Éternité instinct de survie et la liberté financière

Je lisais récemment un article du devoir et surtout les commentaires laissés par les internautes sous l’article qui traite de ces Québécois qui veulent vivre différemment et atteindre la liberté financière à un jeune âge et tout cela me fait toujours penser à un sujet vraiment plus vaste, celui du sens de la vie et des règles naturelles s’il en existe…

S’il y a un sujet qui me fascine, c’est la grande question du pourquoi sommes-nous ici?

Dernièrement, j’écoute beaucoup de documentaires sur les animaux, les dinosaures, les fourmis avec mes enfants qui sont passionnés par l’incroyable variété de cette faune et de cette flore qui nous entourent et que nous mettons en péril par notre simple existence et propension à appliquer les règles fondamentales de la vie qui nous incombent à tous : l’instinct de survie.

Quelque soit la forme de vie, il semble que nous partagions tous ce sort, celui de tenter de survivre par tous les moyens à notre disposition que ceux-ci soient chimiques (venim par exemple), qu’ils se basent sur la force du nombre (laisser des milliers d’oeufs ici et là, se tenir en troupeau), sur la puissance brute (lion, tigre, tyranosaure, requin) ou sur toute autre possibilité inventive testée par la nature (hiberber, se mettre en stase comme certaines grenouilles qui gèlent l’hiver et dégèlent au printemps, migrer vers des régions plus tempérées etc).

L’homme a tout misé sur sa grégarité (vivre en troupeau), sa longévité, son caractère, ses mains et son esprit inventif. Il ne produit pas de toxine (venim), n’a pas de grandes dents ou de membres puissants, ne peut pas se mettre en stase. Il est néanmoins devenu le plus grand prédateur de cette planète… oui, même toi la petite fille fille en robe rose avec un suçon et toi l’être non genré qui ne s’inscrit pas dans la pseudo-logique binaire de l’individu ou toi le gros Gaston à la bedaine poilue… vous êtes des prédateurs!

Nous sommes des prédateurs guidés par notre instinct de survie. Nous sommes capables des plus belles choses mais aussi des pires atrocités incluant le cannibalisme par « nécessité ».

Quoiqu’il en soit, l’instinct de survie guide nos vies, individuellement ou collectivement.

La sélection naturelle s’opère, théoriquement au profit de l’espèce (certains gênes cherchent à disparaître notamment et d’autres à submerger les autres) et tous nous courrons vers la survie absolue, parfois même allant jusqu’à pousser ça aux limites extrêmes où notre instinct de survie nous mène à notre propre perte individuelle ou collective (surpopulation?).

Quel est le but ultime de tout cela?

Nous savons notamment que le soleil finira pas détruire notre atmosphère et faire s’évaporer notre eau. La vie prendra fin sur terre lorsque ça arrivera si l’on ne s’est pas autodétruit avant ou si la nature ne nous impose pas des conditions de vie intenables ou de nouveaux prédateurs féroces (virus?). Ainsi, notre espèce connaîtra inéluctablement sa fin. Nous savons que cet état ne peut pas être permanent.

Nous vivons dans un système en pleine mouvance.

Selon les astrophysiciens, notre planète fait le tour de la galaxie en environ 250 millions d’années… qui sait quels cataclysmes une seule rotation peut-elle engendrer sur notre planète?

Quel est notre objectif alors? Doit-on quitter la terre et nous répandre dans notre système solaire, puis notre galaxie, puis l’univers?

Est-ce notre grand projet? Notre destin?

Et pourquoi en fin de compte? Je veux dire… allons-nous chercher à nous répandre jusqu’à devenir des dieux qui pourront modeler les forces de l’univers sans probablement toutefois les comprendre et comprendre les raisons qui les sous-tendent et qui sous-tendent leur existence même? Ou alors le comprendrons-nous un jour?

Serons-nous déçus d’apprendre qu’au final, ce n’était rien de bien impressionnant, qu’il n’y a pas de grand dessein suprême et que tout cela n’a aucun réel sens? Qui sait?

Je n’ai évidemment pas les réponses à ces questions que l’homme se pose depuis la nuit des temps. Tout ce que nous savons de plus après ces milliers d’années d’histoire écrite, c’est que l’horloge fait tic tac et que d’ici quelques milliers ou millions d’années, il en sera vraissemblablement fini de nous ou alors nous serons devenus une espèce interplanétaire. C’est inéluctable. Et c’est excitant en même temps.

La liberté financière maintenant… celui qui veut atteindre la liberté financière cherche en quelque sorte à faire un tour de magie assez intéressant. Plutôt que d’avoir, comme le lion, le phoque, le lapin ou la fourmi, à avoir à chercher constamment à subvenir à sa subsistance de façon active, on cherche en quelque sorte à automatiser cette fonction et à immobiliser un système qui globalement fera à notre place cette tâche ingrate et quasi naturelle.

Nous cherchons à « parasiter » le système comme l’affirme certains en prenant une « commission » sur le travail des autres (dividendes? Croissance des actifs financiers sous l’action de l’offre et de la demande?).

Ce tour de magie peut paraître peu naturel à première vue car l’immobilisme ne semble pas être une fonction souhaitable dans notre univers. Tout est en constant mouvement.

Mais le fait est qu’en réalité, l’individu libre financièrement ne freine pas ce mouvement. Il ne fait qu’en tirer des bénéfices. Il souhaite plutôt que ce mouvement continue. Il souhaite que l’activité économique soit prolifique, que les récoltes soient bonnes et plutôt que de brûler son propre effort de production en choses futiles, il l’investit dans l’humanité car ça prend aussi des épargnants pour faire rouler ce système, pour financer ces entreprises et ces employeurs afin qu’ils lèvent les fonds requis à la mise en place de leur système.

L’épargnant n’est donc pas un parasite du système, mais l’un de ses rouages et l’un des plus importants! Grâce à l’appel à l’épargne publique, les sociétés sont lancées et des emplois se créent, de nouvelles idées ou technologies voient le jour et le monde évolue.

Comme la fourmi qui élève des pucerons, comme l’homme qui cultive des plantes et élève du « bétail », l’individu libre cherche à mettre un harnais sur le dos de l’intérêt composé et il cherche à s’accaparer le résultat du travail d’autrui en détournant à son avantage des mécanismes conçus par l’homme à cette fin au final.

Il échange tout cela en échange du risque bien réel qu’il prend de voir son système s’effondrer et de devoir tout recommencer de zéro. Car en investissement, rien n’est garanti.

Kodak s’est effondré, Sears, Target, Toysr’us, Distribution aux consommateurs, même Caroline Néron saint sibole! Et c’est comme ça tous les jours. Des cies naissent et d’autres meurent.

Mue par mon instinct de survie, je cherche à me libérer du fardeau d’avoir à gagner mon pain par un travail routinier et abrutissant. Mue par mon instinct de survie, je cherche donc à utiliser le système de façon à profiter des outils créés par l’homme pour asservir l’homme.

Ces outils sont disponibles à tous et la différence entre moi et un autre qui ne fait pas de même c’est que moi j’ai décidé d’apprendre à les utiliser et de fabriquer quelque chose avec.

Si je suis un parasite comme certains le laissent entendre alors soit, mais tout est interrelié. Sans épargnants, pas de corporations et d’employeurs et d’emploi. Sans profit et intérêts, pas d’épargnant et au final on parasite tous quelque chose. Nous avons érigé notre société en système.

Si tu manges, forcément tu exploites quelque chose de vivant détourné par l’homme à cette fin. Il est probable que tu détournes aussi la force de travail d’être bien moins nanties que toi.

Dans le grand ordre des choses, nous sommes tous des parasites oeuvrant pour notre survie individuelle et celle de ses êtres chers.

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