Maxime: Mon bilan annuel 2018

Introduction

L’année 2018 tire à sa fin. Vient alors pour moi le temps de dresser le bilan des 12 derniers mois.

Cependant, cette fois-ci, j’apporte un petit changement. Je vais aussi faire une rétrospective des dernières années afin que vous puissiez, dans le grand ordre des choses, avoir une meilleure vue d’ensemble de mon cheminement vers l’indépendance financière lors des 12 dernières années. Oui, oui, je fais un retour dans le passé!

J’ai déjà légèrement taquiné mon ami, le Blogueur Masqué, à qui j’aime bien tirer la pipe à l’occasion, avec ses bilans mensuels, desquels je me suis fait la réflexion à propos de la métaphore de l’arbre cachant la forêt, mais je trouve intéressant de juger de l’évolution d’une situation sur plusieurs années. À tout le moins, ça permet de visualiser les tendances lourdes qui se dessinent pour le long terme, pas juste les coups de chance ou les incartades passagères.

À votre plus grand plaisir messieurs dames, je me suis donc prêté au jeu et j’ai fait l’exercice de retracer les principaux faits saillants de ma vie personnelle et financière au cours des dernières années ainsi que l’évolution de ma valeur nette au fil du temps.

Cette rétrospective m’a donc permis de tirer quelques constats et réflexions intéressantes qu’il me fera plaisir de vous partager un peu plus loin.

Voyez vous, plus le temps file, plus le sablier s’égraine, et s’il y a une chose que je savais d’ores et déjà, mais qu’il importe de toujours garder en mémoire, c’est au niveau de la puissance mathématique du principe des intérêts composés.

Connaissez-vous l’histoire de l’échiquier de Sissa? Vous devriez! Ça met rapidement les choses en perspective.

En outre, en investissement, grâce aux intérêts composés, une petite somme investie tôt, à un jeune âge, dans un horizon de placement long terme, vous rapportera autant, au final, qu’une grosse somme investie plus tardivement à proximité de la retraite.

Par exemple, un simple montant de 1000$ investi à 20 ans, à un taux de rendement annuel net de 7%, vaudra 15 000$ lorsque vous aurez 60 ans. N’est-ce pas fantastique? C’est le principe de l’argent qui fait de l’argent. Il vous faut juste faire preuve de patience, ce qui n’est pas donné à tous j’en conviens, mais ça en vaut vraiment le coup, j’vous jure!

Comme on dit par chez nous: «Le calcul vaut la travail.»

En contrepartie, pour atteindre ce même résultat, soit 15 000$ à 60 ans, il vous faudra investir 2 000$ à 30 ans, 4 000$ à 40 ans ou encore 7 500$ à 50 ans!

Ça ne prend donc pas la tête à Papineau pour comprendre le principe et les bénéfices de commencer à épargner tôt, même des petits montants. Chaque dollar compte.

Si vous préférez, voyez cela comme un arbre à fruit dont vous replantez les graines, qui produisent d’autres arbres à fruit dont vous pouvez replanter les graines à leur tour, ainsi de suite.

S’il y a un concept qu’on devrait enseigner dans les écoles c’est bien celui-ci. N’est-ce pas? Et pourtant!

Dans un monde défini, de plus en plus dominé par une poignée de gigantesques corporations, avec une concentration accrue du pouvoir et des capitaux entre quelques mains, et en constante mutation suite aux développements technologiques ainsi qu’à l’implantation de l’intelligence artificielle et de l’automatisation dans plusieurs sphères d’activités professionnelles, le tout aux dépends des travailleurs physiques comme vous, votre voisin & votre beau-frère, plus que jamais, faire preuve de polyvalence, de créativité et bien comprendre les concepts de base du capitalisme, dont celui de l’intérêt composé, mais surtout les mettre en pratique, peut vous offrir une porte de sortie intéressante dans ce vaste contexte d’incertitude et de changements irréversibles.

Évolution au fil des années

Regardons maintenant de quelle façon ma situation a évoluée au fil des ans.

Ici, je vous partage les grandes lignes de ma vie.

2007 à 2010 (5000$ à 15 000$): Je ne saurais vous dire avec exactitude quel fût mon magot pour chacune de ces années, mais il varia, en crescendo, entre 5 000$ et 15 000$ annuellement. C’est à cette époque que je poursuivi mes études collégiales. Puisque j’étais à l’extérieur de ma région, je dus payer un appartement durant les 3 années de ma formation postsecondaire. C’est ce qui fût le plus coûteux en bout de piste. À cette époque, je roulais, avec désinvolture, cheveux au vent, en Ford Escort 1998, payé 3 000$ à l’époque. C’était une bonne voiture pour mes déplacements à l’extérieur de ma région. J’allais donc à l’école de septembre à avril et je travaillais sur la ferme familiale durant l’été. C’est à cette époque que j’ai vécu ma première relation amoureuse, un vrai coup de foudre, qui se termina malheureusement en queue de poisson!

Je vous raconte cette histoire, comme je ne l’ai jamais dit à personne. Sortez les mouchoirs.

[Anecdote personnelle] La femme de ma vie, du moins, je le croyais dur comme fer à cette époque, c’était une jolie étudiante dans le même domaine que moi et nous avions plusieurs cours en commun. C’était une jeune demoiselle de petite taille, avec de belles courbes proéminentes, de longs cheveux bruns bouclés & de grands yeux bleus dans lequel tout homme pouvait en perdre son latin et plus encore.

Nous nous sommes rapidement tombé dans l’oeil l’un et l’autre si vous voyez ce que je veux dire. Après l’avoir invitée à mon appartement pour boire une bière, de fil en aiguille, une chose en amenant une autre, suite à un long baiser, c’est ainsi que notre histoire commença. Durant un peu plus de 9 mois, nous avons vécu une histoire d’amour très passionnée, voir enflammée.

Ce n’est pas compliqué: J’avais 17 ans, toujours puceau, les hormones dans le tapis, je vivais seul dans un 2 1/2 et j’étais constamment au garde-à-vous sans pour autant être membre de l’armée canadienne. Enfin, vous comprenez où je veux en venir, pas besoin de vous faire un dessin! Bref, je la voyais dans ma soupe à tous les jours.

Inconsciemment, sans trop m’en rendre compte, je m’étais beaucoup attaché à elle, trop même. J’avais franchi un seuil critique. Elle était rapidement devenue le centre de ma vie, de mes pensées et de mes préoccupations.

L’année scolaire se déroula bien et j’étais aux anges. Moi, le petit gars timide et solitaire, j’avais enfin une blonde, alléluia! Même si je ne croyais pas en Dieu, pour moi, un miracle se produisait.

Puis, vint le moment où nous devions réaliser un stage de travail estival. Ma belle brunette, en soif de découvertes et d’aventures sans doute, décida alors d’aller outre-mer du côté de la France. L’appel du bon vin et du pain baguette peut-être, qui sait!

La veille de son départ, nous avons fait l’amour avec tendresse, les yeux dans les yeux, pour une dernière fois. Le lendemain, non sans peine, nous nous sommes dit un dernier au revoir larmoyant. Elle est ensuite partie pour le Vieux Continent.

Au début, on s’écrivait et elle me donnait de ses nouvelles assez régulièrement, mais au fil du temps, les messages s’espacèrent. Je commençai alors à m’inquiéter. De fil en aiguille, elle fini par m’avouer qu’elle avait finalement rencontré un garçon là-bas puis que c’était fini entre nous. Ce jour-là, je dois vous dire que je n’aimais pas trop les osties de français! Mettons qu’à ce moment-là, la France avait eu le dessus sur la Nouvelle-France. Eux, ils ont les gilets jaunes et moi je voyais rouge en criss!

Hélas, l’amour était alors passé, mais reparti en coup de vent. C’est à ce moment que je senti mon univers s’écrouler et tout le poids du monde peser sur mes épaules. Je me senti détruit, anéanti. C’était ma première rupture amoureuse et ça faisait mal, très mal. Je ne savais pas comment gérer ce rejet, moi qui, depuis ma tendre enfance, essayait d’être parfait et de réussir dans tout ce qu’il entreprenait!

Je vous mentirais si je vous disais que j’ai été capable de passer rapidement à autre chose et que ma vie repris rapidement son cours comme si de rien n’était. Non, ce ne fût pas le cas, loin de là. Je suis un sensible dans l’âme. Soudainement, la vie m’intéressait moins et me paru beaucoup plus triste. Sur le plan personnel et émotionnel, je n’avais pas du tout les moyens de faire face à cette situation, à cet échec amoureux.

J’étais pourtant relativement bien outillé, intellectuellement parlant, mais cette rupture avait pourtant révélé et mis à jour ma grande vulnérabilité émotionnelle. Soudainement, ma carapace se fissurait. J’étais devenu dépendant affectif de cette fille-là. Ma relation amoureuse m’avait enfin procuré de la confiance et moi et du courage que je n’avais pas lorsque j’étais seul avec moi-même.

Le remède de prédilection que je choisit pour noyer mon chagrin et enfouir cette douleur aux tréfonds de mon être se vendait en caisse de 24 bouteilles de 365 ml à la pharmacie, eux non, au dépanneur du coin, dis-je!

Plus souvent qu’autrement, j’étais saoul comme une botte. Je buvais tellement que j’arrivais parfois en état d’ébriété dans certains cours même si je restais discret pour ne pas trop attirer l’attention. Et après tout, c’est cool d’être ivre au CEGEP, non? Il faut aussi dire que je me suis toujours bien débrouillé à l’école et j’étais quelqu’un d’assez discret, alors aucun enseignant n’a semblé en faire de cas.

De toute façon, je ne voulais pas m’ouvrir à personne, même pas à mes parents ou mes amis, et je n’ai pas été chercher d’aide d’une quelconque façon que ce soit. Je préférais vivre, au jour le jour, dans le déni et la mélancolie, le temps d’une gorgée et puis d’une autre. Je n’avais plus d’attentes face à la vie. Le moins que je puisse dire, c’est que j’ai été très isolé durant cette sombre période de ma vie de jeune adulte.

Le comble du malheur pour moi, c’était aussi de revoir constamment mon ex copine à l’école, même dans certains cours, alors que j’avais toujours des sentiments puissants très mitigés à son égard, de l’amour mais aussi de la haine, presque aussi forts l’un que l’autre.

À chaque fois que je la croisais, ça faisait ressortir tout ça en moi. Au secours, à boire aubergiste, vite, une bière! Bref, le moins qu’on puisse dire c’est que ce ne fût pas la joie durant les 2 années suivantes.

D’ailleurs, ce fût une grande libération pour moi lorsque j’eus terminé mon programme et que je quittai cet établissement avec mon diplôme en poche. Au final, je m’en suis sorti certes, mais non pas cependant sans heurts et dommages collatéraux au passage. À cause de cela, quelque chose de profondément ancré en moi a changé. Tout s’est un peu durci. La mélodie, la trame de fond, n’avait plus la même tonalité.

Depuis ce temps, je n’ai plus jamais été la même personne qu’avant. J’ai changé. Au passage, j’avais tout de même réussi à passer au-travers du plus grand défi de ma jeune existence. Pourquoi j’en parle? Parce ce qu’on a tous des épreuves de vie à traverser à l’occasion. Une première peine d’amour, la perte d’un être cher, en quelque sorte, c’est un forme de deuil qui ne s’oublie pas, jamais! Heureusement, la vie avait bien d’autres projets pour moi! Pour se redonner un peu d’espoir, revenons en maintenant aux années suivantes, si vous le voulez bien.

 

2011 (15 000$): En 2011, j’avais environ 15 000$ en poche. Pas si mal pour un étudiant. J’avais entamé mes études universitaire à l’automne précédent et je les poursuivis durant l’année. J’étais revenu vivre dans ma belle chambre aux teintes orangées chez mes parents (ben oui). J’étais toujours célibataire et je roulais encore avec ma Ford Escort pas trop rouillée. Avec un associé, je gérais aussi une petite entreprise de déneigement durant la période hivernale et je travaillais à la ferme l’été. Au niveau de mon argent, j’avais environ 12 000$ de placé dans un fond commun de placement, réparti en obligations et en actions, géré par un planificateur financier, ainsi que 3 000$ à la banque.

2012 (17 000$ / + 2 000$ ): En 2012, je poursuivis mes études universitaires. Je résidais encore chez mes parents et j’exploitais mon entreprise de déneigement pour une dernière année. Je roulais toujours en superbe Ford Escort. Cette année-là, ayant eu le temps nécessaire de décanter ma première relation amoureuse infructueuse et de passer à autre chose dans ma tête, cupidon frappa de nouveau.

Lors d’une soirée chez un ami en commun, je fis la connaissance de celle qui partage encore ma vie aujourd’hui, la chanceuse! Même si nous nous connaissions pas dans la vie, outre que par des discussions sur MSN messenger et dans un jeu internet de rôle et de gestion dans l’univers médiéval (geek, je sais), ça cliqua tout de suite lors de notre première rencontre. Dès le départ, je jouai carte sur table avec elle et je lui parlai de moi en toute franchise, de mes forces, de mes faiblesses, de mes valeurs ainsi que de mon ancienne relation. All in! Elle compris rapidement qui j’étais et aima ce qu’elle vit en moi. Par la suite, elle accepta que nous nous revoyons. Du fil en aiguille, c’est ainsi que nous en vinrent à former un couple. Cette année-là, j’avais 15 000$ réparti dans 2 fonds communs de placement, dans deux institutions différentes, ainsi que 2 000$ en argent.

2013 (25 000$ / + 8 000$): Cette année-là, je termine mes études universitaire au printemps. Youpi! Je quitte le sous-sol de mes parents et nous déménageons, ma copine et moi, en appartement. Par un matin tranquille, hélas, un autobus scolaire, avec des enfants à bord (!), percute par mégarde ma belle Ford Escort. Je mets alors la main sur une petite Hyundai Accent 2003 à 500$. Dès juillet, je commence aussi à travailler à la ferme à temps plein. Plus tard, cette année-là, ma mère tombe en pleine crise de la quarantaine. Elle fait alors une grave dépression, quitte mon père, fait euthanasier les 2 chats, déménage seule et demande le divorce. Outch! Mon frère fait aussi sa sortie du garde-robe peu de temps après et nous avoue son homosexualité. Ça lui fait du bien de se libérer de ce lourd secret devenu un fardeau insupportable pour lui. Pendant que j’assiste impuissant à l’éclatement de ma cellule familiale, j’essaie de le supporter tant bien que mal dans ce qu’il vit. Au final, ce fût une année plutôt difficile à traverser. Au niveau de mes finances, j’avais 20 000$ toujours réparti dans des fonds communs de placements et 5 000$ en argent.

2014 (40 000$ / + 15 000$): En 2014, je travaillais à temps plein. Suite au divorce de mes parents, je leur racheta deux petites maisons, dans les bois, au sein de mon village natal. Je découvris donc ce que c’était de signer une hypothèque. En octobre, j’allai m’installer dans l’une des deux maisons avec ma copine. C’est aussi à ce moment que nous avons accueilli Maïka dans notre vie, une labrador x danois. C’était une très gentille chienne, mais avec quelques problèmes de comportement comme de l’anxiété de séparation. Après tout, nous n’étions pas sa première famille d’accueil non plus et Dieu sait ce qu’elle avait vécu auparavant. Nous avons décidé malgré tout de lui donner sa chance jusqu’au bout. Cette année-là, je décidai de regrouper mes placements financiers chez un seul planificateur financier. J’avais environ 20 000$ en placements, 18 000$ investi en mise de fond + hypothèque pour les maisons et 2 000$ dans mon compte bancaire.

2015 (61 000$ / + 21 000$): Vient 2015, je travaille toujours à la ferme et j’habite encore la petite maison avec ma copine ainsi que notre chat et notre chienne. Pas de changements à ce niveau-là. Durant l’été, ma Hyundai Accent 2003 rend l’âme et j’acquière une Mazda Protégé 2000 pour 2000$. Tiens, tiens. En septembre, suite à une discussion avec un proche, mon mentor professionnel, je décide de commencer à autogérer une partie de mes placements et je m’ouvre donc un compte de courtage en ligne. Je peux maintenant acheter des titres à l’intérieur d’un CELI et d’un REER. C’est cette année-là qu’on me parle des actions à dividendes et que je commence à m’intéresser davantage à cette technique d’investissement (croissance du dividende). En naviguant sur le web, je découvre alors ce blogue par un heureux hasard. Je commence alors à dévorer les articles les uns après les autres, à les commenter régulièrement et à en écrire à l’occasion. Malheureusement, début novembre, ma grand-mère adorée décède. Une autre tuile me tombe sur la tête. C’est une personne avec qui je partageais beaucoup de bons moments, depuis tout petit, et je suis alors envahi par un profond chagrin qui peine à s’estomper. Aïe, l’année se termine bien mal!

2016 (100 000$ / + 39 000$): Pas de changement au travail. J’habite encore ma petite maison de 700 pi2 et je loue l’autre à ce couple de cinquantenaire. J’effectue quelques travaux sur les maisons durant l’année. Ma copine est toujours dans le décor. Au cours de l’été, ma voiture rend l’âme. Je reviens alors à mes vieilles amours et j’achète pour 400$ la Hyundai Accent 2004 de ma copine. Au mois d’octobre, j’en profite pour faire un voyage, avec un ami, à Burlington, durant quelques jours, question de pratiquer mon anglais, mais surtout ma levée du coude! Je reviens le coude en forme. Au mois de novembre, j’achète le terrain boisé à côté du mien pour agrandir mon érablière. Concernant mes finances, j’ai 49 000$ d’investi en partie dans des fonds communs de placement et aussi dans des actions boursière, j’ai 32 000$ de remboursé sur mon hypothèque, j’ai un gain de 16 000$ sur mon terrain grâce à l’aubaine à l’achat et j’ai 3 000$ en liquidité.

2017 (131 500$ / + 31 500$): Je travaille encore à la ferme. Ma copine et nos deux animaux domestiques partagent ma vie. La petite maison me convient toujours. Je change la Hyundai Accent 2004, rendue à bout de souffle, pour un Mazda Tribute 2003 payé 1000$. Un peu plus spacieux comme véhicule certes, mais beaucoup moins économique! Au printemps, après avoir mal forcé, je commence à ressentir des maux de dos persistants. À l’automne, je rencontre en chair et en os, deux membres de la communauté de l’indépendance financière, soit Blogueur Masqué et BarbeRiche. Rendu au mois de septembre, je sors de l’argent du CELI (14 000$) et je pige dans ma marge hypothécaire (13 000$) pour faire un prêt d’argent temporaire important à un membre de ma famille. Au niveau de mes finances, j’ai 51 500$ investis en fonds communs de placement ainsi qu’en actions boursières, j’ai remboursé 32 500$ sur mon hypothèque, j’ai un gain de 18 000$ sur mon terrain, j’ai 27 500$ immobilisés dans un prêt à un proche et j’ai 2 000$ en encaisse.

2018 (161 000$ / + 29 500$): Devinez quoi? Eh oui, même travail, même famille, même maison. Durant l’été, je me dois de remplacer le Mazda Tribute 2003 pour un Honda CRV 1998 payé 1 050$. Disons qu’on note quand même la différence à la pompe. En juin, je retourne faire un tour au Vermont, mais avec ma copine cette fois-ci. En août, j’organise un petit barbecue chez moi avec Blogueur Masqué, BarbeRiche, Mr Jack, L’Ingénieux ainsi que leurs conjointes respectives et leurs enfants. Plus tôt dans l’été, j’avais aussi pris une bière en compagnie des Jeunes Retraités notamment. Vers la fin du mois, je dois faire euthanasier ma chienne malade et nous lui disons un dernier au revoir. En septembre, je décide que j’en ai marre des frais de gestion. Je rapatrie tous mes placements dans mon compte de courtage en ligne. Je «congédie» alors mon planificateur financier et j’achète des actions individuelles avec cet argent. En octobre, Piggy, une magnifique femelle chihuahua x carlin se joint à nous, temporairement, jusqu’en juillet prochain, le temps que la cousine de ma copine change d’appartement. En novembre, nous faisons un voyage du côté de New-York. Par contre, il y a toujours cette saleté de mal de dos, dont je ne me suis pas encore complètement débarrassé, qui persiste! Pour ce qui est de mes finances personnelles, j’en profite pour rembourser toute ma marge hypothécaire, en début d’année, avant que les taux d’intérêts grimpent. À la fin de l’année, j’ai 65 000$ en placements autogérés dans des actions canadiennes et américaines, versant des dividendes en croissance, j’ai remboursé 46 000$ sur mon hypothèque, j’ai un gain potentiel de 20 000$ sur mon terrain par rapport à sa valeur marchande, j’ai toujours un prêt de 27 500$ à un proche (dont le remboursement intégral se fera en janvier 2019) et j’ai 2 500$ de côté. Somme toute, ça me donne donc une belle diversification de mes actifs.

2019 (? / ?): Je n’ai pas encore les détails sur les autres aspects de ma vie, mais une chose est certaine, c’est que je vais fonder ma propre compagnie de services conseils en agriculture. J’ai bien hâte de relever ce défi enivrant!

Analyse de ma situation (évolution)

Suite à ce bilan des 12 dernières années, j’en tire quelques observations.

1) Tout d’abord, bien que j’aille commencé à travailler dès mon plus jeune âge (6-7 ans), durant mes étés, ultimement, ce n’est pas ce qui m’a enrichi beaucoup jusqu’à mes 17 ans. Cependant, ça m’a rapproché de mes grands-parents et donné un peu d’argent pour payer ma première voiture ainsi que mes premières dépenses rendu au collégial. Je m’autofinançais déjà à cette époque.

2) Comme vous l’avez remarqué, j’ai régulièrement changé de véhicule, à raison de 6 fois lors des 12 dernières années (escort, accent (1), protégé, accent (2), tribute, crv), dont 5 fois lors des 6 dernières années. Puisque j’achète des bazous et que je roule dans les champs avec ceux-ci, depuis 2013 , ils ne font généralement pas long feu. Ceci étant dit, dans le cadre de mon travail, mon kilométrage est payé et puisqu’ils me redonnent toujours environ 500$ à chaque fois que je m’en départi au ferrailleur du coin, ça ne me coûte pas trop cher de rouler avec ceux-ci. J’ai payé pour 8 000$ de véhicules en 12 ans. En retour, j’ai reçu pour environ 3 000$ en m’en départissant. Le coût net est donc de 5 000$ + tous les frais normaux d’un véhicule (+/- 3000$/an). Au final, avec le kilométrage payé à raison de 0,43$/km et de 8 000 km/an (3 500$/an), j’ai toujours roulé pratiquement gratuitement.

3) Durant mes études postsecondaires, de 2007 à 2013, je n’ai pas été en mesure d’augmenter significativement mes épargnes et ma valeur nette compte-tenu que lors du collégial je devais débourser environ 3500$/an pour me loger en appartement et qu’à l’université, ça me coûtait approximativement la même somme pour suivre mes cours chaque année. Au total, ça fait donc environ 20 000$ que j’ai dépensé, directement ou indirectement, pour mon éducation, ainsi que le salaire auquel j’ai renoncé, durant ces 6 années, pendant que j’étais aux études! Au final, j’ai probablement laissé plus de 100 000$ sur la table. Dépendamment de l’objectif visé et de la plus-value qu’on pense en retirer plus tard en contrepartie, rendu sur le marché du travail, c’est un pensez-y bien avant de se lancer dans de longues études!

4) Ma première peine d’amour m’a  » privé  » d’au moins 3 ans de ma vie durant lesquels je broyais du noir et que survivais au lieu de vivre pleinement comme je l’aurais du. Je pensais seulement à ce que je n’avais plus au lieu de voir ce que je pouvais avoir. Malheureusement, je ne peux pas rattraper ce temps perdu. Ceci étant dit, ce n’est pas quelque chose que j’accepterais qui se reproduise aujourd’hui. Il n’est pas question de se morfondre dans la morosité et de s’apitoyer sur son sort alors que trop de belles choses et de belles personnes nous entourent!

5) Depuis les 2-3 dernières années, on dirait que j’ai un peu plus pris pleinement conscience de l’importance de trouver un équilibre au-travers de mon cheminement. C’est-à-dire que je combine à la fois une gratification immédiate à un investissement pour mon futur. Mes voyages et mes activités avec ma copine, ma famille ainsi que des amis me permettent d’apprécier le plaisir du quotidien tout comme mon épargne et mes investissement me permettent de préparer mon futur et jettent les bases de mon indépendance financière éventuelle! Au final, si je décédais demain matin, je n’aurais pas de regrets à cet égard.

6) Pour que la fusée décolle, ça prend de la patience! Jusqu’à maintenant, les résultats que j’obtiens sont principalement le fruit de mon travail actif et de mon épargne personnelle. J’en ai sué un bon coup et mon corps porte les traces de mon travail physique! Si vous n’êtes pas un riche héritier ou un gagnant de gros lot à la loterie, il n’y a pas de secret ou de formule magique. Pour que ça avance, il faut mettre l’épaule à la roue et personne ne le fera à votre place! C’est donc plus difficile les premières années, mais ça se met en place après un certain temps. J’en reviens donc au principe de l’intérêt composé abordé en introduction.

Bilan 2018

Voici les détails de ce qui s’est passé en 2018:

Lors de la dernière années, mon revenu brut s’établit à 46 000$. De ce montant, j’ai dépensé 16 500$ pour payer mes frais de subsistances et mes dépenses personnelles + 8 000$ en impôts et charges sociales pour un sous-total de 24 500$. De l’autre côté, j’ai épargné 19 500$ sur mon salaire + 2 000$ en retour d’impôt pour un sous-total de 21 500$.

Pendant ce temps, à cause de mes revenus de locations, la variation de valeur de mes placements et des dividendes reçus, ainsi que l’appréciation de la valeur de mes actifs, ma valeur nette a augmentée de 29 500$.

Voici l’ensemble de mes dépenses:

Hébergement 3 000 $ 18%
Épicerie 2 500 $ 15%
Restaurants 500 $ 3%
Alcool 1 500 $ 9%
Voiture 1 500 $ 9%
Électricité 700 $ 4%
Internet 400 $ 2%
Pharmacie/Hygiène 250 $ 2%
Vêtements 300 $ 2%
Activités 1 000 $ 6%
Voyages 1 000 $ 6%
Taxes autre terrain 500 $ 3%
Animaux 300 $ 2%
Électroménagers 750 $ 5%
Matériel informatique 850 $ 5%
Ameublement 450 $ 3%
Soins de santé 500 $ 3%
Autre 500 $ 3%
Total 16 500 $ 100%

À noter que je me suis montré généreux cette année et que sur ce montant, j’ai payé pour environ 1 500$, de ma poche, à des proches, pour du matériel informatique, des électroménagers et des voyages. À strictement parler, mon budget personnel est plus de l’ordre de 15 000$.

Voici l’augmentation de ma valeur nette:

Hypothèque capital 6 200 $
Hypothèque marge 5 500 $
Terrain 2 000 $
CELI 6 280 $
REER 5 272 $
Non enregistré 500 $
Dividendes reçus 1 530 $
Variation capital -421 $
Variation encaisse 2 700 $
Total 29 561 $

Quant à mes dividendes, voici leur évolution depuis que j’ai commencé à gérer mes placements:

Dividendes reçus 2015 89 $
Dividendes reçus 2016 360 $
Dividendes reçus 2017 1 223 $
Dividendes reçus 2018 1 530 $
Dividendes reçus totaux 3 202 $

Placements

Voici le sommaire de mes rendements:

Rendement CELI (CAN): – 1 880$ / – 6.48%

Rendement REER (US): 1 459$ / + 4.05%

Rendement TSX (CAN): – 9.95%

Rendement S&P 500 (US): – 2.75%

Je suis effectivement déçu de mes rendements, mais si on compare aux indices de référence, ça n’a pas été si mal que ça malgré tout.

Il faut aussi dire que, malgré la réforme fiscale des entreprises aux États-Unis, la bourse américaine a fait du surplace. Même si le taux d’emploi est exceptionnel, leur pays est aussi très endetté. Ça n’a pas été une très bonne année de performance boursière pour plusieurs entreprises, notamment certaines grosses corporations du secteur des technologies, des matériaux de base, de l’industrie et de la finance.

Quant au TSX, au moment d’écrire ces lignes, il avait perdu 10% de sa valeur depuis le début d’année. Le cours du baril de pétrole en baisse n’y est probablement pas étranger. Par ailleurs, avec l’endettement croissant du gouvernement fédéral, déficit budgétaire par dessus déficit budgétaire, l’endettement élevé des ménages, la poursuite éventuelle des hausses du taux directeur et donc des taux d’intérêts & la venue éventuelle d’une crise économique, je ne suis pas certain que nous y sommes très bien préparé à y faire face et que les prochaines années seront fastes pour le pays… On verra bien.

Voici mes transactions effectuées en 2018:

Titres achetés (26): PG, ENB, MO, SBUX, FB, EMA, CVS, PM, CAH, T, BUD, LB, GIS, TRP, INTC, CMCSA, KHC, FDX, MSFT, SWW, BNS, ABBV, VLO, CNQ, DOL, ATD.b

Titres vendus (1): PWF

Argent investi: +/- 24 000$

Frais de transaction: 270$

Note: Afin d’optimiser la fiscalité pour les dividendes, les titres américains sont achetés dans le REER et les titres canadiens dans le CELI.

J’ai eu davantage de transactions, car j’ai acheté pour +/- 12 000$ de titres suite au transfert de mon REER avec mon planificateur financier vers mon compte de courtage en ligne.

Je détiens présentement 59 titres en portefeuille, 27 titres canadiens valant 29 000$, représentant 45% de mon portefeuille et 32 titres américains valant 36 000$ et représentant 55% de mon portefeuille.

Je suis investi à 11.5% en finances, 26.7% en consommation défensive, 7% en consommation cyclique, 13.9% en énergie, 8.5% en télécommunication, 1% en matériaux de base, 8.5% en industrie, 3.5% en services publiques, 6% en immobilier, 5.20% en technologie et 8.2% en santé.

Mon dividende moyen est de 3.6% et la croissance annuelle moyenne du dividende de ces titres (10 ans passé) est de 10.3%.

Mon bêta est de 0.83.

Mon achat moyen tourne autour de 1 000$.

J’achète souvent par tranche de 1 000$ lorsque j’ai les fonds nécessaire. Je suis conscient que j’ai beaucoup de titres par rapport au montant que j’ai investi, mais c’est quelque chose que je désirais afin d’éviter d’avoir une trop forte concentration d’argent dans seulement quelques titres en débutant. Quelqu’un qui a 10 000$ dans un titre comme GE doit s’arracher les cheveux de la tête présentement. Même les grosses compagnies perdent parfois pied. Éventuellement, je vais commencer à acheter par tranches de 2 000$ lorsque j’aurais des moyens financiers un peu plus important et que mes versements de dividendes prendront de l’ampleur!

Je me fais aussi la réflexion que, bien qu’il y aille eu quelques corrections sur le marché boursier depuis 2015, je n’ai pas encore vécu de véritable crise économique et de marché fortement baissier (+ de 20%). Qui sait lorsque cela se produira! En attendant, je collecte mes dividendes et j’investis dans des compagnies solides.

Cependant, tout comme vous, j’ai été témoin de l’éclatement de la bulle du Bitcoin et des crypto-monnaies lors de la dernière année. Pour ma part, n’arrivant pas à comprendre facilement toute la mécanique sous-jacente à cet actif, le procédé logique de sa création de valeur pouvant perdurer et s’accroître dans le temps puis n’aimant pas trop sa grande volatilité et la frilosité des régulateurs (politiques, législateurs, décideurs) à son égard, c’est principalement pour ces raisons que j’ai gardé mes distances.

Par ailleurs, pour 2019, j’aurais encore environ 7 000$ que je pourrais utiliser en REER pour acheter des actions d’entreprises américaines et en tenant compte des nouveaux droits de cotisation pour 2019, environ 38 000$ en espace CELI pour faire des achats d’actions sur le marché canadien. Je ne manquerais donc pas d’espace pour cotiser dans des comptes fiscalement avantageux pour la prochaine année.

 

Conclusion

Pour conclure, cette fois, je serais bref!

Je pense être sur la bonne voie.

Pour 2019, voici, pêle-mèle, les principaux objectifs de vie que je me suis fixé:

1) Partir ma propre entreprise en agriculture, la rentabiliser et devenir un incontournable dans mon champ d’expertise.

2) Augmenter ma valeur nette d’au moins 30 000$ via des investissements dans différents actifs et qu’elle dépasse 200 000$ avant mes 30 ans.

3) Partir un projet commun avec mon père comme l’achat de terre boisée et/ou cultivable et l’exploiter.

4) Chasser mon mal de dos et redevenir plus en santé grâce à une alimentation saine et l’activité physique régulier.

5) Continuer de nourrir quotidiennement la flamme dans notre couple par de petites et plus grandes attentions.

Récemment, j’ai aussi accepté une invitation pour co-écrire un premier livre. Ce sera un beau défi à la fois amusant et fort intéressant.

Au final, l’important, je pense c’est surtout de continuer d’avoir des projets. Il faut avoir des objectifs et des buts à atteindre au quotidien. C’est ce qui nous permet d’avancer, de rester motivé et ultimement de vivre pleinement!

Merci de m’avoir lu & bonne année 2019!

18 Comments

    • Maxime

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