Serait-il plus logique d’investir dans un fonds indiciel qui suit le S&P500 que d’utiliser la méthode Dividend Growth investing?

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Récemment, j’ai reçu quelques questions à propos de la méthode d’investissement qui mise sur la croissance du dividende, technique que j’utilise pour atteindre la liberté financière et ensuite vivre de mes revenus passifs de dividendes.

Certains remettaient en doute la validité de cette méthode et son potentiel notamment.

Constamment, cette question refait surface.

« Pourquoi n’investis-tu pas avec la technique indicielle? »

L’investisseur indiciel dira que sa méthode est supérieure et l’investisseur DGI dira que c’est sa méthode qui est supérieure.

Personnellement, je trouve cette question fallacieuse et les débats autour de cette question sont trop souvent des débats d’égo.

Restons humble

Premièrement, rappelons-nous quelques points de toute première importance :

  1. Nous ne connaissons pas le futur!
  2. Le passé n’est pas garant de l’avenir
  3. Aucune technique n’est parfaite

Si vous n’admettez pas ces points comme vrais, cessez de lire cet article, allez vous acheter un loto-max et un 6/49 avec la combinaison du passé qui a remporté le gros lot et profitez de votre liberté financière dès le prochain tirage!

Je veux dire, admettre ces points c’est la base!

Et plus souvent qu’autrement, à la bourse, ce qui a fonctionné dans le passé ne fonctionnera pas aussi bien dans le futur. Quand une méthode devient trop populaire, elle se nuit à elle-même.

Combien de gens sélectionnent encore des fonds communs en fonction du rendement extraordinaire que le fonds a donné par le passé?

Faire ça c’est acheter haut et vous vous retrouverez forcément à vendre bas écoeuré par le peu de rendement que vous procurent vos fonds!

À la limite acheter les fonds qui ont donné le pire rendement au cours des dernières années est probablement une meilleure technique.

J’ai déjà été représentant en épargnes collectives. J’ai vu bien des gens à l’oeuvre, l’émotivité humaine à sa plus simple expression.

Alors demeurez humble je vous en prie. Si ça se trouve Bobo le chimpanzé pourrait bien battre le marché en choisissant des titres au hasard demain!

Le QI n’a rien à faire là-dedans non plus. Le marché est trop complexe, il y a trop de variables et d’émotivité à l’oeuvre pour résoudre son équation.

Vous vous trouvez smart? Il y en a des tas qui sont plus smart que vous qui travaillent à Wall Street. Vous savez comment ils font leur argent? En flippant des penny stocks?

Non… en vendant du rêve, en inventant des produits dérivés complexes comme si c’était la nouvelle recette pour vous rendre riche, en siphonnant votre pognon en commissions, en ramassant le pactole lors des fusions/acquisitions qu’ils orchestrent trop souvent au détriment des actionnaires et des employés de ces entreprises…

C’est ça la business de Wall Street.

Regarder le passé demeure tout de même une bonne idée. C’est en fait notre seule source de référence pour appréhender le futur. Mais quand vient le temps de tester des méthodes, encore faut-il être conscient de ce que l’on fait.

Il est facile de faire du curve-fitting sur les données passées afin de dégager la technique qui aurait donné le meilleur rendement entre 1921 et 2017. Les données sont là devant nous. Il n’y a aucun imprévu.

Le problème avec le curve fitting c’est qu’encore une fois, on oublie les deux premières règles de base, notamment que le passé n’est pas garant du futur.

Depuis la 2ème guerre mondiale, la population a cru à un rythme jamais vu dans l’histoire de l’humanité.

Nous avons assisté à l’impérialisme américain et à ce qui semble être le début de sa déchéance, à l’arrivée massive de la femme sur le marché du travail, à l’avènement de la société de surconsommation et du surendettement.

Nous avons beaucoup pelleté dans l’avenir…

Les hackers du web 3.0 attaquent le capitalisme de toutes parts et remettent en cause les modèles d’affaire traditionnels dans le monde du retail, des hôtels, des taxis, du droit à la vie privée, des communications etc…

Et là c’est l’IA qui commence à transformer notre vie.

Qui sait de quoi l’avenir sera fait?

Une chose est certaine, dans 100 ans la société sera bien différente de ce qu’elle est aujourd’hui. Le voyage sera amusant, parfois périlleux, mais c’est la vie à l’oeuvre!

Revenons-en à nos moutons.

De l’importance d’avoir une méthode d’investissement

Entre 1990 et 1995, Morningstar a publié les résultats d’une étude faite à propos des investisseurs. Pendant que les fonds mutuel de croissance moyen rendaient 12% composé, l’investisseur moyen gagnait 2.5% (tiré du Livre de Lowell Miller – The single best investment). Pourquoi cette différence?

Il semble que l’humain soit psychologiquement programmé pour acheter haut et vendre bas. Des tonnes de livres et d’études ont été écrites sur le sujet… c’est en nous.

D’ailleurs, il y a plusieurs années, la firme Louis Harris a fait un sondage auprès d’investisseurs et 78% d’entre eux vendraient toutes leurs actions si elles tombaient de 25%. Seulement 20% en achèteraient plus si elles tombaient de 25%. Ça en dit long. (Source : The single best investment)

En 2004, Dalbar & associates ont publié les résultats d’une étude similaire faite sur 20 ans entre 1984 et 2004. Les résultats ont été comparables à l’étude faite par Morningstar. Pendant que le marché rendait 13% composé, l’investisseur moyen obtenait 3.5%.

Fou non…

Warren Buffett qui investit depuis les années 20 et qui avait un père courtier en valeurs mobilières l’a souvent dit :

Be fearful when others are greedy. Be greedy when others are fearful.

On le sait tous pourtant… acheter bas, vendre haut.

Ne vous croyez pas à l’abri.

Lorsque le marché crash, c’est là qu’on teste notre réelle résistance.

Et si vous êtes investi dans des titres spéculatifs (des cies qui n’ont pas de revenus ou des cies dont le p/e est extrême par rapport au p/e moyen du marché), j’espère que votre coeur est attaché avec de la broche parce que comme le dit si bien Buffett :

C’est quand la marée se retire qu’on voit qui se baigne tout nu!

Pour cette raison, je suis convaincu que l’investisseur à succès se doit de choisir une méthode d’investissement basée sur la logique et le gros bon sens et qu’il doit s’y tenir.

Le succès n’est pas du au hasard. Il est du à la persévérance, à la discipline et la la planification.

Lorsque vient le temps choisir une technique d’investissement, il faut se rappeler de nos trois règles.

D’abord, aucune technique d’investissement n’est parfaite. Ne cherchez donc pas la perfection.

Ensuite, personne ne connaît l’avenir et le succès passé d’une technique n’est pas garant de son succès futur.

Ainsi, ce qu’il faut chercher, c’est une technique d’investissement qui doit être en adéquation avec votre style d’investisseur, votre tolérance au risque et vos objectifs d’investissement.

Ainsi, si vous êtes du genre gambler, que vous n’avez pas froid aux yeux et que vous recherchez le profit rapide, de grâce, quittez mon site. Allez vers un site qui parle d’options sur earnings, de future, de trading de Forex, de flipper des penny stocks intraday…

Si vous croyez que vous allez gagner en faisant énormément de transactions d’achat/vente, faites-le et enrichissez votre courtier. Il va vous adorer. Je pense que les professionnels de l’investissement ont prouvé que ça ne fonctionne pas. Plus de 80 à 90% des fonds mutuels ne battent pas le S&P500 sur le long terme.

Warren Buffett vient d’ailleurs de remporter un pari l’an dernier à ce propos. Si ça vous intéresse, allez lire sa dernière lettre aux actionnaires de Berkshire Hathaway. En gros, il a parié il y a 10 ans que la technique  hedge fund ne battrait pas l’investissement indiciel au cours des 10 années suivantes. Il a gagné à plat de couture.

Penser pouvoir battre l’indice (comme en choisissant la technique DGI avec cet objectif par exemple) est un jeu dangereux… peu y arrivent de façon consistante et ils ont généralement des tas d’outils ou de possibilités que nous n’avons pas.

Si vous n’êtes pas intéressé par l’investissement, la gestion d’un portefeuille à long terme etc… Achetez donc un fonds indiciel. Quand viendra le temps de prendre votre retraite vous vous retrouverez toutefois avec avec léger problème : comment convertir vos épargnes en revenus et les faire durer jusqu’à votre décès. Ce n’est pas un problème insoluble et c’est un problème de riche, alors c’est loin d’être la fin du monde!

Tôt ou tard, vous allez devoir vous instruire sur la finance.

Mieux vaut tôt que tard à mon avis. Faire une erreur avec un placement de 1500$ quand on commence est moins dommageable que de faire une erreur avec 500,000$ de placements au moment de la retraite.

Moi je recherchais une technique simple, accessible même à celui qui n’a que quelque milliers de dollars pour commencer, qui allait me forcer à investir dans des cies solides qui ont de vrais revenus. Je voulais investir pour le long terme. Je voulais un beta faible (fluctuation faible de la valeur du capital). Je voulais une méthode qui me permettrait d’atteindre la liberté financière rapidement et qui me procurerait des revenus passifs en croissance aussi rapide ou plus rapide que l’inflation peu importe l’état du marché. Je voulais une technique qui n’allait pas me forcer à vendre des titres en pleine récession ou juste avant le plus grand boom boursier de l’histoire. Et plus que tout, je voulais pouvoir dormir sur mes deux oreilles sans penser constamment à mon portefeuille d’investissement.

J’ai l’intention de prendre une retraite jeune et qu’elle dure longtemps. Mon portefeuille se doit donc d’être relativement conservateur. Je préfère donc la tortue robuste au lièvre tapageur!

Évidemment, si la méthode ne rend pas un rendement similaire à long terme qu’un fonds indiciel (moins les frais de gestion éternels du fonds indiciel), la méthode ne vaudrait alors pas la peine d’être choisie.

La seule méthode qui rencontrait tous ces critères c’était la méthode du dividend growth investing. Du moins, moi c’est la seule méthode que j’ai rencontré qui m’a convaincu.

Les deux méthodes sont-elles amies?

Au lieu de s’obstiner à savoir si la méthode indicielle est supérieure à la méthode DGI ou même à celle du Dog of the Dows que je trouve aussi tout à fait valable, on devrait d’abord se pencher sur ce que ces deux méthodes ont en commun, car elles ont bien plus en commun qu’il n’y paraît.

  • Les deux approches sont basées sur le buy and hold
  • On tend à limiter les frais et le nombre de transactions dans les 2 approches
  • Les deux approches découragent l’investissement à court terme
  • Les deux approches favorisent la diversification
  • Avec l’approche DGI, vous choisissez des titres
  • Avec l’approche indicielle quelqu’un d’autre choisit des titres basé sur des critères changeant dont plusieurs sont relativement arbitraires
  • Si vous choisissez différents indices, vous faites du indice picking si je puis dire, ce qui revient sensiblement au même que de faire du stock picking… il existe des centaines voir des milliers de fonds indiciel
  • Avec les deux approches, on recherche une protection contre l’inflation
  • Avec les deux approches on veut vivre du rendement de nos investissements
  • L’un vivra exclusivement de dividendes, l’autre vivra de dividendes et de la vente d’une petite partie de ses parts. Moi aussi je compte vendre mes actifs… mais pas avant un âge avancé
  • Avec les deux techniques on doit timer nos achats en quelque sorte et ce timing affectera de toute façon votre rendement. Acheter l’indice au mauvais moment ou acheter un titre au mauvais moment affectera votre rendement. Ce n’est donc pas parce que vous achetez un fonds indiciel que votre rendement personnel sera celui de l’indice.

Je pourrais continuer cette liste longtemps et je tiens à dire que je trouve que la technique indicielle est tout à fait valable. Chacune de ces techniques ont leurs forces et faiblesses bien spécifiques.

Au final, on doit néanmoins faire un choix et moi j’ai choisi la technique DGI.

Reste qu’à la fin, si deux individus finissent avec un portefolio ayant la même valeur, qu’il soit composé d’indices ou de dividend growth stocks ne changera rien. Le portefeuille vaudra la même chose et l’un et l’autre pourrait tout vendre et acheter ce que l’autre possède. Avoir 1000 actions de Coke depuis 1985 ou depuis 2017 ne change rien, ça ne donne aucun traitement spécial. Les deux obtiendront le même revenu futur de dividendes trimestriels.

Calculer le rendement de l’indice

On peut faire dire bien des choses au rendement de l’indice.

Je veux juste que nous en soyons tous conscient.

Si je regarde le rendement du S&P500 depuis le 1er janvier de différentes années jusqu’au 31 décembre 2016, on obtient des chiffres très différents.

Par exemple, de 2000 à 2017 : 4.47% composé

De 2003 à 2017 : 9.09% composé

De 2006 à 2017 : 7.7% composé

De 2009 à 2017 : 14.49% composé

De 2012 à 2017 : 14.64%

De 2015 à 2017 : 6.48% composé.

Ce que j’essaie d’expliquer ici, c’est que l’indice fait ce qu’il a à faire pendant que vous vous faites vos achats de l’indice.

Votre 1000$ investi le 1er janvier 2001 n’a rapporté que 4,47% composé… et celui du 1 mars 2010? Et celui du 13 octobre 2006?

Vos manipulations, les montants investis, les dates auxquels vous les avez investi, tout ça aura une incidence sur votre rendement.

Inconvénients de l’approche DGI

Parlons maintenant de quelques inconvénients de l’approche DGI:

  • Il m’apparaît logique qu’elle sera plus sensible aux taux d’intérêt que d’investir dans le S&P500 parce que ceux qui recherchent du revenu glisseront vers les obligations (taux sans risque) si les taux augmentent suffisamment… ce qui pourrait bien arriver au cours de la prochaine décennie. Le S&P500 contient aussi des cies qui ne versent pas de dividendes et qui pourraient être moins influencées par les taux mais qui sait…
  • Peu/pas d’exposition aux cies du web 3.0 (Google, Amazon par exemple…), ce qui peut être corrigé en investissant directement dans ces titres
  • Peut prendre plus de temps que de simplement acheter l’indice mais pas nécessairement (mais et si c’était amusant?)
  • Moins de diversification mais trop de diversification tue aussi le rendement
  • Forte concentration des épargnes dans des cies matures mais et si c’était une excellente chose comme nous le verrons plus loin (Warren Buffett nous explique qu’à court terme, la bourse est une machine à voter mais à long terme c’est une pesée. Ce qu’il faut tirer de cela c’est que la nouveauté mise beaucoup sur le potentiel non réalisé pendant que le vieux dinosaure continue sa marche et à faire croître son cashflow. Combien de ces nouvelles cies futuristes existeront encore dans 10 ans? Combien de dinosaures existent depuis plus d’un siècle?)
  • L’approche est-elle une prophécie autoréalisante du fait de sa popularité croissante? (Et le fait d’investir dans un indice comme le S&P500?)

Quelques avantages maintenant?

  • Ça force à investir dans des cies matures qui ont fait leurs preuves et dominent dans leur marché
  • C’est une solution intégrée. Pas besoin de vendre des parts (ce qui nous fait courrir le risque de vendre plus de parts dans les marchés bear et donc de ne pas profiter convenablement de la reprise) au moment de la retraite. On vit des dividendes et les dividendes augmentent généralement plus rapidement que l’inflation
  • Plusieurs trouvent la technique amusante et opérationnelle. On sait quel revenu mensuel on a à tout moment

La toute-puissance des dividendes

Quoiqu’il en soit, outre les avantages et inconvénients liés au fait de se bâtir un portefeuille de titres qui versent des dividendes en croissance, selon une récente étude de Morningstar, entre 1930 et 2014, les titres versant un dividende élévé (pas nécessairement en croissance) ont battu l’indice 88% du temps sur toutes périodes de 10 années consécutives.

Alors, est-ce qu’investir pour le long terme dans des titres qui versent des dividendes en croissance est une stratégie viable qui, si elle est bien fait, devrait vous donner un rendement au moins similaire au rendement d’un fonds indiciel qui suit le S&P500?

Voyons voir la performance des Aristocrats du S&P500 vs le S&P500 dans son ensemble depuis 1989 :

Pour ceux qui ne le savent pas, les Aristocrats sont des titres qui versent des dividendes en croissance depuis plus de 25 ans… oui, ces vieux dinosaures matures.

Donc, on sait maintenant qu’entre 1989 et 2014, investir dans ce pool de cies matures était plus qu’une bonne idée. Mais, est-ce que cela nous dit si de 2017 à 2087 il en sera de même (je vais être rendu un vieu schnock)?

Deux facteurs peuvent servir d’hypothèse ici.

D’abord, les taux sont en tendance baissière depuis 1989. Comme on l’a déjà mentionné, les gens qui veulent du revenu sont fortement influencés par les taux. Si on peut obtenir le même taux sans risque, pourquoi prendre le risque?

Ensuite, les baby boomers prennent massivement leur retraite et le phénomène s’accélère… ça fait beaucoup de monde qui veut du revenu! Est-ce que cela ne fait-il pas gonfler artificiellement la valeur de plusieurs titres populaires?

Reste que les titres à DGI populaires sont essentiellement tous inclus dans le S&P500 alors ça ne met pas l’investisseur indiciel à l’abri.

Regardons maintenant ceci :

Ce tableau provient de l’article suivant.

À travers le S&P500 et depuis 1972, les titres qui versent des dividendes en croissance ont surperformé avec une terrible longueur d’avance tous les autres titres du S&P500.

Très intéressant mais encore une fois, cela ne nous dit pas grand chose à propos de l’avenir.

Regardons maintenant une étude publié dans le Financial analyst journal du CFA institute intitulée « What difference do dividends make? »qui conclut à partir de données de 1963 à 2014 que :

Our study confirms the long-held favorable view of many investors regarding dividend-paying stocks. First, dividend-paying stocks can reduce portfolio risk significantly. Second, the reduction in risk is achieved without a corresponding reduction in returns.

In general, focusing on dividend-paying stocks significantly reduces risk, independent of investment style. This finding is true for value and growth portfolios as well as small-, mid-, and large-cap portfolios. This risk reduction is also largely present when combining value/growth and size styles.

Moreover, the high-dividend-yield portfolios, which consistently offer the least risk, provide an annual average dividend yield of 4.3%.

In addition to reducing risk, growth investors could receive higher returns by focusing on dividend-paying stocks. It is particularly noteworthy that dividend-paying growth stocks have higher returns than nondividend payers, because it is often presumed that growth companies have high-return internal investment opportunities and thus dividend payments would detract from investor return.

The performance of non-dividend-paying small-and mid-cap growth portfolios has been abysmal. These portfolios report by far the lowest returns, and even worse, their risk exceeds that of all dividend-paying portfolios.

Comme vous pouvez le constater dans ce tableau, le rendement d’un portefeuille de titres ne versant pas ou peu de dividendes (souvent appelés growth stocks) est inférieur au rendement de tous les autres portefeuilles et le tout avec plus de risque (volatilité) que même le portefeuille constitué de titres versant un dividende extrême (souvent perçues comme des cies en difficulté financière)… spécial non? Ça shake les idées préconçues.

Il apparait clair que par le passé, les titres qui versent des dividendes et les titres DGI ont offert un retour au moins égal voir même continuellement supérieur au marché dans son ensemble tel que le représente l’index S&P500, le tout en prenant moins de risque (volatilité).

D’ailleurs, selon cette étude, l’approche « growth stocks » (titres qui ne versent pas de dividende et retiennent les earnings pour soi-disant réinvestir dans leur futur) est la plus risquée et la moins rentable… mais pas de beaucoup. Choisir des « growth stocks » versant un dividende aurait donné un meilleur rendement.

Plusieurs hypothèses sont émises à ce sujet dans cette étude, la plus simple étant qu’une cie qui a la capacité de verser et faire croître son dividende chaque année est une cie mature avec un modèle d’affaire solide qui l’expose à moins de risque qu’une cie en train de se définir et de croître… ou de disparaître.

Conclusion

La question reste donc à mon avis entière. Quelle stratégie offrira le meilleur ratio risque/rendement dans le futur? Je crois néanmoins que tous devraient demeurer humble. Le marché est complexe et personne ne connait l’avenir.

Par le passé, les titres (dans leur ensemble) versant des dividendes ou des dividendes en croissance ont battu l’index.

À mon sens, l’approche DGI en vaut donc une autre…

Personnellement je trouve que l’approche indicielle, l’approche Dogs of the Dow et l’approche DGI sont 3 excellentes approches.

Ma conclusion est simplement de choisir l’approche qui vous plaît et qui vous permet de bien dormir la nuit.

Au final, si votre objectif est, comme moi, de prendre votre retraite rapidement, le plus important reste de contrôler vos dépenses et d’épargner énormément!

Un ou deux points de pourcentage de rendement sur un terme aussi court que 10 ou 15 ans, ne changera pas grand chose (25,000$ d’épargne par année investie pendant 10 ans à 5% vaudra 330,169$ vs 369,589$ si vous aviez obtenu 7%…), mais l’écart se creuse rapidement après 20 ans. Donc, à plus long terme, le rendement total demeure important!

Au final, rappelez-vous que peu importe la voiture que vous choisirez pour faire votre voyage vers la liberté financière, les problèmes sont plus souvent causés par le conducteur que par la véhicule!

12 Comments

  1. Maxime

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