Mon ami Colley

(Article invité de maxime ) Aujourd’hui, je vous glisse quelques mots à propos de celui qui occupe une place importante dans ma vie en ce moment.

Depuis plusieurs semaines, je consultais les fiches sur internet afin de trouver mon compagnon de route pour un bout de temps.

Je cherchais celui avec qui j’aurais la chance de développer une belle relation.

Pour développer une bonne chimie, ça prend une belle complicité.  Et de ce fait, il faut être compatible de part et d’autre.

Le 16 août dernier, dans un petit moment de nostalgie et sur un coup de cœur, je me suis enfin décidé à aller de l’avant.

J’ai pris le téléphone pour appeler la SPCA et avoir davantage d’information à son sujet. 

Après avoir confirmé les informations inscrites sur sa fiche, dès lors je suis confiant d’avoir trouvé le bon.  Je laisse savoir à mon interlocutrice que j’arrive, mais que je pars tout de même de loin!

– » Merde, 14h00, il faut que je me dépêche avant la fermeture!  »

Je prends alors mon véhicule et j’entame mon 2h30 de route dans l’espoir de pouvoir le rencontrer.   

À mon arrivée, une jeune famille se trouve à l’extérieur en train de passer un peu de temps avec lui pour l’analyser et l’observer en promenade.

Lui, regardait tout autour sans broncher.  Avec ses beaux yeux et ses grandes oreilles tombantes, il restait stoïque et avançait d’un pas calme.

En le regardant aller, je savais que c’était le genre de chien qui me conviendrait; un bon vieux garçon tout tranquille.

Après quelques minutes, je voyais donc que la famille hésitait toujours.  Je m’approche d’eux et je leur dis:

–  »Écoutez, je sais que vous êtes arrivés en premier et si l’animal vous convient vous avez la priorité.  Ceci étant dit, je viens de faire 2h30 de route pour le rencontrer.  Si vous ne l’adoptez pas, soyez assuré que je vais le faire et que je vais en prendre grand soin jusqu’à la fin de ses jours! »

Je ne suis pas des plus charismatiques et je suis un timide dans l’âme, mais je crois qu’à ce moment-là, l’assurance de ma déclaration sans équivoque fit son effet.

Ils décidèrent de passer leur tour et de me laisser adopter l’animal. 

Fiou

Entre-temps, pendant que la famille faisait une balade avec lui, j’avais pu discuter avec l’animalière pour en apprendre davantage sur celui-ci.

Elle me parla de sa petite histoire, à savoir qu’il ne l’avait pas eu facile.

À son arrivée au refuge, il n’avait que la peau sur les os.  Rapidement, avec une bonne alimentation, il reprit du poids. 

Cependant, il avait une grande cicatrice sur une patte arrière ainsi qu’une masse osseuse au coude, probablement issue d’une ancienne blessure mal cicatrisée.  Une douleur aux hanches avait également été notée.  De plus, plusieurs de ses dents avaient de la plaque dentaire assez importante.

Bref, il n’était pas neuf notre petit vieux!

Malgré tout, je savais à quoi m’en tenir.

Je terminai donc de remplir les papiers et tout était réglé.  Je pus repartir avec l’animal et c’est ainsi que se déroula notre première rencontre.

Petit à petit, une routine s’installa et notre ballade quotidienne dans les rues du quartier lui plaisaient beaucoup.

Par contre, après quelques temps, je remarquai qu’il avait plus de difficulté à lever ses pattes arrière. 

Après une visite à la clinique vétérinaire, la vétérinaire nous remis des anti-inflammatoires non stéroïdiens, du Deramaxx, pour soulager son inconfort. 

En plus de cela, je lui achetai des suppléments de glucosamine et d’oméga 3 pour l’aider à réparer ses cartilages.  Et voilà, notre toutou était remis sur patte!

Pour ceux que ça intéresse, voici le message que j’avais partagé sur ma page facebook afin de présenter la bête à ma famille et mes amis.

Âgé de 8 ans, Colley est un Foxhound américain.

À la maison, son activité de prédilection est de faire la sieste comme une grosse patate!  Le chat et lui ont des atomes crochus à cet effet!

À l’extérieur, c’est un tout autre chien qui adore la promenade.
De plus, il a tout un flair! En effet, c’est un chien de chasse faisant parti des races  » courant  » (ex: Basset, Beagle) utilisés pour pister et poursuivre le gibier.

Il faut savoir que le Foxhound était initialement utilisé en Angleterre pour la chasse aux renards et aux sangliers. Plus tard, il fût introduit aux États-Unis, notamment grâce à George Washington qui fût l’un de ses ardents promoteurs.

C’est un compagnon plutôt indépendant, mais bien gentil autant avec les humains, les chats et les autres chiens.

Ses deux principales émotions sont: endormi et affamé!

Côté chien de garde, humm, disons simplement qu’il a d’autres qualités! C’est tout un exploit s’il se lève la tête lorsqu’un inconnu entre dans la maison. Vous ne perturberez pas sa sieste bien longtemps, sauf si vous arrivez avec de la nourriture! 

Son petit côté charmant? Le fait qu’il flippe sa gamelle ou mette directement une patte dans sa moulée avant de manger. Cute!

Un gourmand, un goinfre, vous ne saurez pas mieux dire! Cependant, monsieur est sélectif au niveau des aliments ou des gâteries qu’il aime. C’est une fine bouche. Il aime aussi gruger des os à l’occasion.

Joueur? Pas vraiment.
Vocal? Seulement quelques petits hurlements lorsqu’il a faim ou bien qu’il veut sortir faire ses besoins.

D’où vient-il?:
Celui-ci a vécu un bon bout de temps dans les Laurentides avec 4 autres compagnons canins, dans des conditions pas nécessairement évidentes et lorsque son ancien propriétaire a fait une psychose, des agents du MAPAQ sont intervenus concernant ses chevaux négligés et ils ont interpellés la SPCA au niveau des chiens.

Son séjour avec eux a duré 5 mois avant qu’il atterrisse avec nous!

Alors, on lui souhaite la bienvenue avec une belle fin de vie remplie de siestes, de promenades et de foie séché!

Pourquoi je vous parle de lui?  Tout d’abord, parce que je l’aime beaucoup et comme les choses que nous aimons, nous avons tendance à les placer à l’avant-scène.

D’autre part, parce que vous comprendrez qu’avec les frais d’adoption, sa nourriture, ses gâteries, ses suppléments alimentaires, ses soins quotidiens et ses médicaments, il va s’en dire que ce n’est pas gratuit de posséder un gros toutou vieillissant et d’en prendre soin comme il se doit!

Mais s’il y a un endroit que ça ne me dérange pas de dépenser, quitte à couper ailleurs, c’est pour le bien-être de mes animaux de compagnie.

En fait, lors de la dernière année, j’ai acheté un véhicule à 500$ (en très bon état malgré tout) et j’ai certainement dépensé plus que ça pour mon chien lors des 4 derniers mois.

Question de priorités!

Mais bon, vous l’aurez probablement déduit, pour moi, mon chien, mon gros bébé, c’est comme mon enfant, d’une certaine façon.

Vous savez, le lien entre l’homme et l’animal peut être très, très fort.

En fait, mon chien, c’est une présence rassurante pour moi.  C’est un être avec qui je peux vivre librement et à qui je peux donner de l’amour inconditionnel à l’infini. 

On sait qu’on peut se faire mutuellement confiance, nous avons des attentes simples l’un envers l’autre et nous pouvons simplement ÊTRE ensemble, pas besoin de faire semblant ou d’utiliser de faux fuyants.

J’aime les animaux, probablement parce que je les saisis bien, contrairement à l’humain.

Mais bon, en général, même si vous m’intriguez, je ne vous déteste pas pour autant (sauf le gars chiant, toujours occupé à fixer le doigt du sage)…  Mais non, c’est une blague.

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