Je commence à me préparer pour ma retraite jeune!

Avec plus de 50% du parcours derrière moi, il est temps que je reprenne en main une autre partie très importante de ma vie : ma santé!

Autrefois plutôt athlétique (natation de compétition, arts martiaux, musculation etc) avant ma vingtaine, je suis devenu ensuite relativement actif pendant ma vingtaine (randonnées pédestres en montagne), j’avoue que depuis que je suis dans ma trentaine et surtout depuis que je suis sur le marché du travail à temps plein dans une job de bureau au centre-ville, j’ai pris un mauvais virage. Je suis sédentaire et mes habitudes alimentaires couplées au stress se sont mises à travailler contre moi.

Le proverbe « un esprit sain dans un corps sain » a commencé à prendre tout son sens il y a environ 5-6 ans… lorsqu’on sent que notre mode de vie commence à nous peser.

J’ai décidé à l’époque de me lancer dans cette aventure un peu folle de chercher à atteindre la liberté financière en 12 ans, croyant que ça soulagerait tous mes maux. Mais… la santé touche de nombreuses facettes de notre être et l’alimentation y est certainement pour quelque chose. Or, j’ai continué à persévérer dans mes mauvaises habitudes alimentaires…

D’ailleurs, il y a plus de 3 ou 4 ans déjà, je suis devenu végétarien pour des raisons éthiques. Mais, je suis un piètre végétarien et j’avoue avoir grandement compensé en mangeant plus de pâtes et de sauce tomate que ma part et surtout beaucoup trop de fromage.

Avec la fatigue, j’ai aussi fini par développer une grande dépendance au café, allant jusqu’à boire 3 à 5 grands cafés Tim par jour… ouch!

Heureusement, au cours des derniers mois, grâce au travail à la maison, j’ai pu grandement améliorer ma vie. J’ai 4 heures par jour de plus à mon actif, je mange mieux, je dors mieux.

Juste grâce à ça, j’ai perdu plus de 15 lbs, passant de 237 lbs à 220 lbs.

J’ai encore du chemin à faire… je vise 205 lbs. Je suis quand même un grand gaillard de 6’1″ alors je vais rester « lourd » mais à 205 lbs je me sentirais bien.

Ce « kickstart » me redonne de l’énergie. Après tout, c’est plus facile de déplacer 220 lbs que 237 lbs. J’en ai donc profité pour recommencer à faire de l’exercice plus régulièrement.

Intégrer l’exercice à sa vie est relativement facile. Faire durer ça dans le temps, c’est une autre histoire. Je ne me raconte pas d’histoires. Et c’est d’ailleurs pour ça que j’y vais lentement…

Un peu de bench press ici, quelques curls là, un ou deux pull-ups (dire que j’en faisais 20 straight…) ici. Lentement mais sûrement.

En même temps, j’essaie de « réparer » naturellement mon système digestif. Je prends en effet depuis quelques années un inhibiteur de pompes à proton pour un problème d’hyperacidité.

On recommande généralement de ne pas prendre ce médicament plus de 6 à 8 semaines mais mon médecin fait juste dire qu’il faut pas capoter avec ça et il signe une nouvelle prescription de 2 ans. De fil en aiguilles, ce médicament a tout simplement servi à camoufler un gros problème : mon mode de vie n’est pas sain.

Mais, qui suis-je pour m’obstiner contre les conseils du médecin?

Sauf que ma nutritionniste me dit que ce médicament est nocif, qu’il cause des carences en magnésium à long terme, de la fragilité osseuse et un risque accru de cancer du foie… rassurant.

J’ai donc fait mes propres recherches et effectivement, elle semble avoir raison.

En plus, le médicament cause des diarrhés chroniques et de la sécheresse buccale… bref. On te prescrit alors d’autres médicaments pour régler les problèmes causés par le premier médicament et une spirale s’installe…

Depuis 2 à 3 mois j’ai donc cessé de prendre ce médicament de façon incrémentale. Ça n’a pas été facile car ce médicament réduit la quantité de sucs gastriques produits. Mais quand tu l’arrêtes, ton corps fait un rebond et les brulûres d’estomac reviennent mais pires!

Or, le reflux gastrique peut causer de graves problèmes allant jusqu’au cancer à cause de l’inflammation.

Tu es dépendant de ce médicament et l’arrêter te donne juste envie de le reprendre!

J’ai donc utilisée une stratégie incrémentale avec le zantac (ranitidine) en vente libre… ça a pris un certain temps mais j’en suis maintenant à 35 mg par jour de zantac et pas tous les jours… soit la moitié de la dose minimale vendue en vente libre en pharmacie et surtout, je fais très attention à ce que je mange. Un seul écart et tout est à recommencer.

J’ai changé ma diète complètement en fait. Et ça, ça prend une tête de cochon…

Heureusement, quand j’ai une idée en tête, je suis assez enragé! Et là, j’ai dans l’idée de me débarrasser de ce problème désagréable.

J’ai complètement éliminé le café avec seulement 2 rechutes en 3 mois. Ça aussi ça a été difficile. Après plusieurs années à rouler sur cette drogue, mon système a eu beaucoup de difficulté à s’adapter.

J’ai encore l’habitude qui me manque mais j’ai transféré mon envie d’une boisson chaude vers de la tisane à la camomille, à la menthe poivrée ou au gingembre. J’en essaierai d’autres bientôt qui m’ont été recommandées par une lectrice qui s’y connait beaucoup en médecine par les plantes. Merci encore d’ailleurs.

J’ai éliminé l’alcool sauf à trois occasions en 3 mois… occasions que j’ai vivement regretté le lendemain…

On aime beaucoup l’alcool au Québec. Difficile de ne pas prendre une petite bière ou un verre de vin entre amis. Mais le fait est que pour ma condition, boire de l’alcool n’est franchement pas une bonne idée.

Alors, j’ai coupé l’alcool. J’ai littéralement vidé mes bouteilles de fort dans l’évier sans aucun remord. Au fond, c’est du poison ce truc là et souvent, on boit pour « relaxer » de nos vies folles. Mais, il y a d’autres moyens de relaxer comme de me retrouver en forêt, de regarder un bon film, de prendre une tisane relaxante, de faire de la méditation, de prendre un bain chaud etc… Et on peut aussi aller à la source et chercher à éliminer ce qui rend nos vies folles.

J’essaie de me concentrer sur les alternatives et ça me fait du bien.

J’ai aussi complètement coupé les boissons gazeuses et je dois dire que c’est une très bonne chose. Lors des lunchs du midi, c’est souvent ce qui est offert d’office avec le repas. Or, je suis pas mal certain qu’une grande part de ma perte de poids est dûe aux boissons gazeuses et à l’alcool.

En contrepartie, j’applique ma diète végétarienne voire végétalienne de façon plus assidue.

J’ai grandement éliminé le fromage de mon alimentation. Les corps gras comme le fromage sont plus difficiles pour mon estomac.

La plupart des végétariens ne deviendront jamais végétaliens pour une seule et unique raison : la caséine contenue dans le fromage! D’ailleurs, il semble que cette protéine ait des effets addictifs similaires à la morphine.

Arrêter le fromage est une guerre de tous les jours avec moi-même mais il en va de ma santé.

Je dirais que je me sens globalement mieux déjà après à peine 3 mois.

Je mange plus de fibres, nourriture pour les bonnes bactéries du microbiote… je mange mieux. Je mange beaucoup de mets asiatiques faits maison à base de légumes et de protéines végétales uniquement et j’adore. Je pourrais manger ça au quotidien.

J’ai aussi beaucoup lu sur le microbiote dernièrement et je trouve ça fascinant. Il semble que notre système digestif compte essentiellement autant de bactéries que le nombre de cellules de notre corps humain (39 milliards vs 30 milliards) ainsi, on considère désormais que le microbiote en soi est une part importante de nous-même et qu’il faut en prendre soin.

Il semble aussi que ces bactéries sont capables de communiquer avec notre cerveau en faisant émettre des neurotransmetteurs. Oups!

On pense ainsi que notre envie de poutine, desserts sucrés et autres types de nourritures grasses ou généralement nocive pour un bon équilibre de notre microbiote pourrait être en fait dûe à des bactéries provenant de notre système digestif…

On remet encore une fois en cause le libre-arbitre humain.

En effet, les « bonnes » bactéries auraient essentiellement pour nourriture les fibres alimentaires (prébiotiques). Alors que les « mauvaises » bactéries prolifèrent mieux avec d’autres types de nourriture qui sont nocives pour l’hôte.

La théorie dit que l’objectif des « bonnes » bactéries est de garder l’hôte à santé car c’est de cette façon qu’elle prolifèrent. Elles ont besoin de l’hôte pour survivre.

L’objectif des « mauvaises » bactéries est aussi la survie. Or, leur objectif est « d’infecter » plusieurs hôtes. Elles n’ont donc pas beaucoup de considération pour l’hôte actuel car elles veulent sortir de celui-ci et se répandre dans la nature.

Un combat constant se livrerait donc en permanence dans notre système digestif. Et ces bactéries nous livrent une guère chimique qui influencent nos choix.

Ainsi, celui qui mange mal, aurait autant de difficulté à cesser de manger mal car il serait littéralement sous le joug de mauvaises bactéries qui influencent son cerveau à l’aide de neurotransmetteurs… fou hein!

La malbouffe est quand même un phénomène récent dans l’histoire de l’humanité. Notre corps n’y serait pas adapté.

Pour rétablir l’équilibre, il semble qu’il faille simplement nourrir les bonnes bactéries de ce qu’elles ont besoin : des fibres alimentaires qu’on trouve naturellement dans un régime équilibré : fruits, légumes, céréales…

Paraît qu’on est ce que l’on mange.

Je ne sais au final pas si tout cela est vrai ou théorique. Mais, en appliquant les recommandations, je me sens mieux. Au final, c’est ce qui compte.

J’imagine que rebâtir mon microbiote, réparer ma muqueuse en cessant de l’irriter avec des aliments poisons ou rough pour le système digestif prendra du temps mais c’est important!

Dans notre société, nous sommes légions à camoufler nos problèmes de santé sous des couches de médicaments, l’alcool, la surcharge de travail et quoi d’autre… c’est le résultat de la société de performance j’imagine.

Prendre le temps d’écouter son corps, de se reposer, de prendre soin de sa santé devrait pourtant être une priorité non?

Je veux atteindre la retraite jeune, mais pour en profiter il me faut aussi m’y rendre en santé.

Je travaille là-dessus aussi désormais.

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