IF: Sauver le monde, sauver son monde ou se sauver du monde?

La recette du gâteau (miam miam!):

Il y a plusieurs raisons pouvant motiver une personne à s’engager dans le chemin vers l’atteinte de la liberté financière à un jeune âge.

Mais force est de constater que ça prend quand même une profonde motivation interne pour y parvenir.  À tout le moins, c’est l’un des ingrédients de la recette.

On s’entend qu’avec seulement du sucre, vous n’arriverez pas à concocter le gâteau en entier.  Le beurre, les œufs, la farine, la poudre à pâte et le lait, ça demeure aussi des incontournables.

Bon, évidemment, je n’écrirais pas un article sur ma recette de gâteau préféré (biscuits Graham – si jamais il y a des cuisinières qui veulent nourrir un jeune blogueur bénévole affamé & en pleine croissance, je dis ça de même…).

Quoiqu’il en soit, tout ça pour dire que si vous avez de la motivation, ET la discipline, ET la patience, ET y mettez les efforts, ET des nerfs d’acier, ET un peu de chance, ben là, vous pourrez arriver à faire une recette à la hauteur de vos attentes au lieu de manger du sucre blanc à la petite cuillère en fixant d’un regard livide le mur de votre appartement, ok?

Donc, pour en revenir au sujet principal, pourquoi vouloir atteindre l’indépendance financière? 

Ici, il y a 3 avenues que j’aimerais explorer davantage en profondeur avec vous.  N’ayez pas l’esprit mal tourné je vous prie!

Sauver le monde:

À moins que vous ayez un coeur de pierre, l’intelligence émotionnelle d’un escargot ou soyez un peu mort à l’intérieur, on a tous une sensibilité, à géométrie variable, envers nos prochains et notre environnement.

Il y a un proverbe qui dit:   » Celui qui n’est pas socialiste à 20 ans n’a pas de coeur et celui qui l’est encore à 40 ans n’a pas de tête.  »

À quelque part, ça représente un peu le cheminement que nous faisons dans nos vies et dans notre tête.

Lorsque nous sommes jeunes, nous n’avons pas encore nécessairement une famille de fondée ni un emploi stable.  Nous batifolons, virons un peu à gauche et à droite, essais-erreurs, nous voyons plus souvent des amis que de la famille et l’esprit de groupe est alors très fort, voire omniprésent.

Alors qu’en vieillissant, en se mettant à travailler davantage, en ayant des obligations financières, en ayant des responsabilités familiales et souvent en ayant un salaire supérieur que celui que nous avions dans nos petits boulots précédents, le cercle d’ami se restreint et on se rend compte, à partir de ce qui est retranché sur chaque paie, du fardeau fiscal qui nous est demandé afin de contribuer au développement de la société et de notre communauté, alors qu’on aimerait bien pourtant utiliser cet argent là pour le bien-être de notre famille ou alors pour se payer du bon temps!

Pour en revenir à la notion de sauver le monde, pour ma part, ce n’est jamais un sentiment qui m’a habité à tout crin, au-dessus de tout autre.  Bien évidemment que j’aime aider les gens en général et encore plus particulièrement mes proches, mais ça ne m’est jamais apparu comme l’une des grandes missions de ma vie de devoir prendre le sort du monde, ou de la misère des autres, sur mes propres épaules.

Autrement dit, plus concrètement, je ne suis pas de ceux qui prendront une retraite hâtive pour aller peinturer des écoles en Ouganda ou creuser des puits d’eau potable au Togo.  Il y a cependant de ces gens qui ont un cœur d’or et cette bonté d’âme contagieuse, foisonnante et radieuse, émane de leur âme.  Ce sentiment d’égalité des chances et de devoir envers son prochain, coûte que coûte, peut les amener à se dédier corps et âme dans des projets sociaux envers des personnes ou des communautés plus vulnérables.  J’admire tellement ces gens-là, mais ce n’est pas pour moi.

Cependant, à la base, je ne pense pas non plus que cet exercice, de tout quitter pour tout donner, soit bénéfique s’il est mené pour tenter d’aspirer à une certaine forme de rédemption de l’âme.  Si cette fuite empêche de se faire face réellement puis d’entamer une forte, dure et profonde, mais ô combien nécessaire, introspection sur soi-même, pour se laver de toutes ses faiblesses ou de tous ses pêchés en se disant qu’au moins on contribue à aider des gens ailleurs, je crois alors qu’il s’agit d’une distraction passagère, pour occuper notre esprit, d’une fuite, en posant de bons gestes certes, mais qui ne résoud tout de même pas notre mal-être ou notre dilemme moral intérieur profond.

D’ailleurs, on connait tous des gens qui ne peuvent pas être en couple plus de 6 mois avec une même personne et souvent elles espèrent trouver LE bon ou LA bonne partenaire, alors qu’à la base le problème vient d’eux via leur négativité perpétuelle, leur manque de confiance en soi, leur manque de maturité, leurs critères démesurés, leur amour de l’amour, etc.

Ceci étant dit, d’un point de vue personnel, j’aime bien fréquenter des gens un peu plus idéaliste et moins cynique que moi.  Ce sont généralement des gens agréables à côtoyer. Je vous laisse en tirer la conclusion que vous voulez.

Sauver son monde:

L’atteinte de la liberté financière peut également signifier oser poser des changements importants dans sa routine de vie et de l’utilisation du temps que nous faisons.

Ce que je veux dire concrètement, c’est que de pouvoir arriver à libérer 40 à 50 heures dans sa semaine (une fois les déplacements comptés et tout), pour certains, ça change pas le monde, sauf que…  Ça change SON monde!

Quelqu’un qui n’aime pas se lever tôt, se taper le trafic, devoir faire garder SES enfants, côtoyer des collègues, recevoir des ordres, faire les tâches qu’on lui impose, etc. trouvera alors une sorte de planche de salut dans le fait de pouvoir quitter son travail et s’éloigner de toutes ces distractions ou ces vecteurs de stress imposés par la dépendance financière rattaché à un travail salarié.

Ce que je veux dire, c’est que le monde du travail traditionnel, tel que nous le connaissons, n’est pas adapté ni conçu pour tout le monde et bien souvent tu as 2 choix:  » Tu entres dans le moule et tu te conformes aux règles du jeu ou alors tu n’y entres pas et tu t’organises par tes propres moyens!  »

C’est peut-être un caprice de millénial ce que je vais dire, mais pour ma part, je veux avoir un travail stimulant et que le temps que j’y consacre chaque semaine aie une signification plus profonde que d’effectuer telle tâche répétitive pour le compte de telle personne ou entreprise.  Il faut que j’en retire un sentiment d’accomplissement et que je trouve que mon temps est bien investi.  J’ai l’impression que bien des jeunes n’acceptent plus de commencer à travailler en se tapant les petits boulots plus ingrats, avec des horaires ou des conditions moins intéressantes et sont moins patients en général à faire ce qui leur déplaît ou à avaler la couleuvre en attendant qu’un poste plus intéressant se libère.  Est-ce nécessairement un mal ou plutôt un pas dans la bonne direction?

Le travail représentant un élément central et l’une des principales sources de stress dans la vie des gens, dans certains cas, ça va jusqu’à dégénérer au point d’atteindre l’épuisement professionnel.  Lorsque ton travail a des influences néfastes sur ta santé et par la bande sur ton entourage, alors il y a vraiment de quoi s’inquiéter!

Certes, certaines personnes adorent leur travail et tout ce qui vient avec la routine que cela engendre, et c’est bien correct pour eux dans leur cas, mais ceci étant dit, c’est cependant loin d’être le cas pour tout le monde.

Se sauver du monde:

Si l’on philosophe un brin, on pourrait se dire que nous, les êtres humains, sommes un peu tous, à la fois semblables et différents.

Nous nous ressemblons globalement au niveau de notre constitution et de nos besoins de base à combler, mais nous sommes aussi très différents dans notre façon de nous comporter, de réfléchir, de nous exprimer, de raisonner, dans nos humeurs et nos sentiments, etc.

Certains d’entre-nous sont davantage extravertis et ressentent un grand besoin de communiquer constamment, de se faire remarquer et d’être entouré de gens.  Ils se ressourceront et se nourriront des contacts et des relations qu’ils entretiennent avec les autres. 

Dans l’autre camp, il y a les introvertis qui aiment  plus être dans leur bulle, faire leur petites affaires seul, ne pas trop se faire déranger et pour qui les contacts sociaux répétés et quotidiens, en chair et en os, ne sont pas d’une absolue nécessité et peuvent parfois même les faire puiser dans leur réserve d’énergie.  Pas toujours évident d’avoir à gérer les autres et de recevoir toute cette attention non sollicitée. 

Pour ma part, je fais davantage parti de la seconde catégorie de gens.  Je ne suis pas de ceux qui aiment se sentir piégé à quelque part avec du monde que je n’apprécie pas outre-mesure ou simplement d’avoir la présence d’autres personnes à proximité lorsque je dois me concentrer pour travailler.

Je n’aspire pas à vivre comme un vieil ermite sourd chinois qui n’a pas le téléphone (ref:  François Perusse), mais j’aime quand même pouvoir choisir des gens que je veux fréquenter lorsque j’ai envie de les fréquenter.  Je trouve que c’est une belle liberté à se donner.

Or, en quelque sorte, c’est un peu ce que la liberté financière permet de faire jusqu’à un certain point.  Pour ma part, il faut aussi dire que mon cercle social est plutôt concentré à l’extérieur de mon travail.

Se sauver du monde, ça peut également être de se donner la liberté d’explorer et de voyager.  On parcoure, on découvre le monde et on vit la vie à notre propre rythme, par exemple, sur une terrasse, au bord de l’eau, à Venise, en sirotant une tasse de café et en dégustant un délicieux tiramisu.

Ça vous parle ça, hein?

Bon, ça y est, j’ai maintenant envie de manger du gâteau!

Ciao Bella Ciao

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