Le bilan annuel de Maxime

Maxime s’est présenté ici comme lecteur curieux, puis, peu à peu, comme collaborateur important du site. Que ce soit à travers ses judicieux commentaires ou à travers ses articles dans lesquels il glisse toujours une touche d’humour bien sentie, Maxime apporte beaucoup à ce blog.

Toutefois, ce qui m’impressionne le plus de ce jeune homme, c’est sa grande maturité (il a mi-vingtaine) et son sens de l’optimisation.

Nous nous rappelons tous de son article « Comment épargner 16,000$ par an avec un salaire de 40,000$ brut et atteindre la liberté financière en 15 ans » qui figure maintenant parmi les 10 articles les plus lus du site.

Pour la deuxième année consécutive, Maxime nous fait encore une fois le cadeau de partager avec nous dans un luxe de détails l’état de ses finances et de sa progression, ainsi que son approche pour arriver à atteindre la liberté financière rapidement.

Ce qui est cool de l’histoire de Maxime, c’est que Mr tout le monde peut vraiment s’y identifier.

De mon côté, j’avoue que le mérite est moins grand d’épargner beaucoup avec mon revenu. Je pense que mon accomplissement a surtout été de réussir à quadrupler mes revenus depuis 2006 et à les doubler depuis 2010. Ça faisait partie de mon approche et cette réalisation est déjà loin derrière moi.

Mais Maxime lui, il arrive à faire des miracles avec plus de la moitié moins que moi!

Cet article est très long, mais si vous êtes sérieux à propos de votre démarche vers la liberté financière à un jeune âge, je vous enjoints de le lire au complet et de relire son dernier bilan et son article phare.

Maxime est un homme de rigueur qui a le soucis du détail et un esprit vif.

Vous ne le regretterez pas!

Bonne lecture!

Emploi :

À ce sujet, pour le moment, il n’y a pas vraiment de changements.

J’effectue toujours le même emploi, soit principalement du travail à la ferme, du suivi des cultures ainsi que diverses tâches agronomiques.

Entre le printemps et l’automne, je fais des semaines variant de 40h à 70h, avec une moyenne de 50 heures sur du 5-6 jours / semaine. De façon générale, je pense donc que mes semaines sont assez bien remplies même si à chaque année je trouve le moyen de me rajouter un peu plus de travail. D’ailleurs, je vous dirais que je suis un peu fatigué lorsqu’on arrive vers la fin de l’année. Mais bon, je suis assez jeune et sans enfants, alors je fais des heures!

Actuellement, dans ce contexte, c’est certain que ça ne me laisse pas beaucoup de temps pour profiter pleinement de l’été, même si je travaille principalement à l’extérieur.

J’aime mon emploi, mais en même temps ça représente aussi beaucoup d’heures d’ouvrage sur une période de temps assez condensée. De longues journées, combinées à du travail physique et des conditions climatiques pas toujours évidentes, m’amène certains jours à me demander ce que je fais là, par exemple, à marcher un champ à la pluie ou lors de chaleurs extrêmes.

Je pense aussi à mon père qui commence à être magané pour son âge de par toute la charge de travail qu’il a assumé depuis sa jeunesse afin que ma mère, mon frère et moi-même nous ne manquions jamais de rien.

Lors de ces journées plus difficiles, ça me pousse parfois à réfléchir sur mes diverses possibilités d’emplois ainsi qu’à propos de mes choix de carrière.

Je me demande comment je trouverais ça de travailler ailleurs, dans un emploi de bureau standard, avec une bonne chaise, l’air climatisé, un horaire fixe, des pauses payées, des heures supplémentaires payées, des congés payés, des vacances en été, des primes de soir ou de fin de semaine, des bonus de performance, une sécurité d’emploi blindée, peu de stress, des avantages sociaux, un fond de pension à cotisation ou à prestation déterminée, etc.

Je pense notamment à mon frère qui sortira bientôt de l’université et qui a déjà un emploi garanti dans un CIUSSS à 25$ de l’heure en commençant. Il y a aussi mon ami qui est aide-cuisinier dans un hôpital à 22$/h. C’est quand même quelque chose.

Pour moi, travailler à 25$ de l’heure, ça me rapporterait aussi 10 000$ brut de plus par an. Au net, ce serait certainement quelques milliers de dollars de plus par année pour cotiser à mon fond de liberté!

En même temps, qui me dit que j’aimerais nécessairement mon nouvel emploi et l’ambiance? J’aime globalement mon travail actuel, c’est proche de chez moi et l’hiver j’ai un peu plus de répit. Bref, rien n’est tout blanc ou tout noir, mais ça me trotte quand même dans la tête. Je vais continuer d’y réfléchir.

Santé :

En route, à quelque part, j’y ai laissé beaucoup de ma motivation pour prendre soin de mon corps. La fatigue et les maux de dos m’ont ralenti. Entre le printemps et l’automne, j’ai eu une 10aine de séance chez le chiro pour soigner des entorses lombaires.

Lors des prochains mois, il faut donc que je remédie à cette situation en reprenant graduellement l’entrainement, surtout en travaillant mes dorsaux et mes abdominaux puis en améliorant considérablement mon alimentation, donc en consommant davantage de produits frais.

Je dirais que c’est le plus gros objectif que je me donne pour la prochaine année soit de me façonner une routine santé que je serais capable de suivre pour arriver à atteindre un poids santé, le conserver et mieux protéger mon dos.
Bref, on a chacun nos petits bobos, mais on a un seul corps pour la vie, alors il faut faire son possible pour le garder en bon état même si ce n’est pas nécessairement toujours évident d’y arriver dans la routine quotidienne.

Revenus et dépenses :

En 2017, mon revenu avoisine les 42 500$ brut, donc environ 35 000$ net. Déjà en partant, je perds environ 7 500$ en impôts fédéral et provincial puis en cotisations AS, RRQ, RQAP, etc.
Mes épargnes personnelles, issues de mon salaire, tournent autour de 22 000$ et mes dépenses personnelles de consommation (pour vivre) sont d’environ 13 000$ pour cette année.

Voici un aperçu de mon budget (arrondi):

Dépenses$%
Hébergement3 000,00 $23,08%
Épicerie2 500,00 $19,23%
Restaurants500,00 $3,85%
Alcool2 000,00 $15,38%
Électricité550,00 $4,23%
Internet400,00 $3,08%
Pharmacie300,00 $2,31%
Vêtements400,00 $3,08%
Activités1 000,00 $7,69%
Voyages1 000,00 $7,69%
Taxes terrain400,00 $3,08%
Animaux cie350,00 $2,69%
autre600,00 $4,62%
Voiture0,00 $0,00%
Total13 000,00 $100,00%

À 13 000$ de dépenses, c’est une bonne année.

Mes principaux postes de dépenses sont donc l’hébergement et l’alimentation.

Pour l’hébergement, il faut garder en tête que je suis propriétaire de 2 maisons, dont l’une que j’habite et je touche des revenus locatifs de l’ordre de 1000$ par mois. De plus, 80% de mes dépenses totales sont assumées par mes locataires + la part de ma conjointe. Au final, je paie de ma poche 20% de l’actif, dans lequel j’habite, et j’en détiens 100% de sa valeur (ainsi que du risque et des responsabilités sous-jacentes).

Dans le détail, annuellement, je paie 8 400$ pour mon remboursement hypothécaire, 2 600$ de taxes foncières, 2 000$ en assurances, 600$ pour le déneigement et il m’en coûte environ 1 000$ pour divers travaux de maintenance et d’amélioration. Donc, là-dessus, je mets environ 3000$ de ma poche, ce qui correspond à l’équivalent d’un loyer à 250$/mois.

Admettons qu’avec ma copine, on se trouverait un loyer de dimension similaire (4 et ½) à 500$ par mois (250$/mois chaque), il n’en demeure pas moins que je ne bénéficierais jamais d’autant d’intimité et de liberté que j’en ai actuellement. En plus, l’actif (l’immeuble) ne m’appartiendrait même pas, alors je ne pourrais pas profiter de sa plus-value à la revente un jour. Il est donc évident que le scénario actuel demeure pour moi plus avantageux.

Pour l’alimentation, je fais une grosse épicerie à chaque semaine dans une bannière à escompte (100$ pour 2 personnes). Je mange dans un restaurant normal (rôtisserie, pizzeria) environ 1 fois aux 2 semaines (25$ par personne). Par ailleurs, j’ai accès à des pommes de terre gratuites à volonté, donc j’en cuisine régulièrement sous diverses déclinaisons (frites, purée, four, cube, rôties, etc.).

J’ai un petit jardin me fournissant quelques légumes l’été et je compte l’agrandir lorsque j’aurais atteint l’indépendance financière. J’ai aussi un contact me fournissant sur demande de la viande hachée de bœuf à 2$ / lb. À ce sujet, j’ai une sensibilisation pour le bien-être animal, mais je ne suis pas prêt à cesser entièrement de consommer de la viande. Par contre, j’en mange moins qu’avant et j’essaie parfois de trouver des substituts, alors c’est un pas dans la bonne direction, loin d’être parfait, mais ça demeure un effort à ma façon.

Concernant le transport, mon kilométrage remboursé pour le travail (8000 km/an à 0,43$/km, donc 3 500$), paie pratiquement entièrement l’ensemble des dépenses annuelles associées à mon véhicule incluant le coût d’acquisition annuel amorti (500$), l’essence (1500$), l’immatriculation (240$), les assurances (180$), le permis de conduire (80$), la CAA (90$), l’entretien (500$) & les réparations (500$). Je roule généralement avec des ‘’ minounes fonctionnelles ‘’ que je paie au minimum 500$ et au maximum 2000$. Ça ne me coûte pas cher de pièces pour réparer, car j’ai un contact pour les avoir au prix coûtant au lieu du prix du garage (qui se prennent pratiquement tous une cote sur vos pièces au cas que vous ne le saviez pas). On trouve parfois même moins cher sur internet pour certaines pièces. De plus, je ne fais pas réparer dans un garage standard, mais plutôt par une connaissance à moi qui fait de la mécanique, chez lui, à temps perdu et qui me fait un bon prix lorsque je l’aide. Il vient d’ailleurs de me vendre un VUS 2003 4X4 à 185 000 km tout fonctionnel pour 1000$! Ce sera parfait pour l’hiver et pour me promener dans les champs l’été dans le cadre de mon travail.

Cela dit, si j’arrête un jour de travailler dans le modèle standard actuel, il y a de fortes chances qu’à titre personnel je ne possède plus de véhicule et que je partage plutôt une seule voiture avec ma conjointe pour limiter les dépenses en transport autant que possible. Sinon, je serais obligé d’augmenter mon budget pour mes frais de transport et ça ne me tente pas vraiment de devoir économiser davantage pour ça. Par ailleurs, à ce moment-là, je préconiserais aussi d’autres moyens alternatifs de transport, plus santé et écologiques, tels que la marche et le vélo.

Au niveau santé, je suis assez bien couvert par les assurances de job à ma copine. Cela m’a donc permis d’obtenir le remboursement de 80% de mes traitements de chiro, 80% de mes traitements chez le podologue, 50% de la facture pour mes orthèses plantaires ainsi que 90% de ma facture de dentiste.

Par ailleurs, d’un point de vue des dépenses, le fait d’être en couple me donne aussi l’opportunité de séparer en deux quelques dépenses telles que l’électricité et l’internet. Mon cellulaire et quelques vêtements de travail sont également fournis par mon employeur.

Pour certains objets, j’en ai aussi profité pour faire un peu de troc et d’échanges avec des membres de ma famille, donc ça me revient meilleur marché que d’acheter du neuf. Par exemple, j’ai échangé un bureau d’ordinateur que je n’utilisais plus contre un fauteuil inclinable hyper confortable qui convient parfaitement pour mon dos!

Généralement, je garde aussi mes objets très longtemps, tant qu’ils sont fonctionnels et utiles. Par exemple, je n’ai jamais remplacé des électroménagers fonctionnels pour une question de couleur. De plus, autant que possible, je fais les choses par moi-même pour réduire les coûts. Je préconise donc beaucoup l’entraide ainsi que les échanges de savoir de biens et services, car non seulement on s’aide mutuellement, on réduit aussi le gaspillage, mais on apprend également à devenir plus autonome et débrouillard dans le processus.

Voilà, vous connaissez maintenant les principaux ingrédients de ma recette personnelle me permettant d’être aussi efficace à l’épargne. Ces façons de faire me permettent ainsi de bien m’en sortir, malgré un revenu moyen. Vous comprendrez donc que pour moi, c’est le nerf de la guerre de réussir à maintenir mes dépenses à ce niveau pour être capable d’économiser considérablement encore quelques années.

Et puis, non seulement j’épargne, mais j’essaie aussi d’investir judicieusement mes épargnes. Alors, voyons maintenant comment cela se traduit.

Placements boursiers :

Objectif : 16 000$
Investi : 11 000$

Mon portefeuille (.xls) : Portefeuille actions 2017

Au niveau de mes placements boursiers, mon objectif initial était d’investir 16 000$ dans l’achat d’actions de qualité, provenant de très grandes entreprises canadiennes et américaines solides, réputées & bien établies, possédant idéalement un avantage concurrentiel ainsi qu’un bon historique de versement de dividendes en croissance de quelques fois (3-4) supérieur à l’inflation.

Pour cette année, je n’ai pas atteint mon objectif. Cela s’explique principalement par 2 facteurs. Tout d’abord, j’ai été plutôt déçu par le peu de bonnes opportunités d’investissement dans des titres répondant à mes critères, notamment sur le marché canadien. D’autre part, j’ai préféré rembourser immédiatement une partie de ma marge hypothécaire au taux d’intérêt de 3.8%. À ce sujet, je vous en dirai davantage sur cette histoire lorsque j’aborderai la question du prêt personnel un peu plus loin.

Dans le détail, j’ai investi 6000$ dans mon REER, 4 375$ dans mon CELI et 625$ dans mon compte non-enregistré.

Dans mon REER, j’ai pris des participations dans les 11 compagnies suivantes :

CVS Health, AT&T, Starbuck’s, Genuine Parts, W.W. Grainger, Altria, Exxon Mobil, Omega Healthcare, Realty Income Corp, Coca-Cola, VF Corporation

Dans mon CELI, j’ai initié des positions dans les 7 entreprises suivantes :
Stella-Jones, Cominar, Banque TD, Enbridge, Alimentation Couche-Tard, Saputo, Banque CIBC

Dans mon compte non-enregistré, j’ai pris des positions dans les 2 entreprises suivantes :
Pioneering Technology Corp & Lite Access Technologies

Dans ce compte, il s’agit ici d’un petit pari que je prends avec 1% de mon portefeuille d’actions. Pour le moment, le pari n’a pas été très payant et je suis dans le rouge pour ces deux titres. Le profit à court terme ne s’est pas manifesté. Cependant, ce sont deux entreprises en lesquelles je fonde un certain espoir compte-tenu de leur possibilité de réussir à monnayer leur expertise et leur technologie à court-moyen terme.

Autrement dit, ils ont chacun une bonne équipe de direction en place, un gros potentiel d’augmentation des ventes, des revenus et des parts de marché, des commandes en cours auprès de plus gros joueurs et un produit ou un service qui a passé le test, soit Pioneering avec leurs éléments de four anti-feu et Lite Access avec sa technologie de micro-tranchées pour le déploiement de la fibre optique au Royaume-Uni notamment.

Ce sont des produits et services simples, efficaces et faciles à comprendre. Ce n’est pas de la recherche médicale obscure ou de la commercialisation de minéraux douteux. C’est pourquoi je compte me montrer patient avec ces investissements.

Si je perds mon 600$ tant pis et si je le double, tant mieux! C’est ma façon de voir les choses à propos de ces deux titres. Ici, je n’émets aucune recommandation d’achat ou de vente. Bien sûr, il est de votre devoir de bien connaître votre tolérance au risque et de bien faire vos devoirs (recherche, lecture, etc.) avant d’investir.

Globalement, après 2 ans à autogérer la majorité de mes placements, au niveau de mon portefeuille boursier, j’en suis à recevoir annuellement 1 208$ en dividendes, provenant de 42 compagnies (PTE et LTE n’en versant pas), avec un dividende moyen de 3,5% et une croissance annuelle de 11,2% (lors des 10 dernières années).
Dans mes placements autogérés, voici ma répartition par secteur :

Consommation défensive (11) : 22% – 8 000$
Finance (8) : 17% – 6 100$
Immobilier (3) : 10% – 3 800$
Télécom (3) : 9% – 3 400$
Industrie (5) : 9% – 3 400$
Énergie (2) : 9% – 3 100$
Consommation cyclique (4) : 9% – 3 100$
Santé (3) : 6% – 2 200$
Matériaux de base (2) : 4% – 1 400$
Utilities (2) : 4% – 1 300$
Technologie (1) : 1% – 700$

Total : 36 500$
Titres canadiens : 60%
Titres américains : 40%
Bêta : 0.7

Vous constatez donc que, par choix, je suis effectivement, assez exposé, en pourcentage, dans les secteurs de la consommation canadienne et américaine ainsi que de la finance canadienne.

Les banques sont regroupées en oligopole donc ça limite la concurrence et elles versent généralement un bon dividende. Il est très difficile de les éviter lorsqu’on a besoin de financement. Elles sont aussi douées pour engranger de l’argent et se départir des risques. Demandez à n’importe qui travaillant dans la finance et il vous le confirmera.

Pour les entreprises de consommation, elles vendent des produits que les consommateurs achètent beau temps ou mauvais temps. Par exemple, ce n’est pas parce qu’il y a une récession que vous allez arrêter d’acheter du papier toilette! Elles ont aussi des modèles d’affaires reposant sur des activités simples et prévisibles. C’est le genre d’investissement que je recherche.

Dans mes autres placements (fonds communs) chez Industrielle Alliance, j’ai :

Obligations – 25% – 3 750$
Actions canadiennes – 25% – 3 750$
Actions américaines – 40% – 6 000$
Actions mondiales – 10% – 1 500$
Total : 15 000$

Mon objectif ultime est d’arriver à doubler mon portefeuille de placements lors des 30 prochains mois, soit d’arriver à transformer mon 50 000$ en 100 000$. Bref, avoir le fameux 100 000$ investi en bourse avant mes 30 ans!

En empruntant le chemin le plus long, soit en conservant l’ensemble de mes actifs et en gardant la cadence au niveau de mes épargnes et investissements, je crois que je serai en mesure d’atteindre l’indépendance financière dans 10 ans, approximativement en 2027, vers l’âge de 37 ans, avec un revenu annuel de dividende de 15 000$ ainsi que des revenus de location de 12 500$ par an.

Au total, ce serait un cheminement d’une durée d’environ 15 années, alors techniquement, j’en ai le tiers de fait! Si je regarde ces cinq dernières années, je crois pouvoir dire que je suis constamment en progression.

Actuellement, avec mon niveau de dépense (13 000 à 15 000$ par an) si j’avais 400 000$ investi en bourse, me rapportant un dividende moyen de 3.5%, je serais financièrement indépendant en ne vivant que de mes dividendes, sans même jamais avoir à toucher (décaisser) au capital, donc sans avoir même à me soucier de la fameuse règle du 4% et être pris aussi pour décaisser lors de marchés baissiers!

Vous êtes peut-être impressionné par les chiffres ou sceptique (comme mes amis lorsque je leur en parle), mais cela n’a rien à voir avec l’intelligence pure et ce n’est pas non plus de la fumisterie. Ça s’appelle tout simplement de la mathématique financière!

C’est l’équation suivante de Lowell Miller à l’oeuvre: Bonnes entreprises + Dividende initial élevé + Croissance du dividende élevée = Bons rendements

Le reste, ça demande de la patience, de la constance et de la discipline pour laisser aller la magie des intérêts composés et des dividendes réinvestis sur plusieurs années voire des décennies.

Ne pensez donc pas que je suis un grand érudit ou un savant fou en sarrau blanc qui passe la nuit à manier des potions et à effectuer de savants calculs dans sa grande tour de Babel! J’ai juste un plan assez bien défini que je peaufine en chemin et j’essaie de le suivre du mieux que je peux, selon une technique d’investissement logique qui a fait ses preuves par le passé (investissement par croissance du dividende) tout en menant une vie que je juge satisfaisante et centrée sur ma vision de l’essentiel, en toute simplicité, sans artifices ni fla-fla.

Stratégie de dividende : comment ça fonctionne?

Il faut donc garder à l’esprit que je suis seulement un gars assez banal qui ne dépense pas beaucoup, qui préfère miser sur les gens plutôt que les biens, et qui investit judicieusement son épargne pour en tirer un retour maximal, tout en évitant de se faire coincer d’un côté par des frais de gestions faramineux des fonds communs de placement qui, de toute façon, ne battent pas les fonds indiciels de référence dans 90% des cas et de l’autre bord par des investissements spectacles et en vogue hyper spéculatifs surfant sur une vague et s’appuyant sur la nouveauté et des émotions (* salutations aux investisseurs de crypto monnaies *) plutôt que sur une valeur tangible rattachée à des actifs réels et de qualité, le tout chapeauté par un modèle d’affaire simple et efficace dans le cadre d’un marché défini et réglementé ayant fait ses preuves et passé au-travers de nombreuse crises, récessions et guerres.

Petit rappel important, ce processus d’épargne intensive et d’investissement n’est qu’un moyen et pas une fin en soi. C’est le moyen que j’ai trouvé pour me donner une plus grande liberté de choix au quotidien. C’est-à-dire la liberté de choisir ce que je veux vraiment faire de ces 2000 heures que je consacre normalement au travail dans une année.

Parce que si on prend pour acquis que la plupart des gens dorment 8h, en travaillent 8 et passent 8 autres heures à vaquer à leurs occupations, si vous n’êtes plus obligé d’aller au bureau pour travailler vos 8 heures par jour, vous venez de vous donner, au minimum, 33% plus de temps dans votre journée et ce sans compter tout le temps qui sert à aller et revenir du travail ou à se préparer pour le travail! Pensez-y, c’est des heures. Ça en fait du stock! Mais encore faut-il que vous sachiez comment occuper judicieusement ce temps.

Par ailleurs, pour moi, en chemin, et n’étant pas de nature une personne ayant toujours le bonheur facile, c’est aussi important de ne pas perdre de vue ce qui m’apporte le plus de positif dans ma vie, c’est-à-dire une poignée de gens qui m’entourent à commencer par ma conjointe, de la famille et quelques amis.

Il ne faut donc pas que le cheminement s’effectue au détriment des relations importantes dans notre vie, mais plutôt en complémentarité. Et, de mon point de vue, de plus grands moyens permettent aussi d’offrir parfois une plus grande aide, à des moments clefs, à ce petit cercle restreint de personnes importantes dans notre vie.

De ce fait, il faut savoir bien gérer ses priorités et accepter parfois de faire preuve d’un peu de souplesse. Partir une chicane de couple pour une question de 2 degrés sur le thermostat de la chambre à coucher, ce n’est pas très judicieux. C’est même plutôt insignifiant.

Il faut donc choisir ses combats et plutôt prioriser les questions essentielles.

Par ailleurs, dans un autre registre, le fait de sortir de l’école sans dettes et avec de l’argent en poche m’a donné un bon coup de main pour me partir (mise de fond sur mes maisons). Études postsecondaires ou pas, je crois que tout le monde devrait tenter de faire son entrée officielle sur le marché du travail avec au moins un peu d’argent de côté.

Ça permet de prendre son élan pour la suite des choses (tel une flèche verte ou un raccourci à Mario Kart). L’université ça peut être bien et incontournable pour certains emplois, mais aller rapidement se chercher un métier professionnel payant (plomberie, soudure, électricité, etc), ça peut très bien faire la job aussi pour beaucoup moins de troubles au lieu de tourner en rond sur les bancs d’école, de se décourager et de sortir les mains vides!

N’oubliez pas aussi que pour plusieurs types de jobs, les employeurs offrent de la formation maison sur place avant de commencer un emploi, alors pas toujours besoin d’aller chercher la grosse formation scolaire ennuyante, longue et coûteuse.

Frais d’investissement :

Au niveau de mes frais d’investissement, ceux-ci ont été de 350$ si on prend en compte l’ensemble de mes transactions, soit 35. J’ai d’ailleurs été surpris d’en constater le nombre! Cela représente environ 1% de la valeur totale de mon portefeuille autogéré. Il n’en demeure pas moins qu’en montant total absolu, ça signifie quand même beaucoup d’argent.

Ceci étant dit, c’est un montant unique et non récurrent contrairement aux fonds communs de placement qui vous chargent un pourcentage sur la valeur de l’actif à chaque année.

À l’avenir, il faudra donc que je limite davantage mon nombre de transactions et que je transige avec des blocs d’actions plus importants afin de diminuer mes frais totaux de transaction.

Par ailleurs, mes placements étant effectués dans des abris fiscaux légaux (CELI, REER) je n’ai aucun impôt à déduire sur le montant de mes gains en dividendes.

Transactions :

Pour ce qui est de mes transactions, j’ai vendus quelques titres comme Liquor Store (+100$), Deere (+100$), Qualcomm (+30$) & Corus (+90$) et Empire (+30$) pour un profit total de 350$ sur ces titres.

Dans le cas de Liquor Store, la coupe drastique du dividende m’a encouragé à vendre. De plus, l’entreprise est de petite taille et j’ai de gros doutes sur ses perspectives d’avenir au niveau de sa rentabilité. Bref, à la base, ce titre n’aurait pas dû se retrouver dans mon portefeuille.

Pour ce qui est de Deere, j’ai vendu en croyant le titre surévalué puis la croissance de son endettement m’a inquiété. En ce moment, le titre se transige autour de 150$, soit 40$ de plus par action que le moment où j’ai vendu. Si c’était à refaire, je garderais probablement le titre dans mon portefeuille. Comme l’adage le dit : Never sell a good asset…

Pour Qualcomm, j’ai pris les profits suite à l’annonce de fusion avec Broadcom, car je ne veux pas être actionnaire de cette compagnie. Par ailleurs, investir dans Qualcomm dépassait déjà à la base un peu mon champ d’expertise, au niveau de la nature de leurs activités, alors même si le titre était de qualité et se transigeait bon marché au moment de l’achat, je n’étais pas nécessairement à l’aise de l’avoir en portefeuille après coup.

Pour ce qui est de Corus, je l’ai principalement choisi pour le haut dividende. Cependant, la petite taille de l’entreprise, dans un marché en déclin comme celui du câble m’a incité à vendre et à prendre les profits.

Concernant Empire, j’ai vendu le tiers de ma position suite à la parution de leurs bons résultats. J’ai voulu un peu alléger ma position, car j’ai été déçu de l’exécution du management suite à l’acquisition de Safeway dans l’Ouest Canadien, alors je me suis dit que des détaillants comme Metro et surtout Couche-Tard feraient probablement mieux dans ce secteur d’activité.

Cependant, ma plus grande vente représente aussi mon plus grand perdant. J’ai vendu mes actifs de Home Capital Group à perte de 1 100$ suite à la débandade du titre lorsque nous avons appris que certains de leurs courtiers falsifiaient des documents pour faire accepter des dossiers de prêt hypothécaires à risque. Suite à ces allégations, le titre a beaucoup chuté, la compagnie a perdue des clients et a passé proche de manquer de liquidité. Une coupe drastique du dividende s’en est également suivi. Bref, le titre est passé de 20$ à 6$ en quelques jours! J’ai vendu autour de 9$ et j’ai pris ma perte. En ce moment, le titre se transige autour de 17$ et les perspectives se sont améliorées pour eux, notamment à cause d’un investissement de Berkshire Hathaway venu renflouer les coffres.

En y repensant, vendre à ce stade a probablement été une mauvaise décision. De plus, ce n’était pas l’idée la plus judicieuse d’investir dans un prêteur hypothécaire de petite taille effectuant des prêts risqués, de derniers recours, aux acheteurs se faisant refuser par les banques. Disons que le dividende et les rendements passés étaient très tentant et l’appât du gain a eu raison de mon jugement.

Donc, si on fait le bilan de mes ventes à profit et de celles à perte, je suis perdant de 750$ dans mon CELI. C’est vraiment le coup qui porte un ombrage sur mon tableau d’investisseur pour cette année! Par contre, je suis quand même content de ne pas avoir eu un 5000$ ou 10 000$ dans cette entreprise comme certains investisseurs prônant une concentration plus forte dans seulement quelques titres.

Dividendes :

Au niveau de mes dividendes, j’en ai actuellement reçu pour environ 1 000$. Je me sers de ces dividendes pour faire l’achat de nouvelles actions sur une base quotidienne!

Ça me permet ainsi de faire croître mon portefeuille d’investissement plus rapidement.

Appréciation du capital :

Au niveau de la croissance de la valeur de mes actions, uniquement pour mes titres acquis en 2017, le capital sur ceux-ci a progressé d’environ 525$ (pour 11 000$ d’achat), alors cela me donne un rendement de 4.75% (en prenant pour acquis que tous les achats ont été fait au 1er janvier alors que ça n’est pas le cas). Mes grands gagnants sont Novo Nordisk, VF Corporation et Stella Jones. Mes grands perdants sont Omega Healthcare, Pioneering Technologie & Lite Access Technologies.

Le capital sur mes autres actions que je détenais déjà au début de l’année a augmenté de 1 450$ (pour un montant de 25 000$) avec un rendement net de 5.8%. Mes grands gagnants sont Empire, Apple et Walmart. Mes grands perdants sont Ritchie Bros, Archer Daniels et Enbridge.

Donc, mon rendement total moyen tourne autour de 5% strictement pour ce qui est de la croissance du capital de mon portefeuille.

Rendement total net :

Par contre, si on prend en compte le rendement total incluant les frais de transaction, les gains et pertes sur investissement, les dividendes reçus et le rendement du capital des actions pendant l’année, ça donne ceci :

Frais de transaction : – 350$
Perte sur transaction : – 750$
Dividendes reçus : 1 000$
Appréciation du capital – achat 2017 : 525$
Appréciation du capital – autres actions : 1 450$

Gain net : 1 875$
Portefeuille : 36 000$
Rendement total net : 5.20%

Dans le contexte des bons résultats boursiers généralisés, notamment le S&P500 qui est allé chercher 17% à ce jour, cela n’est pas vraiment à la hauteur de mes attentes. Par contre, j’ai aussi un portefeuille avec beaucoup de titres plus défensifs et avec un bêta plus faible.

Ceci étant dit, mes dividendes continuent d’entrer et de me constituer un revenu passif.

Pour l’instant, je ne compte pas me décourager, mais plutôt apprendre de ces erreurs. Cela veut dire réduire mon nombre de transactions et aussi de me montrer plus sélectif dans mes choix de placements.

L’an prochain, je serai donc en mesure de juger si les changements apportés à ma stratégie porteront fruit. Je me donne quand même un horizon de 5 ans pour faire une moyenne globale de mes placements au niveau de mes rendements versus ceux du marché.

Hypothèque :

Objectif : 6 200$
Remboursé : 6 200$

Ici, il s’agit de la portion de capital que j’ai remboursé sur l’hypothèque de mes 2 petites maisons. C’est similaire à l’an passé.

Encore cette année, je n’ai pas vraiment eu de grosses surprises ou de dépenses très coûteuses. La maison que j’habite a quelques imperfections que j’essaie de corriger au fur et à mesure, dans mes temps libres, mais rien nécessitant des travaux majeurs ou urgents.

Je n’ai donc eu que des dépenses d’entretien assez courantes.

Il est aussi à noter que mes locataires ont encore renouvelé leur bail en juillet et je crois qu’ils sont encore bien installés pour un bout de temps. Tant mieux.

Par ailleurs, j’ai hâte à mon renouvellement hypothécaire l’automne prochain afin de me faire geler un bas taux d’intérêt pour quelques années. Je suis encore à une période où je rembourse beaucoup d’intérêts sur l’emprunt total. Ça va sécuriser mes paiements pour un bout de temps.

La dernière chose que j’ajouterais est que je ne suis pas très pressé de rembourser ma dette hypothécaire, car je tire des revenus de location de ces actifs, alors pour moi, c’est une dette qui me rapporte contrairement à une grosse maison unifamiliale.

Par ailleurs, si je veux continuer de faire grossir ma boule de neige boursière en parallèle, il me faut mettre les bouchées doubles afin d’augmenter mes revenus passifs de dividendes, donc aussi investir à la bourse! C’est pourquoi je ne mets pas tout le paquet sur les maisons et que je diversifie mes placements dans plusieurs classes d’actifs.

Terrain :

Objectif : 2 000$
Remboursé : 2 000$

L’an passé, j’ai acheté un terrain contigu au miens, alors c’est le montant que j’ai mis pour le remboursement du capital.

Il me reste encore 6 ans à verser cette somme afin de compléter mon paiement.

Présentement j’utilise ce terrain pour ma micro-érablière et c’est également possible qu’il serve un jour pour un éventuel projet immobilier, peut-être me construire une autre maison ou un garage que je louerais.

Prêt personnel (marge hypothécaire) :

Objectif : 13 000$
Remboursé : 7 000$

C’est un ajout (surprise) de cette année puisque j’ai puisé 13 000$ dans ma marge hypothécaire afin d’effectuer un prêt personnel à un proche. J’ai aussi retiré 14 000$ de l’un de mes CELI avec Industrielle Alliance et 500$ de mon argent personnel dans mon compte chèque. La valeur totale du prêt s’élève donc à un montant de 27 500$.

Du 13 000$ issu de ma marge hypothécaire, à ce jour, j’en ai déjà remboursé 7000$. Il me reste donc 6 000$ que je souhaite liquider d’ici à mon prochain renouvellement hypothécaire. Pour ce faire, il me faudra rembourser environ 700$ par mois, ce qui est très réaliste dans ma situation.

Je n’entrerai pas dans les détails, mais ce prêt me sera remboursé, en totalité, au printemps prochain, via la vente d’une partie des actifs de l’emprunteur en question, pour lesquels des papiers sont signés et des engagements financiers ont déjà été pris. Autrement dit, c’est un prêt de courte durée et je vais revoir rapidement la couleur de mon argent.

J’ai prêté l’argent à 2% d’intérêts (pour couvrir les intérêts que mon institution financière me chargeait pour l’emprunt sur marge hypothécaire, donc à coût nul pour moi rien de plus), donc concrètement parlant je n’en retirerai rien et l’optique n’était pas de faire de l’argent mais plutôt de rendre service à ce proche. Sauf que l’emprunteur m’a dit vouloir me redonner 2 500$ de plus que le remboursement total au printemps, alors mon rendement sur ce prêt serait d’environ 7% (9% – 2%). Au final, tout le monde est content.

Valeur nette – Croissance 2017 :

Objectif : 25 000$
Augmentation : 26 200$

Valeur nette totale – en % de mes actifs :

Bourse : 51 500$ – 39%
Immobilier : 32 600$ – 25%
Prêt personnel : 27 500$ – 21%
Terrain : 18 000$ – 14%
Argent : 2 000$ – 2%

Total : 131 600$

Développer son expertise :

À mon avis, dans tout ça, l’important c’est surtout de trouver sa recette, sa façon de faire.
Pour certains, ce sera l’entrepreneuriat, pour quelques-uns la création de contenu/propriété intellectuelle, pour d’autres l’immobilier, pour plusieurs l’investissement boursier, etc.

Il y a en a qui vont gagner de gros revenus alors que d’autres vont plutôt choisir de dépenser peu pour arriver à leur fin.

Juste à prendre mon père et moi en exemple.

Mon père dépense beaucoup plus que moi, MAIS génère de nombreux revenus en tant que salarié et entrepreneur. Il est propriétaire/actionnaire dans 3 entreprises distinctes. Il possède des actifs agricoles de bonne valeur ainsi qu’un peu d’immobilier (sa maison). Par contre, il ne s’occupe pas personnellement de ses placements boursiers et en confie la gestion à un conseiller financier qui lui place ça dans des fonds communs de placement.

De mon côté, je ne gagne pas de gros revenus, mais je dépense très peu. Je possède un peu d’immobilier me rapportant des revenus locatifs et je me concentre beaucoup sur mes placements boursiers qui sont la classe d’actifs que je préfère gérer parce qu’à la base j’ai un intérêt pour la chose et que je trouve ça simple/compréhensible. Par contre, je n’ai pas d’entreprises et je ne profite donc pas des avantages de l’incorporation.

Au final, je me dis qu’on ne peut pas être bon dans tout et qu’il est préférable de se concentrer sur ses forces, sur ce qu’on aime et qui nous rapporte les meilleurs rendements.

Projets futurs :

En raison du prêt personnel effectué à l’automne, j’ai dû mettre de côté le volet agricole de mon plan vers l’indépendance financière.

En réalité, ce n’est visiblement pas en 2017 que cela se concrétisera. Par contre, en 2018, une fois que mon prêt de 27 500$ me sera remboursé, je pourrais considérer à nouveau la question.

Pour le moment, j’ignore encore ce que je vais faire de ce montant, à savoir de quelle façon il sera réinvesti (bourse, immobilier, agricole, etc). J’imagine que cela dépendra du contexte à ce moment-là.

Cependant, le plus facile pour moi serait de l’investir à la bourse. Ceci étant dit, cela dépendra notamment de comment le marché se comportera et si nous aurons eu une correction entre-temps. Même si j’investis dans des compagnies en particulier, dans l’achat de titres individuels plutôt que dans la bourse dans son ensemble, il n’en demeure pas moins que les évaluations commencent à être élevées et que les meilleures occasions sont souvent plus faciles à dénicher suite à une correction boursière. En général, je vise un rendement de 8 à 10% sur mes investissements.

En ce sens, je demeure quand même à l’affût des opportunités.

Mot de la fin :

En terminant, un remerciement bien senti aux courageux qui auront pris le temps de lire l’ensemble de mon bilan financier 2017 qui, je crois, est assez exhaustif. Disons qu’on est assez loin des petits articles éphémères de 500 mots qu’on retrouve dans certains quotidiens populaires.

J’espère donc que vous avez apprécié la lecture. Tant mieux si cela vous aura appris quelque chose de significatif et que ça contribuera à vous donner un coup ou pouce dans votre gestion financière personnelle ou bien à vous apporter de la motivation pour obtenir les résultats escomptés.

Un grand remerciement spécifiquement au Blogueur Masqué qui me laisse toujours l’opportunité d’écrire mes articles sur son site web contenant une mine d’or d’informations, d’excellents outils de calculs et d’analyse ainsi que des articles bien étoffés de très grande qualité.

D’ailleurs, juste un petit mot au passage pour vous mentionner que le travail de lecture, de recherche et d’écriture se fait entièrement bénévolement et pour le simple plaisir de la chose, dont celui d’échanger au sein d’une communauté vivante et active s’intéressant à des intérêts communs et des sujets tels que la liberté, l’indépendance financière, l’investissement, la simplicité volontaire, etc.

Donc, pour ma part, si jamais on se croise et que vous appréciez me lire, vous pouvez simplement (dans cet ordre précis) me faire un clin d’œil, me donner une bonne poignée de main et me payer une bière (tient pourquoi pas!).

Par ailleurs, si ça vous dit, pour des informations complémentaires, je vous invite aussi à relire mon bilan de l’année dernière et le résumé de mon histoire/cheminement.

Pour conclure, en ce qui concerne mon bilan, mon mode de vie ou autre, si vous avez des questions ou des suggestions, je vous invite bien cordialement à me les adresser sans gêne ni détour et il me fera plaisir de vous répondre au meilleur de mes connaissances.

Et vous, est-ce que l’année 2017 a été à la hauteur de vos attentes et des objectifs que vous vous étiez fixés?

Au plaisir.

Maxime

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