Ce précieux temps

S’il y a bel et bien une ressource précieuse, c’est le temps!

Après tout, combien de fois répète-t-on dans une année que nous manquons de temps, que les journées sont trop courtes pour joindre les deux bouts ou pour compléter cette satanée et éternelle liste de tâches sans fin?

À quelque part, savoir bien gérer son temps, prioriser l’essentiel et déléguer le reste, c’est important. C’est une clef de la réussite. Il n’y a pas de secret ni de formule magique. On en revient à la gestion 101 de son horaire.

Nous avons tous, à l’occasion, des choix difficiles à faire. Parfois, ce n’est pas facile de prendre une décision éclairée! Connaissez-vous la règle du 10-10-10? En résumé, vous réfléchissez à quelles seront les répercussions et la gravité des conséquences, dans 10 minutes, 10 mois et 10 ans, entre un choix A et un choix B. Concrètement, ça peut être aussi banal que de choisir entre rester travailler quelques heures de plus au bureau à la demande de son patron ou quitter plus tôt et assister au spectacle de danse de sa fille. Dans cette situation, ce n’est pas toujours facile de prendre une décision, alors qu’on sait qu’on déplaira forcément à l’un ou à l’autre!

Avoir plus d’énergie et être davantage reposé, donc vivre avec moins d’anxiété, de stress et de fatigue permet de prendre de meilleures décisions au quotidien. On a les idées plus claires et notre jugement n’est pas altéré par notre cerveau embrouillé et des bruits de fond.

Une chose que les nouveaux jeunes retraités disent souvent c’est à quel point c’est merveilleux d’avoir du temps! En clair, vivre selon son rythme, en fonction de ses intérêts personnels et sans la pression externe. Prendre le temps de Vivre pleinement, comme on dit.

Maintenant, j’ai un petit exercice à vous proposer! J’ai piqué votre curiosité, n’est ce pas? Au cours d’une semaine typique, calculez combien de fois vous êtes à la bourre et que vous courrez après votre queue.

Est-ce que votre vie est une éternelle course sans fin? Êtes-vous le coyote qui passe son temps à courir après le Road Runner? Mip mip!

Si vous êtes à la course du matin au soir, entre la garderie, l’école, les déplacements, le travail, les repas, la routine du soir (souper, leçons/devoirs, bain, coucher), les activités parascolaires des enfants ainsi que le ménage, l’épicerie, les commissions & les rendez-vous à gauche et à droite, que reste-t-il comme temps de qualité pour vous dans une semaine?

Le temps d’un bon souper et de quelques verres avec des amis le samedi soir ainsi que d’écouter vos émissions de télévision favorites du dimanche soir? Et puis, on recommence tout le lundi suivant et ce jusqu’à épuisement?

Avec une consommation record d’antidépresseurs et un taux de divorce de plus de 50% au Québec, quelque chose dans ce modèle broie les gens et détruit les couples. L’amour s’éteint à petit feu.

On se sent parfois seul, petit et impuissant face à la routine et aux obligations qui en découlent.

Pas toujours facile d’entretenir la flamme lorsqu’on ne prend plus le temps de se parler sincèrement au quotidien. Les couples heureux sont souvent ceux qui communiquent bien et qui se donnent du temps l’un pour l’autre.

Un autre temps important, c’est celui de qualité passé avec ses enfants. Après tout, on a une seule chance de les voir grandir!

C’est un peu ça le piège de la «rat race». Toujours travailler plus fort, plus d’heures, pour performer plus, pour peut-être aller chercher la prochaine promotion, le tout au détriment de toutes les autres sphères importantes de votre vie (famille, amis, santé, loisir)…

Comme le chante les Vulgaires Machins: «Pour travailler plus, pour faire plus d’argent, pour faire plus de poudre!»

Autre questionnement: À l’ère où l’on dit manquer de temps, ne serions-nous pas plutôt , plus souvent qu’autrement, en train de perdre notre précieux temps?

La prépondérance des écrans dans notre vie est devenu un phénomène de masse, que certaines personnes pourraient qualifier de véritable fléau largement répandu ou alors de mal du 21ème siècle, c’est-à-dire que nous sommes tous numériquement connectés les uns les autres et nonobstant du nombre faramineux « d’amis» que nous avons en ligne, nous ne nous sommes parfois jamais senti aussi seul.

Est-ce que les réseaux sociaux ne contribuent pas plutôt, dans une certaine mesure, à accentuer la cyberdépendance, à exarcerber le narcissisme et à tronquer la réalité et les apparences en présentant un culte du tout beau et du tout parfait, alors que la réalité de la vie quotidienne est souvent tout autre? Je ne pense pas que l’on puisse qualifier cela de culture du vide, car le vide, par définition, ce n’est rien du tout. Niet, nada! Or, à gauche et à droite, nos fils d’actualités nous balancent des tas de nouvelles, d’opinions, d’informations, d’images et surtout de publicités! Cependant, comme dans plusieurs choses, c’est l’utilisation que nous en faisons qui est déterminante.

Parce qu’au fond, l’indépendance financière menant à la sortie du monde du travail traditionnel, c’est un peu comme du troc, c’est-à-dire que vous échangez de l’argent contre du temps plutôt que l’inverse. Vous travaillez à produire un magot qui, à lui seul, réussira à vous générer assez d’argent pour en vivre. Votre argent travaille littéralement pour vous.

C’est un peu comme si vos billets verts enfilaient leurs bottes de travail à chaque jour à votre place vous laissant tout votre temps libre pour vaquer à vos autres activités et ainsi trouver un meilleur équilibre de vie.

Ce serait merveilleux, non?

C’est un beau privilège de décider à qui et à quoi nous souhaitons consacrer notre précieux temps!

Pour ce faire, s’il n’est pas déjà enclenché, vous devez mettre votre plan en action dès maintenant. Sinon, «temps» pis!

5 Comments

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.