de morue, le tout à 12 euros.

Nous allons passer le reste de l’après-midi à la plage de Port-Louis.

J’ai marché jusqu’au cimetière et je suis allé le visiter.  C’est très impressionnant de voir ces monuments funéraires de grandes dimensions, le tout en blanc et noir.

Au bout du cimetière, il y a un chemin menant jusqu’au marais, les mangroves, et c’est là que les moustiques locaux, les  » yens-yens  » sont.

À mon retour, je suis allé me baigner dans la piscine du gîte.  Hier, j’ai fait 3 plongées en apnée et j’ai attrapé un coup de soleil dans le dos, alors je me suis ménagé côté baignade.

Ce qui est particulier en Guadeloupe, c’est que nous voyons beaucoup de chats et de chiens un peu partout.  Les chats sont même tolérés dans certains restaurants.

En arrêtant de Port-Louis, nous sommes brièvement arrêté au musée du rhum de Beauport, mais c’était fermé.  Par contre, nous avons vu la machinerie dans la cours, dont les récolteuses de canne à sucre.

En matinée, nous avons vu une plantation de bananes.  Celles-ci étaient habillées d’un sac de plastique pour protéger les couronnes de bananes contre les oiseaux.

Ce matin, nous avons fait le plein d’essence à 1.50 euros le litre.  C’est assez cher et c’est entre autre pourquoi les gens ici ont de petites voitures. 

Hier, à Pointe-à-Pitre, en partie plus rurale, Thierry nous disait que son employeur louait la maison 1000 euros par mois.  Ce n’est pas très cher!

Ici, les gens vivent tard.  Pour le midi et le soir, ils mangent entre 12h et 14h ainsi qu’entre 19h et 22h au niveau des repas.

Arnaud nous a mentionné que son gîte, la Case à Canne, serait à vendre pour environ 550 000 à 600 000 euros si quelqu’un lui offrait ce prix. 

C’est cher ici, mais il y a des subventions de 30% dans certaines villes comme Saint-Anne pour acheter ou rénover des logements pour faire du locatif touristique. Il y a même une subvention de 60% à le Moule. C’est plutôt un secret bien gardé.  Il manque d’hébergement touristique sur l’île.

J7: Mardi 18 février

Aujourd’hui, nous retournons à Port-Louis.  Mais avant, je veux aller visiter le musée du rhum de Beauport.  Je vais acheter mon billet à 15 euros en passant devant et je reviendrai pour 11h, car il reste seulement de la place pour le train de 12h.  Il y a effectivement une partie de la visite qui se fait dans un train.

Auparavant, je vais donc faire trempette à la plage.  Je vais en plongée en apnée et je vais des dorades ainsi que des barracudas notamment.  C’est un beau paysage sous-marin qui s’offre sous mes yeux.

À 10h30, je vais me sécher et mon père vient me porter au musée à 15 minutes de là.  La dame me remet un audiophone pour écouter les histoires à chaque station.  Il y en a 11 différentes ainsi que des bâtiments d’exposition et le moulin.  J’en fais quelques unes jusqu’à 11h50 et je vais prendre le train.

À partir de là, nous nous rendons jusqu’à un site d’agriculture.  Il y a des bananiers, des patates douces et des pastèques sur billon avec un système d’irrigation goûte à goûte pour irriguer les cultures.

Après la visite, je reviens à la plage et je vais manger un sandwich bokit jambon, fromage et salade avec un jus planteur.  Je poursuis la lecture de mon roman:  » Le temple des vents  » de Terry Goodkind.  Je trouve que Cara botte des culs solide…  Lâche pas fille!

Le soir, nous avons pris la direction de Saint-François pour aller visiter le marché de la Rotonde.  C’est un marché public assez fréquenté.

Avant ça, nous faisons un arrêt pour aller manger au Pirate Burger.  C’était un bon repas et c’est là que je découvre la Grimbergen Rouge, une bonne bière!  Par ailleurs, le tiramisu et le gâteau au fromage maison comme dessert étaient délicieux.

Après, direction au marché pour voir les différentes tables d’objets à vendre.  Il y a des épices, des confitures, des boiseries, des fruits et légumes, des bijoux, des boissons fruitées locales et de la nourriture typique du pays.

Pas loin de là, il y a un petit restaurant avec des musiciens et où on peut danser.  Une chanson avec 2-3 phrases répétées qui dure 10-12 minutes, c’est spécial!

En Guadeloupe, les maisons sont fabriquées en béton ou plus récemment, certaines en bois dur du Brésil que les termites ne peuvent pas manger.  Les habitations sont souvent de tailles modestes.

Il y a environ 300 000 antillais présents sur place pour environ 700 000 visiteurs.  Les québécois ont droit de passer 3 mois maximum par année ici. 

Plusieurs retraités français, un peu radins, louent un petit studio à Saint-Anne et à Saint-François et viennent passer leurs hivers ici pour environ 2000 à 2500 euros par mois.  Beaucoup vont jouer à la pétanque à la plage le jour.

En se rendant à Saint-François, nous passons par la ville de le Moule.  C’est une magnifique ville en bord de mer.  Le paysage est beau et les vagues sont impressionnantes!

En discutant avec mon père, il m’a confirmé qu’il était d’accord que de passer une seule semaine en Guadeloupe ce n’était pas assez pour pouvoir bien visiter le pays.  Il y a tellement de choses à voir ici.

Plus tard, c’est possible que nous retournions sur Basse-Terre pour voir le zoo et la maison du cacao. Yé!

J8: Mercredi 19 février

Ce matin, mon père et ma belle-mère vont plonger. 

Ici, à Port-Louis, ce qui est particulier, c’est que les maisons sont très variées au niveau de leur état.  Certaines sont plus luxueuses, alors que d’autres sont à l’abandon et un peu décrépies. 

À la radio hier, on parlait de Macron et du virus Y de la tomate.  C’est particulier d’entendre parler de la métropole sur l’île, dans la colonie.

À cause de la grève pour protester contre les changements des régimes de retraite en France, il y a eu un arrêt des activités et des livraisons puis à la fin janvier ils ont presque manqué de certaines denrées. 

J’apprends aussi que les français disposent d’une période de chômage de 3 mois pour leurs vacances.  Dans le calendrier scolaire en Guadeloupe, les étudiants ont 2 semaines de cours suivi de 2 semaines de congé et un plus long congé en été.  Il y a un grand accent qui est mis sur la pratique des activités sportives et plus particulièrement pour les activités aquatiques.

Dans le langage populaire, les enfants se nomment les timouns, les hommes les doudous et les femmes les chéries. 

Un plat typique du pays serait une fricassée de ouassous.  Il y a peu de plats qui, à proprement parler, sont végétariens dans les restaurants.

Lors de notre journée à Bouillante, à la plage de Malendure, nous avions oublié les clefs de la voiture dans une poche de costume de bain avant d’aller nager.  Du coup, l’auto ne voulait plus démarrer ensuite.  La dame du la compagnie de location a du venir nous en porter une autre le dimanche à 1h de route de chez elle.  Elle était assez fâchée!  En plus, ça coûte 415 euros pour en faire refaire une…  Par chance, ça va passer sur les assurances voyages!

Entre-temps, les antillais avaient tenté de nous aider à faire repartir la voiture.  Ce sont des gens assez serviables, joviaux et assez farceurs.

Ça me fait penser que même si je consulte un peu mes messages facebook et mes courriels le matin et le soir, lorsque l’internet fonctionne, je fais beaucoup moins d’écrans en vacances, mais plus de lectures, d’écriture et de sport.  J’accompagne mon père et ma belle-mère et je profite du paysage et des activités locales.  Le bruit de l’eau est très apaisant.  J’adore aussi pratiquer la natation tôt le matin et en fin d’après-midi dans la mer.

Pour l’instant, je n’ai pas trop suivi les nouvelles depuis une semaine.  Ça fait du bien d’avoir une pause de la routine et de toutes les tâches de la maison. Je réussis à survivre même sans savoir ce que Richard Martineau pense des sujets de l’actualité.

Alors qu’il fait 30 degrés celcius ici, il a fait – 25 degrés celcius au Québec il n’y a pas si longtemps.

Sur l’île de Guadeloupe, la mondialisation ne les a pas encore frappé et c’est important pour eux de consommer local et de s’encourager entre eux.  Il y a des grosses bannières dans les grandes villes, mais on en voit pratiquement pas en campagne.

Il y a tellement de choses à voir et à découvrir ici.  On peut seulement faire une semaine à la plage dans un tout inclus, mais on n’aura rien vu du pays en réalité et pour un voyage de ce type, Cuba serait plus approprié pour une expérience similaire pour une fraction du prix d’ici.

Avoir le soleil, en plein hiver, notre corps n’est plus habitué à la chaleur et on s’épuise plus rapidement.

Ce matin, mon père mentionne qu’il trouve que les logements sont petits ici.  C’est normal, car l’espace est limité et on vit à la française ici. 

Lorsque des français de la métropole louent des petits logements, ils appellent ça  » vivre chez l’habitant  ».  Ce sont généralement des petits studios, de 1 1/2.  C’est assez commun comme façon de faire à Saint-Anne et à Saint-François.

Saint-François est d’ailleurs la ville la plus dispendieuse de la Guadeloupe, car c’est très touristique.  Par exemple, notre repas d’hier contenant 1 hamburger avec frites, 2 plats de pâtes, 2 bières et 1 café avec 3 desserts nous a coûté 60 euros.  C’était bon, mais un bon repas de bistro, sans être gastronomique non plus.

Ce matin, je ne peux pas observer les poissons à Port-Louis, car l’eau était brouillée.  Par contre, les gens se baignent et les surfeurs sont à l’oeuvre dans la partie plus agitée.

En Guadeloupe, il faut aimer les animaux, car vous allez voir beaucoup de chats, de chiens et d’oiseaux.  Bien que nous en ayons pas vu, il paraît qu’il y a beaucoup de rats à certains endroits comme à Pointe-à-Pitre.  Leurs prédateurs sont les mangoustes et depuis qu’elles ont été introduites sur l’île pour lutter contre les rats et les serpents à leur tour elles sont devenues une nuisance, car trop nombreuses.

À Saint-François, le principal problème en émergence c’est la prolifération des algues brunes au bord de l’eau, les sargasses.  À Saint-Anne, je n’ai pas trop aimé, car il y a beaucoup de touristes et c’est moins optimal pour la baignade, mais plus pour faire de la plage.  À Port-Louis, le problème c’est les moustiques, les yens yens, qui sont très agressifs tôt le matin ou en fin de journée. C’est aussi très venteux. À le Moule, on ne peut pas se baigner à cause des vagues.  À  Malendure, j’ai bien aimé, car il y a 2 belles plages de sable noir ainsi que de beaux poissons et des coraux vivants et des tortues, mais la pluie est plus fréquente à cet endroit.

Sur les heures de repas, il y a toujours une bonne odeur qui flotte dans l’air, car les gens préparent et font la cuisson du poulet boucané et grillé à l’extérieur.

Au pays des romains, on fait comme les romains.  Au super U, le super C local, les cerises se vendent à 18 euros le kilo.  Ils faut donc acheter les produits pas trop dispendieux que les locaux mangent sinon vous allez payer le gros prix si vous avez des caprices alimentaires.

Je ne dis pas qu’il n’y a aucune pauvreté ici, mais on ne la voit et ressent pas, mis à part chez des gens qui ont des dépendance à des substances comme la drogue ou l’alcool.  C’est un peu particulier, mais nous ne sommes pas habitués de voyager dans le sud et de ne pas voir de pauvreté lorsque nous nous promenons dans les villes.  Je me suis posé la question à savoir à quoi ressemblerait la Guadeloupe si elle était un pays indépendant et si elle aurait emprunté le même chemin qu’Haïti.  Je pense que le tourisme est très bon pour son économie, mais ça met aussi une pression à la hausse sur les prix de l’immobilier et sur les ressources disponibles comme l’eau et l’électricité.

Pour une personne habituée à utiliser les ressources sans trop se questionner sur sa consommation, un séjour ici lui permet de s’exposer à une toute autre réalité.

Sur les toits des maisons, il y a des réservoirs d’eau avec des panneaux solaires.  On voit aussi quelques éoliennes, notamment près de Porte d’Enfer, car il vente énormément dans cette région.

Ici, on vit au rythme des Antilles, alors il ne faut pas être trop pressé.  La rapidité du service est variable d’un endroit à l’autre.  Il faut prendre ça relax et commander à boire en attendant le repas.

En mangeant avec les français, on réalise qu’on mange rapidement comparé à eux.  Dans leur cas, le repas, précédé de l’apéro, est un événement où on mange lentement et on discute. Ça ne consiste pas seulement en l’action de manger le plus vite possible, mais de prendre le temps de goûter et de savourer les aliments et les plats c’est une expérience différente de celle du  » mets ça au micro-onde 3 minutes et engloutis-le en 5 minutes devant l’ordinateur ou la télévision  ».  Juste de prendre le temps de manger, ça aide à atteindre le sentiment de satiété plus rapidement et à consommer moins de calories.

Ici, juste le paysage de la mer avec le vent, le bruit des oiseaux et de la mer, ça correspond à une forme de méditation en soi.  L’environnement nous rend calme et le soleil nous garde détendu.  Par contre, il faut aimer les enfants, car les français voyagent toute la famille ensemble et les antillais ont beaucoup d’enfants.  En même temps, pour eux, c’est leur richesse la plus précieuse.

Aujourd’hui, nous nous sommes fait surprendre par la pluie à 2 reprises.  C’est rare qu’il pleut aussi souvent à Grande-Terre.

En revenant, nous avons arrêté au Super U où j’ai vu du fromage à 6 euros pour 1 kilo et aussi, bizarrement, des pâtes à macaroni pour chien à 5 euros pour 3 kilos.  Eh ben, je ne savais pas que les chiens ici pouvaient se cuisiner un bon macaroni au fromage de temps en temps pour faire changement de la moulée!

Ce soir, nous avons un souper de prévu avec nos hôtes. Demain, nous irons visiter la Pointe-des-Châteaux où il y a un beau paysage.

À notre retour, les oiseaux mangeaient dans notre petit bol de sucre.  Ça mange ces petits oiseaux-là et il ne faut pas laisser notre pain ou nos bananes trainer sans surveillance, car sinon ils s’en chargeront!

Pour le souper, Céline et Arnaud nous préparent des mojitos faits avec de la menthe et des limes, du rhum blanc et de l’eau pétillante pour l’apéro.  Ils sont délicieux! Pour le repas, il y avait du poulet colombo cuit à la mijoteuse donc un poulet au curry avec des patates douces.  Pour dessert, il y avait du sorbet à l’ananas ainsi que de la crème brûlée.

Nous avons profité de la soirée pour discuter, notamment au niveau de l’investissement immobilier en Guadeloupe et au Canada.

Arnaud croit beaucoup que le nord de Grande Terre, donc Petit-Canal, Anse Bertrand et Port-Louis vont continuer de se développer dans les prochaines années alors que Saint-François et Saint-Anne, le potentiel est déjà réalisé.

De plus, il faut faire attention lors d’un achat immobilier, car le termites peuvent manger les constructions en bois et si c’est du béton fait avec du sable de plage, au bout de quelques années, à cause du sel dans le sable, cela a tendance à s’effriter et à faire plein de fissures dans le béton.  Il faut faire gaffe et bien inspecter lorsqu’on achète tel que vu.

Comme digestif, Arnaud nous a fait goûté à son alcool maison à base de noix d’acajou.  Ça avait un goût très distinctif.  C’était sucré et alcoolisé, bref à boire avec parcimonie.

Nous avons aussi appris que les mangoustes introduites pour chasser les rats et serpents peuvent aussi attaquer les chats et les poules.  Pistache, le chat de la famille, s’est déjà faite attaqué par une. 

J9: Jeudi 20 février  

Aujourd’hui, nous allons visiter la Pointe-des-Châteaux ainsi que Saint-Anne. 

À la Pointe-des-Châteaux, nous avons une magnifique vue sur la mer.  C’est un paysage de carte postale.  Les vagues viennent frapper les roches de plein fouet.  C’est un magnifique spectacle.

Il est aussi possible de marcher jusqu’au sommet de la montagne jusqu’à la croix et d’avoir une vue sur l’eau.  Il y a aussi beaucoup de touristes sur place, mais ce n’est pas un endroit pour la baignade, car le courant est trop fort.

Par la suite, nous retournons à la plage de Saint-Anne.  Il y a beaucoup de gens aujourd’hui.  Nous allons manger dans un petit resto à proximité, un spaghetti sauce bolognaise dans mon cas.

Revenu à la plage, je vais à l’eau, mais il y a beaucoup de courant et l’eau est peu profonde.  L’eau du large est froide et il vient des touffes d’herbes du large.  Ce n’est pas idéal pour la baignade. 

Une pluie frappe en fin d’après-midi et nous décidons de rentrer au bercail.

Auparavant, un antillais nommé Cédric que mon père a dépanné l’invite à aller rencontrer ses beaux-parents dimanche soir.  Ceux-ci ont d’ailleurs des terrains à vendre. 

Ce soir, pour le souper, mon père a préparé de la guacamole à manger avec du pain baguette.  Par contre, sur un coup de tête, il a décidé de modifier la recette et y inclure… du gingembre!  Je peux vous garantir que c’est une saveur qui ne se mélange pas bien avec les autres ingrédients, car le goût prédomine sur le reste.

Hier, nous avons vu un Bernard l’Hermite chez nos hôtes.  C’est une créature qui se déplace lentement avec sa maison, sa coquille, sur le dos.

J’ai aussi appris que sur l’île, il est possible d’attraper la dengue.  C’est une maladie transmise par les moustiques.  En 1 an, 1000 personnes infectées ont été recensées.  Ça dure 2 semaines et les symptômes sont similaires à ceux de la grippe.  Il y en a 4 types et celle de type 2 présente sur l’île n’est pas mortelle.  Il y a davantage de cas à le Gosier.

Ici, à Petit-Canal, en région, les taux d’occupations des hébergements sont très variables d’une année à l’autre en fonction de comment se porte l’économie, la température, les grèves en France, l’attrait du Maghreb, les sargasses, la dengue, etc.

J10: Vendredi 21 février

Ce matin, nous ne dérogeons pas de la tradition et nous donnons du sucre aux oiseaux.  Par chance, nos bananes sont protégées sous la cloche de plastique grillagée.  Quant aux fourmis, il faut faire gaffe de bien refermer les poubelles, sinon elles viennent s’y nourrir.  Ce sont des ouvrières acharnées, car elles transportent des bouts de feuille et d’aliments sur leur dos.

Nous ne l’avons pas visité, mais il y a un jardin botanique à voir sur Basse-Terre et aussi la Soufrière, un ancien volcan de 1467 mètres de hauteur.  C’est un parcours difficile.

Il faut être tolérant aux bruit lorsqu’on vit en Guadeloupe.  Le matin, vous entendez le chant du coq et des petits oiseaux.  Le jour, c’est le bruit des enfants à la plage ou des klaxons sur la route puis le soir des chiens jappent et on entend de la musique.

Cette année, les récoltes de canne à sucre sont en retard.  Il y a eu trop d’eau au départ de la saison notamment et un mois de janvier où la température fût inconstante.  Ce n’est peut-être pas étranger que nous avons connu un mois de janvier plus chaud qu’à l’habituelle au Québec.

Ce matin, nous partons pour aller aux chutes du Carbet.  Là-bas, il y a trois grandes cascades que nous pouvons contempler.  Pour s’y rendre, il faut monter un chemin étroit et escarpé en voiture. Rendu sur place, ça coûte 2.5 euros pour entrer.  Nous devons emprunter les sentiers dans les bois pour nous y rendre.  On marche en pleine jungle.  La 2ème chute est à 30 minutes de marche, mais c’est un parcours plutôt difficile et à faire en espadrille de préférence.

Avant d’entreprendre notre ascension en voiture, nous avons embarqué un jeune français sur le pouce.  Il était bien content, car le trajet pour se rendre à pied est très long.  Il nous a confié loger dans une auberge de jeunesse à Bananier durant 10 jours et il va passer 10 autres jours ensuite à le Gosier.  Son billet d’avion lui a coûté 550 euros pour 8h de trajet.

Après avoir marché 30 minutes pour s’y rendre et avoir vu la 2ème chute, nous avons pris le chemin du retour à pied en entamé la remontée des marches.  Le retour, c’est le plus difficile. 

En haut, nous avons des pancartes d’information pour nous expliquer la formation de Basse-Terre et de Grande-Terre avec les volcans et les plaques tectoniques sur 35 millions d’années.

En y allant, nous avons également fait un arrêt à la rhumerie Karukera pour aller voir les produits à vendre en boutique.  Sur place, j’achète 2 bières de la brasserie artisanale Lazarde.

Sur la route, nous apercevons les plantations de bananes à Goyave ainsi qu’à Capestère Belle-eau.  Il y a des milliers de bananiers.  C’est impressionnant à voir.

Nous apercevons aussi des gens, des haïtiens, faire la plantation de bananes à la main avec un système d’irrigation goûte à goûte à 12h à 30 degrés celcius au gros soleil.

Sur le chemin du retour, nous arrêtons prendre une consommation à la microbrasserie Lazarde en l’occurrence une bière au whisky dans mon cas et un café pour mon père et ma belle-mère.

C’est un bel endroit avec un magnifique panorama.  En plus des bières traditionnelles (blondes, rousses, blanches, noires) ils ont aussi des bières au piment, au gingembre, à l’hibiscus et au whisky.

Le jeune serveur, mi-français et mi-antillais, nous raconte que la tradition locale et d’élever un cochon durant l’année pour le manger à  Noël.  Ça fait différent de la dinde!  Pendant que nous sommes là, un gentil chien, un braque allemand, vient nous voir pour se faire flatter!

Après, nous arrêtons manger au restaurant  » Miam Miam  ».  C’est un buffet créole et on y retrouve un peu de tout, viandes, poissons et légumes, sous différentes déclinaisons.  Mon père choisi une bière aux agrumes et à la vodka comme breuvage, la Skoll!  C’est assez rafraîchissant.  Ça me rappelle un peu de ces moment où je testais plusieurs bières avec des amis à l’Autre Oeil à Gatineau.

De retour au gîte, nous allons nous baigner dans la piscine.

J11: Samedi 22 février   

J’ai appris que le prix des terrains et des maisons est à moitié moindre sur la partie Basse-Terre que sur la partie Grande-Terre de la Guadeloupe, car en raison de la température dans cette région (pluie plus fréquente) c’est moins attrayant de s’y établir ou de visiter, car ici c’est une destination soleil.

Il faut être patient à l’heure de pointe sur certaines artères, car le trafic peut être assez dense. 

Aujourd’hui, nous allons au zoo.

Sur le chemin, nous passons devant la cascade aux écrevisses et nous décidons d’y faire un arrêt.  C’est bondé et le stationnement est plein.  Il y a possibilité d’emprunter 2 sentiers et le plus court à gauche mène directement à la cascade en 2 minutes.  C’est celui que nous empruntons jusqu’à la cascade.  Elle n’est pas très grosse et l’eau au bas est très froide.

Par la suite, nous continuons notre route jusqu’au zoo quelques kilomètres plus loin.  En chemin, nous passons devant le col des mamelles.  C’est un endroit pour avoir un bon point de vue.

Une fois sur place, nous payons notre admissions.  Il en coûte 16 euros par personne.  C’est un parcours à pied d’une durée approximative de 2h.

Sur place, nous observons plusieurs animaux dont des tortues, des perroquets, des singes, des fauves, des pandas roux, des toucans, des lézards, des serpents, des chauves-souris, etc.

Lors du parcours, il y a possibilité de traverser des ponts suspendus pour voir la végétation et un meilleur point de vue aérien.  C’est un parcours de +/- 30 minutes et c’est sécuritaire.  Il y en a aussi un autre en parallèle juste pour les jeunes enfants.

En somme, ce fût vraiment une très belle visite.

Nous avons continué notre itinéraire jusqu’à Malendure pour aller profiter de la plage.  En chemin, nous arrêtons manger dans un petit restaurant en bordure de l’eau.  Nous mangeons trois gros hamburgers à 6 euros chacun.  Avec les deux boulettes, le jambon, l’oeuf, la salade, les tomates, le tout entre deux gros pains, nous sommes loin des petits hamburgers du McDo.  Dans ce pays, les portions sont très généreuses!

Une fois rendu à la plage, mon père et sa belle-mère se préparent pour leur plongée sous-marine, alors que moi, je vais m’installer sur la petite plage de droite pour aller voir les poissons et les tortues.

Je vais à l’eau une première fois et je vois une tortue s’alimentant dans les herbiers.  Elle est magnifique et c’est beau à voir lorsqu’elle remonte respirer.  Je vais aussi nager dans les coraux vivants et il y a plein de poissons de différentes couleurs et formes.   

Entre-temps, avant ma seconde plongée, je fais un peu de lecture et je caresse les chats à la plage qui viennent me voir.  Je vais aussi faire une petite balade dans un sentier à proximité et je vois des cactus pour la première fois.

La deuxième plongée se déroule sensiblement comme la première. 

Ayant terminé la plongée, nous allons manger au restaurant la terrasse à Vieux Bourg avec Thierry.  Puisque je n’ai pas faim, je me contente de prendre l’apéro.  Mon père et sa copine mangent la langouste, alors que Thierry prend du mérou avec le riz en accompagnement.

Entre-temps, Céline nous appelle pour nous dire qu’il y a une panne de courant au gîte depuis 13h dans l’après-midi.  Il faut donc ouvrir la barrière manuellement et l’internet fait des mouches, alors je vais me coucher illico!

J12: Dimanche 23 février

Ce matin, je me réveille vers 7h et je suis encore fatigué même si j’ai dormi 9h la nuit dernière.

J’ai quelques piqûres, car avant d’aller au restaurant, Thierry nous a amené voir une plage près de chez lui et il y avait des yens yens de sorti à la plage.

Au moins, l’électricité est revenue.  Par contre, je n’ai pas faim, alors ça ira au midi.

Vers 9h30, nous partons pour la plage de Port-Louis.  Je vais faire un peu de plongée en apnée, mais il y a peu de poissons ce matin.  Au moins, l’eau est calme et il fait beau soleil.

Il faut dire que depuis 2-3 jours la température est plus belle.  Après 12 jours ici, je constate, plus que jamais, que je suis limité au niveau de mon plaisir et désir d’avoir des interactions sociales.  Ici, ça se passe à la française, donc les gens aiment parler et prendre leur temps pour faire les choses, surtout pour manger lors des repas.  Ça va, mais je ne suis pas encore habitué et je les trouve un peu lambineux. Bon, enfin…

Hier, Thierry nous disait qu’il y avait plus d’antillais en banlieue de Paris qu’en Guadeloupe.  Ceux qui vont habiter en métropole et qui reviennent sur l’île à l’occasion sont mal perçus et se font parfois surnommer les noirs de la  » négropole  ».  Aussi, Thierry nous dit que certains aillais travaillent 6 mois et passent l’autre 6 mois de l’année sur le chômage avec 75% de leur salaire versé.  Je ne sais pas à quel point c’est répandu…

Je parle de possibles destinations soleils que j’aimerais peut-être visiter à mon père et en mentionnant l’Équateur il me le déconseille, car semble t’il que ce n’est pas très agréable pour la baignade, car dans le Pacifique l’eau est froide et plus agitée.  De plus, il y a une escale en avion à faire pour s’y rendre.

Si je souhaite faire un premier voyage avec ma conjointe pour l’hiver prochain, il me suggère d’y aller un tout inclus à Cuba d’abord pour tâter l’environnement et aussi parce que c’est le sud le plus intéressant et abordable niveau qualité / prix.  Pour les touristes, les  » casas particular  » en location à long terme sont aussi une option à certains endroits.

Tout à l’heure, je suis allé au dépanneur Cham Kassis près de la plage pour acheter à manger au chien noir à la plage.  J’ai acheté 6 saucisses en conserves à 2.4 euros.  Mon ami du moment a bien apprécié cet encas improvisé.

Ce qui est plaisant en voyage, comme passager, c’est de ne pas avoir de responsabilités à savoir que je suis l’itinéraire de mon père et de ma belle-mère.  De ce fait, ils choisissent l’emplacement, les plages, les restaurants, gèrent tout ce qui se rapporte au gîte et à la location de voitures.  Ça fait une très grosse responsabilité en moins de simplement avoir à s’occuper de sa petite personne sans rien devoir gérer au quotidien.  C’est un peu la mentalité tout inclus sans devoir gérer les inconvénients.  Je me retrouve un peu comme lorsque j’étais jeune et que mes parents décidaient un peu de l’organisation de la journée.  Ça a ses avantages lorsqu’on n’a pas trop envie de se casser la tête.

De retour dans mon hamac, j’écoute le chant des oiseaux.  Mon père mentionne que l’an prochain il aimerait louer sa maison pendant qu’il est parti en vacances.  Il faut dire que l’économie de partage est un concept qui fait son chemin dans la société.  Après tout, un actif non utilisé c’est se privé d’un revenu potentiel.  C’est pourquoi il faut veiller à maximiser leur utilisation. 

Ce soir, j’ai testé la bière à l’hibiscus de Lazarde.  Elle est très rafraichissante et se boit bien au soleil.  C’est une bière non filtrée et de couleur rose.

Hier, en passant par Capestère Belle-Eau, nous avons vu des palmiers royaux géants en bord de route.  Il y en a 400 et ils sont très impressionnants à regarder.

Pour souper, nous avons mangé au Kebab, un petit resto local près de la plage de Port-Louis.  C’était très bon et, une fois de plus, nous en avons eu pour notre argent avec un repas à seulement 7-8 euros.  J’ai mangé un kebab comme ma belle-mère et mon père a goûté au poulet tandoori.

Après plus de 10 jours à rouler assis à l’arrière de la Kia Opel Karl avec tous les dos d’âne qu’on retrouve un peu partout dans les villages ça devient un peu agaçant de se faire brasser.  Au Québec, on a les nids de poule et eux, en Guadeloupe, ce sont les dos d’ânes!

J13: Lundi 24 février

Ce matin, je me lève vers 7h45.  Nos voisins dans le bungalow d’à côté sont partis hier après-midi et nous en avons de nouveaux ce matin. 

Hier, Lilou est venue nous voir.  Elle a joué aux cartes avec mon père et ma belle-mère.  Elle ne comprenait pas lorsque mon père lui parlait de brasser les cartes plutôt que de mélanger les cartes.

Avant-hier, Thierry a évoqué le sujet du minimalisme au restaurant en porte-à-faux de l’idée de toujours chercher à posséder de plus en plus de biens, mais tout en étant, pour sa part, paradoxalement, propriétaire d’une maison ainsi qu’un grand voyageur.  Il nous la ramène aussi contre Mosanto et les grandes entreprises.

Le problème avec cette indignation contre les multinationales ou le minimalisme variable c’est que c’est toujours plus facile de dénoncer les autres plutôt que de changer ses propres comportements.

Sans tomber dans un discours extrémiste ou faire l’apologie de la décroissance, c’est clair que lorsque les gens cultivaient leur propre nourriture, se déplaçaient à pied, à vélo ou à chevaux, construisaient une maison solide pour la vie pour élever leur famille, voyagaient localement, réparaient les objets plutôt que d’acheter du neuf, utilisaient la force animale et les engrais organiques pour cultiver, avaient une proximité avec leurs voisins, souvent eux-aussi des cultivateurs, ça pouvait aider à être un peu plus sympa avec la nature et à vivre une vie un peu plus en harmonie avec celle-ci.

Un style de vie économique serait de s’inspirer de ces grands principes tout en utilisant la technologie à notre disposition pour faciliter les tâches et les automatiser en grande partie.

Au niveau des poissons, j’ai mangé de la dorade au buffet.  C’était bon, mais les fruits de mer d’eau froide, comme nos crevettes ou notre crabe, sont meilleurs à mon avis.

C’est amusant, car tous les français à qui on parle veulent venir visiter le Canada et voir la neige, mais ils ne réalisent pas la grandeur du pays et la rigueur de nos hivers.  Il y a tellement de choses à voir et de régions à explorer que forcément, ça prend du temps, et ça, c’est seulement pour le Québec.

Aujourd’hui, c’est jour férié en Guadeloupe à cause du Carnaval. Idem mardi et mercredi. 

Le soleil est sorti et il frappe fort.  L’eau est chaude dans la mer à la plage de Saint-Anne.

Avant d’arriver jusqu’aux herbiers, on voit des poissons blancs de différentes grosseurs qui nagent près des gens dans l’eau.  Dans les herbiers, on retrouve des oursins ainsi que différentes espèces de poissons.

En allant davantage vers le large, il est plus difficile de nager et le courant est plus fort.  Ceci étant dit, on a quand même une belle étendue d’eau à perte de vue.

Après 13 jours, je peux dire que 2h par jour de natation, ça fait des miracles pour le corps!

Malheureusement, au niveau de la pêche, dans plusieurs zones, les guadeloupéens, ne sont pas très respectueux de la faune marine et il y a de la surpêche qui se pratique.  C’est pourquoi on voit moins de poissons ou de tortues à Port-Louis qu’à Malendure où la pêche est interdite. En même temps, pas qu’on aille de leçons à leur donner, mais ça demeure une problématique, car plusieurs espèces sont disparues ou en voie d’extinction.

À la plage, on peut se faire tatouer chez Philip Tatoo et c’est même 2 pour 1.  Par contre, aujourd’hui, il est fermé.  Ici, les heures d’ouverture des commerces peuvent fluctuer au gré de l’humeur du propriétaire.  Lorsque ça ne leur tente pas ou que leur argent est faite, ils ferment souvent.  Après tout, le patois populaire ici c’est:  » pas de soucis  ».  Ils vivent beaucoup au fur et à mesure et à la petite semaine. 

Quant à Michel, son patron vient d’arriver, avec son camion de cuisine de rue, le Love Grill vers 11h30.  Il est toujours dernière minute et il fait un boucan du tonnerre lorsqu’il fait virer sa génératrice près de la plage.

Presque tous les commerces ne prennent que le paiement en espèces, alors il faut avoir l’argent pour le dépenser.  La vie à crédit n’a pas la cote.  Ça permet davantage de vivre selon ses besoins que selon ses désirs.

Il ne faut pas oublier qu’on est comme 50 ans en arrière en Guadeloupe et que leur mode de vie est comme tel, mais avec moins de travail, d’organisation et de stress.

Pour dîner, nous avons mangé à une pizzeria près de la plage, une pizza végétarienne ainsi qu’une sicilienne pour 23 euros pour 3 personnes.  Ce sont des pizzas de grandeur moyenne et à pâte mince.

Il fait très chaud, mais nous avons un peu de vent.  Installé à l’ombre d’un arbre, j’en profite pour terminer la lecture de mon roman de Terry Goodkind: » Le Temple des vents  ».  Ça faisait longtemps que je n’avais pas terminé une brique de 600 pages en moins de 2 semaines, moi qui n’est pas un lecteur chevronné.  Malgré une histoire qui tarde à partir, certaines scènes un peu crues et une difficulté à garder le fil avec les histoires de différents personnages qui se chevauchent et s’entrecoupent, j’ai quand même bien aimé.

Tout à l’heure, vers 16h, nous irons rencontrer les beaux-parents de Cédric, dont son beau-père qui a visité le Canada à 5 reprises. 

Hier, à la plage de Port-Louis, pour 2 euros, nous avons mangé des chichis.  Ce sont des bâtonnets sucrés au nombre de 14 à tremper dans le Nutella.  C’était une bonne collation bien sucrée.

Nous rencontrons finalement les beaux-parents de Cédric et ce sont des vieillards très accueillants.  Ils nous ont servi un planteur à boire à notre arrivée.  Le monsieur de 71 ans nous a parlé de ses nombreuses visites au Québec.  Il a visité plusieurs régions et avait encore des bons souvenirs de ses visites.  Chez lui, il avait plusieurs arbustes et arbres fruitiers sur son terrain et il a pris le temps de nous les faire visiter.  Mon père les a invité à venir au Canada, mais sa femme, une française de la métropole, ne semblait pas intéressée à sortir de la Guadeloupe ne serais-ce le temps d’un voyage.  C’est vrai que lorsqu’on a le soleil et la mer, à quoi bon la neige et le froid?

Le beau-père de Cédric nous a parlé qu’en Guadeloupe, il y avait davantage de moustiques au mois de juillet dans la période plus chaude.  De plus, sa belle-mère nous a fait goûter à des surelles en confiture, c’est un petit fruit à noyau sucré. Le monsieur en met même un peu dans son rhum pour remplacer le sucre de canne.

Ici, dans les plantations de bananiers, les agriculteurs ne peuvent plus utiliser d’insecticides, car il y a plus de 20 ans, ils ont pollué l’eau de la mer et contaminé la faune marine. Avec la contamination résiduelle, à Goyave et Caspestère Belle-Eau, il ne faut pas manger de poissons.

Pour passer une semaine dans un tout inclus en Guadeloupe, à Saint-Anne ou à Saint-François, ça coûte environ 2500$ canadien par personne par semaine et ce, sans avoir de voiture louée.  C’est très cher et on peut s’en tirer pour environ la tiers du prix par semaine, avec une voiture et en habitant dans un gîte, si on négocie bien et qu’on se débrouille par nous-même.

Pour ma part, mon voyage m’aura coûté 750$ pour le billet d’avion + 350$ en repas et en alcool pour 15 jours, donc en ayant rien à payer pour le transport et l’hébergement. 

Ce soir, Thierry est venu manger des pâtes au gîte.  Arnaud et Céline se sont joint à nous.  Jade et Lilou s’ennuyaient alors elles m’ont invitées à jouer à des jeux de société avec elles.  Nous avons aussi joué aux cartes et terminé le tout avec quelques parties de Crash Racing à la Nintendo Switch.  Les jeunes filles ont passées la soirée à s’agacer, mais j’imagine que c’est normal pour des soeurs de se chamailler de temps en temps.

Demain, il y a plongée sous-marine à 8h30 et ce sera la dernière plongée des vacances de mon père et de ma belle-mère.  Ils en auront fait environ 8 cette saison, à raison de 1 en semaine et 1 la fin de semaine à toutes les semaines. 

J14: Mardi 25 février

Hier soir, le vin rosé italien à 4 euros que nous avons bu n’était pas terrible!

Ici, beaucoup de guadeloupéens vont acheter leur baguette de pain à la boulangerie pour le repas du soir.  Il y en d’ailleurs plusieurs.  À 1 euro la baguette, c’est abordable.  Ce n’est pas tous les antillais qui ont un gros budget pour les repas.  Ce n’est trop dispendieux de manger si l’on s’en tient aux spécialités locales et ce qui ne coûte pas cher en France.

Par contre, il y a des incongruités, car l’autre jour, un français nous a dit que le pétrole raffiné au Venezuela était envoyé en France avant de retourner en Guadeloupe. 

J’observe aussi que les parents sont parfois assez fermes et directs avec les enfants qui n’écoutent pas.  Ils se font parfois corriger assez rapidement.

Il y a vraiment énormément de marques de rhum différentes et Thierry nous mentionnait qu’il avait environ 25 bouteilles différentes chez lui.  Il y a cette culture de l’apéro qui est très forte en France et c’est difficile pour eux, de voir une personne comme ma belle-mère, ne pas consommer d’alcool.  Ils peuvent parfois même être insistant.  Et pourtant, une chance que le ridicule ne tue pas, car c’est un ancien fumeur qui a recommencé à fumer jadis parce qu’un ami avait insisté pour qu’il fume un cigare avec lui lors d’une soirée bien arrosée.  Assez paradoxal, n’est-ce pas!

Il y a très peu d’insecticides utilisés ici sur l’île, alors il faut être patient avec les insectes.  De plus, il est très probable que vous vous fassiez piquer les jambes à quelques occasions par les moustiques ou les yens yens.  C’est ça vivre avec la nature sans essayer de la dominer.  Le prix à payer est celui du sang, celui de contribuer à donner la vie.

C’est amusant de voir 2 français discuter ensemble.  Ça peut parfois discuter en étant expressif, en gesticulant et en pesant sur les intonations pour argumenter.  Ce n’est pas vraiment une dispute, mais simplement une façon de discuter avec verve et entrain.

En arrivant à la plage, c’est le déluge.  Mon père et ma belle-mère vont en plongée ce matin, accompagnés d’Arnaud et de Jade l’aînée, mais malheureusement pour eux, il y a des vagues et l’eau est brouillée.

Puisqu’il n’y a pas de vent ce matin, les yens yens de la mangrove se mettent de la partie et me piquent en arrivant.  Je dois donc aller nager tout de suite pour les fuir.  Ils sont très voraces ces petits enfoirés et leurs piqûres occasionnent des démangeaisons qui durent longtemps.

Malheureusement, encore de matin, je remarque du verre cassé dans le sable à la plage.  Ici, c’est parfois problématique, car on en voit souvent et on retrouve aussi parfois des déchets qui jonchent le sol.  Pour les toilettes, elles sont parfois peu nombreuses ou défectueuses lorsque ce n’est pas la salubrité qui est en cause.  Il est donc préférable d’utiliser les toilettes automatiques qui se nettoient d’elles-mêmes après l’utilisation.

Ouf, j’examine mes bras et je constate que les moustiques n’ont pas été tendres envers moi.  C’est la première fois que je goûte à ce point à leur médecine.  J’adore la plage de Port-Louis, mais ne serais-ce que pour les yens yens c’est tout un inconvénient.

Cette année, la météo n’est pas comme à l’accoutumée, car il fait un peu moins chaud et les ondées de pluie sont plus fréquentes.  Avec les changements climatiques, ils remarquent aussi que les transitions entre les saisons sont plus discrètes et moins apparente.  La démarcation est moins nette.

Si vous allez à la plage au souffleur à Port-Louis, pour manger rapidement pour pas cher, le meilleur camion-restaurant c’est chez Frantz.  Les accras de morue et le planteur, avec un bokit et des frites, vous en avez pour 5 euros.

Pour vos breuvages et collations, le petit dépanneur Cham Kassis au coin de la rue est ce qu’il y a de plus abordable.  Ça ressemble à un vieux dépanneur chinois.  Pour un amateur de bière, il y en a une sélection très intéressante dans le réfrigérateur.  C’était la seconde fois que je goûte à la Grimbergen Rouge et j’aime bien le goût.  Ça se boit comme du jus, excepté que sous le voile fruité, se cache un discret 6% d’alcool, alors comme tous les produits de ce genre, lors de chaudes journées à la plage où on fait aussi un peu de natation, c’est à consommer avec diligence.  Après mon café, c’est mon petit jus matinal, disons-le ainsi.

J’ai un peu de temps pour relaxer et profiter des bonnes choses et d’un paysage différent, alors ça fait du bien de ne pas avoir des responsabilités et de tâches à gérer au quotidien puis de seulement pouvoir vivre selon son horaire.  La plage est relaxante, la mer est relaxante, l’alcool est relaxante, le resto avec les repas tout fait c’est relaxant. 

Ça va à un rythme plus lent et c’est fait pour que les gens puissent profiter de ce qui les entoure, car le beau paysage est perpétuel.

Je suis désolé de le dire, mais si une personne ne pratique pas d’activités hivernales, alors ce n’est pas tellement la joie d’avoir à subir les mois de novembre à avril.  Je suis catégorique à ce niveau, mais peu de lumière solaire, des températures froides, de la neige, de la pluie, des microbes en abondance, ce n’est pas l’idéal.

Par ailleurs, en vieillissant, l’hiver devient rude pour le corps.  Le soleil et la mer sont un remède fantastique pour les articulations fatiguées. 

Aujourd’hui, j’ai fait 3 baignades de 1h.  À quelques reprises, j’ai plongé pour attraper le sable au fond de l’eau et le laisser glisser entre mes mains.  Étant à la fin de mon voyage, cela symbolise le temps qui s’écoule.  Sous peu, ce sera donc le retour à la programmation normale après une brève incursion de la chaleur de la Guadeloupe au sein de l’hiver québécois.

En discutant avec les français, on réalise qu’ils chérissent leur qualité de vie avec tout ce que leur système socialiste collectif peut leur apporter en termes de congés, de vacances, de soins de santé, d’éducation et de régime de retraite, tout en ayant un désir de déployer un effort minimal en contrepartie.  C’est humain de vouloir améliorer son sort, mais je n’ai jamais vu autant de mesures sociales favorables que ceux que les français ont.  En contrepartie, le trésor public est vorace sur les taxes et impôts.

Être un antillais et bénéficier d’autant de protection sociale et de cette belle température, il ne me viendrait pas à l’esprit de venir m’établir au Québec.  Ça me fait un peu penser aux mexicains travaillant à la ferme et qui sacrent lorsqu’ils voient tomber la neige!

Ceci étant dit, ce voyage me rappelle à quel point j’aime passer du temps avec mon père comme lorsque j’étais plus jeune.

J15: Mercredi 26 février 

Hier soir, nous sommes allé manger chez Arnaud et Céline avant notre départ.  Lilou et Jade étaient aussi de la partie.  Comme repas, ils avaient préparés une rillette de chorizo avec des tranches de pain baguette et des mojitos en apéro.  Le plat principal était composé de charcuteries, avec des pommes de terre bouillies et du fromage à la raclette  tout en buvant du vin.  Pour dessert, ils avaient préparés des fondants au chocolat avec de la crème hollandaise.  C’était très bon et nous avons eu beaucoup de plaisir à discuter et jouer aux cartes avec eux.  Ce sont de très bons hôtes et des personnes très gentilles.

Ce matin, j’ai un peu la tête à l’envers à cause de la soirée arrosée d’hier, mais sinon, ça va.  C’est le grand jour de notre départ de la Guadeloupe et de notre retour au Canada.  Zut, tout juste lorsque mon bronzage commençait à être parfait! En plus, il annonce une tempête de neige au retour.

Je donne des gâteries à Pistache le chat du gîte et je vais faire quelques longueurs dans la piscine.  Il faut faire le ménage du bungalow et nettoyer la voiture de location avant de la rendre.

J’embarque avec mon père et nous allons chercher les habits au centre de plongée et nous arrêtons en chemin dans une station-service pour laver l’extérieur de la voiture.  En revenant, je passe l’aspirateur à l’intérieur pour enlever tout le sable.

Je fais aussi mon enregistrement sur mon cellulaire pour mon vol dans l’après-midi.  Nous partons et nous allons reporter la voiture au centre de location.  Ceux-ci viennent ensuite nous porter à l’aéroport.

Rendu sur place, nous passons par l’enregistrement pour laisser les bagages de soute, passons les douanes ainsi qu’un contrôle de sécurité avant l’embarquement.  À 14h, tout est terminé et nous attendons pour prendre notre vol.

Je regarde le paysage ensoleillé à l’extérieur et ça sent la fin de notre voyage.  Malheureusement, il nous faut retourner à la neige et l’entrée en la matière sera brutale avec la tempête annoncée ce soir et demain.

Notre vol semble être plus que plein et on nous a offert la possibilité de rester 3 jours de plus en échange de 600 euros et de prendre un autre vol samedi avec l’hôtel payé, mais nous décidons quand même de rentrer.

Le vol de retour sera sur Air Canada.  Finalement, l’avion décolle avec 1h de retard, car des passagers ont été retardés à la sécurité…  La jeune femme assise à côté de moi dans l’avion a passé 17 jours aux Saintes.  Elle a fait son baptême de plongée sous-marine là-bas et fût charmée par l’endroit.   

Nous avons un bon vol malgré tout et nous sommes de retour à 20h30.  Le temps de faire nos déclarations, ramasser les valises et passer tous les contrôles, il est rendu 22h.

Je suis sur le chemin du retour et je peux souffler un peu, car nous avons eu toute une journée d’attente et de voyagement à se courir d’un bord et de l’autre. 

En définitive, ce fût vraiment un beau voyage riche en découvertes!

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