Propagande extrémiste de la décroissance

Une jeune femme de ma région vient de gagner un prix après avoir pondu un texte plutôt touchant. Je ne voudrai jamais enfanter.

Son argumentaire est truffé de raccourcis et de sophismes et transporte des idées extrémistes inquiétantes. Moi, je le lis comme un appel à l’aide… comme une bouteille lancée à la mer par un naufragé au bord du désespoir.

C’est bien tourné. Mais, ce texte me fait en fait froid dans le dos tant il est teinté de désolation, tant il diabolise l’humanité et il me fait à la fois de la peine. L’idéologie écologique, comme toute idéologie peut parfois aller trop loin.

Il faut bien sûr écouter toutes les idées. Face à un problème, toutes les solutions devraient être envisagées, étudiées, décortiquées, désassemblées, reconstruites, testées, réappropriées… Mais, rarement, les solutions extrêmes sont-elles les bonnes.

C’est l’individualisme poussé à son extrême et déguisé en collectivisme salvateur dont on fait la démonstration ici. Quand on dit que l’amour inconditionel qu’on peut donner à un enfant c’est de lui donner la non-naissance… ouch… j’espère qu’elle ne tombera jamais en amour avec moi…

La jeune fille décrit un avenir post-apocalyptique digne de Terminator et de cette vision, découle ses réflexions et décisions. Or, son postulat de base, asise de sa réflexion est probablement eronné. Ce n’est pas le seul avenir possible. On fait dans la dystopie là… voyez ces citations tirées de son texte lorsqu’elle parle de l’amour inconditionnel qu’on dit vouer aux enfants :

« Cependant, selon moi, l’amour sans condition, c’est aussi admettre qu’actuellement la naissance de l’enfant lui causera plus de tort que de bien… » et « …D’après moi, cet amour, le vrai, c’est avant tout d’accepter qu’il soit mieux pour celui à qui nous vouons tout cet amour de ne jamais voir le jour. Il est donc possible pour moi de vivre l’amour inconditionnel grâce à l’enfant que je ne connaîtrai jamais, parce que je choisis de lui offrir la non-existence au lieu de la vie apocalyptique qui l’attend ici sur Terre. »

Je trouve cette vision extrêmement pessimiste et désolante. L’apocalypse n’est pas à nos portes. Certes, nous avons causé d’énormes perturbations. Mais il y a de l’espoir. Il ne faut pas désespérer.

Et quand on utilise ce qui est arrivé de tragique à la petite fille de Granby pour justifier pourquoi on n’enfantera pas, on fait de la démagogie. Il n’y a aucune logique rationnelle fondée liée à cet argument. Ça n’a juste calicement pas rapport. Chaque année, depuis la nuit des temps, il y a eu de la violence faites aux femmes, aux enfants, aux vieillards, aux animaux, à la faune ou la flore… Faut-il cesser d’exister ou d’enfanter pour autant? C’est toi qui va l’élever cet enfant là, pas l’esti de bozo irresponsable qui a maltraité cet enfant. Il faut s’y opposer avec vigueur bien sûr, mais lâcher la serviette?

Dans ce texte, on laisse en fait entendre que de ne pas enfanter est devenu faire le bien, sauver la terre et l’humanité. Conséquemment, enfanter revient à faire le mal.

Il y a beaucoup de belles idées dans son texte, comme celle de prendre soin des vivants dans le besoin… mais c’est plus un justificatif idéologique, sophisme qui trompe l’esprit. En effet, en quoi le fait de mettre au monde un nouvel enfant empêche-t-il de s’occuper d’un autre enfant « du monde » dans le besoin? L’un n’empêche pas l’autre. L’un n’annule pas l’autre. Ce n’est pas un choix obligé. C’est un raccourci pour tromper le cerveau. Tu peux très bien avoir un enfant et adopter un enfant.

Il y a toujours un danger à penser dans l’absolu. On se ferme l’esprit et on oublie les milliards d’autres options auxquelles on n’a pas pensé. La pensée dichotomique pollue l’esprit humain et l’encage.

Face au carrefour de la vie, nous ne sommes pas obligés de tourner à gauche ou à droite. Nous pouvons à la fois tourner à gauche et à droite, aller de l’avant ou par en arrière ou même en zizgag ou en rond ou dans un angle de 3 degrés suivi d’un angle de 72 degrés… c’est ça la beauté de l’esprit humain inventif et ce que nous offre comme possibilités la collectivité, car nous ne sommes pas qu’un, nous sommes un tout appelé humanité composé d’individus qui évoluent parallèlement mais chacun dans sa direction à la fois. Nous pouvons naviguer sur toutes les mers simultanément.

Pourquoi toujours tenter de tout ramener à oui ou non, bien ou mal, noir ou blanc?

La logique binaire n’est qu’un proxy pour nous aider à appréhender la réalité, ce n’est pas la réalité. Il ne faut pas l’oublier.

La vie est multi-facettes et nul ne peut prétendre en comprendre toutes les raisons et toutes les avenues. Nul ne peut voir toutes les fins… En pensant faire le bien, on peut bien souvent aussi faire le mal. Rien n’est absolu. Alors ne soyons pas trop prompts à refuser la vie sous des prétextes pseudo-rationnels.

La direction dans laquelle se dirige l’humanité peut la mener à sa fin et à la 6è extinction de masse comme on en parle beaucoup récemment, certes.

Mais c’est assumer que l’humanité ne corrigera pas le tir… n’évoluera pas, ne s’adaptera pas, ne cherchera pas de solutions… ne tirera pas profit de ses erreurs. C’est aussi assumer que des causes externes à l’humanité et non envisagées ne viendront pas changer drastiquement le portrait, comme un virus incurable par exemple. La vie trouve ses propres chemins et je doute que nous ayons un pouvoir absolu sur cet état de fait.

Il est arrivé à plusieurs reprises que l’humanité s’est retrouvé en état d’extinction ou de réduction drastique de sa population. Nous avons peut-être des technologies et de l’intelligence, mais nous ne sommes pas tout puissant. Un jour ou l’autre, une nouvelle ère glaciaire arrivera et il y aura à nouveau 3 km de glace sur Montréal. Tes vidanges vont être réduites en poussière fines, comme toi et tout le reste.

Elle, elle en propose une solution. Peut-être pas la meilleure, certainement pas celle que nous devrions retenir en collectif bien qu’en individuel, les gens peuvent bien faire ce qu’ils veulent, mais elle fait partie d’un mouvement, d’un cri qui cherche à se faire entendre. Il faut l’écouter et contrairement à ce qu’elle semble croire, les oreilles sont déjà toutes ouïe. Le changement est déjà en marche… sa vision fermée, noire et apocalyptique de notre société future ne se réalisera pas.

Le veganisme, le zéro-déchet, le minimalisme, le retour à la terre, les micro-économies avec des monnaies communales, les véhicules électriques, les panneaux solaires, les zones protégées, les lois sur les émissions polluantes etc etc etc… L’humanité fait des erreurs, l’humanité cherche des solutions. C’est l’instinct de survie à l’oeuvre. Il faut garder espoir, car il y en a.

Son texte s’inscrit néanmoins dans un courant de pensée de plus en plus véhiculé par les jeunes d’aujourd’hui. Elle n’est pas la seule à penser de la sorte… c’est à croire qu’ils enseignent ça à l’école.

Depuis quelques années, on voit de plus en plus de radicaux écologistes ou vegans prendre la parole et discourir dans l’absolu. C’est facile… je le fais aussi parfois dans mes textes. Ça rend le discours accessible. On peut être pour, contre ou mitigé. Quand on va trop dans la nuance, la plupart n’ont plus la capacité intellectuelle à intégrer toute l’information, ils s’accrochent alors à une ou deux variables et partent sur une « chire »… vaut mieux donc faire au plus simple si on veut convaincre.

Mais la vérité se trouve généralement dans la nuance si tant est qu’il y en ait une.

Moins enfanter, faire décroître la population mondiale totale peut (ou pas) faire partie de la solution. Mais, il va falloir en envisager d’autres.

D’abord, la planète n’a pas proprement à être sauvée. Elle était là bien avant nous et sera là bien après nous (à moins qu’on la fasse littéralement exploser avec toutes nos ogives nucléaires… je ne sais même pas si nous en avons la capacité…).

Les populations se sont de tout temps auto-régulées par des mécanismes complexes, la vie évolue, s’adapte, change, s’éteint puis renaît et malgré le fait que nous nous croyons tout-puissants, nous ne sommes pas grand chose dans le grand ordre des choses de l’univers. Détruire l’univers n’est vraiment pas à notre portée, pas plus qu’une fourmi pourrait détruire Montréal.

Si ça se trouve, notre population frappera un sommet, puis suivra un déclin causé par des causes externes (virus? nouveau prédateur etc) ou internes (auto-avortement? guerres? etc…). Si ça se trouve, cette idéologie est possiblement l’une des manifestations internes de notre déclin potentiel futur. Des gens commencent à ressentir fortement le besoin de ne pas procréer et il faut dire que c’est récent dans l’histoire de nos technologies qu’on puisse même se permettre d’envisager cette solution. Autrefois, à part devenir une bonne soeur chaste et cloîtrée, il n’y avait pas trop de solution viable à la décision de ne pas enfanter. Tu enfantais et c’est tout.

Par exemple, il suffit de regarder la zone de Tchenobyl qu’on croyait impropre à la vie, zone sinistrée pour des milliers d’années selon ce qu’on croyait pour constater que la nature a repris son cours. La vie foisonne, des espèces qu’on croyait quasi éteintes y sont en croissance… Nous avions tort. Il y a de la vie dans les zones les plus improbables de la planète… La vie est résiliente. Ce qui ne veut pas dire qu’il est moralement acceptable de la détruire.

Ce qu’on cherche à préserver au fond, c’est plutôt ce qui nous est connu, les écosystèmes actuels, l’habitat de l’homme et des autres espèces qui peuplent la terre actuellement.

Nous sommes un élément perturbateur des écosystèmes actuels. Nous polluons et perturbons les systèmes. Il y en a eu d’autres et il y en aura d’autres. Ça ne veut pas dire qu’il ne faille rien faire, mais gardons le tout en tête.

Pendant que des espèces s’éteignent, d’autres sont en croissance. La tique par exemple, les méduses, les scorpion fish, la cocinelle etc… Je fais exprès de nommer des espèces « nuisibles » pour dramatiser.

Le fait est qu’en présence d’un prédateur et d’un perturbateur, certaines espèces disparaissent et d’autres en profitent pour proliférer. Un nouvel équilibre s’installe.

Il fut un temps où la terre était impropre à la vie humaine. Il en fut d’autres où les tyranosaures nous auraient dévoré et d’autres où un tueur planétaire (astéroïde) nous aurait anéanti.

Qui sait ce qui nous détruira et mettra fin à notre ère? Tôt ou tard, le soleil rendra de toute façon la vie humaine impossible sur terre, si tant est que nous existions encore pour le voir.

Nous trouvons désolant de voir des espèces disparaître à cause  de notre empreinte, de voir l’humain dans son ensemble participer à auto-détruire son habitat et celui des autres formes de vie qui peuplent la terre et il est facile d’en tirer la conclusion que nous sommes (de) trop.

On prône alors une idée simpliste et réductrice, la décroissance démographique auto-imposée ou littéralement imposée par la société. Suicidons l’humanité dans l’oeuf pour préserver « la vie » de ceux qui existent et des choses qui existent qui n’ont pas la capacité de nous restreindre.

Or, la vie est en constante mutation… elle se transforme et s’adapte et nous sommes l’un des multiples facteurs qui l’influencent. Je ne nie pas que notre impact est majeur. Nos activités ont des impacts plus qu’importants.

Je ne dis pas qu’il faut tout détruire parce que la vie pourrait refoisonner. Je suis amoureux et attaché à la faune et à la flore qui existe, à toute cette beauté.

Je dis plutôt qu’on s’est rendu à tout détruire, qu’on en a la capacité jusqu’à un certain point, mais je doute que nous le pourrions réellement… La vie reprendra le dessus. Ce qui est en cause, c’est nous. Voulons-nous voir notre espèce survivre? Voulons-nous préserver ce que nous aimons? Car si c’est le cas, nous ne suivons pas la bonne tangente semble-t-il. Car nous détruisons notre habitat et mettons des millions d’espèces en péril d’extinction.

Mais d’abord, sommes-nous trop? Est-ce la bonne question?

Ici au Canada, le taux de fécondité était à 3.81 en 1960 et à 1.6 en 2016. Nous pratiquons déjà la décroissance démographique. C’est donc déjà en soi un faux problème auquel on veut appliquer une solution drastique inutile… ici. On accueille chaque année des immigrants pour combler le « problème » démographique (et offrir une « meilleure » vie aux vivants)… Ici, selon certains points de vue, il ne se fait pas trop d’enfants, il ne s’en fait plutôt pas assez.

80% de la population du Canada occupe à peine 0.2% du territoire dit Canadien. Nous ne sommes pas trop… ici. La chose n’est pas aussi vraie ailleurs dans le monde.

Avec un taux de 1.6 enfants par femme, il y a déjà décroissance. Le poids de la surpopulation doit-il être porté à lui seul par l’occident qui porte elle-même une population décroissante? La surpopulation n’est pas le fait des occidentaux. La surpollution/consommation par contre…

Il y a des alternatives à l’idée extrême de ne plus enfanter « pour sauver la planète ».

L’avortement du modèle de surconsommation en est un d’abord avant de penser à l’avortement littéral. Recentrer notre sociéte sur l’esprit et le sentiment de communauté plutôt que sur l’individualisme, revenir à l’être, donner moins d’importance à l’avoir. Nous avons des réflexions de société à avoir.

Un divorce pollue plus qu’avoir un enfant… déjà en partant…

À mon sens, l’urgence n’est donc pas tant de cesser d’enfanter que de changer notre façon de consommer. En effet, dans de nombreux pays, le taux de fécondité a été remplacé par la consommation.

Prenons le Brésil : on est passé de 6 enfants par femme en 1970 à 1,8 aujourd’hui. En même temps, le PIB a été multiplié par 4 ou 5. Même chose pour la Chine (qui a mis en place des politiques de limitation des naissances), devenu le 2e producteur de CO2. D’autant que les études montrent que quand on fait moins d’enfants, on a plus de moyens de consommer : de voyager, d’avoir une grosse voiture (Hervé Le Bras)

La production per capita augmente à un rythme important et je pense que l’une des solutions se trouve là. Peut-être faut-il réduire la production per capita, être plus raisonnable dans notre consommation.

Il y a tellement de possibilités à explorer, à envisager pour corriger le tir… L’exploration spatiale pourrait aussi en être une à long terme, coloniser d’autres astres ou y puiser des ressources.

L’homme se répandra un jour dans l’univers. J’en suis convaincu et je l’espère… Non pas pour que nous puissions aller « salir » d’autres planètes comme certaines personnes de ce mouvement le laissent entendre, mais pour aller chercher des réponses à propos des mystères de la vie et aussi retrouver notre humilité.

Tout ce qui est, a été et sera n’est au final que poussière d’étoile, même le plastique et les déchets nucléaires.

On a tant le regard rivé vers le sol que plus personne ou presque ne regarde vers les étoiles. On pense tout comprendre, mais la réalité est qu’on en sait si peu sur la vie.

Quoiqu’il en soit, notre façon de consommer cause beaucoup plus de dégâts que notre nombre, bien que notre nombre ne soit pas à ignorer et notre tendance à vouloir garder tout pour soi au détriment de la collectivité pousse ceux qui ont trop à surexploiter les ressources et ceux qui n’ont pas assez, à surexploiter les ressources restantes de façon inadéquate en ne respectant pas les écosystèmes et la biodiversité.

Peut-être faut-il apprendre à partager?

La stupidité humaine est certes sans limites, mais son génie peut-il l’être aussi? On invente des systèmes pour réduire notre empreinte, on prend de plus conscience de notre impact et on commence à changer notre façon de s’alimenter et de consommer de façon plus raisonnable et respectueuse.

Nul doute que la destruction de notre habitat et l’extinction liée à notre fait de millions d’espèces vivantes de notre planète doit nous faire culpabiliser et nous forcer à repenser nos façons de vivre sur ce caillou qu’est la terre. Moi-même j’ai honte et je fais beaucoup d’efforts à cet égard en cherchant à réduire ma consommation, à demeurer plus modeste dans mes envies, en mangeant végétalien…

Notre société actuelle ne vit plus en harmonie avec la nature, elle la viole et la défigure et les conséquences se font sentir. Les formes de vie en paient le prix et il est possible que nos enfants doivent en payer le prix aussi ou pas.

Je ne pense néanmoins pas qu’il soit trop tard pour vivre plus respectueusement.

Je ne pense pas non plus qu’on ait à suicider la race humaine pour préserver la planète. Il y a des défis à relever certes, mais il existe une multitude de solution à tous ces problèmes.

Il ne faut pas désespérer, il faut réfléchir.

Rien n’est noir ou blanc. On se doit donc d’être nuancé.

Il est clair que notre non-existence donnerait une planète et des écosystèmes bien différents. Notre empreinte est immense. Mais elle n’est pas si grande dans la somme du temps et de l’univers.

Contrairement à cette jeune fille, je suis néanmoins plutôt optimiste face à l’avenir que pourrons avoir mes enfants.

Leur génération fera face à de nombreux défis (comme la nôtre et celles d’avant) et devront inventer 1001 parades, s’appuyer sur la créativité, le génie inventif et la résilience de la vie pour trouver des solutions.

J’ai confiance en eux comme j’ai confiance en nous. L’homme fait souvent sortir le meilleur de lui-même face à l’adversité.

Il est clair que nous sommes présententement artisans de l’auto-destruction de notre habitat… mais choisir de ne pas perpétuer la vie humaine pour des raisons pseudo-éthiques me désole grandement. Servons-nous plutôt de notre génie inventif, de notre capacité à l’introspection pour corriger les failles de nos systèmes.

Au final le choix appartient à l’individu d’enfanter ou de ne pas enfanter. À chacun de se bâtir ses propres justifications.

Mais, si l’histoire des sociétés, religions et des courants de pensée nous a appris quelque chose, c’est qu’il est plus facile de convertir les nouveaux-nés à de nouveaux dogmes que de convertir les vivants.

De mon côté, je préfère mettre au monde les artisans de la solution en leur enseignant à réfléchir à l’impact de leur consommation et à penser à l’extérieur de la boîte.

La vie c’est beau. Je préfère être témoin de cette vie et la voir s’épanouir que de la suicider dans l’oeuf.

J’ai fait des enfants, je n’en ai pas honte, j’en referrais encore et j’espère qu’ils participeront eux aussi au grand cycle de la vie.

by the way, ton texte était super beau jeune femme. Continue d’écrire et de réfléchir, de parler de ces sujets brûlants. Il est important de discourir et de lancer des débats publics. Nous devons changer…. c’est évident.

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