Le gars qui a le guts que je n’ai pas…

Combien de fois je me suis imaginé faire quelque chose de drastique, succomber à cette rage qui bouille en moi face à l’inexplicable et inébranlable stupidité humaine?

Combien de fois j’ai songé à me soustraire de cette société de surconsommation qui broie les hommes dès le berceau et qui nous rend esclave de nos faiblesses et nous prive de la liberté naturelle à laquelle tout être est en droit de s’attendre?

Combien de fois j’ai dit ou pensé que vivre simplement, prioriser l’être sur l’avoir était la voie à suivre?

Qu’a-t-on besoin au fond sinon d’un abri pour nous protéger des intempéries, de nourriture pour se sustenter et d’un peu de chaleur humaine, d’amour et de fraternité?

Nous nous sommes éloignés de notre naturalité en nous « civilisant » et chaque décennie qui passe nous en éloigne de plus en plus.

Nous broyons les entrailles de notre mère la Terre et destinons au trépas tous les êtres de la création qui la partage avec nous en transformant tout en « ressources » sans considération, sans même nous arrêter pour nous demander si nous avons le droit de violer ainsi le cycle de la vie, sans même nous demander si nous ne nous mettons pas nous-même en péril en agissant ainsi.

Nous sommes face à une crise sans précédent dans l’histoire de l’humanité, une crise économique qui est loin d’être réglée, doublée d’une crise environnementale qui bouleversera notre génération et celles à venir.

Vivre avec des désirs infinis dans un univers aux « ressources » finies, espérer la croissance infinie pour faire fonctionner infiniement un système économique dans un univers fini est illogique et ridicule.

Vous connaissez tous la formule de l’intérêt composé et lorsqu’on l’applique aux ressources, à la population et à la capacité de la planète à soutenir le rythme on se rend vite compte que nos façons ne sont pas soutenables.

Nous devons changer…

La seule solution à la crise économique, c’est la croissance.

La seule solution à la crise écologique, c’est la décroissance.

Qu’est-ce que l’homme choisira connaissant son narcissime et sa soif de pouvoir?

Attendra-t-il comme toujours d’être face à l’inéluctable pour enfin agir?

Certains d’entre nous, et nous sommes de plus en plus, commençons à agir en consommant moins, de gérant mieux notre empreinte et nos déchets, en devenant végétariens…

D’autres font des coupures plus drastiques et courageuses.

C’est le cas de ce jeune homme qui vient de lancer un blog sur son périple.

Brisé par la rat race, il a fait le choix de faire un retour à l’essentiel et de s’abandonner à la simplicité volontaire et au minimalisme.

Il désire aller vivre sur la terre de son grand-père dans un camps qu’il aménagera afin de pouvoir affronter la rigueur de nos hivers et cherchera à augmenter son auto-suffisance par la permaculture notamment.

Ça prend du guts pour faire un tel saut. Du guts que je n’ai pas encore su avoir… car je me sens coupable et responsable de la destinée de mes enfants notamment, mais aussi parce que je sens que je n’aurais pas l’appui de mes proches et autant j’aimerais pouvoir me déclarer libre-penseur, je sais très bien au fond que je ne le suis pas et que l’opinion de mes parents et de mes proches a encore beaucoup d’emprise sur moi.

Félicitation Thierry pour ton courage, ton blog et ton projet. J’irai certainement suivre son évolution!

4 Comments

  1. XJ

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