Vous n’avez pas besoin d’être parfait pour réussir!

Récemment, j’ai vu passer sur les réseaux sociaux la réflexion suivante :

Après 50 ans, on ne veut plus être parfait, on veut être heureux. 

 

Peut-être que ça sonne un peu quétaine ou à l’eau de rose à vos oreilles, mais n’en demeure pas moins que cette pensée a attiré mon attention.

À priori, la pensée met en opposition le premier pan de sa vie versus la dernière ligne droite.  Il oppose aussi, étrangement, la perfection et le bonheur.

On peut interpréter le tout de bien des manières, mais la façon dont je vois ça c’est que dans les 50 premières années de sa vie, on agit surtout conformément aux attentes de la société et des gens de notre entourage.

Ça vient avec beaucoup de stress, de pression et de responsabilités qu’on s’impose pour être le meilleur, le plus performant possible, à l’école, au travail, dans son couple, avec ses enfants…

Au départ il faut aller à la garderie, ensuite à l’école, pour en venir à se trouver un travail, puis fonder une famille, bien évidemment s’acheter une maison & terminer en faisant l’étalage de ses possessions en fonction de sa classe sociale…  Bref, c’est la rat race dans toute sa splendeur.  Le petit hamster en cage à bout de souffle qui tourne sans cesse dans sa roue.

Puis, en vieillissant, le corps se transforme peu à peu.  D’une part, on prend du poids, les cheveux tombent ou grisonnent et les rides apparaissent. D’autre part, les enfants quittent le nid familial pour voler de leurs propres ailes et cela laisse un certain vide.

Ensuite, tranquillement pas vite, on commence à tracer un mini-bilan de sa vie, à repenser aux réalisations des dernières années pour se rendre compte qu’on a finalement consacré beaucoup de temps à s’occuper des autres et de leurs affaires, à faire ce qu’on nous disait de faire ou bien ce qu’on attendait de nous, mais bien peu de temps consacré pour soi et pour la réalisation de ses propres passions.

Devant cette prise de conscience parfois brutale, combinée à l’amorce du déclin corporel, c’est alors que l’idée de retraite commence à prendre son sens et à germer davantage dans l’esprit de bien des gens.  C’est ainsi que le décompte s’amorce et que les projets se mettent en branle.

Le sablier s’étant déjà bien écoulé, l’urgence de vivre commence.  Il faut rattraper le temps perdu.

En refusant ce modèle social classique prédéfini, vous vous extirpez, d’une certaine façon, de ce chemin tracé suivi par la majorité des concitoyens.  En atteignant la liberté financière à un jeune âge, vous avez la possibilité de devancer les choses, d’expérimenter au gré de vos envies et d’établir assez tôt ce qui représente votre idéal de vie.  C’est un questionnement assez profond pour déterminer ce qui donne un vrai sens à notre vie et qui nous apporte du bonheur au quotidien.

Si l’on philosophe un brin…

La perfection perpétuelle de toutes choses demeure un état de fait inatteignable.  C’est simplement une construction mentale d’un idéal quelconque défini dans les moindres détails.

En somme, il faut être capable de lâcher prise au niveau de ses exigences de la perfection et plutôt s’assurer que l’ensemble fonctionne relativement bien.

Peut-être que vous n’avez pas le meilleur logis, le meilleur véhicule, le meilleur travail, la meilleure conjointe, mais à partir de ce que vous avez, de ces divers éléments qui interagissent ensemble et composent votre fragile écosystème personnel, est-ce que l’interrelation fonctionne bien et arrivez-vous à y trouver votre compte?  Au fond, c’est ce qui compte réellement.

Si vous concentrez trop de temps et d’efforts à rendre une seule chose parfaite, vous n’aurez pas la possibilité d’intégrer divers éléments à votre vie pour l’enrichir, de progresser à différents niveaux sur de nombreuses facettes et d’écrire d’autres chapitres.  Ainsi, en vous concentrant trop sur un arbre en particulier, vous ne verrez pas la forêt qui se cache derrière.

Pour y trouver un équilibre de vie, il faut donc pouvoir intégrer tous les éléments en une symbiose pas parfaite, mais plutôt satisfaisante.

Pour atteindre l’indépendance financière, le chemin peut sembler ardu.  À tout le moins, je ne vous cacherai pas que ça demande parfois des efforts et de la discipline.

On a tous une idée de comment on dépenserait 1 million gagné instantanément à la loterie, mais on a pas tous une idée sur comment réussir à épargner 1 million à long terme! 

Après tout, si c’était si facile, ce serait à la portée de tous!  Bon, vous n’aurez probablement pas à vous rendre jusqu’à ce chiffre symbolique, mais c’était davantage pour illustrer mon propos.

Ce que je veux surtout mettre de l’avant et c’est ici le cœur de mon article, c’est que pour vous rendre à votre objectif d’indépendance financière, vous n’avez pas besoin d’être parfait.  En fait, la situation idéale (gros revenus, faibles dépenses, aucune contrainte) est plutôt rare.

On a tous quelque chose qui, à quelque part, représente un boulet que nous avons à trainer au pied.  Ça peut être une mauvaise utilisation du crédit par le passé, une maison trop dispendieuse pour nos besoins, un divorce coûteux avec une ancienne conjointe, des problèmes de santé mentale, une faillite en affaire…  Bref, dans la vie il arrive des malchances et on ne prend pas toujours de bonnes décisions, alors indéniablement on doit composer avec cela.

Ces aléas, ces fluctuations du quotidien, ne devraient quand même pas mettre en péril votre plan.  Peut-être à certains moments aurez-vous l’impression de descendre de quelques marches au lieu d’en monter, mais ça fait certainement partie du parcours.

En discutant de mon plan d’indépendance financière à une personne, celle-ci m’a répondu :

Oui, mais toi, on le sait bien, ce n’est pas pareil, tu es intelligent. 

Bon, pour mettre une chose au clair, je ne suis pas un raisin, mais je ne suis pas non plus un génie.  J’ai aussi mes difficultés, mes bêtes noires et mes béquilles, comme tout le monde.  Jusqu’à présent, les choses dans lesquelles j’ai eu du succès sont celles sur lesquelles j’ai mis du temps et des efforts.  Ça n’est pas magiquement tombé du ciel.

Pour en revenir à mon interlocuteur, en me catégorisant ainsi, de cette façon, cette personne se trouvait une excuse et se donnait la permission de rejeter du revers de la main cette idée pour sa propre situation à elle.  Certes, c’est son droit, sauf que ça demeure quand même la solution facile plutôt que de réfléchir à comment elle pourrait améliorer sa propre situation, à son échelle à elle, en fonction de ses contraintes personnelles.

Tout ça pour dire que les idées qui sortent de l’ordinaire et de la norme ont tendance à créer des remous et à bousculer les gens dans leurs pensées, leurs préjugés et leur petit confort mental.

En empruntant un chemin différent, il faut être prêt à recevoir toutes sortes de commentaires et à naviguer à contre-courant.

Vous n’avez pas besoin d’être parfait pour atteindre l’indépendance financière.

Vous n’avez pas besoin d’attendre d’avoir la 50aine pour trouver votre petit bonheur.

Alors, foncez!

PS: C’est ma mère qui a partagé la pensée en début d’article.

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