Savez-vous faire une omelette?

La bourse et l’immobilier:  Regard sur le passé

Si l’on regarde les choses de plus près, on peut dire que la bourse, depuis les 10 dernières années (2009), et l’immobilier, depuis les 17 dernières années (2002), ont livré des performances intéressantes en termes de rendements.

De plus, au Canada, nous avons réussi à éviter une baisse drastique de la valeur des propriétés comme ce fût le cas au États-Unis lors de la dernière crise financière.  Cependant, on sent la surchauffe dans les secteurs de Toronto et Vancouver et c’est pourquoi le ministre des finances a resserré les règles du jeu au cours des dernières années.

Dans le cas de la bourse, il faut cependant dire qu’il s’agissait d’un certain rattrapage par rapport à la période creuse 1999-2009 où, à cause des multiples récessions et crashs boursiers (bulle internet, attentat terroriste au world trade center, crise des subprimes), les rendements furent plutôt anémiques.

Pour ce qui est de l’immobilier, la période des années 90 fût très difficile à surmonter pour plusieurs propriétaires.  Avec des taux d’intérêt au plafond, à plus de 10%, ça vous grimpe un paiement en titi ça!  Dans le locatif, on flirtait avec des taux de vacance de 5-10%. De ce fait, de nombreux propriétaires devaient donner des mois gratuits en plus de remettre les appartements modernes, au goût du jour, dans le but d’attirer de potentiels locataires (pas tous désirables ni bons payeurs, de surcroît).  Puis, lorsque la problématique perdure une décennie durant et que votre stratégie repose principalement sur l’effet de levier financier, il faut avoir les reins solides pour passer au-travers!

Bref, je ne dis pas que le passé est forcément garant de l’avenir et que l’histoire va se répéter de la même façon. Cependant, je constate que nous avons eu du bien beau temps suite à la tempête et que l’ouragan n’a pas frappé depuis un bout de temps. 

Puisque l’économie est cyclique et que les taux d’intérêts ne demeureront pas éternellement bas, il est normal que nous traversions encore des secousses avec des moments un peu plus difficiles. Comme investisseur, il faut en être pleinement conscient.

Il faut aussi garder en tête que les ménages et les pays nord-américains (Canada, États-Unis) se sont aussi énormément endettés lors des dernières années.  En ce sens, beaucoup se sont passés la corde au coup ou pas loin et il ne manquerait pas grand-chose pour que les pieds leur glissent de la chaise.  L’équilibre semble très fragile. Une hausse subite et soutenue des taux d’intérêt ferait très mal à l’économie et par la bande, à nos investissements boursiers et immobiliers.

Étant relativement jeune (- de 30 ans), la seule période plus difficile à laquelle j’ai été un peu exposé, c’est la crise financière de 2008-09, lorsque le conseiller financier de mes parents est venu discuter des placements à la maison. À ce moment-là, j’ai compris l’ampleur de la chose.  Cependant, je n’ai pas été affecté personnellement compte-tenu que, de mémoire, je n’avais pas de placements boursiers à cette époque.

Il y a donc plusieurs jeunes et/ou nouveaux investisseurs de ma génération (Y) ou de la suivante (Z) qui n’ont pas encore connu de vrai marché baissier en bourse ou en immobilier. 

Si vous avez été un peu nerveux et paniqué par vos placements, suite à la baisse des marchés financiers subie à la fin de l’année 2018, je vous dirais qu’il est fort possible que vous assumiez présentement un niveau de risque plus élevé que ce que vos nerfs peuvent supporter.  Il serait donc judicieux de repenser l’allocation de votre capital à travers les différentes classes d’actifs et doser la proportion d’obligation et d’action pour réduire la volatilité de votre portefeuille, quitte à sacrifier un peu de rendement à long terme, mais que vous puissiez bien dormir la nuit en contrepartie.  Après tout, le sommeil, ça n’a pas de prix!

Ceci étant dit, dans les 10 prochaines années, si nous connaissons des rendements historiques plus faibles lors de la décennie 2020-2030 (qui sait?), il se peut bien que cela mette en péril le plan de certaines personnes (dont moi) afin d’atteindre rapidement l’indépendance financière.

Développer ses compétences: Une corde à son arc

En ce sens, le contrôle de vos dépenses et le développement de vos habiletés pourraient venir pallier partiellement ce manque à gagner. 

Ce que je dis ici, c’est qu’il ne faut pas juste se fier à ce qu’on épargne et ce qu’on investit pour penser pouvoir atteindre notre objectif.  Il faut aussi viser à avoir une bonne gestion de ses actifs et de ses achats. 

Savoir en faire beaucoup par soi-même aide à faire baisser drastiquement la facture dans bien des cas!  Alors ne ratez pas les opportunités que vous avez de vous former au quotidien.  Avec quelques notions de bricoleur, de mécanicien et de cuisinier, ce n’est jamais perdu et ça peut faire économiser des gros sous dans certains cas.

Allez-y la faire la sauce à spaghetti avec votre mère ou votre grand-mère. Vous verrez qu’elles seront très heureuses de vous transmettre leurs connaissances.

En ce sens, plus vous arriverez à bien vivre et être en harmonie avec l’essentiel tout en rejetant et en éliminant le surplus et les tracasseries, ce qui ne vous apporte pas suffisamment de bonheur au quotidien par rapport à son coût et l’espace (mental ou physique) qu’il occupe notamment, plus vous pourrez atteindre rapidement vos objectifs.

Selon la règle du 4%, voici le montant à accumuler en fonction de vos dépenses annuelles :

40 000$ : 1 000 000$

35 000$ : 875 000$

30 000$ : 750 000$

25 000$ : 625 000$

20 000$ : 500 000$

15 000$ : 375 000$

La différence est immense, n’est-ce pas?

Ainsi, vous comprendrez que celui qui apprend à vivre modestement en trouvant son bonheur ailleurs que dans le matériel, donc davantage dans ce qui l’entoure, dans la nature, dans les relations interpersonnelles et les expériences de vie, a besoin d’accumuler un capital beaucoup moindre que celui qui désire jouir de plus de confort matériel au détriment de sa liberté financière. 

Ma situation: Le milestone approche

Pour ma part, je suis dans la fourchette basse et je vise à accumuler un capital investi en bourse autour de 400 000$ pour pouvoir dire que j’ai atteint la liberté financière et que je pourrais, si je le décide, arrêter de travailler pour me consacrer à une réorientation de carrière, des projets personnels, des voyages, du bénévolat, etc.

Au niveau de ma progression, pour le moment, je suis toujours à la poursuite de mon premier 100 000$ investi en bourse.  En date d’aujourd’hui, j’en suis à 94 000$.

Mentalement, pour moi, c’est une étape très significative.  De voir le compte tomber dans les 6 chiffres, c’est quelque chose et ça marque l’imaginaire.  J’ai hâte.  Ça voudrait aussi surtout dire que j’ai atteint 25% de mon objectif initial en plus ou moins 4 ans.  Avec le principe de l’intérêt composé et des dividendes en croissance réinvestis, heureusement, ce sera de plus en plus facile de progresser.

Je vous rappelle que je ne gagne pas des masses (40 000 à 45 000$ brut/an), mais je fais attention à ce qui me passe entre les mains.

Selon certaines personnes, puisque j’économise et que j’investis, je serais sensé être malheureux de me priver de cet argent à court terme.  Ah bon!  Pourtant je ne manque pas de rien, loin de là.  C’est ici la distinction entre les besoins et les désirs.

Le rendez-vous raté:  Tu as tout faux.

Vous devez vous en douter, mais j’aime ce qui est vrai, ce qui est naturel. 

Tu as un kit à 5000$ qui franchit le cadre de porte 2-3 secondes avant toi, tu as tellement de maquillage dans la face qu’il a fallu tuer une baleine pour que tu puisses te camoufler le visage derrière une tonne de cosmétique, tu portes une robe griffée tape-à-l’œil qu’une armée de petits chinois ont conçus dans une fabrique miteuse, tu te commandes un verre d’eau avec des bubulles à 7$ (wow) ou un mimosa à 12$, tu m’énumères la liste de tous les cossins les plus inutiles les uns que les autres que tu rêves d’acheter pour combler ton vide intérieur et ta superficialité effarante, tu me parles du copain de ta meilleure amie, que je ne connais pas, qui a pris un rendez-vous pour son botox la semaine prochaine, tout en prenant soin de faire des commentaires mesquins sur la tenue teeeeeellllement 2018 des gens de la table d’à côté…  Tu peux être sûr et certain que j’en profite pour m’éclipser illico presto lorsque tu seras partie à la salle de bain pour te ‘’ refaire une beauté! ‘’  Je passe volontiers mon tour.  À qui la chance?

En conclusion: Maître de sa destinée

Au final, on en revient à une question de gestion de son temps, de son argent et des ressources que nous possédons.  La résultante finale à savoir si vous serez riche ou pauvre, si vous serez un esclave salarié ou un homme libre, si vous atteindrez ou non vos objectifs, vient beaucoup de vous et de vos propres habiletés de gestionnaire, d’investisseur et d’entrepreneur. 

Et gardez à l’esprit qu’on ne fait pas d’omelettes sans casser d’oeufs!

Alors, allez-y, osez développer vos compétences!

6 Comments

  1. Yan
  2. Ned

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