Est-ce que je vise l’indépendance financière parce que je n’ai pas le courage de réaliser mes rêves?

Récemment, je lisais un article de MrJack dans lequel il posait la question qui tue!

Est-ce que je vise l’indépendance financière parce que je n’ai pas le courage de réaliser mes rêves?

Évidemment, je me suis souvent posé cette question… lui aie-je trouvé une réponse? Qui sait? Aie-je voulu accepter la vraie réponse? Hummm qui sait?

Se lancer en quête de la liberté financière est vraiment une belle façon de rester longtemps sur le statu quo et donc de pelleter en avant un problème qu’on ne veut pas réellement régler… Comme mon co-blogueur Maxime le disait dans son commentaire sur cet article, on peut monter le son de la radio lorsque notre char fait un bruit bizarre, mais ça ne règle pas le problème.

On ne se le cachera pas… viser la liberté financière dans 12 ans, c’est la solution facile pour ne pas affronter ses peurs, faire preuve d’une réelle introspection et faire des choix difficiles aujourd’hui.

Reste que c’est vraiment une question qui est loin d’être évidente, parce qu’au fond elle nous pousse à statuer sur plusieurs choses et notamment, savoir ce que l’on veut vraiment dans la vie…

Or, peut-on réellement savoir ce que l’on veut sans se tromper? N’est-ce pas quelque chose de changeant à mesure qu’on cumule les expériences de vie?

Est-ce que chaque choix ne vient-il pas avec des compromis?

Comme Maxime le disait, j’aime ma femme et la trouve belle, mais il y a d’autres belle femmes… Faire un choix implique de fermer des portes. On ne peut pasvivre toutes les possibilitésà la fois.

À 20 ans je ne voulais pas les même choses qu’à 30 ans et à 40 ans? 50 ans? 60 ans? Qu’est-ce que je voudrai?

Et si on se posait la question à l’envers? Si on se demandait plutôt : « Qu’est-ce que je ne veux pas? »

Ce que je ne voudrais plus dans ma vie?

Je vois un peu la vie comme une expérience de couple…

À 15 ans, on est prêt à tomber en amour avec la première venue (ou le premier) qui est cute et qui s’intéresse à nous.

À 25 ans, on devient un peu plus sélectif… on se connaît mieux et on a peut-être plus confiance en soi aussi.

À 30 ans, voir 40 ans, on sait habituellement ce qu’on ne veut plus dans une relation de couple. Et parfois, notre liste de critères « négatifs » est si importante qu’il faut quand même quelque part apprendre à faire des compromis ou accepter de finir seul.

Et pour y arriver, il faut apprendre à distinguer ce qui fondamental de ce qui est secondaire.

Si dès demain je pouvais me débarrasser de tout ce que je ne veux plus dans ma vie, la liste pourrait être longue.

Par exemple, je ne voudrais plus :

  • Être obligé de me rendre quelque part chaque jour
  • Être coincé 3h par jour dans le transport pour me rendre à un endroit
  • Être forcé d’accomplir chaque jour les même tâches
  • N’avoir que quelque semaines de vacances par an et devoir demander la permission pour les prendre
  • Être obligé d’échanger mon temps ou de faire des choses à répétition pour de l’argent
  • Être contraint a consacrer l’essentiel de ma vie à générer de l’argent

Bref, ce qui me dérange le plus c’est « l’obligation ».

Quels sont mes rêves?

Supposons que dès demain, je pouvais choisir comment vivre le restant de ma vie (on a pas mal tous ce choix) et qu’aucune restriction ne m’était imposée, qu’elle serait cette vie? À quoi ressemblerait-elle?

Or, cette question est vraiment difficile…

Prenez le temps d’y réfléchir de votre côté, car cette question est d’une importance capitale et bien définir sa vision pourrait bien nous montrer que de poursuivre le statu quo vers l’indépendance financière n’est peut-être pas la chose à faire ou la meilleure solution vers le bonheur du moins.

Peut-être que de changer d’emploi, de retourber aux etudes ou de travailler a temps partiel, par exemple, serait plus approprié.

Car, ne l’oublions jamais, la vie avance et tout un chacun devrait s’atteler à être davantage heureux que malheureux le plus souvent possible car on ne sait jamais quand cette vie prendra fin.

Chaque jour, nous faisons le choix de changer ou de ne pas changer notre vie. C’est une lourde responsabilité et beaucoup, incluant moi, faisons beaucoup de déni autour de cette responsabilité.

Demeurer dans le statu quo, c’est confortable. Ce n’est pas risqué en apparence. Mais, ce n’est pas vrai qu’on n’a rien à perdre à maintenir le statu quo.

Je vais prendre le temps de tenter d’imaginer cette vie et de vous en faire un portrait.

Je me lèverais probablement assez tôt, mais pas aux aurores… quelque chose comme 7h15-7h30 du matin.

Je prendais le temps de lire en déjeunant, lire mes blogs préférés ou lire sur d’autres sujets.

Je commencerais à travailler (si j’ai un projet en cours), vers 8h-8h30… pas de rush ou alors ce serait une journée loisir/randonnée qui commencerait à cette heure.

Je ne travaillerais pas plus de 3 ou 4 heures par jour et mon focus serair de bâtir des revenus passifs réccurents.

Il est possible que j’aurais parfois des rush d’adrénaline et de créativité et que je travaillerais comme un fou sur un projet parce que mon cerveau serait sur le spin… mais de façon générale, générer des revenus ne devrait pas prendre plus de 3 ou 4h par jour, pas tous les jours et avec plusieurs mois de congé par an…

Ensuite, j’irais probablement luncher avec un ami au moins une fois par semaine et j’irais faire de la natation ou du gym en PM.

Probable que j’essaierais de respecter le rythme naturel de mon sommeil et donc que je ferais une sieste en PM.

Je chercherais à manger plus sainement et à cultiver une partie de ma nourriture ce qui, évidemment, prendrait une part non négligeable de mon temps.

Je m’entrainerais fort probablement 5 jours sur 7 et il est fort probable que je recommencerais à faire des arts martiaux. J’en ai fait pas mal quand j’étais plus jeune et il me semble que ça m’apportait un équilibre intéressant.

Je pense que j’irais en Floride, à Cuba ou ailleurs 2 ou 3 mois par an, durant le plus dur de l’hiver parce que j’hais le froid.

Je passerais beaucoup de temps à m’instruire et ou suivre de petites formations (sans examens, présentations orales ou diplômes à obtenir) pour le plaisir d’apprendre de nouvelles choses.

Je passerais beaucoup de temps en camping et avec mes enfants, plusieurs heures par jour avec ma femme et les p’tits. On ferait du vélo, de la randonnée, du kayak et diverses activités éducatives ou sportives.

Je fuirais le plus possible les obligations telles que le travail salarié hyper encadré.

Le créatif serait au centre de ma vie. Je créerais essentiellement du contenu web, des ebooks ou livres, peut-être des cours, des sites webs etc…

J’ai des tas d’idées à ce propos et l’objectif #1 serait de m’amuser et de voir le tout comme un jeu ou une activité détente. Ohhh.. je tenterais de monétiser tout cela bien sûr mais sans en faire la raison ou la motivation de base.

Comme projet, je voudrais créer une business web « set-&-forget » qui générerait des revenus passifs et recquérerais ma présence au minimum pour le simple plaisir de jouer au capitaliste.

À travers tout ça, je voudrais voir du pays, réaliser de vieux rêves tel que celui de faire le tour de l’Amerique du Nord en motorisé avec mes proches et si l’envie me prenait d’étirer le voyage comme cette famille, ça serait possible de le faire.

C’est à peu près ça.

Je n’ai pas de grandes aspirations… je souhaite simplement une vie peu stressante, plus naturelle et calme avec beaucoup de temps libres pour m’amuser avec ma femme et mes enfants, m’instruire et garder mon corps en forme et en santé.

Ma motivation centrale serait d’être en adéquation avec moi-même le plus souvent possible et non de faire de l’argent.

Ça reste une vision vague de ce à quoi j’aspire. Mais c’est déjà plus clair que pour bien des gens.

Notez que ma vision n’inclut pas de biens matériels. Elle est centrée sur ma motivation de base (être heureux et bien avec moi-même) et les comportements qui me permettent de réaliser cet état.

L’avantage, c’est que de focusser sur l’être vs l’avoir permet notamment d’atteindre la liberté financière plus rapidement. Nous sommes des être-humains ou des avoir-humains?

Pourquoi ne pas le faire aujourd’hui?

Au fond, probable que de devenir travailleur autonome dès maintenant pourrait répondre en grande partie à mes attentes, mais non sans stress, le stress de devoir générer des revenus suffisants qui seront stables dans le temps, notamment.

Ce n’est pas tant travailler que je n’aime pas que tout ce qui entoure le travail :

  • Les horaires stricts
  • Me déplacer chaque jour à un endroit
  • La trop grande place que ça prend
  • Avoir à demander la permission pour me reposer
  • La politique et bullshit corpo
  • Les gens qui m’entourent qui ont été choisis par les RH au lieu de moi. (Je m’occupe maintenant des RH lol)
  • Etc…

Mais, le fait est que je n’ai pas suffisamment confiance que ce qui m’intéresse (générer des revenus passifs en ligne), serait suffisant pour générer un revenu adéquat permettant de supporter notre mode de vie et je ne me vois pas faire autre chose comme travailleur autonome pour l’instant.

Je ne suis pas certain non plus que j’arriverais à générer ces revenus suffisamment rapidement pour arriver à ne pas me sentir stressé face à cet état de fait.

Alors, pour ma part et dans mon contexte bien personnel, je ne crois pas que ce soit tant le courage qui me manque que les outils pour réaliser mon rêve, ma vision.

J’ai environ 7000$ en revenus passifs actuellement si j’additionne mes revenus en ligne et mes revenus de dividende.

C’est pas si mal… c’est ce que j’ai réussi à bâtir en 5 ans. C’est environ moitié-moitié revenus en ligne et revenus d’investissements.

Je sais que plusieurs font beaucoup mieux que moi en ligne, mais je suis mon rythme et j’apprends tout à la fois. Je n’optimise pas au mieux toutes les possibilités parce que je veux quand même me sentir bien au quotidien et il y a certaines choses que je ne suis pas prêt à faire pour faire de l’argent tel qu’utiliser des techniqies Black Hat, vendre des cours merdiques ou basiques mais bien marketé avec plein ds bullshit infopub de vente de nuages autour pour 2997$ etc…

Je ne veux pas fuir ma vie… je veux l’améliorer.

Je pense que c’est cela que j’ai compris au fil des années.

Par exemple, en devenant gestionnaire à mon travail, mes tâches sont vraiment plus variées et bien qu’elles ne me passionnent pas outre mesure, les journées passent plutôt vite.

Devenir gestionnaire m’aura aussi permis de me sortir des contraintes des employés de production. Je suis moins enchaîné à mon travail. Je peux me permettre d’organiser mes tâches en fonction de mes envies personnelles. C’est moi qui fait mon horaire et qui gère mes priorités.

Je peux travailler de la maison plusieurs jours par mois et ça, ça fait une ÉNORME différence. Si je peux me mettre à travailler plusieurs jours par semaine de la maison, ma situation présente sera encore plus tolérable.

Après tout, le travail devrait être quelque chose que l’on fait, pas uj endroit où l’on va.

Quant au salaire que j’ai réussi à obtenir au fur et à mesure de mes progressions dans l’échelle corporatif, il est d’un secours incroyable pour m’aider à bâtir ma vie de rêve.

Chaque année, j’ajoute 45,000$ plus la partie « cachée » que mon employeur ajoute à mon fonds de pension, à ma valeur nette, sans compter le rendement.

C’est cet emploi qui me permet cela.

Je me suis fixé une limite, un objectif à atteindre et dans 5 à 7 ans, je devrais avoir atteint cet objectif.

Savoir quand on arrivera au bout du tunnel est un grand facteur de motivation pour moi. C’est mon phare.

Chaque fois que je déprime, chaque fois que j’ai le goût de tout sacrer là, je repense à cette vie merveilleuse que j’ai en tête et je sais que d’ici quelque années, si tout va pour le mieux, cette vie là sera à moi. Elle sera possible et à ma portée.

J’ai déjà fait près de la moitié du chemin.

Conclusion

Dans son article, MrJack dit que l’on devrait faire l’exercice suivant pour s’assurer que l’atteinte de l’independance financière est l’outil le plus optimal pour arriver à nos fins :

  1. Identifier ce que j’aimerais vraiment faire dans la vie (Quoi?)
  2. Se créer les conditions pour y parvenir (Comment?)
  3. Surmonter sa peur du changement immédiatement

Intuitivement, j’ai fait ce travail.

Bien que l’on évolue constamment en tant qu’humain, que nos expériences nous façonnent en quelque sorte et qu’il se peut que ma vie rêvée soit au final bien différente (peut-être que je finirai par me trouver UNE passion, une cause à quoi me dédier qui sera bien rémunérée), je pense de mon côté que l’essentiel du travail d’introspection est fait.

Je sais en gros ce que je souhaite. Je souhaite soustraire l’obligation de faire des choses avec le but avoué de générer des revenus de ma vie. Je veux créer pour le plaisir de créer. Je ne cesserai jamais de créer… j’ai ce besoin viscéral d’avoir des projets. Mais, ce qui m’intéresse est rarement en lien avec une possibilité de profit ou de rentabilité.

Par exemple, je veux bâtir depuis longtemps un avio téléguidé from scratch… construire mon propre kayak de mer en bois etc… Je veux le faire pour moi, pas pour en vendre.

Je suis donc maintenant en train de bâtir les conditions permettant d’y parvenir.

Me reste à vaincre ma peur du changement mais déjà, je travaille fort à me reprogrammer, grâce à la micro-culture que nous nous sommes créé en ligne d’une part et à me dire, d’autre part :

Quelle est la pire chose qui pourrait arriver?

Supposons que j’accumule 3/4 de million en actif nets et donc environ 20,000$ en revenus passifs et que je me rends compte que j’aurais du garder mon emploi…

Et alors? Je pourrais prendre un nouvel emploi, connaître de nouvelles personnes etc… D’avoir bâti ce fonds ne m’enlève rien. Ça me donne des possibilités.

J’ai pris un long congé de plusieurs mois à la naissance de mon deuxième enfant et si j’en tire quelque chose, c’est que pour moi, la vie est merveilleuse quand c’est toujours samedi, quand je suis le roi et maître de mon temps et de ma vie et quand je n’ai pas à me soucier de générer des revenus.

Jamais, au cours de ces mois, jamais je ne me suis ennuyé de mon emploi, ni de mes collègues. J’aurais pu ne jamais plus revoir ces gens et cet endroit de toute ma vie sans regrets ou remords.

Jamais je ne me suis ennuyé tout court… j’ai souvent été limité dans ce que je pouvais faire par le manque de sommeil et deux bébés, mais je n’ai jamais manqué d’idées pour des projets. D’ailleurs, j’ai manqué de temps… pas de projets.

J’y suis retourné à ce travail bien sûr… je m’y étais engagé… mais depuis mon retour je suis différent. Ce qui avait de l’importance autrefois n’en a plus autant. Je me sens déjà comme un homme qui sait que bientôt, la retraite l’attend!

Que pensez-vous de cela? Est-ce que ma vision manque de maturité? Est-elle utopique ou trop romanesque?

9 Comments

  1. Maxime
  2. Maxime
  3. Ned

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