L’importance de définir ses objectifs

J’ai rencontré beaucoup de gens dans ma vie qui voulaient devenir riche.

Mais, rare sont ceux qui ont réussi à m’expliquer c’était quoi être riche pour eux.

On part mal… Comment faire un plan qui te mène à la richesse si tu n’arrives pas à définir clairement le résultat souhaité?

Devenir riche, c’est très abstrait…

Si tu veux être riche comme Warren Buffett (+/- 86 milliards US $), disons que tu vas devoir faire des choses bien différentes que si tu veux être riche comme moi mettons (ahah).

Les gens en général ne savent pas trop ce qu’ils attendent de la vie. Ils se laissent porter par elle. Ils s’installent dans une routine et vivent au gré du vent. Rien de mal à ça! L’humain est une créature d’habitude.

Mais, quand on regarde le parcours des gens qui ont réalisé de « grandes choses », qui ont atteint des objectifs petits ou grands, on se rend compte qu’ils ne font pas comme tout le monde. La pensée magique n’existe pas ou peu dans leur raisonnement. Ils ne laissent rien au hasard et deviennent le PDG de leur projet.

Que l’objectif soit d’amasser 1 million, de se sortir de l’enfer de la drogue, de faire le podium aux jeux olympique, d’installer une colonie sur la lune d’ici 2050… ou un objectif plus modeste, l’important, à la base, c’est de bien le définir.

On mesure, au final, l’atteinte d’un objectif en fonction des résultats obtenus.

J’ai toujours été quelqu’un qui était orienté objectif. J’adore me fixer des objectifs à court, moyen, long terme et les atteindre. Et je suis plutôt bon pour y arriver. Il est en effet très rare que je n’ai pas réussi à atteindre un objectif que je me suis fixé.

Évidemment, je me fixe des objectifs réalistes et à ma portée. Car, bien que je crois que beaucoup de choses sont possibles à atteindre, encore faut-il en avoir la motivation et la probabilité statistique d’y arriver si on ne veut pas se décourager.

Par exemple, je ne battrai jamais un courreur olympique au 100 m… J’aurai beau m’entraîner comme un malade, il faut être réaliste. Mais il faut aussi faire attention à ne pas être auto-limitant. L’humain motivé peut vraiment réaliser de grandes choses s’il a la flamme. Et ce, même si les autres disent que c’est impossible.

Cela étant dit, il faut faire attention pour ne pas tomber dans la magie des calinours non plus.. si tu distribues le courrier chez Coke, tu ne seras fort probablement pas PDG la semaine prochaine.

Si t’as 12 ans, 0$ et que tu veux avoir 1 million à 65 ans, je te dirais que c’est très réaliste. Épargnes 150$ par mois à partir de maintenant et jusqu’à 65 ans et t’auras ton million. Tu pourrais même viser beaucoup plus haut…

Mais, si tu as 50 ans, 0$ et que tu veux 1 million à 65 ans, on parle d’une autre affaire… Il faudrait en gros que tu épargnes 40k$ par année au cours des prochains 15 ans… Est-ce réaliste? Peut-être… à toi de voir.

On utilise beaucoup l’acronyme SMART pour parler s’objectifs. J’adore cet outil à la fois simple et puissant.

En gros, on veut qu’un objectif soit :

  • Spécifique
  • Mesurable
  • Atteignable
  • Réaliste
  • Lié au temps

Par exemple, « J’atteindrai la liberté financière, c’est-à-dire, le moment où mes revenus passifs d’investissement couvrirons 100% de mes dépenses, le jour de mes 45 ans. »

C’est spécifique. C’est mesurable. C’est lié au temps. Mais est-ce atteignable et réaliste?

Dans mon cas oui…

J’ai du mettre du temps pour définir cet objectif. Au départ, je voulais être millionnaire à 40 ans… c’était peu réaliste et atteignable dans mon contexte, mais pas impossible. Sauf que je n’ai jamais su comment faire 1 million de dollars en 8 ans avec une grande certitude, tout en respectant ma personnalité et mon profil de risque… ça se conciliait mal avec d’autres de mes objectifs de vie aussi (avoir 2 enfants au même moment).

Puis, j’ai voulu avoir 500k$ à 45 ans… c’était plus réaliste, atteignable et je savais comment m’y prendre…

Puis au fond, j’ai compris que je voulais la liberté de mon temps, la liberté de cesser de travailler. Le montant à atteindre devenait donc moins important. Les dépenses et les revenus étaient alors propulsés en avant.

Car au final, l’argent n’est qu’un outil. Si t’as 1 million en placements rapportant 40000$ par an mais que tu dépenses 50k$ par an, tu n’es pas riche.

Mon objectif nécessitait alors plus de précision. Je voulais assez de revenus pour couvrir mes dépenses.

Il ne me restait alors que deux choses à faire, monitorer mes dépenses et me bâtir des sources de revenus passives. Valider comment et quand je pourrais atteindre cet objectif et de quelle façon m’y prendre.

J’ai rapidement réalisé que je devais dépenser moins, drastiaquement moins… et c’est là que j’ai commencé à me demander sur quoi et pourquoi je dépensais.

Je dirais au final que je dépense surtout par paresse et parfois aussi par manque d’imagination.

La suite des choses est assez simple… wash rinse repeat.

J’ai choisi d’investir dans des titres qui versent des dividendes en croissance justement parce que le dividende est le revenu et que c’est donc simple de comparer mes dépenses avec mes revenus. Il est donc aisé de mesurer en tout temps où je me situe par rapport à mon objectif.

Une chose est certaine, lorsqu’on fait sa planification financière, il est très important de faire une grande introspection afin de définir ce que l’on attend de la vie et quel rôle les finances viennent jouer là-dedans.

Beaucoup de choses ne s’achètent pas comme la santé, l’amour, la famille, l’amitié… le bien qu’on veut faire autour de soi, les causes que l’on veut défendre…

L’argent n’est pas la solution, c’est un outil.

Et parfois, en jasant à ce sujet, on se rend compte que ce qu’on veut au fond, c’est changer d’emploi, retourner aux études, faire un travail qui fait une différence, voyager, travailler à temps partiel, prendre une année sabbatique ou travailler selon le concept des mini retraites de Tim Ferris.

On n’a pas nécessairement besoin d’être millionnaire pour ça… tu veux voyager? Deviens agent de bord… par exemple… Tu veux faire une différence, peut-être es-tu fais pour être intervenant ou alors va en mission dans un pays du tiers monde avec un organisme communautaire…

De mon côté, j’ai longuement étudié les options et j’en ai conclus qu’en travaillant de la maison et en épargnant beaucoup pour me libérer définitvement dans quelque années, j’étais bien.

Mais ça c’est moi!

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.