Que faut-il sacrifier pour atteindre la retraite jeune?

Guillaume et Karina ont le même emploi, le même salaire de 50000$ par an et ils ont tous les deux 25 ans.

Guillaume qui a compris qu’en commençant jeune à épargner, il pourra se payer une belle retraite, épargne 10% de son salaire par an et l’investit dans le marché à 7% composé. Il le place en REER.

Karina est un peu plus économe que Guillaume et ne dépense que 70% de son salaire, arrivant donc à épargner 30% de celui-ci. Elle l’investit de la même façon que Guillaume et maximise ses REER.

Comme Guillaume dépense 90% de 50000$, un calcul rapide (selon la règle du 4%) nous apprend que Guillaume devra amasser la somme de 1125000$ pour atteindre la liberté financière.

Quant à Karina, elle aura besoin de 875000$. Dans un peu plus de 23 ans, Karina atteindra son chiffre magique et pourra se retirer. Elle sera âgée de 48 ans.

Quant à Guillaume, il devra travailler un peu plus de 40 ans pour atteindre son chiffre magique. Il aura 65 ans.

L’écart est quand même saisissant. Karina pourra se retirer 17 ans plus tôt du monde du travail.

Évidemment, on ne tient pas compte de l’inflation ici. Mais l’objectif est de démontrer que le sacrifice n’est pas grand et vous verrez bientôt pourquoi.

Guillaume épargne 10% de son salaire. Son taux d’imposition est donc basé sur un revenu de 45000$ par an. Celui de Karina, quant à elle, est basé sur un revenu de 41000$.

Juste grâce aux cotisations maximales faites à ses REER, Karina récupère 1198$ maintenant par rapport à Guillaume

Donc en réalité, bien qu’elle épargne 10000$ de plus que Guillaume chaque année, l’écart réel est de 8802$ ou 733$ par mois.

Pour gagner 17 ans de retraite, Karina doit donc dépenser 733$ par mois de moins que Guillaume afin de consacrer cet argent à l’épargne.

Ça semble beaucoup, mais en optimisant un peu et en faisant abstraction de quelques surplus luxueux, ça va vite.

Par exemple, au lieu d’acheter une maison à deux étages avec garage à 350000$, Karina a choisi d’habiter dans un bungalow à 250000$.

Aux taux actuels, Guillaume paie 1724$ par mois en hypothèque alors que Karina paie 1205$. De plus, Guillaume paie plus cher de taxes, d’assurance, d’entretien et d’électricité.

Juste avec cela on vient de combler l’essentiel de l’écart.

Pas besoin de faire du couponning ou de gratter les fonds de tiroirs.

Pour le reste, Karina va un peu moins souvent au resto que Guillaume et a plus tendance à amener ses lunchs au bureau et voilà.

En étant plus raisonnable, Karina gagne 17 ans de liberté.

Évidemment, ce scénario est hypothétique. Il ne tient pas compte de l’inflation et assume un rendement linéaire de 7% à la bourse. Il assume aussi qu’un taux de retrait de 4% permettra de tirer des revenus de ses placements jusqu’à la fin de sa vie et ne tient pas compte du fait que dans 25 ans, leur hypothèque prendra fin et que leurs besoins en revenus devraient donc être moindres. Or, rien de tout cela n’est garanti de toute façon.

Mais, ce que je tente d’illustrer ici c’est que sans sacrifier l’essentiel du lifestyle nord-américain, juste en étant un peu plus raisonnable notamment au niveau de son logement, on peut gagner de préciseuses années de retraite afin de pouvoir profiter de la vie à un âge où le corps est aussi plus en forme et capable de suivre le rythme.

4 Comments

  1. Mr. Jack

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