Manifeste

Le monde est vaste. La somme de toutes les connaissances humaines accumulées au fil des millénaires est hallucinante. L’univers recelle de tellements de merveilles à découvrir.

Il y a tant de livres à lire, de films à voir, de langues à apprendre, d’histoires à raconter, de gens à rencontrer, de sentiments émouvants à partager, de mets à préparer et déguster, de plantes à cultiver, d’animaux à découvrir, de chansons à chanter et entendre.

Il y a tellement d’expériences à vivre, tellement de levers et de couchers de soleils devant lesquels s’émerveiller, tellement de paysages éblouissants à voir.

Mais, l’homme moderne a choisi d’assombrir sa vie dans la répétition. Il se lève chaque matin afin d’accomplir la même routine, de prendre le même chemin, pour faire la même chose qu’hier et que demain, en compagnie des même personnes en obtenant essentiellement encore et toujours les même résultats.

L’homme moderne a choisi d’ignorer la beauté, le mystère, il a cesser d’explorer le monde et se contente de vivre une vie ennuyeuse dans laquelle les jours se ressemblent tellement qu’ils se mêlent.

L’homme moderne est à la fois son geolier et son bourreau. Il se prive lui-même de sa liberté, aveuglé par ses désirs de surconsommation, croyant y trouver le bonheur, mais le sentiment est chaque fois de plus en plus éphémère.

Piégé dans le cycle du consommateur, l’homme moderne vit cette vie monotone et sans saveurs, qui est celle de travailler, pour faire de l’argent, pour acheter du stock, pour le consommer et le jeter encore et encore et encore en remplissant les trous qu’on a creusé dans le sol pour en extraire les matières premières destinées à fabriquer des objets de consommation rapide pour ensuite les remplir de ces mêmes objets.

Creuser des trous et les remplir. Voilà la vie de l’homme moderne.

Lorsque les archéologues du futur étudieront sa vie, dans quelques milliers d’années, il ne restera que des montagnes de déchets non-compostables, radioactifs ou alors ils étudieront, comme nous le faisons, ses poteries.

La seule poterie que l’homme moderne fabrique encore réellement de nos jours, on la compte par 2 ou 3 par maison. C’est la cuvette des toilettes.

Je me demande parfois quelle déduction ils en tireront.

Parfois, l’homme moderne rêve de grands espaces et de liberté, de vivre une vie extraordinaire dans laquelle il se verrait prospérer. Mais, il pense savoir que pour lui, tout cela est impossible car les choses sont telles qu’elles sont et qu’il n’y peut rien.

Dans 6 mois les vacances, sorte de permission qu’on accorde aux détenus, moment pendant lequel il vivra intensément et excessivement son besoin de liberté pour revenir, trop souvent, triste et résigné à sa routine.

35 ans à travailler pour avoir 2,3,4 peut-être 5 semaines de liberté par an. Le reste de son temps appartient à son employeur sans scrupules qui s’enrichit sur sa naïveté, au gouvernement arrogant qui se fait un plaisir de lui taxer 5 ou 6 mois de payes par an en plus de toutes les autres taxes qu’il lui collectera plus tard sur sa surconsommation. Il y en a aussi une part qui va aux banques toutes puissantes, à ses créanciers, car la vie d’aujourd’hui se consomme maintenant et se paie plus tard en multiples versements…

Pourtant, ce rêve de liberté peut devenir réalité. Car, l’homme ne fut pas esclave de lui-même de tout temps. À l’état naturel, l’homme, comme les autres animaux, pouvait être simplement esclave de sa conditon, comme toutes les choses vivantes.

L’homme a faim. Et l’homme a besoin de s’abriter des intempéries et des prédateurs. La vie de l’homme est comptée.

N’importe quel mammifère du règne animal est soumis aux mêmes conditions que l’homme. Pourtant, je n’en connais aucun qui ont érigé des monuments ridicules par vanité, aucun qui ait érigé des systèmes complexes pour se garder dans l’auto-esclavage et limiter sa liberté en s’endettant face à d’autres animaux.

La force de l’homme est toutefois d’avoir su tirer parti de son intelligence pour littéralement dominer tous les prédateurs (même les hommes, le plus cruel des prédateurs de l’homme). Il a aussi su tirer parti de son intelligence pour développer des systèmes d’abondance alimentaire et pour se bâtir des logis douillets et efficaces contre tous types d’intempéries qui pourraient survenir.

Il n’y donc aucune raison pour laquelle l’homme ne pourrait pas être libre, plus libre que le lion dans la savane ou que l’écureuil dans l’arbre l’autre côté de la rue.

Lorsque l’homme a de la nourriture plein le bedon et des réserves plein le garde-manger, plus de nourriture n’apporte pas grand chose de plus. Surtout s’il faut sacrifier sa liberté pour en accumuler davantage. Une fois l’état de satiété atteint et la sécurité alimentaire garantie, ce qui peut se faire avec peu de travail et de frais, nul besoin l’homme a-t-il de sacrifier sa liberté pour plus de nourriture.

Il en est de même de l’abri. Un toit, 4 murs, des fenêtres, de l’isolant, un poêle à bois ou une autre forme de chauffage, une couchette, une table, une chaise et quelques vêtements appropriés peuvent amplement suffire à combler le besoin d’un homme de s’abriter convenablement. Ça a suffit pendant des millénaires et si on le compare à ce dans quoi les amérindiens, les tribus éloignées ou les hommes préhistoriques vivaient, c’est même du gros luxe!

Toutes ces maisons trophé qu’on construit pour satisfaire la vanité de l’homme, dorer son ego meurtri par l’esclavage et lui faire croire qu’il est puissant et roi en sa demeure ne sont que des prisons et pièges dans lesquels les hommes s’encagent pour écouter de la propagande télédiffusée destinées à les maintenir en laisse et à les divertir.

Évidemment, l’homme moderne peut ajouter du luxe à cette demeure de base en se demandant chaque fois « quelle part de liberté suis-je prêt à sacrifier pour ce luxe? ». Car au final, plus de toilettes, plus de chambres, plus de pièces, plus d’acres de terrain, est-ce que cela apporte réellement plus par rapport à la liberté sacrifiée? Il faudra le payer de son temps de vie.

Le temps qu’il nous reste à vivre sur cette terre est d’autant plus précieux qu’il nous est compté et que nous ne savons pas combien de temps il nous est imparti.

D’ailleurs, comment savoir si 20$ de l’heure est un bon salaire? Ou 100$ de l’heure? Et si on vous annonçait qu’il vous reste 3 mois à vivre… est-ce que même 1000$ de l’heure serait un bon salaire?

On assume tous que nous vivrons éternellement ou du moins très longtemps. En conséquence, on dépense une ressource précieuse comme si elle était abondante. Or, elle ne l’est pas nécessairement…

Choisir de vivre librement, choisir de s’émanciper et de profiter pleinement du temps de vie qui nous est alloué c’est se choisir soi. C’est choisir de vivre une vie inspirante. C’est choisir de célébrer la vie et la liberté au lieu de choisir de moisir au fond d’un cachot.

C’est choisir une vie riche d’expériences, de temps à passer avec les êtres chers.

Mais ne vous y trompez pas. C’est réellement un choix.

Aujourd’hui, maintenant, vous avez le choix de changer votre étoile et de reprendre en main votre liberté naturelle. Ou vous avez le choix de vous résigner à votre sort et finir comme les autres…

La liberté, c’est un choix.

Commencez dès maintenant à vivre une vie plus riche et libre!

Vous êtes à la croisée des chemins, vous pouvez continuer à creuser des trous pour les remplir, comme les autres, ou vous pouvez choisir votre liberté, l’abondance et la prospérité.

Faites le bon choix!