Comment récupérer sa liberté naturelle?

Je viens de terminer la lecture du livre de Harry Browne « How I found freedom in an unfree world ».


Son postulat de base, il est possible d’être libre, de vivre librement sans avoir à changer cette société, sans avoir à tenter de convaincre les gens autour de soi.

Pour y arriver, il suffit de le comprendre, de l’admettre et d’éviter les pièges qui volent notre liberté et essentiellement d’apprendre à accepter ce qui est naturel chez l’homme : au final, c’est chacun pour soi!

En fait, la raison principale qui nous enlèverait notre liberté serait simplement celle de ne pas être au courant de toutes les alternatives possibles puisqu’on ne nous les présente pas et parce qu’on est souvent coincé dans des pièges à liberté.

Ce qui nous garde enchaîné, c’est d’avoir accepté, sans les remettre en question, certain préceptes de vie et d’avoir vécu selon eux.

Ces truismes, ou phrases toutes faites tels que « tu dois aller à l’école, obtenir de bonnes notes, travailler toute ta vie, prendre ta retraite à 65 ou 67 ans » sont des pièges à liberté.

Browne en a identifié 14 types récurrents dans son livre.

Voici l’une des citations que j’ai notamment bien aimé de ce livre :

Most of the rest of the world will remain unfree during the rest of your life. Most people will continue to lead what Thoreau called « lives of quiet desperation » — paying high taxes, bowing to social pressures, working long hours with little to show for them, never having the time to do what they want to do, resigning themselves to loveless compromises that masquerade as marriages.


Browne explique qu’il n’est pas nécessaire de tenter de changer les autres ou la société pour atteindre un état de liberté. Mais qu’il est tout à fait possible de se changer soi et d’accroître sa liberté.


Je n’adhère pas à 100% de ses propos, certains sont un peu démagogiques comme lorsqu’il compare l’appareil gouvernemental à la mafia parce que les deux partagent certaines approches comme d’avoir à demander la permission d’opérer sur un territoire (permis), le racketing (impôts), l’usage de la violence (saisies, menaces et ultimement police et prison).

Mais, même dans ses pièges à liberté liés au gouvernement, il y a quand même beaucoup de vrai.

Il argumente aussi que la société n’est pas en mesure de protéger adéquatement nos biens, nos droits ou notre personne… que malgré toutes ces lois, il faut quand même qu’on prenne en charge cette partie (gardien de sécurité, chien, système d’alarme etc…) et qu’en conséquence, le gouvernement ça ne sert pas à grand chose et qu’on serait mieux de s’arranger nous-même en tout.

Je préfère quand même le gouvernement à la mafia… On a pu voir que dans certains pays, la mafia prend tout et ne te laisse rien… Le gouvernement nous laisse quand même prospérer dans une certaine mesure.

Néanmoins, je recommande à quiconque veut devenir libre de lire ce grand classique, ne serait-ce que pour prendre conscience que peu importe la situation dans laquelle ils se trouvent et qui les contraint, il est possible d’en sortir en y payant le prix (pas nécessairement monétaire).

Qu’on soit pris avec le mauvais ou la mauvaise conjoint/e, une mauvaise maison, un emploi qui nous rend triste, une amitié corrosive… il est possible d’en sortir en y mettant le prix et chaque jour qui passe, on est déjà en train de payer un prix en tolérant la situation alors aussi bien payer le prix final, en sortir et passer à autre chose.

Browne nous parle aussi à un moment d’une entreprise qu’il a déjà eu. Chaque mois, il avait des comptes à rendre au gouvernement. Chaque trimestre, il avait d’autres comptes à rendre au gouvernement et chaque année, encore d’autres comptes. Le temps, l’énergie, la dépense monétaire était terrible. Il a donc décidé de licencier tous ses employés, de devenir travailleur autonome et de les engager comme travailleurs autonomes contractuels…

Le résultat? Fini les obligations mensuelles et plus d’argent dans les poches de tout le monde à la fin puisqu’en tant que travailleurs autonomes, tous ses « employés » pouvaient maintenant déclarer des dépenses.

Browne rappelle qu’il y a toujours beaucoup d’alternatives à tout ce qui gobe notre liberté. Il faut juste prendre le temps de réfléchir et de les chercher.

Évidemment, pour lui, tenter de changer les autres est une perte de temps qui gobe la liberté. Vaut mieux se changer soi-même et si la société dans laquelle on vit ne convient vraiment pas, plutôt que de tenter de la changer, on peut tout à fait en chercher une autre.

Au final, c’est une approche plutôt égoïste de la vie, mais, on a juste une vie à vivre et si les autres sont en désaccord avec notre façon de vivre et tentent de nous imposer la leur, c’est aussi une manifestation de leur propre égoïsme!

Pour ceux qui aimeraient lire un résumé du livre, ce blogueur en a fait un qui se tient… mais livre le livre au complet est mieux pour bien comprendre les nuances de ses affirmations.

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