Êtes-vous psychologiquement aptes à atteindre la retraite jeune?

Dans notre société, on nous conditionne à satisfaire nos désirs le plus rapidement possible. C’est l’objectif de tout capitaliste digne de ce nom de tenter de vous pousser à satisfaire vos envies rapidement.

Or, rares sont les choses vraiment dignes de valeur qui s’acquièrent rapidement.

La liberté financière ne fait notamment pas partie de cette liste. Il faut beaucoup de temps et d’efforts pour la bâtir, souvent des montants d’épargne qui sont effrayants à première vue (épargner 50% ou plus de son salaire par exemple).

On appelle capacité à la « deferred gratification » (satisfaction différée?) la capacité d’une personne à faire des efforts maintenant pour en récolter les fruits plus tard.

Par exemple, en bas de l’échelle, on retrouve en général le criminel. En effet, on estime que plus ou moins 80% de la population carcérale est composée d’individus qui ont des traits « présentistes ».

Le présentisme, c’est l’incapacité à vivre autrement que dans le présent immédiat. À ce stade, on est à la recherche du quick fix. Se prostituer ou vendre de la drogue devient attrayant notamment car l’argent rentre vite et rentre beaucoup. Les fraudes, le vol, tout ce qui rapporte rapidement sans trop d’efforts est attirant pour le présentiste. Le gambling n’est pas rare non plus chez les gens qui partagent cette caractéristique de personnalité. Ils sont prêts à prendre des risques indus dans l’espoir de toucher une grosse récompense.

Le présentiste va, comme toute personne, faire des calculs conscients ou inconscients, rudimentaires ou élaborés de coût vs bénéfices avant de passer à l’acte. Il va tendre à minimiser les risques et notamment les conséquences potentielles futures qui pourraient découler de cet acte auront peu de valeur dans le calcul (l’emprisonnement, le dossier criminel, le risque de se faire tuer dans une rixe, la faillite… bof…).

Ce genre de personne a peu de chance d’un jour atteindre la liberté financière. Elle vit dans l’immédiat et pour la satisfaction de ses désirs présents.

Au-delà, il y a disons les gens « normaux ». Ils ont appris à « attendre » pour obtenir des résultats mais, leur capacité demeure limitée. Par exemple, être payé 7 jours en retard, ça va. Être payé aux quinzaines.. ok… être payé aux mois? Hummm… moins tentant. Être payé la fin d’un contrat, peut-être, si le client est satisfait, solvable et qu’il tient parole? Ouin ouin ouin…

L’adage populaire dit « un tien vaut mieux que deux tu l’auras ». La plupart des gens, moi y compris, aiment obtenir rapidement des résultats. La perspective d’attendre de longues périodes avant d’obtenir les résultats escomptés n’est guère réjouissante. Nous sommes normaux.

Les gens normaux prennent des tas de « pilules miracles » pour tenter de soigner leurs maux plutôt que de les régler à la source. Ils savent que frapper des tas de coups sûrs peut mener à la victoire mais qu’un ou deud coups de circuit le permet encore plus rapidement. Ils sont donc tenté par les coups de circuit potentiels.

Les gens normaux sont généralement capables d’attendre une satisfaction différée, en autant qu’elle soit substancielle et pas trop lointaine. Mais, quand on parle de quelque chose qui devrait se produire dans 10, 20, 30 ou 40 ans en échange de la privation d’une satisfaction importante à court terme, on perd la plupart des gens.

C’est d’ailleurs probalement l’une des raisons pour lesquelles le RRQ et les fonds de pension existent et que ces comptes sont « barrés ». L’humain normal n’aurait pas une tendance naturelle à épargner pour le long terme et à laisser dormir pour le long terme des sommes substancielles d’argent.

Il existe des gens qui ont une plus grande capacité à différer leur satisfaction dans le temps, mais ils sont rares…

Comment arriver à atteindre la retraite jeune alors?

Je pense que c’est globalement contre-nature de chercher à se priver substanciellement de nos revenus courant pour se bâtir des revenus futurs.

Néanmoins, malgré mes imperfections d’être-humain, je le fais.

Je ne sais pas si cette technique peut fonctionner pour tous, mais elle fonctionne pour moi.

Je me suis littéralement automanipulé. J’ai aidé aussi à créer une sous-culture, sorte de groupe de pairs qui se supportent mutuellement simplement de par leurs actions et leurs progrès vers la liberté financière et je considère des gens comme porteurs de mes nouvelles normes de référence.

Il est à mon avis très important de se sentir « normal » lorsqu’on fait quelque chose de différent de la masse et l’une des façons les plus efficaces d’y arriver, c’est d’appartenir à un groupe qui partage les mêmes projets et points de réferences essentiellement.

Ensuite, pour ma part, je pense qu’il faut que la souffrance face à notre situation présente soit vraiment plus importante que la souffrance anticipée dans notre situation souhaitée.

Moi la rat race, j’haïs ça. Ça me répugne, c’est de l’esclavage collectif devenu société. Je haïssais la rat race avant, mais maintenant, je me suis renforcé dans cette idée que la rat race sous toutes ses formes est une des plus grandes abomination créée par l’homme. L’homme fait naître ses propres enfants dans l’esclavage.

J’exagère peut-être, mais et alors? C’est important. Cette souffrance c’est mon moteur et c’est l’essence. Ma rage brûle et me pousse à l’action.

Sana cette rage intérieure face à ma situation actuelle, je ne crois pas que je me serais lancé dans ce projet fou.

Ensuite, il m’a fallu me créer un objectif ambitieux et surtout, pas trop lointain.

J’ai décidé de « sacrifier » une décennie pour bâtir ma liberté financière. 10 à 12 ans d’épargne… mes 12 years a slave...

Dans 12 ans, je serai libre. Voilà l’objectif grandiose que je me suis fixé. Passer de sans-le-sous à la liberté financière en 10 à 12 ans.

Évidemment, un objectif ne serait pas motivant s’il n’était pas atteignable avec une grande certitude.

D’ailleurs, en criminologie, il y a eu de nombreuses publications mettant en parallèle la certitude de la peine vs la sévérité de la peine. La certitude de la peine gagne haut la main le test en terme de pouvoir de dissuasion et donc d’efficacité à contrôler les comportements.

En effet, en la présence d’une cible attrayante pour un individu et d’absence de gardien efficace, la plupart des gens ont le potentiel de passer à l’acte. Ajoutons un gardien efficace et on réduit drastiquement ces chances.

J’aurais pu choisir mille et une méthodes pour atteindre mon objectif, mais il m’en fallait une qui avait un taux de succès très élevé.

La puissance de l’épargne et de l’intérêt composé me sont apparus comme la voie à suivre.

Pour atteindre la liberté financière en 10 à 12 ans, il faut épargner de 60 à 65% de son salaire et obtenir le rendement moyen du marché sur ses épargnes.

Ce plan est le plus sûr que j’ai pu trouver et croyez-moi, j’ai cherché. Pour la méthode compète, consultez mon guide ultime.

Le concept est simple. Il consiste a frapper des coups sûr encore et encore et encore. Épargnes beaucoup, investis dans le marché, réinvestis les fruits des investissement. Wash, rinse, repeat.

Dans 12 ans, je serai libre financièrement. Voilà ce que je me suis dit en 2013 quand je me suis lancé dans cette aventure.

À date, le plan fonctionne comme prévu et il est en pilote automatique.

Je sais que plus j’avance, plus je me rapproche de la liberté financière et plus j’avance, plus le rythme s’accélère.

Par exemple, en 2019, en plus de mes 22000$ d’épargne projetée, je réinvestirai 5000$ de dividendes, mes efforts passés rapportent maintenant presque 25% de mes efforts courants (5000/22000) et ça va s’accentuer de plus en plus.

5 ans et demi plus tard, voilà ou j’en suis.

Je suis plus motivé que jamais, plus confiant que jamais que je fais les bonnes choses.

J’ai appris à tirer de la satisfaction immédiate de mes actions en célérant les petites victoires, le premier 1000$ de dividendes, quand j’ai soldé mon prêt auto, quand mon solde hypothécaire est tombé sous les 100k, quand mon salaire a franchi le cap des 100k, quand j’ai reçu 500$ dans un mois en dividendes pour la première fois etc…

Célébrer les petites victoires ça me garde motivé. Ça satisfait mon besoin de gratification à court terme. Célébrer les petites victoires et y trouver de la gratification immédiate, c’est très important.

Mon grand projet avance, lentement mais sûrement, de plus en plus rapidement. Le premier 100000$ épargné aura pris du temps, le deuxième, ça va plus vite, puis de plus en plus vite… c’est le pouvoir de l’intérêt composé.

Désormais, les petites victoires sont plus fréquentes et ça s’accélère.

Au-delà de célébrer les petites victoires, c’est aussi d’apprendre à réaliser que des portes jadis fermées commencent à s’ouvrir de plus en plus. Ma liberté potentielle s’accroît de jour en jour, mes options aussi.

Je pourrais me payer quelques années sabbatiques ou encore faire un retour aux études si je le voulais. Si je perdais mon emploi, ça ne serait pas la fin du monde car je ne vis plus de chèque de paye en chèque de paye.

Arriver à changer sa perception des choses, comprendre qu’au-delà de l’ultime gratification finale (la liberté financière), se lancer dans ce voyage vers la liberté financière amène à vivre des tas de petites gratifications qu’il faut apprendre à apprécier pour ce qu’elles sont est d’une extrême importance.

Par exemple, qui dirait non à 500$ de dividendes par mois en croissance de 6% par an à vie si on les lui offrait?

Le fait est que vous n’avez pas à attendre quelqu’un vous l’offre. C’est quelque chose qui est à votre portée. C’est maintenant rendu ma réalité.

J’ai trouve beaucoup de gratification immédiste aussi dans la technique d’investissement dans la croissance des dividendes. Chaque trimestre, je reçois un chèque de chacune des cies que j’i en portefeuille. Ces chèques s’accumulent et grossissent constamment.

Conclusion

Si vous avez une capacité normale à sacrifier quelque chose aujourd’hui pour obtenir une plus grande gratification dans le futur, vous êtes apte à pouvoir atteindre la retraite à un jeune âge. Mais il vous faudra probablement travailler à modifier vos perceptions du réel. Il vous faudra apprendre à vous contenter de petites gratifications au départ, mais sachez que des gratifications de plus en plus grandes vous attendent à mesure que vous avancerez. Mais il faut être conscient que Rome ne s’est pas bâtie en 1 jour.

4 Comments

  1. Kimber
  2. Kimber

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