Faire des choix éclairés plutôt que de se priver

Cet article vous est fièrement présenté par Maxime. Notez que je n’endosse pas tous ses propos (spécilament ceux du 1er paragraphe ;)). Bonne lecture :

Lorsque j’étais jeune, bah remarquez que je le suis encore, du moins, de presque une décennie de plus que le créateur de ce blogue, celui que je surnomme amicalement (faut-il le préciser?) le vieux pops en chef, nous avions l’habitude de préparer un gros repas en famille le dimanche.

À l’époque, nous habitions dans une vieille maison de campagne, en zone agricole, surplombant la colline & entourée de quelques champs à proximité.  Nous possédions sur notre terrain quelques poules pondeuses.  Nous faisions aussi pousser nos propres patates et autres légumes.

Lors de cette tradition dominicale, mon père s’occupait des frites maison tandis que ma mère s’afférait à la préparation des hamburgers ainsi que des sandwichs aux œufs.  En arrière-plan, la lutte, suivi de la formule 1, jouaient à la télévision.  Une fois ce festin consommé, nous étions plein comme des œufs à deux jaunes!

Globalement, c’était un bon gros repas, mais somme toute peu dispendieux, car nous produisions une partie de nos aliments.  De plus, c’était aussi à une époque où la viande rouge était plus abordable.  Pas nécessairement très santé dans son entièreté comme nourriture, je vous l’accorde, mais le dimanche on ne faisait pas de compromis et on se payait la traite comme on dit!

Au-delà de la composition du repas en tant que tel, la perspective de ces bons repas en famille, nous permettait de passer du temps ensemble, de discuter et d’avoir du plaisir en mangeant.

Aurions-nous été plus heureux avec des steaks Angus AAA et du homard?  Est-ce que ça aurait valu la peine de transformer notre petit dîner de famille sympathique et abordable du dimanche en un repas copieux composé d’aliments plus fins et dispendieux?  Honnêtement, j’en doute très fortement.  Aujourd’hui, lorsque j’y repense, je suis nostalgique de ces petits moment-là.  Ça peut sembler banal en apparence, mais pour moi ce sont des beaux souvenirs.

Ça date aussi d’une époque où mes parents étaient encore ensemble et heureux.  Une époque où, comme jeune adolescent, je possédais encore une belle naïveté et où je pouvais entretenir mes illusions par rapport à l’Amour et la Vie en général.

Sauf qu’inutile de vous dire que lorsque ça se met à moins bien aller, que des épreuves arrivent et que ‘’ la vie ‘’ vous envoie quelques bons coups de Jarnac dans les genoux ça vous oblige à sortir de vos illusions, de votre doudou confortable fournie par maman et papa dans laquelle vous étiez si bien emmitouflé, et ça vous fait réaliser assez rapidement la réalité qui vous entoure!

Que tout n’est pas rose, que ce n’est pas tout le monde qui est gentil et qui veut votre bien, que des gens que tu aimes vont disparaître de ta vie, se séparer, mourir, que ta première copine pour laquelle tu serais prêt à tout et que tu aimes tant ne sera probablement pas la femme de ta vie, que c’est possible de pleurer jusqu’à ne plus avoir de larmes, que tout tes choix, aussi minimes soient-ils, auront des conséquences, que tu vas devoir travailler fort, que même si tu bosses comme un dingue le succès n’est pas garanti, que la vie donne, mais aussi qu’elle peut reprendre, subitement, avec pugnacité, sans justification, sans raison apparente, parce que c’est simplement comme ça (because f*ck you, that’s why!).  Tout ça, c’est une grosse pilule à avaler en peu de temps!

L’avantage, lorsqu’on est une personne possédant un profond ressenti envers les choses, c’est d’être capable de jauger pleinement la mesure d’un bon coup de poignard et que certaines blessures sont tellement atrocement douloureuses qu’on a l’humanité de ne pas les infliger inconsciemment aux autres.  Mais c’est aussi la capacité d’avoir une infinie reconnaissance pour les gens qui nous aident dans la vie et qui nous rendent heureux.  Je n’ai pas encore réussi à trancher à savoir si c’est un atout ou une malédiction, mais quoi qu’il en soit, c’est ainsi.

Pour en venir dans l’essentiel du sujet, ceux qui me lisent un peu, savent que je suis quelqu’un qui se spécialise davantage dans le contrôle de ses dépenses afin de générer des épargnes substantielles, années après années.

Dans mon cas, en gagnant un salaire annuel brut autour de 40 000$, je considère que je n’ai pas les moyens de dilapider une importante partie de mon argent net dans de nombreuses dépenses de consommation.  Si vous êtes comme moi et faites partie de la classe moyenne ouvrière, vous savez de quoi je parle.

Lorsque la ressource est limitée, il faut d’autant plus en prendre soin et l’utiliser consciencieusement!

Perdu et affamé, en pleine forêt, utiliseriez-vous votre dernière allumette pour vous allumer une cigarette?

Un vieil adage au football américain dit que c’est la défensive qui remporte les championnats.

Si l’on souhaite faire une analogie avec les finances personnelles :

L’attaque serait les revenus;

La défense serait les dépenses;

Les unités spéciales seraient l’épargne et l’investissement;

Puisque mon attaque est limitée, je dois beaucoup miser sur ma défense et sur mes unités spéciales.

Autrement dit, puisque mes revenus ne me permettent pas de prendre un avantage immédiat certain sur le terrain et d’être facilement dans la zone adverse, je dois d’autant plus être efficace dans les deux autres facettes de mon jeu pour éviter les revirements et réussir à marquer des points.

Pour revenir à la bourse, ce que je veux dire, c’est qu’il faut ainsi que je conserve et sécurise une partie importante de mes épargnes si je veux arriver à mes fins.

Dans un premier temps, pour conserver mon argent, il faut que j’évite le piège de la tentation des dépenses de consommation excessives et non nécessaires.  C’est une étape cruciale, car sans elle, la prochaine étape est impossible.

Dans un second temps, pour sécuriser mes gains, il faut que j’investisse intelligemment cette épargne de façon à ce qu’elle s’accroisse le plus possible avec un risque minimal.  Pour ce faire, je dois me montrer prudent et investir dans des actifs de qualité et à bon prix générant des profits.

Pour un gars comme moi, pour qui les revenus sont limités, il faut que j’évite de tout perdre en investissant en bourse des mauvaises entreprises, trop spéculatives et trop volatiles.

Parce qu’à cette étape, rendu à la fin du processus, après avoir travaillé, avoir réduit mes dépenses, en avoir épargné et investi, si je me retrouve à perdre mon argent dans un placement stupide, tout ce travail et ces sacrifices en amont auront été vains!

Lorsqu’on réussit à épargner entre 16 000 et 18 000$ dollar par année avec un salaire moyen, ça fait mal de perdre ne serait-ce que 2000$! C’est un luxe que je n’ai pas.  Par contre, pour celui qui gagne 2 à 2.5 fois mon salaire et qui est ainsi capable d’épargner le double de moi, pour lui, ce 2000$ là fait théoriquement moins mal à perdre, car, en proportion de ses épargnes, en pourcentage, la perte est plus minime et sa machine à revenu de travail élevée (salaire) demeure intacte.  Dans mon cas, ce 2000$-là peut représenter 2 à 3 fois plus de temps de travail et possiblement dans des conditions plus difficiles!  Ceci étant dit, je le concède, personne n’aime perdre de l’argent.

Faut-il pour autant se priver?  Non, pas du tout!  Il faut cependant faire des choix éclairés.

Comme moi, avec un salaire de 40 000$/an il faut faire des bons choix.  Vous voulez avoir votre maison, votre voiture, votre terre à bois?  À tout cela, je réponds : ‘’ Parfait, alors maintenant démontrez-moi que vous en avez les moyens sans que cela affecte votre épargne ainsi que la réalisation de vos projets personnels.‘’

Parce que c’est à partir d’un bon plan de base que vous atteindrez vos objectifs.  Et l’atteinte de vos objectifs ne sera probablement pas immédiate, demandera du travail et des efforts en amont ainsi que des choix, sacrifices et renonciations.

Tout ce que je possède est donc à la hauteur de mes moyens et de ma capacité de payer.  En réalité, si c’est votre rêve, avec un salaire moyen, c’est plutôt facile de posséder une maison et une voiture au sens strict du terme.

Par contre, vous ne pourrez PAS tout avoir en partant, vous devrez faire des choix et renoncer à certaines choses.

J’ai dit ‘’ avoir une maison et une voiture ‘’, je n’ai pas dit ‘’ avoir la plus grosse, récente, belle maison, dans un quartier chic d’une grande ville, proche du travail, le tout accompagné de la nouvelle voiture de luxe de l’année ‘’.

Si vous voulez vous payer ça, ça prend du gros cash et/ou des grosses dettes!

Moi ce que j’ai, c’est deux petites maisons de campagne et un véhicule usagé fonctionnel.  Je ne vis pas dans le luxe, mais je n’ai pas de stress de paiements, je suis maître chez moi, je suis capable de me déplacer, j’ai de l’argent pour payer toutes mes dépenses, m’amuser un peu, en mettre pas mal de côté et l’investir pour mon futur (et celui de mes proches)!

Avec la maison trophée et la voiture de luxe, j’aurais de la misère à faire mes paiements, à payer tous mes comptes à temps, je ne pourrais pas sortir, j’aurais des dettes sur ma carte de crédit et je serais pris pour me trouver un emploi plus payant avec un fond de pension, sans possibilité de quitter avant 55-60 ans.

Je suis donc capable de me contenter, d’apprécier ce que je possède et de trouver des alternatives cadrant selon mon budget et mes objectifs.  Je n’ai pas la sensation de me priver ou de manquer quelque chose.

De plus, mes épargnes investies génèrent des revenus d’investissements passifs qui me permettront de remplacer complètement mes revenus de travail un jour, me laissant ainsi 100% du contrôle de mon temps lorsque viendra le temps de ma retraite hâtive!

En prime, à force de laisser fructifier mes investissements, ceux-ci prendront de la valeur dans le temps et si un jour j’ai envie de maison trophée ou de voiture neuve, j’aurai les moyens de me les payer.  Ce que je doute, mais bon, sait-on jamais.

En attendant, je vais à contre-sens de la majorité et c’est ce qui me permettra d’en tirer des bénéfices substantiels sur le long terme.  Lorsque les gens me demanderont comment j’ai fait, je leur expliquerais mes bon choix.  Par la bande, ils réaliseront peut-être leurs trop nombreuses erreurs.

5 Comments

  1. Maxime

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