Pourquoi la richesse survit rarement à 2 générations?

J’aimerais aider mes enfants à avoir plus d’options que moi dans la vie relativement à leur liberté lorsqu’ils arriveront à l’âge adulte.

Je crois que c’est le souhait de tout parent aimant que de voir son fils et sa fille faire mieux que lui. Non?

Mais, il y a de grosses embûches sur le chemin. L’humain étant ce qu’il est, il semble que plus de 70% des familles perdent la richesse accumulée par la première génération lorsque celle-ci est gérée par la deuxième génération et on parle de 90% des familles à partir de la 3e génération. C’est déroutant!

Parfois, je demande à mon père « coudonc… ça fait quoi, 400 ans qu’on habite au Québec nous et nos ancêtres.. ils ont foutu quoi tout ce beau monde là pour qu’on parte de rien ou presque rien comme ça? »

Et mon père m’explique alors que son grand-père était riche, mais que son père a été exclu de la lignée et bla bla bla…. Il faut dire que le père de mon père n’a pas laissé une belle image à ceux qui lui ont survécu… Il y a des gens comme ça. Des gens qui gâchent leur vie, celle des autres et qui disparaissent dans l’oubli et le mépris en ne laissant d’eux que des dettes et des mauvais souvenirs…

Ceci s’enligne donc avec les écrits que j’ai retracé au sujet de la transmission de richesse. Il semble qu’il y ait toujours un descendant moins habile ou outillé pour dilapider la fortune familiale.

C’est dommage quand même, car, par exemple, si mon grand-père avait acheté quelques actions de WalMart, McDo, Coke, de quelques banques alors qu’il était relativement évident que ces cies étaient bien ancrées dans le capitalisme… je suppose qu’on aurait eu une belle fortune familiale à faire fructifier.

Par exemple, s’il n’avait laissé que 100k$ à mon père en 1982 lorsqu’il est décédé et que mon père avait réussi à obtenir le rendement du marché (7-9%), mon père aurait 1.2M$ à 2.4M$ en actions aujourd’hui en plus de ce que lui a accumulé dans sa vie… Temps et intérêt composé peuvent nous mener loin!

Mais, dans ma famille, les héritages ça pleut pas mettons et le bonhomme n’a probablement jamais vu autant d’argent de son vivant!

J’aimerais laisser à mes enfants la gestion d’un capital intéressant qui les mettrait à l’abri de toutes les formes de bullshit auquel ce monde nous soumet.

Le boss qui te fait chier? F**k U…

Le gouvernement qui impose trop de taxes? F**k U.. on déménage.

La bonne femme ou le bon homme qui commencer à faire suer? F.U.!!

Avoir un fuck you fund rend la vie moins compliquée… en théorie…

Mais, comment les amener à prendre conscience de la chance qu’ils auront? Comment m’assurer qu’ils le géreront bien et que le fonds perdurera à travers les générations?

On dirait que c’est presque une tâche impossible. Voici une citation de Barnu (The art of money getting) :

There is no greater mistake than when a young man believes he will succeed with borrowed money. Why? Because every man’s experience coincides with that of Mr. Astor, who said, “it was more difficult for him to accumulate his first thousand dollars, than all the succeeding millions that made up his colossal fortune.” Money is good for nothing unless you know the value of it by experience. Give a boy twenty thousand dollars and put him in business, and the chances are that he will lose every dollar of it before he is a year older.

Il y a tellement de choses qui peuvent mal aller. Au-delà des mauvais choix de placement, il y a le ou la conjointe qui peut devenir un lourd passif (attention au mariage… patrimoine familial… l’argent attire les vautours).

Mais, il y a aussi l’individu lui-même. On aura beau vouloir inculquer quelque chose à quelqu’un, si ça ne l’intéresse pas ou s’il n’a pas d’aptitudes pour ça, il n’y a pas grand chose à faire.

Je regarde Warren Buffett et ses enfants par exemple… aucun d’eux ne reprendra les reines de ce qu’il a bâti. Aucun d’eux n’a la force de caractère ou le talent de leur père semble-t-il ou encore est-ce le manque d’intérêt?

Buffett va donner son argent essentiellement à des oeuvres caritatives.

Cool! Mais bon… et si je voulais que mes enfants reprennent la petite fortune que j’aurai bâti pour la faire fructifier pour leurs enfants qui pourraient faire de même à leur tour… ?

L’église et les banques savent le faire, les institutions savent le faire, pourquoi pas les individus?

Je pense probablement trop loin. Mes enfants, ça sera déjà quelque chose… si ça se rend à mes petits enfants, j’en serai heureux. Le reste, ça leur appartiendra.

Je pense parfois à écrire un guide, une sorte de marche à suivre pour ma famille pour lorsque je disparaîtrai… Il n’y a rien de sorcier à tout cela, mais assembler ces informations, une méthode, une hiérarchie de pensée, ça m’aura pris du temps.

Je n’ai pas eu de guide… Il aura fallu que je farfouille, que je lise des tas de livres et d’articles, que j’essaie différentes approches…

Au final, mon approche est très très basique… et je suis presque gêné de dire que ça m’a pris autant de temps comprendre comment bâtir ma fortune. Mais bon… quand on ne sait pas par où commencer, il y a beau y avoir des livres, il y en a tellement justement que ça fait souvent plus nous mêler.

J’aurais aimé avoir un mentor.

J’ai fini par en trouver en Warren Buffett, Benjamin Graham et Jacob Lund Fisker, Henry David Thoreau, Georges Samuel Clason et quelques autres…

Mais, il m’aura fallu un temps précieux pour les trouver, les assimiler, en déduire une route à suivre, comprendre mes limitations et possibilités.

Si on m’avait expliqué ces choses plus tôt, qui sait, je serais peut-être déjà retraité?

Comprendre les bases du capitalisme et de son fonctionnement est essentiel. C’est le monde dans lequel nous vivons et pourtant, je connais peu de gens qui pourraient me décrire clairement, en quelques mots, ce qu’est le capitalisme…

Moi non plus je n’en comprends pas toutes les subtilités…

Mes enfants grandissent tranquillement. Mon fils comprends maintenant les chiffres de 0 à 10. Il ne fait pas que les réciter par coeur comme bien des enfants de son âge qui savent te réciter ça en 3 langues jusqu’à 50…

Moi j’ai focussé sur la compréhension. Si tu comprends les chiffres de 0 à 10, compter jusqu’à l’infini après, c’est un pet… ce sont juste des mots dérivés des 10 premiers chiffres. Pour moi l’essentiel c’est de comprendre ce que signifie ces chiffres et de savoir faire des opérations dessus.

Mon kid de 3 ans et demi sait additionner et soustraire. Il sait décompter, il commence à savoir trouver un inconnu (algèbre : x + 3 = 5) et on commence tranquillement les multiplications.

Avant 5 ans, il connaîtra probablement toutes les opérations de base sur les nombres de 1 à 10 (+,-,x÷) et ses fractions… on fait des fractions en faisant la cuisine…

La ptite aussi s’en vient bien et elle a deux ans.

Je ne dis pas ça pour me vanter ou vanter mes enfants. Je ne leur mets pas de pression non plus. Je les expose. C’est eux qui veulent en savoir plus. Alors je leur en montre plus…

S’ils maîtrisent ça avant la petite école, ils vont trouver le temps long à l’école comme dit ma belle-mère… Mais, surtout, ils vont avoir 3 ans d’avance sur le programme et donc beaucoup de temps libre pour apprendre autre chose… comme toutes ces choses essentielles à comprendre à propos de l’argent, du capitalisme et de la liberté financière.

Je ne prétends pas tout connaître… loin de là… mais je pense en savoir assez pour leur donner de bonnes bases.

Reste à savoir comment les y intéresser. Par le jeu certainement…

J’ai déjà hâte de jouer au Monopoly et à Cash Flow, peut-être même d’inventer un nouveau jeu avec eux (j’ai quelques idées…).

J’aimerais que la chose la plus importante (au niveau financier – car il y a beaucoup plus important évidemment) que je leur laisserai en héritage ce ne soit pas de l’argent en tant que tel, mais une méthode infaillible, qui fonctionne à travers les âges pour acquérir et conserver sa liberté.

Je crois que je n’aurai pas grand autre choix que de l’écrire ce livre… un livre qui s’adresserait à toute personne de 12 à 52 ans et qui aspire à une vie plus riche et libre.

Car, il est trop facile de tomber dans les mêmes pièges que tant d’humains, génération après génération :

  • dépenser plus que ce que l’on gagne
  • croire en l’argent « facile » et à la richesse instantanée
  • croire que le bonheur se trouve dans la possession

Je souhaite que mes enfants soient capable de faire preuve de la même discipline (ou mieux) que moi à long terme et qu’ils puissent choisir de faire ce qu’ils veulent dans la vie plutôt que ce qu’ils doivent.