Un portefeuille de 200,000$ qui rapporte près de 12,000$ par an en revenus de dividendes!

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Lorsqu’on décide de convertir ses épargnes en revenus, plusieurs options s’offrent à nous.

On peut, par exemple, s’acheter une rente viagère et échanger son capital (ou une partie de son capital) contre un chèque mensuel qu’on recevra jusqu’à sa mort.

On peut aussi utiliser la technique du 4% (ou du 3.5% pour être plus conservateur) et sortir chaque année 4% de la valeur de ses épargnes pour financer notre retraite.

Il existe bien sûr d’autres options telles que l’investissement immobilier ou l’investissement par croissance du dividende, technique que j’utilise qui mise sur le versement d’un dividende courant mais aussi et surtout sur la croissance future de ce dividende.

Moi je vise un dividende initial de 3.5% et une croissance du dividende de 8% par an. Ainsi, pour chaque 100,000$ investi, je cherche à obtenir environ 35000$ de revenu annuel dans 30 ans et 3500$ de revenu initial.

C’est une technique lente, mais l’objectif est de profiter de la formule de l’intérêt composé toute ma vie et de protéger mes revenus contre l’inflation.

Toutefois, pour le gens plus pressés ou qui ont un petit capital et moins de temps devant eux, il existe une autre option, qui peut s’avérer plus risquée, mais aussi plus attrayante en terme de revenus courants.

Plutôt que de miser essentiellement sur la croissance du dividende, on mise alors plutôt sur le dividende courant quitte à l’échanger contre une croissance du dividende moins importante.

C’est ce que je constate que Five More Years a fait lorsque j’analyse son portefeuille et le résultat est plutôt intéressant!

Il a investi 34,885$ dans des titres bancaires canadiens, 66,745$ dans des REITs, 9288.59$ dans des titres de telecom canadiens, 24,133$ dans des titres financiers canadiens (assurances, placements), 61,548$ dans des titres Utilities/Energie canadien et le reste (8949$) dans Extendicare et Rogers sugar.

Le tout lui rapporte près de 11,300$ de revenus annuels et il pense atteindre 12000$ d’ici l’été prochain.

Miser autant sur des REITs et des titres d’énergie peut faire un peu peur. Leur dividende est plus souvent réduit ou gelé, reste qu’en ajoutant une composante plus stable et offrant plus de croissance et de protection du dividende mais aussi du capital, FMY a réussi à se bâtir un beau petit portefolio qui crache quand même une belle quantité de revenus avec peu de capital! Je trouve son portefeuille plutôt intéressant. Il a été bâti sur 15 ans selon son blog.

En contrepartie, avec 100,000$ investi j’obtiens 3600$ de dividende. Mais c’est un choix conscient que j’ai fait.

Après diverses simulations, il m’est apparu plus rentable et moins risqué de miser davantage sur la croissance du dividende que sur le dividende courant considérant que je veux prendre ma retraite avant 45 ans et vivre des revenus de mon capital pour toujours.

Par exemple, si je mettais le focus sur un dividende initial plus élevé (disons 5%), j’obtiendrais vraisemblablement une croissance du dividende anémique (probablement 1 à 3% globablement en étant généreux). Hors, cela mettrait mon portefeuille en danger contre l’ennemi #1 de tout investisseur : l’inflation!

Historiquement au Canada, le taux d’inflation moyen à long terme a été de 3.02% depuis 1914, de 2.9% depuis 1980 et de 1.82% depuis 2000. Le Canada a une cible à 2% pour l’inflation de nos jours.

Investir uniquement dans des titres qui versent un dividende élevé mais une croissance du dividende faible offre donc une marge mince qui ne fait au mieux que préserver le revenu contre les taux d’inflation historiquement les plus bas que nous avons connu dernièrement.

Je préfère planifier pour un taux d’inflation à 3% à long terme puisque je compte vivre presque la moitié de ma vie comme rentier et 50-70 ans de retraite c’est long… Il peut s’en passer des choses en autant de temps… Il y a un peu plus de 70 ans, c’était la 2e guerre mondiale…

De plus, supposons que j’investis 100,000$ à 5% avec une croissance du dividende de 2%, dans 10 ans, mon revenu sera de 6094$.

Si en contrepartie j’investis 100,000$ à 3.5% avec une croissance du dividende de 8%, dans 10 ans, mon revenu sers de 7556$. Donc, rapidement, la technique des dividendes élevés avec faible croissance du dividende se fait surpasser grâce à la magie de l’intérêt composé. C’est d’ailleurs essentiellement pour ça que je dis que la croissance du dividende est la clé.

Et plus le temps avance, plus l’écart se creuse. Après 20 ans, j’ai 16,313$ de revenus avec mon approche vs 7429$ avec l’approche à dividende initial élevé.

D’un côte, j’ai le risque important que ma croissance du dividende de 8% ne se matérialise pas. Et de l’autre, le risque de ne pas être indexé à l’inflation et même de voir plusieurs de mes titres réduire leur dividende ou le geler assez fréquemment.

Mais, même en supposant que j’obtiens 3.5% de rendement initial et 5% de croissance du dividende vs 5% initial et 3% de croissance du dividende, après 20 ans, la stratégie qui mise sur la croissance du dividende bat encore la stratégie high yield.

Je me suis par contre déjà demandé si l’approche suivante n’offrirait pas le meilleur des deux mondes en phase d’accumulation.

D’abord, on investit dans des titres high yield au début pour maximiser le revenu de dividende à réinvestir durant la moitié des années prévues à notre phase d’accumulation. Puis, on investit ensuite nos cotisations et les dividendes durant le temps qui reste dans des titres qui ont des dividendes moins élevés mais une croissance du dividende plus grande.

Moi, par exemple, j’avais prévu atteindre la liberté financière en 12 ans. Mais je vais faire ça plus simple.

Supposons que Bob investit 15,000$ par an pendant 15 ans et réinvestit 100% de ses dividendes durant ces 15 années.

Durant les 7.5 premières années, Bob investit uniquement dans des titres qui versent un dividende de 6% et offrant une croissance du dividende de 1%.

Durant les 7.5 années suivantes, Bob investit uniquement dans des titres qui versent un dividende de 3.5% avec une croissance du dividende de 7%.

Au bout de 15 ans, Bob devrait avoir un revenu de dividende de 18043$ et après 30 ans, de 34732$.

En contrepartie, Julie qui n’investit que dans des titres offrant 3.5% initial et une croissance du dividende de 7% aura 17356$ de revenus après 15 ans, mais 47887$ après 30 ans. Après 17 ans, elle bat la première stratégie. Et plus les années passent, plus le gouffre s’agrandit.

On peut bien sûr jouer avec les chiffres comme on veut, mais ce que j’essaie de dire c’est que la croissance du dividende est très importante.

La tortue gagne sur le lièvre comme dans la fable.

De plus, dans la réalité, bien souvent, plusieurs de ces titres à haut dividende tombent de leurs lauriers assez vite… Rappelons-nous Cominar récemment par exemple. Quand le dividende est coupé, la valeur du titre plonge emportant avec elle non seulement le revenu, mais aussi le capital durement acquis.

En somme, bien qu’attrayant à première vue, je préfère garder un portefeuille bien équilibré entre des titres versant une variété de dividendes initiaux et une croissance variée du dividende en me rappelant de ne pas peser trop fort sur la pédale des hauts dividendes initiaux.

Reste que pour quelqu’un qui a 60 ans et peu de capital, le revenu présent est peut-être pas mal plus important que le revenu futur.

14 Comments

  1. Maxime
  2. Maxime
  3. MarcO

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