Apprendre à accepter qu’aucun homme n’est une île pour devenir riche

Autodidacte dans l’âme et perfectionniste suranalytique à mes heures, j’avoue être de ceux qui pensent qu’on n’est généralement jamais aussi bien servi que par soi-même.

Pourtant, je sais que j’ai tort et je pense que de m’assumer en tant que personne et même d’être candide, ouvert et auto-critique est l’une de mes principales forces. Celui qui sait accepter ses torts peut apprendre et avancer.

Pour réellement devenir riche et/ou réaliser de grandes choses, il faut apprendre à déléguer.

Au fil des ans, j’ai acquis une quantité relativement phénoménale de connaissances générales sur des dizaines de domaines allant du tricot à la mécanique, du dessin à la programmation… etc etc etc…

Au final, ces connaissances ont été acquises avec un objectif en tête : m’occuper de mes affaires!

Oh… je m’en suis occupé! Et en plus d’avoir été généralement bien servi, j’ai aussi économisé beaucoup d’argent.

Mais, vient un moment où avoir une telle personnalité devient contre-productif et les économies qu’on pense réaliser nous font en fait perdre de l’argent ou de la richesse (en temps) car notre temps aurait pu être mieux investi ailleurs.

On ne peut pas s’occuper de tout et penser grand… On ne peut pas être spécialiste en tout et il y a des moments où être généraliste n’est pas suffisant.

C’est là qu’il faut accepter qu’aucun homme n’est une île.

Comme vous le savez peut-être si vous me suivez un peu, vous savez que je lance une entreprise avec ma femme et voilà un moment parfait pour être confronté face à soi-même et à ses défauts.

Apprendre à déléguer

Au cours des quelques dernières années, j’ai du apprendre à déléguer au bureau.

En devenant gestionnaire, je n’avais pas trop le choix… c’est comme ça que ça fonctionne. On ne peut pas tout faire.

Au départ, c’était difficile pour moi… déléguer des tâches voulait dire que je devais choisir à qui les déléguer et je n’avais pas choisi les employés qui relevaient de moi…

Déléguer est beaucoup plus facile quand tu sais que tu vas déléguer à la bonne personne!

Mais au fil des années, j’ai pu choisir des membres de mon équipe, en développer certains et aujourd’hui je peux déléguer en toute confiance.

Je sais que ça ne sera pas comme moi je l’aurais fait, que ce ne sera pas toujours aussi bien fait (selon mon point de vue et ma vision)… mais c’est là où il faut apprendre 3 choses :

  1. Savoir quoi déléguer
  2. Savoir à qui déléguer
  3. Accepter que les choses n’ont pas à être parfaites (selon son point de vue)

Quoi déléguer

Beaucoup de gestionnaires ont de la difficulté avec cet aspect.

En gros, il faut savoir distinguer une tâche très importante d’une tâche qui a peu d’incidence sur le déroulement d’un projet et connaître les forces et faiblesses des membres de son équipe.

Tout ce qui est stratégique, tout ce qui pourrait affecter ma base, l’atteinte de mes objectifs financiers de façon importante ou qui pourrait jouer sur la réputation de mon entreprise je sais que je dois soit en garder le contrôle, soit le déléguer à des gens meilleurs que moi.

Tout ce qui est administratif et qui n’utilise pas au mieux mes compétences, mon temps ou qui s’éloigne de ma mission d’entreprise devrait, dans ma cie, être sous-traité.

Par exemple, il y a encore beaucoup de PME qui ont des systèmes de paye internes… pourtant, pour moins de 35$ par mois pour une entreprise comptant 10 employés ou moins, on peut sous-traiter la paye à des spécialistes…

Au lieu de passer des heures et des heures là-dessus chaque mois et de se donner des maux de têtes incroyables, pour 35$ on délègue une tâche à des spécialistes.

Oh… ils feront peut-être des erreurs à l’occasion… mais entre ça et gérer la paye moi-même, je préfère impartir la paye!

En gardant cette tâche je n’économise pas 35$… je perds du temps pendant lequel j’aurais pu peut-être vendre plusieurs produits qui m’auraient rapportés plus que 35$ en plus de m’épargner des maux de tête.

Choisir à qui on délègue

Si vous ne voulez pas devenir un micro-manager (le pire boss qu’un employé puisse avoir et le pire gestionnaire qui soit…), assurez-vous d’apprendre rapidement à déléguer aux bonnes personnes.

Comme Steve Jobs le disait :

It doesn’t make sense to hire smart people and then to tell them what to do. I hire smart people so they can tell me what to do!

Warren Buffett est aussi un grand fan de cette pratique qui consiste à engager des gens intelligents et ensuite, de leur faire confiance, pas de leur dire quoi faire ou comment le faire.

Une business qui pourra survivre au temps doit être, à mon avis, menée par un gestionnaire qui comprend cela.

Choisir de bons partenaires d’affaire c’est la clé. Quand on choisit un spécialiste de confiance, il peut nous aider à faire grandir notre entreprise et nous aider à atteinde nos résultats.

Choisir de mauvais employés ou de mauvais partenaires va au contraire nous diriger droit dans le mur!

Par exemple, je pense avoir un bon comptable. Mais, j’ai eu quelque difficultés avec mon notaire… Il est clair que je vais en trouver un autre pour mes besoins futurs…

C’est la même chose en tout! Un mauvais conseiller financier pourrait vous faire prendre de mauvaises décisions alors qu’un bon conseiller financier pourrait vous amener a prendre une retraite jeune et riche de temps et d’argent.

Un bon gestionnaire immobilier comprend notamment que tout se joue dans le choix des locataires. Avoir de bons payeurs qui respectent votre immeuble et leurs voisins aide à créer un milieu de vie sain, convoité et rend votre gestion facile.

Au contraire, avoir de mauvais locataires peut faire de votre vie un cauchemar terrible.

La perfection n’est pas nécessaire

La recherche de la perfection n’est pas nécessaire. C’est même contre-productif.

Il faut apprendre à choisir ce qui doit être plus parfait et ce qui peut juste « faire la job ».

Par exemple, un énoncé de vision et mission d’entreprise devrait être réfléchi et clair car il dictera les activités mais aussi les comportements au sein de cette entreprise.

On ne pourra pas atteindre la perfection à ce sujet. Car la perfection n’est pas de ce monde. Mais, on devrait la viser!

Par contre, il y a d’autres endroits où la marge d’erreur et le risque associé laissent plus de marge.

En construction résidentielle par exemple, les assemblages de charpenterie/menuiserie ne sont jamais ajustés aux millième… ce serait fou et contre-productif de le faire.

Mais, en aéronautique, on vise la perfection d’usinage au 10,000ème car des vies sont en jeu et parce qu’à la vitesse où va l’avion, le moindre écart de construction peut engendrer une friction importante.

Face à votre vie, à votre travail et à vos projets, je vous invite à vous poser la question :

Est-ce un avion ou est-ce une maison?

Mettez vos efforts de perfection là où ça paie.

En déléguant, il faut cherher à déléguer à des gens meilleurs que nous. Oh oui ça existe! Et ce qui distingue à mon avis un excellent gestionnaire d’un gestionnaire médiocre, c’est que le bon gestionnaire sait s’entourer des bonnes personnes.

Par exemple, ma femme saurait vendre un maringouin à un gars qui sort de la jungle équatoriale! Mieux, elle lui vendrait probalement aussi un bocal, un abreuvoir, un distributeur automatique à sang pour son mini-Dracula volant.

Avoir une telle vendeuse dans une entreprise assure en grande partie son succès.

Avoir un twit qui commence par les pages blanches et qui essaie de pousser des produits au lieu de répondre à des besoins ou de les anticiper: ouch!!!

Vos vendeurs sont votre voix, l’image de votre entreprise, choisissez-les bien.

Ça s’applique aussi aux outils!

Déléguer s’applique aussi aux outils de l’entreprise.

Par exemple, je dois faire de la tenue de livres et registres… j’ai lu plein de trucs sur le sujet etc… J’ai trouvé des tableurs excel créés par des CPA, des logiciels etc…

Mais je ne cesse de me dire : Hey! On est à l’ère de l’automatisation et de l’intelligence artificielle. Trouve le moyen d’automatiser ces tâches ridicules.

Déjà que mon taux marginal est pas loin de 50% et que Messieurs Revenu Can et Qc vont me gober 50 cents de la piasse, est-ce que je peux en plus éviter de perdre mon temps à tenir des registres au cas zooo qu’ils veuillent un jour me vérifier?

Je ne dis pas de ne pas en tenir. Il faut malheureusement le faire. Mais, faisons-le de façon intelligente!

Par exemple, pour mon kilométrage affaire je vais simplement acheter ceci ou un autre appareil similaire et, d’une simple pression de bouton quand un trajet sera fait pour raisons d’affaire, mon kilométrage sera logged automatiquement et je pourrai générer mon registre de kilométrage et prouver ma présence grâce au log GPS.

Pour la gestion de mes ventes et dépenses, facturation et la conciliation bancaire, Desjardins offre cette application et le terminal de paiement mobile pour moins de 20$ par mois!

Moi qui pensait devoir aller m’acheter de nouveaux souliers pour avoir une belle boîte neuve!

Cette application automatise le tout, permet de créer et d’envoyer des factures et même de prendre en photo et stocker les reçus de dépenses.

Des rapports peuvent être générés aisément et on peut même envoyer le tout au comptable de façon sécurisée.

Je n’ai pas encore testée cette application mais si elle remplit ses promesses, voilà une tâche ingrate de moins à faire pour moi!

Conclusion

Je termine en disant ceci :

Tout entrepreneur sérieux devrait chercher à se rendre inutile dans son entreprise!

Si vous voulez vraiment devenir riche et libre, il va falloir apprendre à créer des systèmes qui vous rendent inutiles.

L’une des bonnes façons de le faire est d’investir dans les bons outils et dans le bon capital humain.

À tous, je suggère vivement la lecture de « La semaine de 4h de Tim Ferris ».

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