Faites des erreurs! Beaucoup!

Nous sommes dans une société qui met énormément de pression sur la performance.

Il faudrait qu’on soit parfait en tout et en tout temps que ce soit à l’école, au travail, en amour, dans les sports.

Cette pression est si forte qu’elle est fort probablement l’un des facteurs à la source des dérives de l’abus d’antidépresseurs tant chez les enfants que chez les parents. (Mon opinion personnelle)

Avec plus de 90 millions de pilules de méthylphénidate avalées par nos enfants du Québec et plus de 500 millions chez les adultes et parents du Québec, il y a définitivement un problème de société.

On est rendu les champions du camouflage. Plutôt que de régler les problèmes à la source, on met un plaster dessus.

Si on se ferme les yeux, on ne voit plus le gros méchant loup. Si on ne le voit plus, il n’existe pas. Pas vrai?

Moi je dis « fuc% you » société de performance. On est dans les patates. Ce que vous êtes devenus, tout ce que vous avez bâti ou que vous bâtirez tient d’abord et avant tout de vos échecs, de vos essais et de vos erreurs.

Il faut subir des revers, manger des coups pour se forger un caractère, pour apprendre que ça, ça nous passionne et que ça, c’est pas fait pour nous.

Il faut souvent se tromper de route pour se rendre compte qu’on ne suit pas le bon chemin.

Je me suis toujours mis la pression de performer. Depuis petit, je visais à être dans les premiers en classe, à finir premier dans les entrevues, à être celui qu’on nommerait pour des promotions et j’ai réussi à atteindre pas mal tout ça.

Pourtant, je considère que j’avais tout faux. Car ce que j’ai toujours voulu, c’est d’être plus heureux.

Ce n’est pas cette voie qui mène vers le bonheur. Cette voie mène à mon avis vers le stress, l’anxiété, la quête du matérialisme, les gros égos narcissiques… cette voie mène davantage vers l’avoir que vers l’être.

Tu crois devenir « quelqu’un » mais en réalité, tout ce que tu as ne tient qu’à un fil et ça ajoute au stress.

J’aurais du privilégier l’être à l’avoir. Mais sans ce passage, sans avoir emprunté cette voie, peut-être que je ne l’aurais pas compris.

J’ai fait des tas d’erreurs dans ma vie.

J’ai étudié dans le mauvais domaine (pour moi).

Je suis sorti avec les mauvaises femmes longtemps.

J’ai eu des comportements de surconsommateur et j’en ai encore.

J’ai cru que c’était bien et souhaitable de manger des animaux matin-midi-soir parce que tout le monde le faisait.

Je fais encore des tas d’erreurs tous les jours.

J’ai camouflé un problème de santé sous une pilule quotidienne pendant des années.

Je suis un être imparfait et je ne voudrais pas que ça soit autrement.

C’est dans nos échecs qu’on fait les plus belles découvertes.

C’est après plusieurs échecs que j’ai rencontré la femme de ma vie et que j’ai fondé une famille.

C’est grâce à mes échecs dans la game de la vie que je me suis mis à m’intéresser à la liberté financière.

C’est grâce à mes échecs que j’ai eu la rage au ventre qui m’a poussé à changer drastiquement mes comportements, à devenir économe, investisseur, à lancer une cie…

Nul doute que mes succès m’aident à avancer dans la vie. Je ne peux pas le nier. La pression que je me suis mis pour performer m’a permis de drastiquement faire augmenter mes revenus et grâce à ces revenus, je peux avancer plus vite vers l’état de liberté financière.

Mais, sans mes échecs, je n’aurais probablement pas réalisé que je faisais fausse route et j’aurais probablement dilapidé ces revenus comme j’ai dilapidé ceux que j’ai gagné auparavant.

Apprenez à célébrer vos échecs. Ce sont de ceux-là qu’on apprend le plus.

5 Comments

  1. Vincent
  2. Mike smith

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