Est-il Folie que de se Sacrifier pour la liberté financière?

J’épargne autour de 20,000$ par an dans mon compte de courtage depuis 6 ans. J’épargne aussi autour de 8000$ (ma part) en moyenne par an dans mon fonds de pension. Et, je fais des double versements directement sur mon hypothèque de plus de 7400$ par an (ma part). Pour finir, je mets 2500$ par an (ma part) dans le REEE de mes enfants. Grosso modo, il y a donc autour de 38,000$ par an, parfois plus, parfois moins, de mon salaire qui ne sert pas à consommer de nouvelles cochonneries.

Quel SACRIFICE! me disent certains. Tu es fou!

Tu ne contribues pas à l’économie me disent d’autres…

Moi je n’y arriverais pas… ça n’a pas d’allure me dit un autre.

Certains me trouvent coincé de la p’tite cacahuète qui me sert de cerveau aussi. Ça doit être un survivaliste qui attend la fin du monde… il n’est clairement pas normal! Fait-il parti d’une secte?

La réponse est oui! J’en suis même l’un des preachers auto-proclamés!

Sortez les gros clous à chemin de fer et les madriers de bois, montez la croix, je me SACRIFIE pour ma liberté financière!

Définir sacrifice

Se sacrifier, par définition, c’est se priver de quelque chose, habituellement avec l’objectif d’obtenir quelque chose de mieux en échange.

Par exemple, dans les anciennes cultures, il arrivait qu’on sacrifie un animal ou un autre être à un dieu pour s’attirer ses bonnes grâces.

Dans ce sens, on pourrait dire que je sacrifie ma consommation immédiate pour pouvoir consommer dans le futur. Car, il est idiot de dire que je prive l’économie de mon argent… tôt ou tard, cet argent sera redépensée dans l’économie… elle est de toute façon investie dans celle-ci et supporte le système puisque je suis investi à 100% en action ou en immobilier pour lequel je paie des taxes et j’achète des matériaux pour en faire l’entretien.

La seule différence dans le fait de me « sacrifier » maintenant pour pouvoir consommer plus tard, c’est que mon argent ne proviendra plus d’un travail salarié. Il proviendra de l’intérêt composé. Je me « sacrifie » donc pour une cause plus grande que le « sacrifice ».

C’est un facteur important. Car ce que je « sacrifie » maintenant, je le regagne au centuple plus tard.

De toute façon, pour qu’il y ait sacrifice, encore faudrait-il qu’il y ait privation de quelque chose. Or, je dois dire que rien ne me manque… je n’ai pas envie d’une nouvelle télé, d’un nouveau lit ou meuble, d’un nouveau gadget… J’ai vraiment tout ce qu’il me faut et si quelque chose se mettait à me manquer, je trouverais un moyen.

Vraisemblablement, j’achèterais probablement juste une maison trophée et un véhicule trophée si je décidais de dépenser cet argent immédiatement. Or, ma confiance en moi n’est pas suffisamment ébranlée pour que je me sente obligé de montrer à tous que j’ai « réussi » dans la vie (à m’endetter et m’enchaîner comme un con). C’est de la vanité uniquement.

Le problème avec les gens c’est qu’ils tendent à prendre des raccourcis importants avec les mots. Jacob Lund Fisker en parlait sur son site récemment.

Sacrifice est devenu : se priver de quelque chose.

La partie : « dans le but d’obtenir quelque chose de mieux » est carrément disparue de la définition.

Or, ce 40k$ non dépensé cette année, il n’est pas disparu. Je ne l’ai pas gaspillé en billets de loterie. Il est toujours présent et il travaille pour moi! Il me rapporte de l’intérêt composé.

Donc, je suis désolé, mais je trouve ce terme de « sacrifice » un peu gros!

10 Comments

  1. Crevette nordique
  2. BarbeRiche
  3. Maxime
  4. Petes

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.