La différence entre vouloir devenir riche et vouloir devenir libre

La richesse est un terme qu’on utilise à toutes les sauces. Certains pensent que pour être riche il faut être milliardaire, d’autre pensent que 100 millions ou 10 millons, c’est d’être riche. Beaucoup se contenteraient d’un p’tit million…

Pour moi, la richesse (financière) c’est simplement d’avoir la pleine possession et gestion de son temps.

Par exemple, beaucoup de gens me demandent ici et là pourquoi je n’investis pas en immobilier… j’en connais pourtant un brin sur le sujet.

Et bien, pour l’instant je n’investis pas en immobilier parce que :

  • Ce n’est pas passif même si beaucoup le croient
  • Ça fait beaucoup d’oeufs dans le même panier et je ne considère pas avoir les reins assez solides
  • Il y a beaucoup de risques à gérer

Il y a des gens dans la vie qui veulent devenir riches et d’autres qui veulent surtout être libres.

Je suis de la seconde gang.

Je comprends par exemple très bien que tu achètes un 12 logements, puis à mesure que l’équité se rembourse et que l’immeuble prend de la valeur, tu en achètes un deuxième. Puis tu refinances l’équité de tes 24 logements et tu en achètes un troisième. Puis tu refinances l’équité de tes 36 logements et tu achètes un 24 logements… te voilà rendu avec 60 portes comme on dit dans le jargon et probablement, une job à temps plein…

À part la comptabilité, t’as maintenant 60 personnes, souvent peu habiles de leurs mains, qui ont mille et un problèmes. 60 personnes à collecter, courrir après tes loyers… entre 3 et 4% de tes logements à relouer à de nouveaux locataires chaque année, une cause de temps en temps à la régie, des rénos ici et là et des réclamations d’assurance parce que la laveuse de Julien, le jeune qui habite au 3e, vient de couler sur le bureau Ikea de Georgette qui habite juste en-dessous et qui ne la trouve pas drôle… évidemment ça arrive pendant que t’es en train de tenter de relaxer dans le bois…

Sans blague, c’est gérer des gens et leurs problèmes! Faut aimer ça.

Personnellement, je recherche la liberté… des troubles, j’ai déjà une job à temps plein qui m’en donne une liste à gérer et étant gestionnaire, je peux en déléguer une partie au moins (ahah). Mais quand tu es proprio d’immeubles locatifs, t’es la « go to » personne!

Oh! Tu peux engager une firme de gestion ou un concierge, mais ça bouffe pas mal ton profit. Or, l’objectif c’est de générer du cash flow.

Évidemment, si tu ne t’arrêtes pas là, tu peux refinancer tes 60 logements et acheter un autre 24 logements, te voilà avec 84 portes. Refinance tes 84 portes et achètes un autre 24 logements et te voilà avec 108 portes.

Là, t’es rendu quelqu’un! Tu rentres 85000$ par mois en loyer; plus d’un million de dollars par an qui transitent dans ton compte! Boom!

Évidemment, t’es hypothéqué au coton! Probablement à 75-80% de la valeur de ton portefeuille. Alors, une fraction de tout cela te revient, le reste retourne à la banque.

Mais, la fraction est intéressante et l’équité se rembourse, les immeubles prennent de la valeur, tes loyers suivent l’inflation et ta valeur nette augmente à vue d’oeil.

Tu es maintenant « assets rich » mais « cash poor ».

Tu pourrais tout vendre et encaisser le cash ainsi qu’une grosse facture d’impôt… oups!

Ou alors tu laisses ça rouler et tu t’en contentes? Ou bien tu continues la game de Monopoly? Rendu là, pourquoi ne pas échanger tout ça contre des centres commerciaux? Des clients corporatifs c’est p’tete moins de troubles? Mais, un local peut rester vacant longtemps… les baux sont plus complexes et tes connaissances juridiques et fiscales requises deviennent de plus en plus vastes.

Une fois que la roue de l’immobilier est lancée, c’est quand même l’un des meilleurs moyens accessibles de devenir riche et de le rester. On utilise l’argent des autres pour collecter l’argent des autres et s’enrichir.

Bien des riches l’ont dit. La richesse, c’est l’argent des autres.

Jonathan et Ariane vont travailler tous les jours pour te verser ton loyer. Jean-Guy et Guylaine aussi et ainsi de suite… et les épargnes d’Alexandre et de Johanne contribuent à pouvoir te prêter de l’argent par l’entremise d’un prêt hypothécaire afin que tu puisses hypothéquer à 85% l’achat d’un autre immeuble locatif.

L’immobilier est un excellent vecteur de richesse.

Mais l’immobilier, c’est de la gestion… beaucoup de gestion. Des problèmes humains, juridiques, mécaniques, financiers, fiscaux, environnementaux à résoudre en quantité. Pas quand t’as 3 portes… mais quand tu commences à avoir un portefeuille immobilier, là c’est clair que tu vas comprendre ce que je veux dire.

Ça passionne bien des gens. Moi… pas tant… le moins de problèmes j’ai à gérer, le mieux je me porte en vieillissant. Je n’ai pas besoin de busy ness. Je sais m’occuper l’esprit de choses plus intéressantes que des problèmes à résoudre.

Je veux la liberté pas le prestige

J’en ai sincèrement rien à foutre de devenir un big shot.

Moi les voitures ne m’impressionnent pas… une Tercel 98 ou une Tesla 2018… whatever? Ça roule? L’autonomie est acceptable? All right. Donnes-moi la moins cher.

Un hôtel de pète en cul ou du camping sauvage? Je prends le camping sauvage et je laisse les pètes plus haut que le trou s’étouffer avec leur caviar.

Un chauffe serviette ou ben une serviette encore un peu humide de la dernière douche? Whatever… c’est le dernier de mes soucis.

Un voyage à Bali ou à Ogunquit? Ogunquit, Old Orchard, Wildwood… ça me rappelle mon enfance et j’ai eu une belle enfance. J’aime bien aller là. Tant pis pour Bali, on ira dans une autre vie. Je ne suis pas sorteux. Et puis, j’ai Google Earth et YouTube.

Je ne suis pas très princesse disons. Une bière dans la bouteille c’est ben correct. J’ai pas besoin d’un pot Masson avec une poignée pour faire fraîchier.

Tu veux que je fasse quoi avec 10 millions de dollars en équité dans des immeubles ou de 20000$ par mois en revenus à part le gaspiller comme un gros cochon?

Je suis végétarien en plus… tu veux que je me paye des zucchinis bio à 150$? Des patates qui ont poussé en écoutant du Mozart?

Tu veux que je vive dans un château à 5 salles de bain, 12 chambres à coucher, 3 vivoirs… sérieux… ça doit être le fun de jouer à cache-cache avec les enfants là-dedans mais sinon… une cabane en bois rond avec un poêle à bois c’est mon rêve, rien à foutre des châteaux de Westmount.

Je n’ai pas besoin de devenir riche, au sens où les gens en général l’entendent du moins. Ma richesse c’est mon temps de vie, ma femme, mes enfants et elle se dépense rapidement, trop rapidement. Voilà pourquoi je veux atteindre le point d’inflexion où mes revenus passifs seront plus élevés que mes dépenses. J’aurai alors atteint la liberté financière.

Vouloir devenir riche traite implicitement d’inflation du niveau de vie. Or, ma vie matérielle, je la trouve déjà très riche… je pourrais aisément couper dans le gras.

Vouloir devenir libre, en contrepartie, rend souvent implicite le fait de chercher à vie davantage axée sur l’être que sur l’avoir.

Atteindre la liberté financière rapidement, ça passe souvent par le minimalisme car moins nos dépenses sont élevées, plus c’est facile d’atteindre la liberté financière.

À chacun sa voie!

4 Comments

  1. Simon F.
  2. XJ

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