Minimalisme jours 4-5-6

Bon… j’ai commencé le « devoir » du jour 3 qui consiste à faire semblant de déménager et à tout empaqueter… ça va prendre du temps.

L’idée de faire ça comme un party avec des amis en est probablement une bonne même si ça semble un peu weird à première vue. Tu mets tout tout tout dans des boites et ensuite tu ne ressorts que ce qui est nécessaire.

Mais, je pense qu’il faut que je passe à travers chaque objet et que je me demande quelle valeur il apporte à ma vie ou quelle valeur je pense qu’il apporte à ma vie, ce que serait ma vie sans cet objet etc…

Il est probable que beaucoup de ces objets ne m’apportent aucune valeur mais je persiste à leur en accorder.

Par exemple, j’ai acheté un habit militaire en 2009 pour un party d’halloween. Il est neuf… J’ai payé ça 100$ ou plus. Je l’ai porté une fois. Le tissus est épais et de bonne qualité. Je pourrais mettre les pantalons en camping notamment. Mais… à l’époque je portais du 34 de taille. Aujourd’hui je suis plus autour du 36-38… les chances que je porte du 34 à court terme sont minces. Pourtant, vu la qualité de l’item, je le laisse suspendu dans mon garde-robe avec mon complet neuf à 500$ acheté à la même époque pour une activité corporative au cas où…

Il faut que j’apprenne à me libérer de ces choses. Personne ne va payer 600$ pour me racheter ces vêtements et ça fait depuis 2009 que j’essaie de récupérer ce tour de taille mais n’y arrive pas alors… Je pourrais les donner à St-Vincent-de-Paul et quelqu’un fera potentiellement une bonne affaire… mais c’est dur…

Et c’est un peu ça je pense que je cherche à casser. Ce n’est qu’un objet que j’ai payé trop cher autrefois. Il est payé. Il ne m’est d’aucun usage. Le garder ne m’apporte rien. Le donner pourrait apporter de la valeur à autrui. Mais quelque part ça me fait suer que quelqu’un se fasse de la valeur sur mon dos. 🙂

Si j’ai de la difficulté à lâcher prise sur un morceau de linge, ça sera quoi avec ma maison? Ma voiture? Ma roulotte? Mon spa? Mes outils? Mes consoles de jeu?

Je ne sais pas si ces choses me causent toutes du stress, mais une chose est certaine, elles prennent de la place et illustrent mon attachement démesuré à des objets inanimés. Ça illustre aussi un peu mon égoïsme caractéristique d’occidental.

Mettons que je donne ça à St-Vincent-De-Paul. Dans le meilleur des cas, un homme moins nantis acquiert un complet pour une bouchée de pain et grâce à ses nouveaux vêtements, il obtient un poste intéressant qui lui permet d’améliorer sa vie et celle de sa famille.

Dans le pire des cas, une bougon va se lever tôt pour aller « bénévoler » et écumer le meilleur stock pour le revendre à profit en-dessous de la table pour se payer des cigarettes.

Moi c’est cette bougon que j’ai en tête. Je pense que les chances qu’une telle chose arrive sont plus élevées que l’option 1 et je ne sais pas pourquoi je pense ça… peut-être parce que j’allais souvent à St-Vincent-de-Paul à une époque et j’en ai vu de ces « petites madames » frippées au regard de corneille, à la voix enrouée par trop de cigarettes littéralement faire une razzia du plus beau stock dès l’ouverture ou en s’infiltrant parmi les bénévoles (d’ou le nom affectueux de bénévoleurs).

Au final, si je le donne je ne saurai pas à qui ça a profité. Mais au fond, ça fait quoi??? Qu’est-ce que ça change à ma vie autre que de libérer un peu d’espace?

C’est quand même impressionnant que de trier du linge me remette ça dans la face et m’amène à me poser ces questions.

C’est décidé, je donne le complet et le suit d’armée. Du niaisage tout ça… et des pensées irrationnelles et inutiles.

Bon, jour 4, 5 et 6. Je les amalgame car peu d’actions sont requises durant ces journées.

Jour 4

Lors de la journée 4, les minimalistes nous parlent de ce qui est « essentiel ».

On n’a pas besoin de tant d’objets au fond et on devient un peu paresseux aussi à force.

Par exemple, si tu as un seul verre, une seule assiette, un seul couvert au fond, après chaque repas tu devras le laver. Ça prend 3 à 5 minutes.

Mais quand tu en as beaucoup, que fais-tu? Tu l’empiles dans l’évier ou dans le lave-vaisselle et tu remets à plus tard. Tu procrastines.

Et puis, un lave-vaisselle prend de la place, coûte de l’électricité et fait ce que tu faisais en 5 min en plusieurs heures (le miens a un cycle de 2 à 3 heures…).

Ce n’est pas fou… clairement, juste dans ma chambre à coucher, je suis envahi d’objets qui ne servent pas et qui m’encombrent et je procrastine car la tâche devient de plus en plus lourde à mesure que je la reporte.

Si j’avais quelques paires de pantalons et de hauts mais d’extrême qualité, confort et goût, je serais probablement plus satisfait de ma garde-robe. Je ne laisserais pas les vêtements s’empiler car je n’aurais pas le choix de les laver fréquemment sans quoi je devrais me promener tout nu…

J’ai vraiment envie d’emprunter cette voie, n’avoir que des vêtements préférés.

Jour 5

En ce jour 5, les minimalistes nous parlent des choses dont on croit avoir besoin et de leur coût réel qui comprend le coût initial, le coût d’entretien (en temps), le coût d’entreposage (en pieds carré) etc…

Drôle car je lisais justement récemment un article sur le coût d’une piscine creusée à 30,000$.

Par exemple, cette piscine à 30,000$ amortie sur 10 ans à 5% d’intérêt coûte 328$ par mois donc 39,000$ environ. Ajoute à cela environ 600$ par année en entretien, eau etc et nous en sommes à 45,000$.

Ici, on peut se baigner quoi, mettons 120 jours par an pour être généreux et faut aimer l’eau froide. Je pense que la majorité des gens ne vont pas plus de 10-15 fois par an dans leur piscine.

Donc mettons que tu te baignais tous les 120 jours pendant 10 ans durant la saison chaude, ça te reviendrais à 38$ la baignade. Et on ne parle même pas du temps passé à l’entretenir…

Qui se baigne 120 jours par an? À 10 fois par an ça revient à 450$ la baignade… pas pire.

Et si on calculait maintenant le coût d’opportunité?

En mettant le même montant par an à la bourse dans le but d’obtenir 7% de rendement composé, on aurait 67,000$ au bout de 10 ans. Que vaut une piscine creusée de 10 ans?

À 6700$ par an, on peut aller se baigner à volonté à la piscine à vagues du Mont St-Sauveur ou encore aller se baigner sur des plages exotiques jusqu’à en avoir son truck.

Ce qu’on cherche à dire ici c’est qu’en fin de compte toutes ces choses sont des choses et au final, on n’en a peu besoin. En plus, il existe des tas d’alternatives moins coûteuses et plus intéressantes.

Je pense que je vais laisser aller mon spa… mes parents le voulaient… je préfère 100 fois plus aller relaxer dans un resort de spa.

Jour 6 la peur est notre pire ennemi

We often hold on to things because we are afraid to get rid of them: we fear losing those things we think we might need. We don’t just fear the loss of these things, though—we fear the loss of what these things might mean to us in some distant, hypothetical future.

When you say that out loud, it sounds ridiculous. Try it: say I’m afraid to get rid of this [insert object name here, e.g., “T-shirt”] because it could have a serious impact on my life in the future. Ridiculous, right?

La peur…

Clairement j’ai beaucoup de peurs.

J’ai peur de vendre ma maison et de me faire poursuivre.

J’ai peur de donner mon spa et de le regretter ensuite.

J’ai peur de quitter un emploi qui me rend misérable au quotidien parce que j’ai tellement bûché pour l’obtenir.

Nous fabriquons toutes sortes de peurs irrationnelles dans nos têtes et ces peurs nous empêchent d’agir et de vivre des expériences probablement plus enrichissantes.

Par exemple, je rêve de paqueter toute la famille dans un winnebago et de faire le tour du Canada et des États-Unis. Mais, ce que je dois faire pour y arriver (quitter mon emploi et vendre ma maison) me fait peur.

Ce que les minimalistes proposent c’est l’idée que la peur est un choix et qu’on peut faire le choix conscient de passer outre.

On peut prendre la décision de ne pas avoir peur et d’agir.

Bon, pour un veston qui ne me fait plus, ça n’a pas été si difficile. Mais, pour mon emploi et ce qui vient avec, la décision ne sera pas aussi simple.

Reste que de se libérer de ses peurs irrationnelles c’est vraiment la clé vers l’action.

Chaque fois qu’on bloque on devrait se demander « de quoi j’ai peur? » Et « quelle est la pire chose qui pourrait arriver? »

En général, il n’y a rien de bien méchant derrière tout cela et on s’empêche de vivre des choses passionnantes.

Je le sais, mais mon cerveau ne veut pas le comprendre on dirait. Le programme se bat…

10 Comments

  1. Stéphane
  2. Maxime

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