Mes objectifs demeurent toujours d’actualité

Il y a de cela plusieurs années déjà, j’avais 33 ans (maintenant 38), j’ai formulé le souhait de me retirer de la rat race à 45 ans ou avant. J’ai appelé cet objectif mes « 12 ans d’esclavage« . Au bout de 12 ans de travail, d’épargne et d’investissements, je serais libre!

Au fil des années, j’ai essayé diverses approches afin de devancer cette date. J’ai lancé des sites pour gagner des revenus en ligne, j’ai investi dans des penny stocks, j’ai parti une petite entreprise… Mais, il semble que ma voie à moi sera celle du salarié épargnant qui vit selon ses moyens.

En effet, bien qu’attrayantes à première vue et que toutes ces approches (sauf celle de l’analyse technique dans les pennystocks) pouvaient avoir du potentiel pour moi, elles me généraient des revenus de travail inférieurs de façon importante à ceux générés avec mon emploi… et des revenus passifs peu significatifs.

Ce n’est pas ce que je visais…

Mon objectif est de me retirer entre l’âge de 43 et 45 ans avec 15,000$ de revenus passifs de dividendes, une hypothèque payée et aucune dette.

À cela s’ajoutera la valeur de rachat de mon fonds de pension qui pourra être converties en FRV et de laquelle j’espère tirer au moins 10k$ de revenus passifs de dividendes supplémentaires.

Les détails sur les modalités de retrait ne sont pas encore figées dans le roc, car je voudrai certainement optimiser l’aspect fiscal et revoir le tout avec un planificateur financier. Néanmoins, tout s’enligne dans le bon sens.

Plan de retraite à 45 ans

Si on regarde le tableau ci-joint qui inclut la réalité et mes projections, on remarque que je devrais terminer mes 38 ans avec 5895$ de revenus passifs projetés et finir mes 45 ans avec 18246$ de revenus passifs projetés.

Pour arriver à ces résultats, je prends pour acquis que j’investirai 22k$ par an chaque année (sauf cette année) et que je reinvestirai 100% des dividendes jusqu’à mes 45 ans. Le dividende initial global visé sur mes investissements est de 3.5% et la croissance annuelle globale du dividende de 6%.

Mon portefeuille vaudra alors 521,000$.

Voilà maintenant ce qui se passe après mes 45 ans.

À 50 ans, mon revenu projeté sera de 24,418$ avec un capital de 698k$. Je serai millionnaire sur cette part de capital vers 57 ans et à 65 ans, je gagnerai 58k$ par an en dividendes.

Évidemment, ceci ne tient pas compte du RRQ, PSV et de ce que mon fonds de pension va me rapporter.

Voici maintenant ce qui se passe si je me retire à 43 ans au lieu de 45 ans.

À 43 ans, j’aurais 13900$ de dividendes. À 50 ans, 20,900$. Je serais millionnaire sur cette partie à 59 ans et à 65 ans, je recevrais 50k$ de dividendes.

Les différences ne sont pas énormes… Et je gagne 2 ans sur mon plan. Tout dépendra donc de quelques facteurs :

  • la valeur de rachat de mon fonds de pension
  • comment ça va avec les enfants et l’école
  • comment je me sens avec ma job (maintenant que je travaille de la maison c’est beaucoup moins opressant)

Ça prend beaucoup de persévérance et une sorte de savoir viscéral que c’est la meilleure chose à faire pour soi pour suivre un plan dont les fruits ne seront cueillis que dans 12 ans.

Pour être parfaitement honnête, il m’arrive souvent d’avoir envie que ça aille plus vite. Le plus dur, c’est vraiment d’accepter que malgré toute ma bonne volonté, le temps doit faire son oeuvre.

Évidemment, je me prive de certaines choses. Quand je me suis lancé dans cette aventure, j’avais une Corolla 2011… j’ai toujours ma Corolla. Avec les enfants, un véhicule plus spacieux serait pratique…

J’avais aussi une vieille maison en manque d’amour. Je lui ai donné un peu d’amour au fil des ans… j’aurai quand même dépensé plus de 30k$ en entretien dessus depuis 10 ans et j’ai beaucoup fait par moi-même pour sauver sur les coûts. Cette maison me pèse… j’ai envie de changements drastiques à ce niveau.

Mais sinon, ce n’est que l’interminable attente qui est le plus difficile. Savoir qu’il y a de la lumière au bout du tunnel, savoir quand j’arriverai au bout du tunnel est clairement un avantage. Mais, l’humain étant ce qu’il est et moi étant qui je suis, la gratification reportée, ça n’est pas super comme motivation.

J’approche à grands pas le 200k$ d’épargnes (en incluant le REEE – je l’inclus ou pas?). C’est quand même fou quand on y pense. Je suis littéralement parti de rien en 2013. Pourtant, on ne fait plus grand chose avec 200k$ aujourd’hui. Mais, cet argent, c’est une base solide sur laquelle laisser le temps et l’intérêt composé faire son oeuvre. Si on retourne à mon tableau plus haut, on voit que le rythme de croissance du capital s’accélère et dans 5 ans mon capital (sans REEE) passera de 165k$ à près de 400k$ sans que je ne change quoi que ce soit à mon approche, soit une augmentation d’environ 19% composé par an.

Une chose est certaine, à moins d’une faillite du capitalisme, d’une inflation galopante, d’un problème personnel majeur (maladie?), d’une perte d’emploi ou d’un crash dinosauresque, je serai libre financièrement à ou avant mes 45 ans.

Et vous, comment avance votre plan?

15 Comments

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