Minimalisme : Vivre à 4 dans une roulotte de 19 pieds

Dans le cadre de mon aventure de 21 jours vers le minimalisme, avec ma femme, nous avons décidé de tenter une expérience l’an prochain.

Je parle parfois des mini-maisons et de minimalisme mais je ne le vis pas, n’en ai jamais fait l’expérience.

Et bien, j’annonce aujourd’hui que dès mai prochain, nous tenterons l’expérience de vivre dans notre roulotte de camping de 4 à 5 jours semaine pendant 5 mois avec nos deux bébés.

C’est fait. C’est booké. Nous avons signé pour notre terrain.

L’expérience nous coûteras 2675$ taxes incluses, internet inclus, eau, égouts et électricité inclus.

Au bas mot, la roulotte fait 19 pieds de long, moins de 200 pi carré et elle est équipée d’une très petite salle de bain complète avec eau-chaude, d’un micro-onde, d’un poêle à deux ronds, d’un petit frigo, d’un air climatisé et du chauffage au propane.

Il y a peu d’espace pour accumuler du stock et c’est facile se se mettre à traîner dans un si petit espace alors il va falloir optimiser notre stock.

Mais l’objectif est de privilégier la vie extérieure et la vie sociale au détriment de la vie axée sur le matériel.

Nous serons dans les Laurentides alors il y a vraiment beaucoup d’activités à faire dans le secteur pour qui aime le plein-air et ça tombe bien, j’adore tout ce qui est activités de plein air en forêt!

Nous avons très hâte de vivre l’expérience.

C’est un bel endroit accueillant et déjà, on s’y sent chez soi.

Nous n’avons pas le « terrain de rêve »… les terrains libres sont rares dans ce secteur mais nous serons sur place et à l’affût et si l’expérience s’avère concluante on verra si un « meilleur » terrain se libère.

Il y a même des annuels et nous avons vu une petite maison à vendre très coquette sur les lieux.

Nous allons nous renseigner sur son prix… ça m’intrigue car le coût mensuel est de 275$ plus l’hydro… et si la maison coûtait moins de 80000$, nous pourrions vendre la notre, empocher du cash à investir et vivre là à l’année (je m’emballe ahah).

Peut-on vivre à l’année sur un camping avec des enfants???

Je me poserai probablement cette question un jour dans un article futur.

Car, je me sers souvent du fait d’avoir des enfants et de vouloir « le mieux » pour eux pour justifier ma vie de banlieue. Mais au fond, c’est quoi le meilleur endroit pour élever des enfants? Quelqu’un a-t-il la réponse à ça? Y a-t-il une réponse unique à ça?

L’important n’est-il pas avec qui plutôt que où?

Questions techniques

Okay… mais je travaille à temps plein… comment peut-on vivre dans sa roulotte et travailler au centre-ville?

Je peux maintenant travailler de la maison au moins 50% du temps alors… et si ma « maison » était une roulotte? Qui ça dérange et surtout, qui ça regarde?

L’important est que mon travail soit fait de façon professionnelle.

J’envisage passer les week-ends et 2 ou 3 jours semaine à ma roulotte dans un premier temps. Donc, je travaillerai 2 à 3 jours semaine de la « maison ».

Évidemment, cela implique que ma femme et les enfants devront sortir des lieux bien souvent car j’ai souvent des appels ou des réunions. Ce sera compliqué à gérer parfois mais le jeu en vaut la chandelle.

Tous les détails ne sont pas réglés tels que :

  • Comment travailler dans la roulotte avec les enfants les jours de pluie? (Probablement que la réponse sera que je ne le ferai pas)
  • L’internet sera-t-il assez rapide? (S’il ne l’est pas je poserai internet satellite et ça ajoutera environ 500$ aux coûts de l’expérience)
  • Vais-je crever de chaleur? (L’air climatisé est très bruyante donc impossible de la garder ouverte pendant une conférence téléphonique)

J’aurai aussi quelques améliorations à faire à la roulotte comme allonger mon lit (manque un bon 4 à 6″) pour être confortable vu ma grandeur, poser une porte de douche car le rideau n’est pas terrible pour gérer l’eau.

Mais sinon… je pense qu’on s’en sortira plutôt bien.

Mes craintes

Dans toute nouvelle aventure, il y a des craintes à gérer face à l’inconnu.

Par exemple, j’ai peur qu’on soit trop à l’étroit.

On s’en sort bien en vacances mais à plus long terme… il n’y a qu’une seule pièce et les voisins sont très proches. Difficile d’avoir de l’intimité.

Et si mes voisins étaient des fumeurs invétérés?? Le genre à s’en enfiler une après l’autre non-stop… le gérant m’a dit que non mais sait-on jamais… je DÉTESTE la cigarette big time, surtout en forêt.

Et si le terrain libre était justement libre pour une bonne raison…

On a fait le tour du secteur et les gens avaient l’air gentils. Il y a pas mal d’enfants aussi. Mais… on ne sait jamais.

Les peurs positives maintenant : et si j’adorais ça?

Et si je ne voulais plus quitter le secteur?

J’ai toujours rêvé d’aller m’installer plus en montagne et j’adore les Laurentides. J’y ai vécu beaucoup de mes plus beaux moments de vie.

Peut-être que ces craintes sont mineures et complémentaires. Je sens qu’il est temps que je fasse des changements importants dans ma vie et ça c’est le premier pas timide je dirais.

Au fond, on s’en va juste camper à plus long terme… comme des milliers de Québécois le font chaque année. Rien d’extravagant là.

Si l’expérience s’avère positive. Peut-être qu’on prendra la décision de vivre à l’année dans le nord! Qui sait?

18 Comments

  1. BarbeRiche
      • Mireille

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