Serviteur d’aujourd’hui, Empereur de demain

Amis lecteurs,

Ça fait un bout de temps que je n’ai pas rédigé d’articles et, voyez vous, cela coïncide avec le  fait que j’ai lancé, il y a un peu plus de 5 mois, ma propre entreprise de suivi des champs et de services-conseils dans le domaine agricole.

Bilan des courses?  J’en ai sué un coup, mais ça en valait la peine!

Pourquoi?  Parce que je suis passé d’un salarié à 17$ de l’heure, avec un potentiel d’augmentation salarial collé à l’inflation (+/- 2%), à un entrepreneur qui travaille maintenant autour de 50$/h net et qui peut augmenter ses revenus assez rapidement en embauchant des gens pour travailler à bâtir mon entreprise, mon rêve de liberté et mon Empire.

D’ailleurs, un autre avantage non-négligeable d’être mon propre patron dans ce domaine est que mon entreprise est admissible à certaines subventions.  De plus, je suis maintenant imposé à un taux fixe sur mes bénéfices plutôt que sur mes revenus salariaux bruts progressifs et je suis ainsi capable de gérer mes dépenses en conséquence afin d’optimiser la charge fiscale à débourser en fin d’année.

Bilan:

Voici un portrait de ma situation l’an dernier :

Revenu brut : 46 000$

Revenu net : 38 000$

Dépenses personnelles : 16 500$

Épargne réinvestie (en bourse) : 21 500$

Voici un portrait de ma nouvelle situation :

Revenu brut : 30 000$

Revenu net : 25 500$

Dépenses personnelles : 17 500$

Épargne réinvestie (en bourse) : 8 000$

Bénéfices nets non réinvestis (entreprise) : 42 000$

Épargne totale : 50 000$

Ainsi, comme vous le constatez, je passe d’un potentiel d’épargne d’environ 20 000$ à un potentiel d’épargne de 50 000$ (x 2.5 ou + 30 000$) seulement en me lançant à mon compte pour un même nombre d’heures travaillées.

Si on fait une équivalence, par rapport à ce qui me reste au net, c’est comme si, après impôts et charges sociales ( +/- 35 000$), je gagnais environ 100 000$ brut/an!  Eh oui, simplement de l’écrire et de le réaliser, un petit frisson me parcours l’échine.

Nouveaux objectifs:

Ainsi, en tenant compte de ce changement de situation, je pense que je pourrais atteindre l’indépendance financière dans 5.5 ans, pour mes 35 ans, si je poursuis sur cette lancée et que j’atteints mes objectifs de rendements boursiers (7% par an).

À tout le moins, c’est le nouvel objectif que je me suis lancé!

Pour le moment, je viens d’atteindre un nouveau palier en franchissant le cap des 3 000$ de dividendes annuels (3 200$).

Au niveau de mes autres revenus « passifs » , je touche aussi environ 80$/mois de bénéfice net sur ma maison louée, donc je fais un autre 1 000$ ici.

En tenant compte des dividendes et de l’immobilier, c’est donc 4 200$/an que je reçois passivement. Pas si mal!

Mon objectifs est de toucher 16 000$/an de revenus passifs, alors on peut dire que j’ai présentement environ 25% du chemin de parcouru à ce niveau.

Pour ce qui est de ma valeur nette, j’en suis à 185 000$ et j’en serais environ à 225 000$ d’ici la fin de l’année lorsque j’aurais reçu tous les paiement de mes clients pour la saison.

En rétrospective de cette saison, si j’y pose un regard attentif, je dirais ceci:

Dans les bons coups:

L’achat d’une Dodge Caravan 2006 de 170 000 km en bonne condition pour 500$ à une connaissance.  Elle m’a servie toute la saison et pourra faire la prochaine si tout va bien.

Le recours à un assistant pour m’épauler dans mes tâches au champ.

Le fait d’avoir réussi à faire financer une bonne partie de mes opérations par mes plus gros clients.

Dans mes moins bons coups:

L’acceptation d’un client peu payant et exigeant m’obligeant ainsi à étirer mes semaines déjà bien chargées.

Le fait d’avoir un peu négligé toutes les autres sphères de ma vie durant ce temps.

Au niveau des opportunités futures:

La possibilité de remplacement de mon client le moins rentable par un autre beaucoup plus rentable ou alors prendre une journée de congé supplémentaire.

La possibilité d’élargir l’offre de services à ma clientèle pour du suivi post-récolte.

Le glaive à la main:

Tel un combattant, à chaque jour,  je me lève et je vais mener le combat sur le champs de bataille.

Vous conviendrez qu’entre la chaleur, l’humidité, la rosée, les moustiques, les douleurs musculaires, le manque de sommeil, il y a des journées où l’on aurait parfois aimé rester coucher.  Et pourtant, c’est dans ces situations qu’il faut persévérer!

À cet effet, je dois vous dire que ce travail me demande de payer le prix, c’est-à-dire de  travailler, en moyenne, 55h/sem, durant 6 mois!  Beau temps, mauvais temps, je dois donc travailler 6j/7 et 9h/jour pour un total d’environ 45h/sem dans les champs puis approximativement 10h/sem pour des rapports techniques reliés à mon travail ainsi que de la paperasse pour mon entreprise!

Il faut être quand même motivé!

La solitude du sommet:

C’est plutôt bizarre à dire, mais au-travers de ce travail effréné, même avec un assistant pour partager le labeur à chaque journée, par moments, je me suis senti un peu seul malgré tout. 

Pas seul physiquement, mais un peu seul dans ma tête ainsi que dans mes idées en étant uniquement focussé sur mes tâches à accomplir, telle la machine évoluant dans un complexe engrenage en mouvance.  

Voir à long terme:

Depuis tout jeune , j’ai toujours eu cette capacité et cette aptitude à anticiper les choses.  J’ai toujours agis dans le but que mes actions immédiates me servent à bâtir une accise solide pour le futur.

C’est pourquoi:

Je me suis orienté vers un métier qui me passionnait assez pour y travailler de longues heures;

J’ai choisi de rester sur les lignes de côté en attendant de m’impliquer, amoureusement parlant, avec une femme avec qui je me voyais m’endormir et me réveiller chaque jour à ses côtés;

J’ai choisi d’acheter deux petites maisons plutôt qu’une grosse, car je savais pouvoir en habiter une et louer l’autre à profit;

J’ai choisi de persévérer dans mon métier malgré des obstacles temporaires et des années de vaches maigres;

J’ai choisi de centrer davantage ma vie sur les gens et les expériences plutôt que sur l’accumulation d’objets

Au cours des dernières années, le timide dans l’âme que je suis, a beaucoup eu à travailler sur sa peur et sa capacité à prendre des risques calculés. J’y arrive de plus en plus.

Pourquoi j’en suis là? 

Est-ce que je suis particulièrement beau?  Bah non (sauf pour ma mère et ma copine, j’imagine).  Enfin, j’ai tous mes morceaux, mais transformer un peu de gras en masse musculaire ne me ferait pas de tort! Ouais ok, demain!

Est-ce que je suis particulièrement intelligent?  Bah non.  Je veux dire, je suis assez intelligent pour ne pas qu’on me qualifie de fruit à faire du vin, mais je ne suis disons pas un érudit.  Scoop, j’ai échoué mes maths 436 à 2 reprises!  M’ouais, je les aime tellement que je les ai faites 3 fois, mettons!  De plus, je ne fais aussi malheureusement pas autant de lecture que je le voudrais.

Est-ce que je suis particulièrement charismatique?  Bah non.  Je ne suis pas très à l’aise de m’exprimer en public ou de dévoiler mes sentiments profonds.  Je porte aussi des vêtements relativement sobres et je ne parle pas énormément.

Bref, je me fonds assez bien dans la masse.  Je suis un caméléon social.

Qu’est-ce qui me permet d’atteindre mes objectifs?

À mon avis, j’ai un bon jugement général, je suis persévérant, je prends des risques calculés, j’ai de l’ambition, je garde la tête froide, je suis fiable, je suis un bon gestionnaire et je traite bien mon entourage.

En somme, je crois bien humblement que ce sont les principales qualités qui me permettent de progresser dans mes projets.

Mes petits bobos:

Ah oui, mais Max, on le sait, tu viens d’une famille d’entrepreneurs, alors c’est facile pour toi de faire de l’argent et d’en économiser beaucoup…

PARDON?!

Hey Folks, je travaille depuis l’âge de 5 ans!

Depuis tout jeune, je me botte le derrière et je me démène à gauche et à droite pour réussir à ramasser mon argent et faire ma place dans un monde qui ne vous en laisse pas si vous ne la prenez pas!

À 18 ans, j’estime que je devais déjà avoir travaillé de 3 500 à 4 000 heures depuis tout petit!  Alors ce n’est quand même pas négligeable.  Ça en fait des parties de Super Mario Bros que je n’ai pas pu jouer!

Pour ceux que ça intéresse, voici le récit de mon histoire.

Les petits bobos qu’on peut avoir en travaillant dans des métiers plus physiques, des métiers de pénibilité comme ils les surnomment en France, en travaillant dans les champs et sur des terres à bois, je les ait pratiquement tous eus!

Mon dernier défi?  J’ai travaillé plus de 2.5 ans avec des entorses lombaires chroniques et des maux de dos assez éprouvants.

J’ai eu des insolations, je me suis allégrement fait piquer par les moustiques, j’ai connu la soif, j’ai eu des brûlures de frictions, je me suis bien amoché les pieds en marchant comme un malade avec de mauvais souliers… 

C’est sans parler de toute la poussière de sable et d’engrais chimique que j’ai avalée et reçue dans les yeux au fil du temps! 

Hélas, même si je deviens légume un jour, mon corps ne pourra jamais devenir bio!

Tous ces petits montants-là, amassés à gauche et à droite, je les ai gagnés à la sueur de mon front à sarcler des champs à la bèche, cueillir des fruits et des légumes à quatre pattes, ramasser des roches à la main, fendre et corder du bois de chauffage, nettoyer des entrepôts au balais et à la machine à pression, etc.

Ultimement, c’est aussi ce qui m’a permis de m’acheter ma première voiture et de payer mes études postsecondaires.  Ah pis, de me payer de la bière, évidemment!

Tout ce que je veux vous dire c’est que, sans entrer dans les détails trop personnels, mon nom de famille m’a souvent demandé d’en faire plus que les autres pour me faire valoir plutôt que de me donner automatiquement une place en haut et une promesse d’accès garantie au Valhalla…  Il a vraiment fallu que je bûche, au sens figuré et littéral du terme. 

Oh oui, l’air climatisé m’a manqué et me manque encore par moments!

De devoir ainsi me prouver et me démarquer pour assurer ma place, c’est probablement ce qui a fait de moi quelqu’un de plus motivé et de plus fort entre les deux oreilles.  Que ce soit juste ou pas, j’ai souvent payé le prix, parce que, parce que… c’est la Vie!

À ce titre, ça me fait toujours penser au film 300, lors du passage où les Spartiates rencontrent les Arcadiens tout juste avant la grande guerre contre les Perses.  Je trouve ce moment épique et personnellement, si vous me laissez le choix entre l’un et l’autre pour guerroyer à mes côtés, je prendrais 1 Spartiate plutôt que 10 Arcadiens! 

Au moins, je serais honoré de me battre à vos côtés, et si nous mourrons, nous le ferons courageusement ensemble, le regard perçant le paysage et le glaive brandi bien haut.  Mais si nous vainquons, alors à ce moment-là, nous dirigerons de main de fer un Empire aux frontières vastes et impénétrables!

Et que vous en soyez conscient ou non, chaque jour est un combat! 

Au final, j’ai décidé de me battre pour mes projets, mes rêves et ma liberté. AHOU, AHOU, AHOU!

5 Comments

  1. Maxime
  2. BarbeRiche

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