Les briseurs de rêves et pourquoi je ne suis pas intéressé à sortir dans les médias

Petit, j’adorais lorsque le verglas recouvrait la neige d’une couche dure et glacée. Une fois la pluie terminée, je m’empressais d’enfiler mon suit d’hiver, mes gants, mes bottes et ma tuque et d’aller tailler de beaux rectangles dans cette croute glacée. Comme des briques, je me mettais à les empiler pour construire des murs et petit à petit, bâtir un fort.

J’y travaillais des heures durant, des jours durant parfois aussi. J’y faisais des tunnels et des passages secrets, parfois même une glissade. Avec du fil à pêche et des boîtes de conserve, j’installais un système de communication entre les diverses pièces de mon château, puis fier, je rentrais me réchauffer à la maison et je rêvais toute la nuit à des histoires de chevaliers conquérants.

Invariablement et plus souvent qu’autrement, après quelque jours, quelque barbare local s’était amusé à détruire mon fort durant la noirceur ou durant les heures d’école et ce, même sur mon terrain.

Alors, je m’affairais à le rebâtir, plus lourd, plus solide…

Mais, invariablement, quelqu’un venait encore le détruire…

Tous les enfants du quartier étaient victimes de ces invasions désagréables et nous n’avons jamais su qui les perpétrait.

Une bonne fois, je me suis tanné. Et quand je suis tanné, j’ai comme une petite coche qui saute… Je ne voudrais pas être mon ennemi.

N’ayant pas de crocodiles sous la main pour les faire vivre dans une fosse autour de mon château (je l’aurais fait sinon), je fis des murs comme à l’habitude, en croûte de glace friable dont je remplissais les interstices de mortier de neige. Je les fis plus haut, plus visibles et en apparence plus fragiles qu’à l’habitude pour tenter la bête. Mais derrière, je fis une paroi épaisse et dure et j’y avais façonné des pics de neige pointus. J’avais recouvert le tout d’eau afin que la neige devienne glace et que les pics deviennent des armes camouflées derrière mes parois friables.

Je devais avoir 9 ou 10 tout au plus… ce n’était pas très brillant bien sûr car j’aurais pu blesser un autre enfant, mais je rêvais de me réveiller le matin et de voir cet enfouaré dont j’ignorais l’identité empalé sur un de mes pics!!!

Au petit matin, je courus vers la fenêtre et je fus déçu de constater que mes pics n’avaient pas servi… personne ne s’était empalé dessus… Une section de mur était par contre partiellement détruite, mais la forteresse avait tenu le coup.

Comme à l’habitude, je pris le temps de reconstruire.

Bizarrement, par la suite, personne ne venait plus détruire mes forts… peut-être que mes pics ne lui avaient pas fait du bien finalement et qu’il a fini par se dire que c’est un jeu qui se joue à deux…

Je n’ai jamais totalement compris ce qui pouvait pousser quelqu’un, un autre enfant j’imagine, à vouloir détruire le fort d’un enfant.

Aujourd’hui je suis un adulte et cet enfant d’autrefois qui s’amusait à détruire ce que les autres construisaient a grandi lui aussi.

Je ne peux que me questionner à propos de quelle genre de personne il est devenu, à propos de quel genre de personne ils sont tous devenus. Car, après tout, il semble qu’il y en avait toujours au moins un dans chaque école, chaque classe, chaque entreprise…

Les gens vieillissent, mais leur fond, je ne crois pas qu’il change vraiment.

Un briseur de jouets devient-il un briseur de rêve?

C’est donc parce que le monde est aussi peuplé par des gens qui, enfants, s’amusaient à détruire les forts de neige construits par d’autres enfants, que je ne vois pas l’intérêt d’exposer mon identité au grand public.

Récemment, je lisais le commentaire d’un internaute qui disait que dans sa culture ils disent :

Moins les gens en savent sur toi, moins ils ont de raisons de te haïr et que les gens qui te haïssent sont généralement ceux qui te connaissent très bien.

Triste comme commentaire, mais pas fou.

Cet homme, propriétaire de nombreux immeubles à revenus, possède deux voitures, l’une d’un modèle récent, l’autre très vieille et rouillée. Quand il va voir les locataires de ses immeubles, il prétend être le concierge et choisit toujours sa voiture rouillée…

Triste, mais c’est d’ailleurs une vérité vérifiée par la criminologie, l’étude du crime et des criminels.

Lorsque vous êtes victime de quelque chose, cherchez autour de vous… toutes les chances sont là que vous y retrouverez le coupable, bien camouflé dans toute sa bonté et son amour pour vous. D’ailleurs, la police ne commence-t-elle pas toujours à enquêter sur l’entourage?

Les crimes gratuits existent, mais ils sont rares.

L’homme disait « Surveillez vos ennemis de prêts et vos amis… d’encore plus prêt. »

Mon grand-père disait « Donne à manger à un cochon et il viendra chier sur ton perron » ou encore « Méfie-toi des gens qui veulent trop ton bien. Ils finissent souvent par partir avec. »

Je sais que c’est un peu pessimiste comme point de vue, mais malheureusement, l’homme étant ce qu’il est, ceux qui bâtissent des forts sont trop souvent victimes de ceux qui aiment les détruire. J’aime la sagesse ancestrale.

Voici un article qui parle de l’un de ces bâtisseurs qui fait partie de la communauté des blogueurs qui cherchent à atteindre la liberté financière par l’investissement et de ce qu’il a vécu.

http://www.jeuneinvestisseurimmobilier.com/2016/10/immobilier-argent-et-jalousie.html

De toute façon, et comme Maxime, mon collaborateur ici, le disait, les médias ont tendance à s’intéresser à nous pour faire un show et nous transformer en phénomène de foire pour que Ginette en train de tricoter devant sa TV et ti-Gilles effouaré dans son lazy-boy avec sa télécommande en mangeant des chips puisse dire « Voyons, les jeunes d’aujourd’hui ont pas d’allure, ça se peux-tu? La retraite à 40 ans… pffff » pendant qu’ils leur vendent de la pub pour faire rouler leur journal télévisé qui leur remplit la tête de merde.

Un blog a les lecteurs qu’il mérite. Pourquoi chercher à y attirer des trolls? Je trouve qu’on est plutôt bien ici entre nous. Nous sommes des bâtisseurs de forteresses qui partagent leurs techniques de construction. Je n’ai pas besoin de fatiguants qui viennent me gosser pour me dire que je suis con, nono, imbécile, que mon plan ne tient pas la route, que je suis un profiteur du système ou quoi d’autre…

Donc, si vous faites partie d’un grand média et que vous cherchez une histoire, passez votre chemin. Je suis juste un gars ordinaire qui sort ses poubelles chaque semaine et qui va travailler et paye ses impôts. La seule chose hors de l’ordinaire qui me caractérise, c’est qu’au lieu de dépenser tout mon salaire et même plus, j’en investis le plus que je peux. Cela ne vaut pas une histoire. C’est juste du gros bon sens.

Bienvenue sur ce site à tous les bâtisseurs de forteresses de liberté financière. Les autres… passez votre chemin, vous n’avez rien à faire ici.

Qu’en pensez-vous? Est-ce avantageux de sortir dans les médias? Est-ce que ça me rapprocherait de mon rêve de liberté financière? Est-ce que j’aurais autre chose à y gagner que je manque?

9 Comments

  1. Eric
  2. Librocito

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