Objectifs 2019

J’ai lancé ce blog et je me suis lancé dans ce voyage vers la liberté financière en 2013. Nous voilà déjà en 2019! C’est incoyable comme le temps file.

D’ailleurs, c’est un peu le problème avec le temps. Jeune, on a souvent l’impression qu’on a encore beaucoup de temps devant nous et cette croyance peut nous mener à faire des choix qui nous empêchent de vivre une vie authentique, une vie ancrée sur nos valeurs. Le fait est que personne ne connait le temps qu’il lui reste et en ce sens, le temps est notre ressource la plus précieuse.

Par exemple, on reste employé salarié dans un travail qui nous emmerde encore juste une année, puis juste une autre… et pourquoi pas encore une autre. Ou encore, on n’épargne pas assez parce qu’on se dit qu’on a encore le temps… or, dans la formule de l’intérêt composé, la variable qui a le plus de poids, à mon sens, c’est le temps. On a peu de contrôle sur le rendement qu’on obtiendra et dépasser le rendement moyen du marché à long terme est peu probable, mais on a beaucoup de contrôle sur quand on commencera à épargner, le plus tôt étant le mieux évidemment.

Au cours des 3 dernières années, nous avons eu 2 enfants. Nos revenus ont souffert quelque peu de cela (congés parentaux) mais le temps passé ensemble à tisser des liens est plus précieux que tout!

Nous n’avons toutefois pas eu les revenus totaux qu’on aurait du avoir, ni les progressions salariales qu’on aurait du avoir.

En même temps, nos dépenses ont augmenté. Entre les couches, le matériel, les jouets etc…, des enfants ça diminue ton temps libre et ça gruge une part de tes revenus.

Durant ces longs congés, j’ai toutefois pu goûter à ce que pourrait être la liberté financière : samedi tous les jours!

Je suis tombé en amour avec la liberté financière! Se lever tous les matins sans avoir à se soucier d’aller « gagner son pain ». Pouvoir envisager chaque jour comme une nouvelle opportunité d’explorer le monde, de s’instruire, de devenir une meilleure personne, d’être plus en forme ou juste de se reposer… au lieu d’aller faire encore la même chose qu’hier et que demain selon un cycle sans fin.

Un long congé permet de constater que d’être un esclave salarié nous prive de tellement de choses…

Atteindre la liberté financière rapidement reste mon objectif ultime, mon grand projet.

Je dois bien évidemment désormais le balancer avec un autre grand projet, soit celui d’offrir des conditions optimales de développement à mes enfants afin qu’ils puissent vivre une vie qui mérite d’être vécue.

Or, là est tout le problème. C’est quoi des conditions de développement optimal et c’est quoi une vie qui mérite d’être vécue?

Selon les réponses à ces questions, je définirai un cours d’action bien différent.

On appréhende en général la vie avec des idées préconçues qui viennent influencer nos choix.

Par exemple, moi j’ai été élevé en banlieue. La vie était paisible, les enfants jouaient dans la rue. Je peux dire que j’ai eu une plutôt belle enfance. Rien n’est jamais parfait, mais mes conditions de vie étaient bonnes.

J’aurais pu avoir une éducation plus propice à mon type de personnalité, mais sinon… c’était une belle enfance.

Je suis biaisé. Considérant que j’ai été élevé en banlieue et que mon enfance a été sereine, ma tête croit que c’est la solution la meilleure…

La ville… nah! Trop sale, trop bruyant, trop cosmopolite, trop de fous, trop de robineux, trop de trucs nuisibles…

La campagne… nah… trop isolé, trop de gens « coucous » ancrés dans leur « religion » qui pensent qu’un être imaginaire contrôle notre destinée à tous… trop de bouseux, pas assez d’enfants, trop loin de tout. Les sols et nappes phréatiques sont polluées par l’agriculture chimique.

J’ai des tas de « préjugés » qui influencent mes actions ou inactions.

Si ça se trouve, le meilleur endroit pour élever un enfant c’est la ville. Il sera soumis jeune à différentes cultures et langues, habitué au bruit ambiant de la ville et à son affluence déroutante pour quelqu’un qui vient de l’extérieur. Je suppose qu’on peut dire que cela augmentera sa richesse intellectuelle… en un sens.

Ou alors, c’est la campagne le mieux. Le grand air, des gens près de la nature et plus près des valeurs ancestrales, des activités de plein air disponibles à profusion, des ciels étoilés, la possibilité d’avoir des animaux, de cultiver sa propre nourriture etc… ça aussi ça peut augmenter la richesse intellectuelle.

Qu’est-ce que j’en sais moi? Je n’ai jamais vécu à la campagne ou en région et j’ai peu vécu en ville. Je suis ignare à ce sujet et mes points de référence sont des préjugés.

Choisir où habiter aura définitevememt un impact sur leur enfance. Ils auront des amis différents, des opportunités différentes. Ça va changer le cours de leur vie.

Parlons maintenant de succès. Bien des gens s’instituent coach de vie ou manager de leurs enfants. Ils s’assurent de commencer à bâtir leur CV jeune et ce mouvement est pire aux USA.

C’est la culture de performance. Il faut parler 3 langues ou plus, exceller ici et là, faire du bénévolat, faire parti d’un groupe enrichi, avoir des activités parascolaires qui développent des skills…

L’enfant n’a plus d’enfance. Il gère un agenda et apprend comment obtenir de bons résultats qui rendent ses parents fiers.

Il fait ça car il a compris que de bons résultats mènent à de bons diplômes qui eux sont des billets d’entrée vers de bons emplois. Comprendre ce que l’on a appris ou même l’avoir retenu est secondaire. Ce qu’il y a à apprendre même est secondaire. L’important est de se faire admettre dans le programme et d’en ressortir diplôme.

Car de nos jours, pour peser sur bouton, lever des boites ou écrire des mémos sur un ordinateurs, les employeurs préfèrent engager des crétins diplômés que des crétins tout court. Le diplôme est la preuve sine qua non que l’individu est un être conformiste qui tient le rang.

C’est la culture fallacieuse du succès.

On se retrouve avec un marche du travail où l’agent de centre d’appel a un MBA, le commis d’entrepôt à un doctorat en philo et le gars qui flip des boulettes au McDo un bac en finance…

D’ailleurs, les employeurs exigent de plus en plus que les futurs employés aient au minimum un BAC même si 0% de ce que l’employé s’est enfoncé dans le crane durant son BAC ne sera utilisé.

Que devrais-je faire avec mes enfants? Les enfoncer tête première dans ce cycle ridicule ou les laisser avoir une enfance heureuse et leur enseigner que le succès, pour moi, c’est d’arriver à se bâtir une vie authentique alignée sur ses passions et ses valeurs et d’arriver le plus tôt possible à s’émanciper.

En ce sens, un DEP en construction par exemple donne beaucoup plus de possibilités qu’un BAC si tu aimes travailler de tes mais. Tu commence 5 à 7 ans plus tôt à gagner de bons revenus. Tu peux déménager où tu veux car tes compétences sont requises partout. Tu peux travailler quand tu veux ou cesser de travailler quand tu veux…

En gagnant de bons salaires plus jeune tu peux te mettre à épargner beaucoup plus jeune et atteindre la liberté financière plus jeune.

Bref…

Si je retourne vers la philosophie minimaliste, je devrais privilégier l’être à l’avoir. Reste que pour le bien-être, l’avoir est quand même une composante plutôt importante vu la façon dont notre vie sociale est organisée.

Où habiter

En 2019, j’aimerais donc régler une question essentielle. Où allons-nous habiter?

Ce n’est pas une décision que je prendrai seul. Je la prendrai avec ma femme et je dois tenir compte de mes enfants et de ma principale source de revenus.

J’aimerais idéalement habiter plus en forêt, sans m’isoler.

J’ai trouvé quelques endroits avec des maisons récentes et des terrains de plus d’un acre. Ça me semble un bon compromis, mais la qualité des écoles apparaît faible… le revenu médian du secteur est faible et globablement les gens apparaissent relativement pauvres.

Si je reste ancré dans la notion capitaliste du succès, il ne ferait pas de sens d’aller nous installer là pour l’avenir de nos enfants…

Or, l’école n’est qu’une partie de l’éducation et c’est loin d’être la plus importante à mon sens comme je l’ai déjà dit.

Et puis, il y a souvent plus de gens authentiques ches les gens moins fortunés… mais il y a aussi souvent plus de problématiques familiales complexes…

Bref, nous aurons à jongler avec tout ça cette année et aussi à faire faire les rénos que je voulais faire faire en 2018 pour pouvoir rendre cette maison présentable pour la vendre.

Quoiqu’il en soit, si ça ne fonctionne pas quelque part, on n’aura qu’à redéménager… donc c’est pas la fin du monde non plus. Mais petit, quand on se fait des amis, on n’a pas très envie d’en changer…

Épargnes et hypothèques

Je vais viser 24000$ d’épargne et 26 double-versements hypothécaires cette année.

En 2018 j’ai épargné seulement 19000$ mais mes revenus étaient plus faibles pour différentes raisons. J’aurai notamment une augmentation sous peu et je devrais recevoir 6000-8000$ brut de bonus.

À la fin de cette année, notre solde hypothécaire devrait être de plus ou moins 45000$. Nous sommes à moins de 2 ans et demi de solder cette satané hypothèque. Évidemment, c’est réthorique car restera la marge à solder… mais bon. C’est quand même encourageant.

Revenus de dividendes

Si mon plan suit bien son cours, je devrais finir 2019 avec +/-6250$ de revenus de dividendes projetés. J’en suis à 4987$ présentement (le taux de change m’a fait retomber sous les 5000$). L’écart devrait donc provenir de la croissance du dividende (plus ou moins 300$), du réinvestissement des dividendes reçus (+/- 175$) et des nouvelles épargnes (+/-840$). Notons que la croissance du dividende et le réinvestissement des dividendes, donc le travail passif fait par mon fonds, devrait être de 475$ vs 840$ provenant des nouvelles épargnes. C’est littéralement l’équivalent d’investir environ 13500$ de plus avec un dividende initial de 3.5%. J’adore la technique dividend growth investing!

Ceci me garde en ligne pour 15000$ de dividendes fin 2024 soit lorsque j’aurai 43 ans.

Comme je l’ai déjà dit, parallèlement, j’ai un fonds de pension à prestastions déterminée qui s’accumule. À 40 ans, je vais faire évaluer la valeur de rachat de mon fonds de pension. Les résultats de cette évaluation pourraient avoir un impact sur ma décision. Possible que j’aurai à ce stade atteint la liberté financière. Le problème toutefois étant que l’argent dans un fonds de pension ne peut pas être retirée de façon flexible. Évidemment je vise un taux de retrait très faible mais tout de même. Ça limite les options ces comptes gelés par la loi… c’est très irritant!

Santé

Je mange beaucoup mieux depuis plusieurs mois déjà. J’espère régler définitivement mes problèmes digestifs en 2019 grâce à un réequilibrage de mon microbiome.

Je voudrais aussi intégrer de plus en plus d’exercices à mon quotidien. Les kids vieillissent et dorment un peu mieux. On commence à avoir un peu plus de sommeil. En mangeant mieux j’ai perdu du poids. Je travaille de la maison. Tout cela rend le moment parfait pour réintégrer le sport à ma vie.

J’étais très sportif jusqu’à 22-23 ans… après je suis rentré dans la rat race et j’ai scrapé mon corps. Malbouffe, sédentarité, stress, insatisfaction… ça résume bien ma dernière décennie… triste non.

Au moins depuis 2013 les choses s’améliorent. Mon plan me donne de l’espoir et la certitude d’une vie meilleure ancrée sur mon être.

Se fixer comme objectif d’aller au gym 4 jours semaine ça fait surfait comme objectif.

En 2018, j’ai néanmoins réussi à éliminer de mon alimentation les boissons gazeuses, le café, l’alcool (sauf en de rares occasions). C’est trois gros morceaux!

Si j’ai réussi à faire ça, je pense que de faire plus d’exercice devrait être envisageable. Déjà je prends souvent des marches avec les kids. Au printemps on va intégrer le vélo et la randonnée pédestre. Cet été possiblement un peu de kayak. Les kids commencent à être assez vieux pour faire des activités.

La cie

Nous sommes dans la 2e année fiscale de notre cie.

On commence à trouver notre ère d’aller.

Ce qui semble optimal pour l’instant, c’est de faire 2 ventes par jour en moyenne. Deux ventes par jour c’est environ 70$ de profit brut ou 22500$ par an avant frais fixes et impôts. J’arrondis mais j’assume que cela nous laissers 18000$ dans les poches si on laisse l’argent dans la cie.

C’est un bon sideline. Je vise donc maintenir le rythme à 2 ventes par jour.

On pourrait faire plus mais la semaine dernière, par exemple, on a fait 28 ventes et certaines de ces ventes ont rapporté plus de 100$ de profit. Ça fait 4 ventes par jour et 1250$ brut de profit. Méchante semaine… mais ça a pris beaucoup d’heures pour en arriver là. Or, on n’a pas ces heures là en ce moment.

La priorité c’est nos enfants.

Une fois libres financièrement, si on a envie de vendre 7 items par jour, on le fera mais ça m’étonnerait. La fonction de cette entreprise c’est simplement d’apporter un revenu d’appoint.

Quand je quitterai la rat race avec 15k$ de dividendes et qui sait combien provenant de mon fonds de pension, je vais surveiller fortement les 10 à 15 premières années de retraite. Car les scénarios de liberté financière qui échouent sont ceux qui ont du faire face à des marchés bear particulièrement torrides au cours des 10 à 15 premières années avec une lente reprise.

Durant les 10 à 15 premières années, il est donc probable que je cultiverai des revenus on the side ne serait-ce que pour ma paix d’esprit. Mais, il faudra que ce ne soit pas des revenus « chiants ».

Ce qui veut dire que je veux être mon propre patron, travailler à mon rythme avec les clients qui m’intéressent et à faire quelque chose de pas trop compliqué avec un rendement suffisant pour que j’aie envie de lever mon petit doigt!

Cette cie a le potentiel de m’apporter ça.

Il reste une chose à régler qui me stresse lié à cette cie, c’est la tenue de livres. Quand on ne connait pas ça, c’est lourd et stressant comme tâche.

J’ai une personne fiable pour m’aider mais il est clair qu’au cours des prochains mois cette partie doit être réglée. J’ai hâte d’atteindre ma zone de confort à ce sujet.

4 Comments

  1. 2019-01-08

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