L’impact de la croissance du dividende : un exemple

Aujourd’hui, j’ai reçu un article de DGI&R m’annonçant que deux des cies Canadiennes que j’ai en portefeuille augmentent leur dividende de façon intéressante soit, CNR (Canadian National Railroad) et CU (Canadian utilities).

Autrefois, je monitorais activement ces hausses de dividende car ça m’amusait beaucoup de voir ceux-ci augmenter. Pour être honnête, je fais maintenant des update trimestriels ou voir même bi-annuels car bien que ça m’amuse et m’émerveille encore, j’avoue je pas avoir trop de temps à consacrer à cette activité improductive.

Mais comme je viens de recevoir l’article, aussi bien mettre tout ça à jour tout de suite!

CNR a en effet haussé son dividende de 18.1% (wouhou!) le faisant passer de 0.455 à 0.5375 alors que CU a haussé son dividende de 7.5%, le faisant passer de 0,3933 à 0,4227.

Considérant que je détiens 15 actions de CNR et 240 actions de CU, j’obtiendrai cette année 28.23$ de plus de CU et 4.95$ de plus de CNR sans avoir à lever le petit doigt.

Mon yield on cost est maintenant de 2.29% sur CNR et 4.8% sur CU.

Considérant que je vise un dividende initial de 3.5%, comme je vais recevoir 33.18$ « gratuitement » grâce à la croissance du dividende, c’est comme si je venais d’investir 948$! Or, je n’ai rien eu à investir. Les employés et gestionnaires de ces cies ont fait le travail à ma place et moi, l’actionnaire, j’en récolte les bénefices.

Pendant que leurs enployés ont probablement des hausses de salaires avoisinnant l’inflation (+/-2%), moi, l’actionnaire, j’encaisse de belles hausses de mes revenus!

Plutôt cool non?!

Ça donne le goût d’être actionnaire à temps plein non? Et bien, d’ici quelques années, ce sera ma nouvelle « job » et je compte bien garder cet « emploi » jusqu’à ma mort ensuite et j’espère « travailler » à ce job pendant plusieurs décennies.

Car au final, qui ne voudrait pas être payé juste pour exister?

Cette année, je m’attends à recevoir plus de 5000$ en dividendes acquis et j’espère une croissance du dividende de 6 à 8% sur ce portefeuille au cours de l’année, soit une augmentation organique de 300$ à 400$. C’est l’équivalent d’investir plus de 10000$ en titres versant des dividendes en croissance.

Considérant que je vais aussi réinvestir les 5000$ de dividendes que je m’attends à recevoir, ceci devrait aussi ajouter 175$ à mon revenu de dividende projeté.

Ainsi, cette année, je m’attends à voir mon revenu de dividende augmenter d’entre 475$ et 575$ seulement grâce aux dividendes collectés et réinvestis et à la croissance du dividende. Si j’avais à épargner et investir de l’argent pour générer ces revenus, il me faudrait mettre entre 13500$ et 16500$.

Ajoutons mes épargnes projetées de 22000$ et on ajoute 770$ de dividendes de plus à tout ça.

Au final, je devrais finir 2019 avec un revenu de dividendes projeté de 6250$ ou plus et un portefeuille ayant une valeur de 178,000$ environ. Ainsi, mon portefeuille va bientôt générer autant de nouveaux dividendes (croissance et réinvestissement) que mes nouvelles épargnes et atteindre ce point d’inflexion ou mon apport (mes épargnes) apportera moins de résultats que le travail fait par les épargnes elles-même quelque part fin 2020, début 2021. La boule de neige commence à prendre de la vitesse!

Cette hausse est donc l’une des nombreuses hausses auxquelles je m’attends au cours de l’année.

Voilà ce que j’aime de cette stratégie. Elle est mesurable, on voit nos revenus en direct et on peut même les projeter dans le temps, une portion non négligeable de notre rendement total nous est versé en argent « sonnant » qu’on peut laisser au compte, dépenser ou réinvestir selon notre bon gré.

C’est ça qui fait de la technique DGI une technique intéressante, motivante et opérationnelle.

Nul besoin de vendre des actions, de se soucier des frais de gestion… les dividendes de chaque cie sont versés au compte de courtage mensuellement ou trimestriellement en général et il suffit de faire un petit virement vers son compte courant pour « vivre » de ses dividendes!

On sait combien on gagne, on bat l’inflation et même, notre pouvoir d’achat va en croissance tout en gardant le capital intact.

De toutes les méthodes, je trouve que c’en est une assez intéressante pour un jeune retraité.

Ça nous force à investir dans des cies solides, à avoir un taux de retrait faible (3.0%-4.0%) qui devrait permettre de préserver notre capital pour une longue retraite et ça nous garde focus.

Chaque technique à ses forces et faiblesses, mais overall, j’aime beaucoup cette approche.

Et vous, est-ce que vos dividendes augmentent bien?

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