Est-ce nécessaire d’atteindre la liberté financière par un revenu 100% passif?

Après 5 ans à diriger l’essentiel de mes ressources financières vers le paiement de mon hypothèque et la constitution d’un fond d’urgence qui m’assurera un revenu au moins égal à mes dépenses à perpétuité, j’avoue commencer à me poser quelques questions.

Épargner assez pour générer 15,000$ ou 20,000$ par an en revenus passifs et en croissance prend un temps et des ressources assez monumentales! En fait, selon un taux de retrait de 3.5%, il me faut au bas mot épargner de 429,000$ à 572,000$ et le laisser investi dans le marché en visant 6 à 7% d’intérêt composé perpétuel.

Cinq cent soixante douze mille beaux dollars!!! Plus d’un demi-million!

C’est la tâche à laquelle je me consacre depuis 5 ans déjà et j’ai fait un bon bout du chemin.

J’ai épargné 120,000$ dans mon fonds de liberté et probablement autant (en valeur de rachat) dans mon fonds de pension. En plus, j’ai remboursé plus de 100,000$ de dettes (incluant surtout une grande part de mon hypothèque) afin d’éliminer pour ma retraite les paiements les plus gourmands.

Dans 5 ans, 7 ans au plus, j’aurai vraisemblablement atteint mon objectif, soit en 10 à 12 ans comme je l’avais prévu.

Mais… 5 à 7 ans c’est encore long et je ne rajeunis pas… mes enfants non plus… je veux atteindre la retraite jeune, pas à l’aube de la cinquantaine. J’ai 36 ans bientôt 37. Quarante ans me semble un bel âge pour prendre sa retraite… 42 ans max, 45 ans étant ma limite ultime…

Reste que… Qu’est-ce que je ferai lorsque je n’aurai plus besoin de générer des revenus actifs comme l’esclave-salarié que je suis?

Je vais passer du jour au lendement d’une vie stressante à un grand vide…

Est-ce réellement ce que je souhaite?

Est-ce réellement nécessaire?

Comme je l’ai dit récemment, ce n’est pas tant que je n’aime pas travailler mais c’est plutôt la rigidité du cadre et l’espace trop grand que ça prend dans ma vie que je n’aime pas.

Par rapport à il y a 5 ans j’ai déjà beaucoup plus de liberté qu’autrefois.

Par exemple, je sais que si je quittais cet emploi ridiculement rémunérateur, je pourrais probablement le remplacer assez rapidement par un autre payé entre 75 et 100k$ assez rapidement grâce à mon CV.

Alors est-ce si risqué de quitter mon emploi? Je perdrais entre pas grand chose et 25k brut? Des vacances ça se négocie et quant au régime de pension, je viserais probablement une entreprise qui à un régime d’actionnariat comme l’une des grandes banques canadiennes par exemple.

Mes expériences et contacts dans le milieu sont devenus des actifs monnayables eux aussi et ça il ne faut jamais l’oublier quand vient le temps de se demander « Est-ce si risqué de quitter mon emploi? »

Je sais aussi que je pourrais réétaler mon hypothèque de 88k$ sur 25 ans (430$ par mois de loyer à 2 plus 7000$ de taxes/chauffage) et travailler à temps partiel jusqu’à mes 65 ans tout en sachant que ma retraite est couverte (grâce à l’intérêt composé qui se fera sur mes épargnes) et que les études des enfants sont déjà payées car j’ai plus de 15k$ dans le REEE qui a 17 ans pour faire des petits… ce qui représente environ 48k$ pour leur majorité, soit 24000$ chaque pour leur donner un coup de pouce! Oh.. je me suis donné l’objectif de leur épargner 100k chaque pour leur majorité mais ça aussi, est-ce nécessaire?

Ma situation financière me donne déjà des options que je n’avais pas autrefois.

En restant dans le statu quo, c’est donc moi qui fait le choix délibéré de rester dans la cage! Je pourrais dès aujourd’hui sacrer un coup de pied dans la porte et sortir.

Au cours des derniers mois, une idée d’entreprise s’est mise à mijoter dans nos têtes à ma conjointe et moi.

Lorsqu’une action est prise, il devient souvent difficile d’en identifier la source et les déclencheurs hors de tout doute raisonnable.

Je pense que mon voyage vers la liberté financière, l’ensemble de mes lectures et réflexions sur le sujet m’y ont préparé mais j’identifie néanmoins 3 sources d’influence importantes ici qui m’ont mené à faire le choix de lancer une entreprise.

D’abord, le fameux livre de Tim Ferris intitulé « La semaine de 4h » et celui de Mark Ostrofsky « Get rich click ». Ces deux livres me hantent depuis des années et notamment le concept des mini-retraites de Ferris.

Ensuite, le saut fait par Barberiche, un gars vraiment cool que j’ai connu à travers mon blogue et le sien au fil des dernières années. Il a littéralement quitté son emploi pour se lancer dans le vide et bien qu’on ait des personnalités fort différentes concernant la prise de risque, son geste m’a clairement inspiré.

Finalement, MrJack de inficafe.com, un gars qui possède une grande intelligence et qui partage avec nous « l’après » et ses réflexions à propos de ce qu’il aurait du faire « avant ».

Partir une entreprise maintenant pourrait-il changer mon plan et me pousser plus tôt hors de la rat race?

Je pense que ça le pourrait…

Au cours des 3 prochaines années je vais gagner près de 340,000$ brut avec mon emploi salarié, soit environ 200,000$ net si j’arrondis rough.

De ce 200,000$, environ 50,000$ iront à solder ma part d’hypothèque et du 150,000$ qui reste, j’espère en épargner 75,000$ au moins.

J’espère donc avoir entre 200 et 250,000$ dans mon fonds de liberté dans 3 ans et autant dans mon fonds de pension, soit de 400 à 500,000$ au bas mot et l’hypothèque sera soldée.

Combien j’ai dit que je devais épargner déja? De 429 à 572,000$?

J’y serai vraisemblablement dans 3 ans.

Il me restera probablement 25 à 30,000$ en dettes sur la marge hypothécaire liées aux travaux nécessaires pour remettre ma maison en état et peut-être un 5 ou 10k liées à ma roulotte…

Mais, on peut donc assumer que dans 3 ans, mon objectif sera atteint. J’aurai 40 ans et j’aurai pas mal atteint la liberté financière. Mais, la moitié de mes épargnes seront immobilisées dans un REER immobilisé ce qui me gosse mais est-ce la fin du monde? Ça devient aussi en quelque sorte une protection contre les créanciers et contre moi-même.

En 3 ans, je saurai aussi si nous aimons exploiter cette entreprise et quel genre de revenus on peut en tirer…

Travailler le 9 à 5 sera-t-il encore nécessaire?

Mes enfants seront en âge de fréquenter le primaire… alors on pourra essentiellement oublier les rêves de voyages spontanés et/ou à long terme.

Que ferai-je de mes journées pendant que mes kids commenceront leur parcours dans la rat race (yuk… vais-je vraiment les y engouffrer) ?

J’ai 1001 projets sur lesquels j’aurais envie de bizouner bien sûr mais j’aurais certainement le temps de générer des revenus actifs à travers mon entreprise.

Je reçois aussi des revenus en ligne et des allocations familiales. En ce moment mes revenus passifs sont de 7300$ par an. Je pourrais ajouter encore 300$ en convertissant mes titres qui ne rapportent pas de dividendes en titres à dividendes.

Nous recevons environ 8000$ d’allocations familiales net (ce qui pourrait augmenter si nous réduisons notre revenu imposable), soit 4000$ chaque… j’ai donc déjà près 12,000$ de revenus passifs potentiels sans compter ce que je pourrais tirer de la valeur de rachat de mon fonds de pension…

Sans cette satanée hypothèque je serais déjà au bout du chemin…

Bref, dans 3 ans, quand l’hypohèque sera soldée, faire le grand saut pourrait définitivement être une possibilité à envisager, surtout si l’entreprise est rentable et intéressante à opérer. Mais même sans elle, je ne serais pas tout nu dans la rue!

Travailler le 9 à 5 ne sera plus une relative obligation, ce sera définitivement un choix.

Rendu là, je pourrais faire 2 ans de plus, encaisser 250,000$ brut, clairer le reste de mes dettes, épargner un autre 75,000$ à travers mes épargnes personnelles et mon fonds de pension… ou ne pas le faire.

Quoiqu’il en soit, à partir d’aujourd’hui, je sens que les choses peuvent désormais bouger vite.

Notamment, cette semaine ma cie devrait être incorporée et mes # de taxes devraient être obtenus. Il ne me restera qu’à ouvrir un compte commercial, prendre une assurance et commencer à faire des appels à des fournisseurs pour ouvrir des comptes wholesale chez eux.

Ma liste est prête… je suis prêt!

Et si ça ne fonctionne pas, j’essayerai en Ontario ou ailleurs au Canada et ultimement me restera l’importation ou même la fabrication car notre item phare est quelque chose de facile à fabriquer et assembler que je pourrais aisément donner en sous-traitance et tout de même faire un profit intéressant avec.

Si je réussis à convaincre ces fournisseurs de me faire confiance, j’aurai immédiatement accès à plus de 8000 produits à prix wholesale et sourcés localement ce qui rendrait les choses vraiment plus simples.

Nous nous retrouverons littéralement avec un permis pour imprimer du cash et faire de l’intérêt composé à toute vitesse!

C’est stressant et excitant à la fois de ne pas savoir si nous réussirons ou pas à obtenir ce « permis »!

Mais, une fois ce permis obtenu, après, sky is the limit!

À suivre…

13 Comments

  1. Yan
      • Yan
  2. Une québécoise économe

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