Les fausses idoles

Qui sont vos idoles?

Si, dans votre immense magnanimité vous me retournez gentiment la question, alors sans la moindre hésitation, je vous donnerai alors quelques noms qui vous feront probablement hausser les épaules ou froncer les sourcils.

 » C’est qui eux autres?  » – me direz vous.

Et moi, je vous répondrai que ce sont essentiellement des membres de ma famille, des collègues de travail, des bons amis ou encore de gens de mon entourage rapproché.

À ce moment, je lirais la stupéfaction sur votre visage.

 » Oh, mais, attends une minute Max!  Es-tu en train de me dire que tes idoles, ce ne sont pas René Lévesque, Carey Price, Céline Dion, Claude Legault, Guylaine Tremblay, Martin Matte, Jean-Marc Parent, Marina Bastarache, P-O Beaudoin ou Jesus? « 

C’est exactement ce que je vous dis! 

Bien que j’aille du respect pour la contribution publique, le talent et l’effort au travail de certains d’entre eux (ainsi que la plus grande indifférence envers les 2 influenceurs de cette liste, je tiens à le préciser), ce ne sont pas pour moi des idoles ou des modèles d’inspiration ultime.

Certes, peut-être parce que je ne vise pas à devenir une personnalité publique, un politicien, un sportif de haut niveau, un artiste international ou une divinité quelconque (à moins qu’on me promette que je puisse me réincarner en chat lors d’une prochaine vie).

Même au niveau de ce qui me passionne, notamment la bourse, bien que je respecte au plus haut point l’investisseur à succès qu’est Warren Buffett, comme homme, dans sa vie privée, il m’inspire 0 pis une barre.  Je le trouve même un peu déséquilibré (fou), car toute sa vie tourne uniquement autour de son travail.

Pour moi, la popularité, ça ne signifie rien d’important ou de concrètement significatif en soit.  Être connu, pour être populaire, pour être aimé.  Ok, la roue tourne et puis? C’est un beau trip narcissique quand même.  Les gens t’aiment, tu leur fait passer un bon moment, et alors?  Des vidéos de chats sur Youtube ça fait la même affaire!

Tu n’es quand même pas la personne qui éduque les enfants en difficulté ou qui  prend soin des malades.  Tu n’es pas celui qui se tape un 16 heures de temps supplémentaire obligatoire à l’hôpital ou la personne qui se vide mentalement pour aider des enfants avec trouble d’apprentissage.

Tu racontes des histoires drôles, tu chantes des chansons, pis tu attrapes des petits bouts de caoutchouc…  C’est tout.  Mais que veux-tu les gens T’AIMENT!   

Ah l’amour…

Mes idoles

Et si je vous parlais de mes idoles alors?

J’admire ma copine d’avoir réussi à bien cheminer dans la vie, malgré le fait qu’elle n’aille jamais connu son père biologique et aille été élevée par une mère monoparentale démunie, amasseuse compulsive, souvent sans emploi.

J’admire mon père qui a consacré une grande partie de sa vie à m’enseigner des connaissances de la vie de tous les jours, le métier d’agriculteur (devenu une passion) et qui, par son ardeur au travail, a veillé à ce qu’on ne manque jamais de rien d’essentiel à la maison.  Je l’admire aussi d’avoir été en affaire pendant plus de 40 ans, d’avoir vaincu un cancer de la peau, d’avoir passé au-travers d’un divorce difficile et d’être rendu une présence paternelle importante au sein d’une famille recomposée.

J’admire ma mère qui a donné plusieurs années pour nous permettre à mon frère et moi de réussir dans nos études tout en s’occupant de gérer les rendez-vous et de tenir le fort à la maison! Je l’admire encore plus de maintenant se consacrer, dans son travail, à l’aide de personnes présentant des handicaps physiques, mentaux ou du spectre de l’autisme.  Je l’admire aussi pour son combat qu’elle a mené face à la dépression dans la quarantaine et d’avoir cheminée dans la vie malgré un début d’existence plus difficile (mère biologique morte lors de son accouchement et son père biologique, un alcoolique fini, a laissé ses enfants en adoption à son frère).

J’admire mon frère qui a toujours eu un très grand coeur et qui travaille présentement auprès d’une clientèle ayant des troubles physiques, intellectuels et affectifs.  Il fait une grande différence positive dans la vie de gens qui ne l’ont pas facile au jour le jour.  Je l’admire aussi d’avoir réussi à sortir d’une relation toxique violente avec son 1er conjoint et de faire face aux préjugés envers l’homosexualité au quotidien.

J’admire mon mentor professionnel qui a consacré plus de 30 ans de sa vie à servir une clientèle de producteurs agricoles de la région avec une expertise irréprochable, une loyauté de fer et une éthique de travail hors du commun. Je l’admire aussi d’être passé, la tête haute, au-travers du décès de ses parents, à quelques mois d’intervalle, l’an passé, surtout considérant qu’il est fils unique, célibataire et sans enfant.

J’admire mon cousin d’avoir surmonté une jeunesse parfois difficile et mouvementée, avec ses parents qui n’avaient pas nécessairement tous les outils, ni les méthodes les plus douces (coups de ceinture et cie), pour lui enseigner les choses de la vie, d’être aussi passé au-travers du décès tragique de sa copine il y a quelques années (accident de la route) et d’être maintenant rendu une sommité dans son domaine d’activité et nouvellement  actionnaire d’une belle entreprise en croissance.

J’admire mes grands-parents, des deux côtés, qui ont franchement eu à composer avec des situations parfois complexes à gérer dans leur vie familiale et professionnelle.

J’admire un collègue de travail élevé par une mère violente, puis un père alcoolique et absent, qui, à cause d’un cancer infantile, n’a jamais pu aller à l’école jadis.  En dépit de problèmes avec ses jambes (croches), même s’il pourrait demander sa rente d’invalidité, il continue de travailler, est toujours de bonne humeur et il ne lâche jamais! 

Dans mon cas, je n’irais pas jusqu’à dire que je m’admire, parce que c’est prétentieux au coton, mais je me trouve quand même bon d’avoir surmonté une première grosse peine d’amour en 2009, l’éclatement de ma cellule familiale donc le divorce de mes parents en 2013, la mort de ma grand-mère en 2015 et une grosse hernie discale en 2018.

Je m’arrête ici, mais je pourrais vous nommer encore d’autres personnes de mon entourage (j’ai une grande famille) qui font vraiment un super cheminement de vie malgré tout les embûches et obstacles qu’ils ont affrontés ou auxquels ils font face au quotidien. 

Pis, tout comme moi, vous en conviendrez que ces gens-là auraient eu l’opportunité de baisser les bras à plusieurs occasions, parfois même de quitter et de tout abandonner.  Mais, face à des situations difficiles, ils ont choisi d’avoir du plomb dans la tête et de se retrousser les manches plutôt que d’arborer un collier à usage unique en corde tressée. C’est tout à leur honneur!

Voyez-vous, je n’ai pas eu besoin de chercher de midi à quatorze heure, pour trouver des personnes que j’admire.  Il m’a suffit de m’ouvrir les yeux et de regarder autour de moi.

Suffit les excuses!

Alors, je trouve ça un peu facile comme excuse lorsqu’on se faire dire par nos détracteurs qu’on peut atteindre la liberté financière parce que nous, on a  » une vie facile  » et qu’on a jamais fait face à des vrais problèmes de couple, de santé ou au travail…  Ah ben tab*rnak, j’aurais aimé vous voir dans mes boxers à certains moments! Au sens propre, on s’entend…

Vous savez, ça arrive aussi que les blogueurs de l’indépendance financière on se jase entre nous autre (parfois même autour d’une bière, ou deux) et je peux vous dire qu’on a tous eu notre lot de m*rde à pelleter un jour.  Certains plus que d’autres, mais quand même!  La cuillère en argent dans la bouche, on n’a pas connu ça.

Peut-être que les autres sont un peu plus discret en public sur leurs histoires respectives (et je les comprends), mais sachez que ce n’est pas parce qu’ils ont tous une vie linéaire et ennuyante sans soucis et sans tracas, aux royaumes des joyeuses licornes qui font des cacas arc-en-ciel, bien au contraire.  On est des humains nous aussi, avec les bons et les moins bons côtés que ça comporte.

Tous des raisins

Fondamentalement, si on analyse ça froidement, nous sommes juste des ti-counes qui dépensons moins qu’ils gagnent et qui investissent la différence à la bourse.  C’est tout. 

Ça ne demande pas de doctorat en hautes études commerciale ou en génie financier et c’est à la portée de n’importe quel raisin, de tout acabit, en quelque sorte. 

À tout le moins, il faut être un raisin qui vit en-dessous de ses moyens bien évidemment!

Maintenant, un p’tit verre de rouge pour faire passer ça?

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